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Une voix dans la nuit by Yasushi Inoue
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Une voix dans la nuit (1967)

by Yasushi Inoue

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Qu’est-ce que cela voulait dire ? Ce n’était pas là une façon de regarder les cerisiers. Les hommes du Manyô-shû n’auraient jamais eu cette attitude pour aller voir les fleurs. Ils les regardaient toujours en les associant à la récolte de l’année. Voilà pourquoi les cerisiers étaient des arbres spéciaux. Symbole des richesses d’une année, on les respectait et on était triste de les voir se faner.
(p. 268, Chapitre 6).

J’aurais aimé aimer ce livre. Peut-être trop pour pouvoir justement apprécier sa lecture pour ce qu’elle est. J’aurais aimé l’aimer parce que j’aime bien Inoue, et puis parce que Monsieur Raton m’avait dit qu’il me plairait, et c’est rare que nous aimions les mêmes livres.
J’aurais aimé aimer, mais j’ai l’impression d’être passée un peu à côté de cette lecture. D’abord je croyais que cette voix dans la nuit serait celle d’un ange, d’un esprit doux et protecteur (allez savoir pourquoi je m’étais mis cela dans la tête), mais non, cette voix, c’est celle, incessante, des machines qui font entrer chaque jour un peu plus le Japon dans l’ère moderne. A moins que la voix dans la nuit soit celle du héros sans espoir de cette histoire, Chinuma Kyôshirô, ce serait d’une tristesse infinie.
Kyôshirô, donc, est le héros de cette histoire. Instituteur à la retraite, c’est un bibliomane spécialisé dans la collection de livres se rapportant au Manyô-shû, un recueil en vingt volumes de plus de quatre mille poèmes datant du IVème au VIIIème siècles, c’est-à-dire de l’époque où le Japon se constitue en temps qu’Etat. Venu à Tokyo pour visiter une exposition de livres anciens et pour revoir sa petite-fille d’à peine deux ans, Sayuri, la « fleur de lis », qu’il adore, il est victime d’un accident de la route qui, s’il est bénin d’un point de vue médical, lui fait prendre conscience de tous les démons qui, partout autour de lui, s’évertuent à détruire le Japon et les hommes pour faire entrer le pays dans la modernité.
Voulant sauver sa petite-fille de leur emprise, il part pour un voyage qu’il veut sans retour vers un endroit où la beauté originelle du Manyô-shû persisterait.
Une quête qui emmène le lecteur aux quatre coins du Japon, le long de routes que l’Occidentale que je suis ne connait pas, égrainant les plaisirs esthétiques auxquels seuls les Japonais semblent être véritablement sensibles, tels que les fleurs de cerisiers sur les bords du lac Biwa . Mais je n’ai pas été emportée, je n’ai pas réussi à monter dans cette voiture avec Kyôshirô et ses compères. (Tiens, ils utilisent une voiture, instrument des démons qu’ils prétendent combattre ? Une petite incohérence qui m’a gênée tout au long de ma lecture, parfois le plaisir d’un livre tient à peu de choses…). Et j’ai trouvé le propos un peu répétitif, et surtout trop manichéen, même s’il m’aurait peut-être fallu lire ce livre non comme un roman mais comme une fable un peu longue.
Alors certes, il reste la profonde nostalgie de cette quête tragique d’ une pureté d’antan, plus fantasmée que réalité, de ce combat perdu d’avance pour protéger une identité menacée par le rouleau compresseur de la modernité univoque. Mais ces sentiments ne sont pas suffisants pour tenir l’ensemble du roman et le point de vue unique, tout comme le propos trop simpliste pour tenir les trois cent pages du livre, ne m’a pas convaincue.
J’aurais pourtant aimé aimer ce livre et goûter à la poésie japonaise, d’autres se laisseront probablement emporter sur ces routes qui me demeurent fermées. Pour ma part, je préfère la plume plus efficace d’Inoue dans ses romans historiques, et j’y reviendrai très certainement.
  raton-liseur | Jun 2, 2014 |
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