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Against the Grain by Joris-Karl Huysmans
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Against the Grain

by Joris-Karl Huysmans

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Designed to repulse its audience with whimsical decadence this book has a sardonically modern appeal today. ( )
Sippara | Jun 25, 2009 |  
I picked out this book in the bookstore because of it's intriguing cover. Something about the expression of the man's face seemed lost and almost crazed. The novel did not disappoint me, and in Des Esseintes, Huysman's created a character who remains agonizingly out of reach. The descriptions throughout are magnificent, (a sort of exciting Dickens), and I found the protagonist at all times lovable and nauseating. The novel is beautifully crafted, but simultaneously seems to be teetering on the edge of total collapse and disintegration. That it doesn't is all part of its peculiar charm. ( )
Wubsy | May 16, 2009 | 1 vote
1452 Against the Grain (A Rebours), by J. K. Huysmans translated by John Howard (read 20 May 1977) This is Huysmans' most famous work. It is pretty plotless. The Floressas Des Esseintes is a dissipated rake, who seeks every pleasure, and at the end of the book he sighs: "O Lord, pity the Christian who doubts, the skeptic who would believe, the convict of life embarking alone in the night, under a sky no longer illumined by the consoling beacons of ancient faith." It is a fantastic book: whole chapters given up to scholarly lists of Latin works (before the tenth century), colors, odors, etc. So much to know, so little time to know it. ( )
Schmerguls | Jan 25, 2009 |  
wow. a journey within a confined space. effete tastes refined beyond any pallet... a nutshell of infinite space. but allergic to nuts. ( )
perfectleft | Dec 31, 2008 |  
I am a great fan of Huysmans, esoteric, mystic and hysteric that he was. In the closing years of the 19th century, fin-de-siecle literature was desperately trying to break free of naturalist modes, championed by its giant and erstwhile tutor of the young Huysmans, Emile Zola. Not possessing the virile protestant work ethic of his mentor, Huysmans wrote in starts and fits, "hysterically" one might say, and after dabbling in naturalism began pining for something more obscure, and more blatantly mystic and manichean. This is his opening salvo, and the decadent movement's overture against naturalism, an unapologetic rejection of the "real" world to turn, reclusively, towards the artificial and the arcane. Truly bizarre, this book is full of wonderful allusions to obscure artworks of all kinds and, not unintentionally in my opinion, will leave you dizzy if not nauseated by its irrepressible lists, cataloging the obsessional tastes of its immortal hero and dandy, des Esseintes. ( )
jkorta | May 26, 2008 |  
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Series (with order)
Canonical Title
Original publication date
People/Characters
Important places
Important events
Awards and honors
Epigraph
Dedication
First words
À en juger par les quelques portraits conservés au château de Lourps, la famille des Floressas des Esseintes avait été, au temps jadis, composée d’athlétiques soudards, de rébarbatifs reîtres.
Quotations
Dans l’œuvre de Gustave Moreau, conçue en dehors de toutes les données du Testament, des Esseintes voyait enfin réalisée cette Salomé, surhumaine et étrange qu’il avait rêvée. Elle n’était plus seulement la baladine qui arrache à un vieillard, par une torsion corrompue de ses reins, un cri de désir et de rut ; qui rompt l’énergie, fond la volonté d’un roi, par des remous de seins, des secousses de ventre, des frissons de cuisse ; elle devenait, en quelque sorte, la déité symbolique de l’indestructible Luxure, la déesse de l’immortelle Hystérie, la Beauté maudite, élue entre toutes par la catalepsie qui lui raidit les chairs et lui durcit les muscles ; la Bête monstrueuse, indifférente, irresponsable, insensible, empoisonnant, de même que l’Hélène antique, tout ce qui l’approche, tout ce qui la voit, tout ce qu’elle touche.

Ainsi comprise, elle appartenait aux théogonies de l’Extrême-Orient ; elle ne relevait plus des traditions bibliques, ne pouvait même plus être assimilée à la vivante image de Babylone, à la royale Prostituée de l’Apocalypse, accoutrée, comme elle, de joyaux et de pourpre, fardée comme elle ; car celle-là n’était pas jetée par une puissance fatidique, par une force suprême, dans les attirantes abjections de la débauche.
Mais il les contemplait à peine, attendait avec impatience la série des plantes qui le séduisaient, entre toutes, les goules végétales, les plantes carnivores, le Gobe-Mouche des Antilles, au limbe pelucheux, sécrétant un liquide digestif, muni d'épines courbes se repliant, les unes sur les autres, formant une grille au-dessus de l'insecte qu'il emprisonne; les Drosera des tourbières garnis de crins glanduleux, les Sarracena, les Cephalothus, ouvrant de voraces cornets capables de digérer, d'absorber, de véritables viandes; enfin le Népenthès dont la fantaisie dépasse les limites connues des excentriques formes.

Il ne put se lasser de tourner et de retourner entre ses mains, le pot où s'agitait cette extravagance de la flore. Elle imitait le caoutchouc dont elle avait la feuille allongée, d'un vert métallique et sombre, mais du bout de cette feuille pendait une ficelle verte, descendait un cordon ombilical supportant une urne verdâtre, jaspée de violet, une espèce de pipe allemande en porcelaine, un nid d'oiseau singulier, qui se balançait, tranquille, montrant un intérieur tapissé de poils.

- Celle-là va loin, murmura des Esseintes.
En de magnifiques pages il [Baudelaire] avait exposé ces amours hybrides, exaspérées par l'impuissance où elles sont de se combler, ces dangereux mensonges des stupéfiants et des toxiques appelés à l'aide pour endormir la souffrance et mater l'ennui. à une époque où la littérature attribuait presque exclusivement la douleur de vivre aux malchances d'un amour méconnu ou aux jalousies de l'adultère, il avait négligé ces maladies infantiles et sondé ces plaies plus incurables, plus vivaces, plus profondes, qui sont creusées par la satiété, la désillusion, le mépris, dans les âmes en ruine que le présent torture, que le passé répugne, que l'avenir effraye et désespère.

Et plus des Esseintes relisait Baudelaire, plus il reconnaissait un indicible charme à cet écrivain qui, dans un temps où le vers ne servait plus qu'à peindre l'aspect extérieur des êtres et des choses, était parvenu à exprimer l'inexprimable, grâce à une langue musculeuse et charnue, qui, plus que toute autre, possédait cette merveilleuse puissance de fixer avec une étrange santé d'expressions, les états morbides les plus fuyants, les plus tremblés, des esprits épuisés et des âmes tristes.
Avec Barbey d'Aurevilly, prenait fin la série des écrivains religieux; à vrai dire, ce paria appartenait plus, à tous les points de vue, à la littérature séculière qu'à cette autre chez laquelle il revendiquait une place qu'on lui déniait; sa langue d'un romantisme échevelé, pleine de locutions torses, de tournures inusitées, de comparaisons outrées, enlevait, à coups de fouet, ses phrases qui pétaradaient, en agitant de bruyantes sonnailles, tout le long du texte. En somme, d'Aurevilly apparaissait, ainsi qu'un étalon, parmi ces hongres qui peuplent les écuries ultramontaines. [...] Mêlé aux profanes, élevé au milieu de l'école romantique, au courant des œuvres nouvelles, habitué au commerce des publications modernes, Barbey était forcément en possession d'un dialecte qui avait supporté de nombreuses et profondes modifications, qui s'était renouvelé, depuis le grand siècle.
Last words
(Click to show. Warning: May contain spoilers.)
Disambiguation notice
Publisher's editors
Blurbers
Book description

Amazon.com Product Description (ISBN 0140447636, Paperback)

A wildly original fin-de-siècle novel, Against Nature follows its sole character, Des Esseintes, a decadent, ailing aristocrat who retreats to an isolated villa where he indulges his taste for luxury and excess. Veering between nervous excitability and debilitating ennui, he gluts his aesthetic appetites with classical literature and art, exotic jewels (with which he fatally encrusts the shell of his tortoise), rich perfumes, and a kaleidoscope of sensual experiences. The original handbook of decadence, Against Nature exploded “like a grenade” (in the words of its author) and has enjoyed a cult readership from its publication to the present day.

(retrieved from Amazon Fri, 24 Apr 2009 07:58:16 -0400)

(see all 3 descriptions)

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