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Les chiennes savantes by Virginie Despentes
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Les chiennes savantes

by Virginie Despentes

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Écrit en 1999 après Baise-moi, Les chiennes savantes est le deuxième roman de Virginie Despentes.

L'histoire, c'est celle de la jeune Louise qui travaille dans un peep-show. Alors qu'elle exècre et fuit tout contact physique, elle aime son métier et l'exerce même avec coeur. Jusqu'au jour où dans la boîte de peep-show de celle que l'on surnomme la Reine-Mère, un double meurtre particulièrement atroce est commis sur deux des collègues de Louise. L'ambiance change, l'angoisse monte, les bavardages vont bon train tandis que le coupable reste introuvable.

Même si Virginie Despentes n'est pas encore l'écrivain accomplie et redoutablement efficace qu'elle deviendra plus tard, elle livre avec Les chiennes savantes un roman bien trempé qui porte déjà les prémisses de sa marque de fabrication faite d'une singulière galerie de personnages, de dialogues énergiques et d'une riche imagination. Emplie de la rage déversée dans Baise-moi, Despentes signe encore une histoire glauque et inquiétante, même si la violence a toutefois baissé d'un ton.

Le désir, la fascination et l'addiction sexuels constituent toute la matière et le ressort même du livre. C'est cette emprise qui guide les clients à se rendre au peep-show, cette attraction-répulsion qui conduit les filles à s'exposer aux regards et aux commentaires les plus salaces. Mais le point culminant du livre réside dans la découverte aussi inattendue qu'explosive du contact charnel chez Louise. D'abord dégoûtée puis indifférente et détachée, l'expérience du corps devient très vite pour elle essentielle, obsessionnelle et vitale. Et Despentes n'a pas son pareil pour décrire la vague et le vertige du sexe qui emporte tout. Elle ose aller sur des terrains très peu empruntés par les auteurs féminins (et assez peu abordés dans la littérature en général); celui de la pulsion enfouie et inavouable, de la force primitive de l'acte sexuel, de la domination, de la dépendance à l'excès... jusqu'à la folie.

Le langage cru et sans détour de Despentes sert son propos.
"Ce garçon était fait pour bander, se faire sucer comme s'il était le dernier homme sur terre et qu'il mérite tous les honneurs. [...] Rire de gorge, rire d'homme, main sur les hanches. Je pouvais le sucer pendant des heures, j'étais bouleversée à chaque fois, l'émotion intacte, qu'il soit dur dans ma bouche et que ça lui fasse autant de bien. Je me découvrais le bas-ventre capable de grandes émotions, lui dedans moi, j'avais été conçue pour ça, balbutier, me cambrer et me faire défoncer."

Sous les mots bruts, on lit paradoxalement une forme d'innocence, le besoin et même l'urgence de l'abandon de soi dans l'autre :
"La gestuelle avait un caractère sacré, l'ardeur barbare des histoires de viande crue, il y avait dans ces choses une notion d'urgence, de soulagement final, qui en faisait un emportement mystique et radical : l'essence même de moi, il l'extirpait. L'essentiel de moi lui revenait."

Un peu comme dans Houellebecq, on parle beaucoup de sexe pour mettre en sourdine le besoin furieux, insondable et irrémédiable d'amour. Pourtant, c'est par amour que la voisine de Louise se pend, que Louise finit par tuer, que ses collègues sont sauvagement assassinées.

Dans les livres qui suivront, Virginie Despentes osera parler plus franchement du sentiment amoureux, et même sans restreinte aucune (dans Bye bye blondie, par exemple); l'empathie et le désir de partage se feront même, de manière générale, de plus en plus palpables.

Ce n'est pas le plus grand livre de Despentes dans la mesure où sa plume satirique, son analyse de la société contemporaine, son humour continueront à s'amplifier et à s'affiner. Pourtant, on aurait tort de le bouder car se passer d'un livre de cette auteure, c'est quand même se priver d'un petit supplément de vie, de ce frisson qu'on peut ressentir en sautant dans le vide et dans l'inconnu. ( )
  biche1968 | May 9, 2017 |
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De lucht in het kamertje was doordrongen van een kleffe warmte.
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