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Book awards: Best French novels by Piero Scaruffi

Book awards by cover

1–8 of 22 ( next | show all )
 
 

Works (22)

TitlesOrder
The Red and the Black by Stendhal1
Gargantua and Pantagruel by François Rabelais2
The Charterhouse of Parma by Stendhal3
In Search of Lost Time by Marcel Proust4
The Stranger by Albert Camus5
Madame Bovary by Gustave Flaubert6
Old Goriot by Honoré de Balzac7
L'Assommoir by Émile Zola8
Les Misérables by Victor Hugo9
Germinal by Émile Zola10
The Counterfeiters by André Gide11
Journey to the End of the Night by Louis-Ferdinand Céline12
Adrienne Mesurat by Julien Green13
The Ogre by Michel Tournier14
The Plague by Albert Camus15
The Wild Ass's Skin by Honoré de Balzac16
A Dark Stranger by Julien Gracq17
Eugénie Grandet by Honoré de Balzac18
Against Nature by Joris-Karl Huysmans19
Lost Illusions by Honoré de Balzac20
The Hunchback of Notre Dame by Victor Hugo21
Life: A User's Manual by Georges Perec22

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S'il a choisi l'univers des mineurs pour situer son décor, ce n'est pas par hasard: les accidents y sont fréquents et l'agitation sociale aussi. Toujours animé du désir de voir de ses propres yeux le spectacle qu'il décrit, il décide d'aller visiter les corons du Nord. Le voici à Denain, où une conversation avec un ancien mineur lui ouvre des horizons nouveaux. Mais cela ne lui suffit pas et il obtient l'autorisation de descendre dans un puits. Malgré son embonpoint, malgré le froid qui règne à une certaine profondeur, courbé en deux, haletant, à bout de forces, Zola va jusqu'au bout de son exploration. Elle lui inspire un tableau d'un réalisme saisissant quand il raconte la tâche quotidienne des mineurs: « Ils cessaient de sentir l'eau qui ruisselait et enflait leurs membres, les crampes des attitudes forcées, l'étouffement des ténèbres. Pourtant, à mesure que la journée avançait, l'air s'empoisonnait davantage, se chauffait de la fumée des lampes, de la pestilence des haleines, de l'asphyxie du grisou... Eux, au fond de leur trou de taupe, sous le poids de la terre, n'ayant plus de souffle dans leurs poitrines embrasées, tapaient toujours.» Zola ne pourrait raconter ce qu'il voit avec de tels accents de vérité s'il n'était déjà gagné à la cause de ceux dont il parle, s'il ne blâmait pas au fond de lui les conditions d'existence qui sont les leurs. le mineurs au temps d'Emile Zola S'il a choisi l'univers des mineurs pour situer son décor, ce n'est pas par hasard: les accidents y sont fréquents et l'agitation sociale aussi. Toujours animé du désir de voir de ses propres yeux le spectacle qu'il décrit, il décide d'aller visiter les corons du Nord. Le voici à Denain, où une conversation avec un ancien mineur lui ouvre des horizons nouveaux. Mais cela ne lui suffit pas et il obtient l'autorisation de descendre dans un puits. Malgré son embonpoint, malgré le froid qui règne à une certaine profondeur, courbé en deux, haletant, à bout de forces, Zola va jusqu'au bout de son exploration. Elle lui inspire un tableau d'un réalisme saisissant quand il raconte la tâche quotidienne des mineurs: « Ils cessaient de sentir l'eau qui ruisselait et enflait leurs membres, les crampes des attitudes forcées, l'étouffement des ténèbres. Pourtant, à mesure que la journée avançait, l'air s'empoisonnait davantage, se chauffait de la fumée des lampes, de la pestilence des haleines, de l'asphyxie du grisou... Eux, au fond de leur trou de taupe, sous le poids de la terre, n'ayant plus de souffle dans leurs poitrines embrasées, tapaient toujours.» Zola ne pourrait raconter ce qu'il voit avec de tels accents de vérité s'il n'était déjà gagné à la cause de ceux dont il parle, s'il ne blâmait pas au fond de lui les conditions d'existence qui sont les leurs. les mineurs au temps de Zola Zola a tout parcouru, tout vu, tout noté. Les corons: « En longue file, deux rangs de maisons collées dos à dos. Un petit trottoir de brique. De l'autre côté de la rue, des jardins sales, plantés d'arbustes maigres, sans allées tracées, très peu cultivées. Des puits communs, des lieux communs. Vieux baquets, vieux ustensiles traînant. ». Il a visité une de ces maisons. La pièce du bas où tout le monde vit avec son sol dallé, ses meubles d'ouvriers, un buffet en sapin verni, une table, des chaises, un coucou... En haut, le couloir où les enfants couchent, une chambre pour le père et la mère. Pas loin, il y a toujours quelque cabaret, puisque, à peine arrivé, Zola a lorgné vers les cabarets en masse. Le dimanche leur est consacré. L'après-midi, la tournée des cabarets commence. C'est là que l'ivresse devient possible. 5 % d'ivrognes parmi les hommes mariés, 20 % parmi les jeunes gens. Soupe et frites composent le menu habituel des enfants. Le mineur avale deux grosses assiettées de soupe en rentrant à 3 heures ( il est parti bien avant l'aube ) puis de la ratatouille qu'il retrouve aussi le soir, accompagnée de porc maison, c'est un ragoût de pommes de terre, d'oignons frits et d'oseille. Le lapin engraissé dans un coin du jardin, c'est pour certains dimanches. Geminal Observateur passionné, Zola manie aussi le crayon. On trouve dans ses notes nombre de croquis comme la toilette du mineur au milieu des siens. Sitôt franchie la porte de la maison, l'ouvrier se déshabille entièrement, suspend son vêtement qu' il ne change que le lundi et se plonge dans un baquet ; à leur tour, les enfants, filles et garçons travaillant à la mine, se lavent dans la même eau. Quand Zola rentre à Paris, tandis que la grève se poursuit durant cinquante-six jours, il rassemble ses notes et les joint à la documentation déjà amassée avant d'aller sur le terrain. le 2 avril I884, Zola rédige donc la première page de Germinal. Il a tracé dans le détail la trame de l'ouvrage avec sa fin tragique. Quelques jours plus tard, le 17 avril. la grève du bassin d'Anzin se termine aux conditions imposées par la compagnie, dont le but est de briser le syndicalisme ouvrier naissant tandis que, paradoxalement, se prépare la loi reconnaissant l'existence des syndicats. Près de vingt ans plus tard, les mineurs rendront un vibrant hommage à leur poète quand ils suivront son cortège funèbre jusqu'au cimetière de Montmartre, le 5 octobre 1902. en scandant : « Germinal ! Germinal !

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