Knock
by Jules Romains
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Description
Le Docteur Knock døbarque © Saint-Maurice pour remplacer le Docteur Parpalaid. Très rapidement, en discutant avec l"ancien mødecin, il se rend compte qu"on lui a cødø un cabinet avec peu de clientèle alors qu"il doit rapidement rentrer dans ses frais. Knock ne e dømonte pas et døcide de s"imposer dans la communautø en abusant de son statut et en usant de subterfuges (inventions de maladies, consultations gratuites mais traitements co© teux?). Les origines provinciales de show more l'auteur, son go© t pour la science, mais aussi pour la farce, lui permirent d'ecrire cette satire de la medecine et de la credulite humaine, parue en 1923. show lessTags
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Je suis tombée par hasard sur le DVD de Knock, l’adaptation de Lorraine Levy avec Omar Sy sortie en 2017, à la bibliothèque et je me suis dit « pourquoi pas... ». Et en fait, j’ai adoré ce film, qui garde les outrances que peut avoir la mise en scène théâtrale tout en utilisant les possibilités que donne un film. Bref, après avoir vu ce film, j’ai eu envie de lire la pièce de théâtre, pour voir ce qui différait. Je pensais la trouver gratuitement en livre électronique, mais il n’en est rien… Jules Romains est mort en 1972, il faudra encore deux décennies avant que son travail ne soit dans le domaine public en France. Je le pensais plus vieux (à ma décharge, la pièce a été créée en 1923 par Louis Jouvet, show more qui lui est mort en 1951, j’ai un peu confondu la pièce, l’acteur, et l’auteur)…
La pièce, donc maintenant. Ce fut une lecture réjouissante, en grande partie parce que j’avais les scènes du film en tête, ce qui m’a aidé à visualiser la pièce, mais pas seulement. C’est agréable aussi de remettre dans son contexte des phrases aussi célèbres que « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ? », et de s’apercevoir à quel point cette pièce, une des plus connues du début du XXème siècle je pense, est une digne héritière du théâtre de Molière (dont on fête les 400 ans cette année, coïncidence) : le même type d’humour, les mêmes ficelles, utilisés pour dénoncer des travers de la société, ici comme souvent chez Molière, notre relation à la médecine.
Et c’est une vision de la médecine bien particulière que nous propose Knock, dont le credo est que « tout homme bien portant est un malade qui s’ignore. » Effectivement, il voit la maladie partout et a un système bien rôdé pour adapter son traitement aux réalités économiques de ses clients, heu pardon, ses patients (mais le mot « patientèle » que l’on a créé récemment est étrange, il se démarque du commerce en même temps qu’il y fait presque explicitement référence). Il est facile de voir dans Knock un charlatan, et c’est l’image que j’ai toujours eu de lui à travers ce que je connaissais de la pièce sans l’avoir lue. C’est bien le cas, Jules Romains ne laisse pas de place au doute (ce qui n’est pas le cas du film, beaucoup plus nuancé à mon avis, et c’est une vision modernisée intéressante), mais surtout, il montre le mécanisme qui permet à ce charlatanisme de se développer et à quel point les victimes, heu pardon, les patients sont complaisants, heureux au fond de se laisser faire.
A l’heure où la « médecine moderne » dont se moque Jules Romains n’est plus à la mode mais où les techniques de marketing que Knock a mises au point se sont répandues comme traînée de poudre (comment ne pas voir dans l’instauration des consultations gratuites du lundi matin une « responsabilité sociale des entreprises » avant l’heure par exemple) et que certains courants de médecine alternative ou de médecine douce les pratiquent sans avoir l’air d’y toucher, la critique acerbe de Jules Romains, cachée sous une comédie qui se veut innocente au premier abord est finalement bien plus actuelle qu’on ne voudrait le penser. Une pièce agréable et drôle en même temps qu’elle fait réfléchir, un bon moment de lecture et, si j’en ai l’occasion un jour, un bon spectacle j’en suis sûre ! show less
La pièce, donc maintenant. Ce fut une lecture réjouissante, en grande partie parce que j’avais les scènes du film en tête, ce qui m’a aidé à visualiser la pièce, mais pas seulement. C’est agréable aussi de remettre dans son contexte des phrases aussi célèbres que « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ? », et de s’apercevoir à quel point cette pièce, une des plus connues du début du XXème siècle je pense, est une digne héritière du théâtre de Molière (dont on fête les 400 ans cette année, coïncidence) : le même type d’humour, les mêmes ficelles, utilisés pour dénoncer des travers de la société, ici comme souvent chez Molière, notre relation à la médecine.
Et c’est une vision de la médecine bien particulière que nous propose Knock, dont le credo est que « tout homme bien portant est un malade qui s’ignore. » Effectivement, il voit la maladie partout et a un système bien rôdé pour adapter son traitement aux réalités économiques de ses clients, heu pardon, ses patients (mais le mot « patientèle » que l’on a créé récemment est étrange, il se démarque du commerce en même temps qu’il y fait presque explicitement référence). Il est facile de voir dans Knock un charlatan, et c’est l’image que j’ai toujours eu de lui à travers ce que je connaissais de la pièce sans l’avoir lue. C’est bien le cas, Jules Romains ne laisse pas de place au doute (ce qui n’est pas le cas du film, beaucoup plus nuancé à mon avis, et c’est une vision modernisée intéressante), mais surtout, il montre le mécanisme qui permet à ce charlatanisme de se développer et à quel point les victimes, heu pardon, les patients sont complaisants, heureux au fond de se laisser faire.
A l’heure où la « médecine moderne » dont se moque Jules Romains n’est plus à la mode mais où les techniques de marketing que Knock a mises au point se sont répandues comme traînée de poudre (comment ne pas voir dans l’instauration des consultations gratuites du lundi matin une « responsabilité sociale des entreprises » avant l’heure par exemple) et que certains courants de médecine alternative ou de médecine douce les pratiquent sans avoir l’air d’y toucher, la critique acerbe de Jules Romains, cachée sous une comédie qui se veut innocente au premier abord est finalement bien plus actuelle qu’on ne voudrait le penser. Une pièce agréable et drôle en même temps qu’elle fait réfléchir, un bon moment de lecture et, si j’en ai l’occasion un jour, un bon spectacle j’en suis sûre ! show less
Feb 2, 2022 (Edited)French
Je n'avais jamais lu Knock dans le cadre de mes études, ni vu le film. C'est donc une découverte que cette pièce de théâtre simple et drôle, accessible à tous, dans laquelle la pratique médicale bonhomme et bourgeoise d'un médecin de village, est transformée en business implacable par Knock, lequel voit en chacun des administrés un malade en puissance, et le fait bien sentir. Entre méthodes de voyou et charlatanisme, Knock mène tambour battant (c'est le cas de le dire) des actions de préventions et de curation qui tournent, bien entendu, à son bénéfice sonnant et trébuchant.
Critique de la dérive médicale sur fond de business, cette pièce est toujours d'actualité sur fond de prévention menée au plus haut niveau de show more nos gouvernants. Il y a les convaincus sincères et les opportunistes acharnés. Nous sommes tous entre les deux.
A lire absolument. show less
Critique de la dérive médicale sur fond de business, cette pièce est toujours d'actualité sur fond de prévention menée au plus haut niveau de show more nos gouvernants. Il y a les convaincus sincères et les opportunistes acharnés. Nous sommes tous entre les deux.
A lire absolument. show less
May 7, 2016French
1
Histoire d'un charlatant et de ses succès - un vrai régal
May 22, 2006French
La Nova Epoko, okt. 1932, Sennacieca Asocio Tutmonda, jaro IX/XIII, nro 4(100) p. 80
Dec 21, 2024Esperanto
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Author Information

Romains first appeared in English as a medical researcher, with his scientific work Eyeless Sight: A Study of Extra-Retinal Vision and the Paroptic Sense (1923). His first novel, The Death of a Nobody (1911), is still considered by many his masterpiece. The serial novel Men of Good Will begins in 1933, with its political unrest recalling the sixth show more of October 1908, six years before World War I, the day on which the first volume opens. The narrative combines imaginary events with historical, and fictitious characters with actual. This epic novel, with its vast canvas and mass of characters, is an expression of the author's "unanimist" conception of life, a theory that defines society through the individual's relation to masses or groups and contends that a group of people with a unanimous emotion (such as goodwill) can develop a mass power superior to any other force. Romains was international president of PEN from 1938 to 1941 and was elected to the French Academy in 1946. (Bowker Author Biography) show less
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Common Knowledge
- Canonical title
- Knock
- Original title
- Knock ou le triomphe de la médecine
- Alternate titles
- Knock
- Original publication date
- 1923
- Important places*
- Saint-Julien-Chapteuil, Haute-Loire, Auvergne, Frankrijk
- Dedication
- Dedication of Esperanto edition of 1932: "Al la kara memoro de Profesoro Th. Carte."
- Original language*
- Français
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- Paper, Ebook
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