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Darcia LaBrosse

Author of When You Were Little

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About the Author

Includes the name: Darcia Labrosse

Works by Darcia LaBrosse

When You Were Little (2006) 37 copies
Greg's My Egg! (1992) 19 copies
Little Brown Hen's Shower (2002) 16 copies
Le Feu libérateur (1999) 10 copies, 2 reviews
One Yak Called Jack (2005) 7 copies
Ou est le thon? (1989) 4 copies
J'AI CHAUD 1 copy

Associated Works

The Grumpy Morning (1998) — Illustrator — 1,630 copies, 13 reviews

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> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Levy-Le-feu-liberateur/616733

> À la suite d’une crise existentielle, Pierre Lévy, auteur d’ouvrages sur la cyberculture, est entré dans un processus de changement. Il le raconte ici avec sa femme : c’est convaincant et sonne juste.
Nouvelles Clés, (22), Été 1999

> L'ÉTINCELLE QUI DONNE LE BONHEUR. — La tâche principale de notre existence consiste à « retirer les projections ». C'est, on le sait, ce que propose principalement Carl show more Jung, ce grand psychanaliste dont on dit partout qu'il va au fond des choses. Et c'est aussi ce que prêche passionnément le Français Pierre Lévy dans un récent ouvrage nommé « Le feu libérateur ».
Les ouvrages de psychologie humaniste abondent, on ne le sait que trop. Aussi pourrions-nous nous demander pourquoi il nous faudrait nous en payer un autre qui aborde ce thème usé de la connaissance de soi.
Eh bien c'est parce que ce livre est un bon accompagnateur spirituel, une sorte de pause réflexive dans notre existence de consommateurs plus ou moins fébriles. Et puis, surtout, l'auteur relativise fort opportunément l'importance de la fonction pensée dans nos vies.
Il nous arrive parfois de penser – est-ce un mythe ? – que les Français, dont nous sommes, certains d'entre nous, les héritiers intellectuels, attachent trop d'importance à la raison rigide, aux concepts, au dépens des choses plus fluides, plus souples qui concernent la sensation. Ce n'est certes pas le cas de Lévy.
Se barricader ainsi dans la pensée « parasite », « celle des automatismes inconscients des représentations et des émotions », dans la raison « subie », c'est justement s'installer dans le malheur ; une recette pour la souffrance en somme. Il faut plutôt conquérir « la liberté de penser » associée à une présence riche et concentrée du moment présent.
L'auteur n'invente pas une religion ; mais il est religieux dans le sens latin du terme, religo : ce qui relie l'âme, l'esprit, la flamme intérieure d'un humain à ceux des autres citoyens de la planète. Ce n'est pas un luxe en ce moment où tant de guerres éclatent parce que, justement, le « mal » est à l'extérieur de soi, chez « l'adversaire ».
L'ouvrage est en quelque sorte un chapelet d'aphorismes, de petits chapitres en enfilade qu'il est bon de digérer lentement comme on le fait à son propre chevet. Et, à la fin du compte, il donne, à un esprit ouvert, une intuition qui dégage de la sérénité.
Ce ne sont pas des pensées usuelles. Mais elles signalent l'importance de revoir nos jugements, autoritaires ou non, à la lumière de la réalité personnelle et immédiate. En voici quelques-unes en guise de hors-d'œuvre :

« […] Les concepts nous séparent de l'instant, du flux permanent des sensations. Les concepts sont construits sur la peur de souffrir. Nous détachant de notre expérience, ils nous égarent. Étant motivés par la crainte, ils sont illusoires. Comme ils sont illusoires, ils engendrent la souffrance

[…] L'insensibilité, l'indifférence, l'anesthésie représentent la pauvreté absolue puisqu'elles annulent toutes les richesses. L'absence (du moment présent) transforme en plomb tout ce qu'elle touche — L'amour transforme en or tout ce qu'il touche.

[…] Aimer sans être aimé, c'est choisir de ne pas s'aimer, faire entrer le non-amour dans sa vie. Aimer quelqu'un qui vous fait du mal revient, sans détour, à se faire du mal.

[…] Dès que nous nous connaissons comme étincelle du feu divin, nous nous aimons. On ne peut pas se connaître sans s'aimer – L'amour se sent comme la lumière.

[…] Pour acquérir du discernement, (nécessaire à l'orientation de l'existence) nous devons apprendre à regarder les choses comme elles sont. Pour cela, il faut cesser de projeter ses états mentaux sur le monde — »

En somme l'auteur propose à chacun de sortir du brouillard des pensées, des concepts, des préjugés pour trouver « la lumière de l'éveil ». L'idée n'est pas nouvelle, c'est certain, mais sa manière fait vraiment réfléchir sur les dangers d'être inattentif à soi même et aux autres. Elle souligne l'importance de pratiquer la « plus importante discipline »: celle d'être présent, de ne pas fuir par peur de la vulnérabilité.
La présence (aux sensations), l'intelligence et la compassion, donc la prise de contact avec sa propre âme et avec celle des autres, nous rappelle Lévy sont le combustible, la lumière et la chaleur du feu libérateur. C'est cela qui est « un merveilleux contre-feu de l'incendie de la souffrance qui ravage le monde ».
Le bonheur ultime ? C'est « le simple fait de vivre ». Ce n'est certes pas d'avoir ceci ou cela. C'est « apprécier pleinement l'immense chance de vivre » et de rendre le monde plus beau « en réjouissant les âmes ». —Jean-Pierre BONHOMME
*Pierre Lévy, Le Feu libérateur, Arléa, distribution Seuil, 250pp.
—BAnQ (Bonhomme JP., La presse, 15 août 1999) : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2188571
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