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Victor Margueritte (1866–1942)

Author of La garçonne

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Image credit: Photo by H. Manny, 1910

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Works by Victor Margueritte

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Snuggly Tales of Hashish and Opium (2020) — Contributor — 6 copies

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Canonical name
Margueritte, Victor
Birthdate
1866-12-01
Date of death
1942-03-23
Gender
male
Relationships
Margueritte, Paul (frère)
Nationality
Algeria (birth)
France
Birthplace
Bilda
Place of death
Monestier
Burial location
Cimetière de Monestier, Allier, France
Associated Place (for map)
Allier, France

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5 reviews
Monique Lerbier is my ultimate heroine. On knowing that her fiancée fathered a child with another woman, a forlorn Monique endures an extreme makeover. She walks off from her disloyal fiancée and her traditional family and flees to Paris. Coming into her own, the wild child dons a tomboyish attire, smokes, utilizes trance preparations, indulges into a bisexual acts through several lesbian mistresses and dances nights away at the local jazz clubs. Monique reeks of sheer rebellion and show more liberation, making her extremely enticing to me.

La Garconne /The Bachelor Girl (English trans.by Alfred Knopf), is an engrossing story of Monique Lerbier. Set in the 1920s, it is the earliest lesbian fiction of the post-war(1917-1921) French literature. The original French manuscript includes 28-pages of colored stencil drawings by Kees Van Dongen; depicting the radical transformation of a gallant and independent fashionista. I treasured the portrayal of Monique by the classic French actress Marie Bell in the 1936 film adaptation.

There are numerous fictional feminine characters I admire, but Monique is simply my true love.
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J’ai entendu parler de ce livre des années 1920 il y a quelques mois au détour d’une émission de France Culture. Il était question de la façon dont ce livre avait contribué à définir ce qu’était la garçonne, mais aussi du scandale que ce livre avait créé, allant jusqu’à valoir le retrait de sa légion d’honneur à l’auteur, sanction qui n’avait jamais été prise avant cela… Il était précisé que c’était un livre érotique, ce qui n’est guère ma tasse de show more thé, mais ce livre m’intriguait et, comme il est maintenant dans le domaine public, j’ai profité de l’acquisition de ma nouvelle liseuse pour me plonger dedans.
Il me faut d’abord préciser, avec une lecture près de centa ans après la publication de ce livre, que le qualificatif érotique ne s’applique pas. Beaucoup de choses qui peuvent choquer certes, les relations hors mariage, mais surtout la bissexualité assumée, la domination de la femme dans le couple, mais aucune description explicite, rien de graveleux. Mais Victor Margueritte n’a pas pour autant froid aux yeux. Il décrit une certaine réalité des années folles, concentre sur son personnage toutes les extravagances du moment, et il faut avoir le cœur bien accroché pour la suivre dans toutes ses expériences et expérimentations. Il y a le sexe, mais aussi la frénésie des soirées dansantes, la décadence de la consommation de drogue, tout y passe.
Mais Victor Margueritte donne un sens à tout cela. Monique Lerbier, son héroïne est en fait une femme de principe. D’une morale pure et exigeante, elle refuse les compromissions de la société et c’est parce qu’elle est bafouée qu’elle décide de vivre de façon libre et au grand jour. Mais très vite, Monique Lerbier se retrouve face à une existence vide de sens. Elle cherche alors dans la maternité ce sens qui lui échappe, mais la maternité lui étant refusée, elle se laisse sombrer dans une spirale d’auto-destruction, dont elle ne sortira que grâce à une confiance retrouvée dans les hommes (du moins certains hommes) et dans l’amour.
Et c’est dans ce propos que le livre pêche un peu car au fond, la morale est sauve, tout rentre finalement dans l’ordre et la société bourgeoise sort tout juste un peu égratignée. Certes, Monique Lerbier ne renie pas ses convictions profondes et réussit finalement à trouver un mode de vie qui convient tout autant à la société qu’à elle-même. Si bien que ce roman provoque beaucoup mais ne va pas au-delà. Il ne présente rien de radicalement différent, et finalement Monique Lerbier ne trouve son équilibre qu’en réalisant son rôle de femme, à savoir celui de l’épouse et probablement de la future mère.

Malgré cela, ce livre a été passionnant à lire. D’abord parce qu’il faut le replacer dans son époque, celle de l’entre deux-guerres, ensuite parce qu’il est intéressant de comprendre pourquoi il a en même temps été un grand succès de librairie et a fait scandale. Il met en effet à mal beaucoup des faux semblants de la société de l’époque, les tiraillements qui existent déjà entre la morale sociale et la libération de l’individu, il s’inscrit dans les débuts de l’émancipation des femmes, fruit inévitable des bouleversements de la première guerre mondiale car on ne envisager un simple retour en arrière.
En lisant ce livre, j’ai pensé au Tour du malheur de Kessel pour la période historique et la façon dont on a pu s’enivrer de musique et de danse pour oublier la vacuité de la vie ou bien aux Chemins de Katmandou de Barjavel pour les personnages qui cherchent l’oubli dans la drogue. C’est une lecture parfois déstabilisante, parfois frustrante, mais intéressante pour son caractère historique et pour ce qu’elle dit de la société de l’époque et du chemin que l’on a fait depuis et qu’il reste à faire. Et si ce livre est plein d’imperfections, je crois que l’on peut lui appliquer ce que l’auteur écrit à propos de son personnage : elle a beaucoup tenté, mal peut-être, maladroitement parfois, mais elle a tenté.
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