Thomas Keymer
Author of The Cambridge Companion to English Literature, 1740-1830
About the Author
Thomas Keymer is Elmore Fellow and Tutor in English Language and Literature, St. Anne's College, Oxford, and Lecturer in English Language and Literature, University of Oxford.
Works by Thomas Keymer
Associated Works
The History of Tom Jones, a Foundling (1749) — Editor, some editions; Introduction, some editions — 8,994 copies, 104 reviews
Bookish Histories: Books, Literature, and Commercial Modernity, 1700-1900 (2009) — Contributor — 18 copies
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- Birthdate
- 20th century
- Gender
- male
- Nationality
- UK
- Places of residence
- Canada
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As I often reassure my students, much academic writing is often written in a poor style, that makes your thoughts wander and your eyes droopy, no matter how interested you are in the subject matter at hand. It is much the same with The Cambridge Companion to Laurence Sterne, a collection of 12 essays in just under 200 pages.
Laurence Sterne's output was quite limited. Born in 1713, Laurence Sterne lived in near obscurity until 1760, when he was catapulted into celebrity from being an obscure show more parson with the publication of Tristram Shandy. Unfortunately, at that point, Sterne had barely eight years more to live. He spent seven years enjoying his fame in the London literary circles, while completing a total of nine installments of The Life and Opinions of Tristram Shandy, Gentleman.
The final year of his life, 1768, saw the publication of his other work which achieved the status of a classic, viz. A Sentimental Journey Through France and Italy. Very few other works remain in the legacy of Sterne, mostly forgotten or read by afficionados and experts alone. They are rather political, such as A Political Romance or consist letter and sermons, published between 1747 and 1759.
The merit of The Cambridge Companion to Laurence Sterne is that it places Sterne very well in his time, describing the cultural background and literary scene of the middle of the 18th century. However, these descriptions introduce a large number of authors even more obscure than Sterne, which may provide clarifying background to specialized readers, but is dazzling to lay readers. Many of the essays are basically too detailed for the casual reader who wishes to understand Laurence Sterne a bit better. Ironically, reading the essays, one gets the feeling that there is not much to say about Sterne himself. This impression is strengthened by the fact that the volume as a whole counts barely 200 pages, while it contains many illustrations. In fact, one of the chapters is dedicated to images through the ages depicting Sterne's novels, and consists of many full-page B/W illustrations.
The Cambridge Companion to Laurence Sterne provides a lot of detailed and in-depth information about the man, his work and his times, but is written in a dry, academic style that makes reading less than a pleasure. show less
Laurence Sterne's output was quite limited. Born in 1713, Laurence Sterne lived in near obscurity until 1760, when he was catapulted into celebrity from being an obscure show more parson with the publication of Tristram Shandy. Unfortunately, at that point, Sterne had barely eight years more to live. He spent seven years enjoying his fame in the London literary circles, while completing a total of nine installments of The Life and Opinions of Tristram Shandy, Gentleman.
The final year of his life, 1768, saw the publication of his other work which achieved the status of a classic, viz. A Sentimental Journey Through France and Italy. Very few other works remain in the legacy of Sterne, mostly forgotten or read by afficionados and experts alone. They are rather political, such as A Political Romance or consist letter and sermons, published between 1747 and 1759.
The merit of The Cambridge Companion to Laurence Sterne is that it places Sterne very well in his time, describing the cultural background and literary scene of the middle of the 18th century. However, these descriptions introduce a large number of authors even more obscure than Sterne, which may provide clarifying background to specialized readers, but is dazzling to lay readers. Many of the essays are basically too detailed for the casual reader who wishes to understand Laurence Sterne a bit better. Ironically, reading the essays, one gets the feeling that there is not much to say about Sterne himself. This impression is strengthened by the fact that the volume as a whole counts barely 200 pages, while it contains many illustrations. In fact, one of the chapters is dedicated to images through the ages depicting Sterne's novels, and consists of many full-page B/W illustrations.
The Cambridge Companion to Laurence Sterne provides a lot of detailed and in-depth information about the man, his work and his times, but is written in a dry, academic style that makes reading less than a pleasure. show less
A series of short essays exploring the subtleties of Austen's works in the context of her society and social attitudes. Nothing particularly new is said, but the book is nicely presented and engaging.
Un livre très intéressant qui met en lumière le milieu d'Austen à travers la littérature qu'elle a elle-même lue, les structures sociales et l'époque politique. Tout cela fournit un contexte pour comprendre les multiples couches de son écriture.
Quelques notes :
Northanger Abbey : la politique et la société.
Les meilleurs des romans gothiques parlent de façon subliminale de l'atmosphère de trouble, anxiété, choc qui était celle dans laquelle ils étaient écrits et lus.
Dans show more Northanger Abbey, les terreurs imaginaires de la fiction s'entrelacent aux réels dangers de la vie de tous les jours.
La situation de Catherine n'est pas littéralement celle d'un roman gothique mais ces romans peuvent exprimer et révéler des modes de persécution et emprise qui continuent d'opérer, sous d'autres atours, dans un monde de sociabilité policée.
Raison et sentiment : le féminisme des Lumières
La sensibilité a été une valeur largement prônée par les auteurs du XVIIIe. Marianne appréhende sa vie quotidienne comme un "roman de sensibilité".
Raison et sentiment est un roman sur l'exploitation, émotionnelle, sociale et économique. Dans ces conditions, le contrôle absolu d'Elinor sur elle-même peut apparaître comme un acquiescement au code de conduite qui l'enserre alors que les scènes que fait Marianne servent aussi à bouleverser les mécanismes sociaux qui bénéficient aux hommes. A ces moments, Marianne n'est pas seulement l'occasion de railler les romans d'amour mais elle pose aussi un élément de critique sociale qui pour être subtil et indirect n'en est pas moins réel.
Orgueil et préjugés et la technique narrative
Le roman a peut-être débuté comme roman épistolaire et les nombreuses lettres qui circulent gardent une grande importance pour l'intrigue ou pour la caractérisation des personnages.
Le discours indirect libre (qu'Austen n'a peut-être pas inventé au sens strict mais qu'elle porte à un sommet) : rares interventions du narrateur mais d'autant plus remarquables, des effets d'ironie ou d'incertitude soigneusement distillés ; jusqu'à dix-neuf points de vue dans le roman ! Mais avec toujours quelques points aveugles qui servent en fait à l'intrigue (on ne sait pas ce que pensent Darcy ou Bingley).
Le silence à Mansfield Park
Mansfield Park n'est pas seulement un roman de sourires et soupirs mais aussi de silences : silences de différents types qu'Austen qualifie soigneusement : déterminé, sombre, indigné, pensif… ou le "silence de mort" qui accueille la référence à l'esclavage que fait Fanny
Pourtant, le silence n'est jamais synonyme d'absence de sens dans le récit d'Austen, et c'est souvent l'inverse. Il faut le décoder, surtout avec Fanny, un personnage « toujours plus enclin au silence lorsqu'il éprouve des émotions fortes », et toujours enclin à les interroger chez les autres. A nous de le questionner et l'interpréter.
Emma et l'anglicité
Les structures, la dynamique et les conséquences du rang sont d'une importance capitale dans toute la fiction d'Austen. C'est dans Emma qu'Austen déploie le système dans ses calibrages les plus fins et les plus souples, et elle le fait à travers une héroïne fermement décidée à maintenir chacun à sa place.
Austen utilise le réalisme domestique pour explorer l'identité nationale telle qu'elle se manifeste, non pas à travers les grandes lignes de l'histoire, mais dans un ici et maintenant documenté et nuancé.
Passion et Persuasion
Persuasion, un roman centré sur la longue et débilitante suppression de la passion, et à la fin sa résurgence euphorique – et aussi profondément physique.
L'agitation incessante des personnages du roman se reflète dans son style, informel, voire expressionniste, à un degré jamais atteint auparavant par Jane Austen. Persuasion atteint une intensité de focalisation sans précédent sur la conscience de son héroïne.
Austen utilise le romantisme inhérent à Lyme pour exprimer quelque chose de fondamental, et fondamentalement passionné, chez Anne. En effet, le lieu non seulement exprime par association sa nature profonde, mais la ravive aussi littéralement et fait resurgir ses passions longtemps enfouies.
Au total, un éclairage riche et nuancé sur l'ensemble de l'oeuvre d'Austen, ses choix littéraires et son ancrage historique. show less
Quelques notes :
Northanger Abbey : la politique et la société.
Les meilleurs des romans gothiques parlent de façon subliminale de l'atmosphère de trouble, anxiété, choc qui était celle dans laquelle ils étaient écrits et lus.
Dans show more Northanger Abbey, les terreurs imaginaires de la fiction s'entrelacent aux réels dangers de la vie de tous les jours.
La situation de Catherine n'est pas littéralement celle d'un roman gothique mais ces romans peuvent exprimer et révéler des modes de persécution et emprise qui continuent d'opérer, sous d'autres atours, dans un monde de sociabilité policée.
Raison et sentiment : le féminisme des Lumières
La sensibilité a été une valeur largement prônée par les auteurs du XVIIIe. Marianne appréhende sa vie quotidienne comme un "roman de sensibilité".
Raison et sentiment est un roman sur l'exploitation, émotionnelle, sociale et économique. Dans ces conditions, le contrôle absolu d'Elinor sur elle-même peut apparaître comme un acquiescement au code de conduite qui l'enserre alors que les scènes que fait Marianne servent aussi à bouleverser les mécanismes sociaux qui bénéficient aux hommes. A ces moments, Marianne n'est pas seulement l'occasion de railler les romans d'amour mais elle pose aussi un élément de critique sociale qui pour être subtil et indirect n'en est pas moins réel.
Orgueil et préjugés et la technique narrative
Le roman a peut-être débuté comme roman épistolaire et les nombreuses lettres qui circulent gardent une grande importance pour l'intrigue ou pour la caractérisation des personnages.
Le discours indirect libre (qu'Austen n'a peut-être pas inventé au sens strict mais qu'elle porte à un sommet) : rares interventions du narrateur mais d'autant plus remarquables, des effets d'ironie ou d'incertitude soigneusement distillés ; jusqu'à dix-neuf points de vue dans le roman ! Mais avec toujours quelques points aveugles qui servent en fait à l'intrigue (on ne sait pas ce que pensent Darcy ou Bingley).
Le silence à Mansfield Park
Mansfield Park n'est pas seulement un roman de sourires et soupirs mais aussi de silences : silences de différents types qu'Austen qualifie soigneusement : déterminé, sombre, indigné, pensif… ou le "silence de mort" qui accueille la référence à l'esclavage que fait Fanny
Pourtant, le silence n'est jamais synonyme d'absence de sens dans le récit d'Austen, et c'est souvent l'inverse. Il faut le décoder, surtout avec Fanny, un personnage « toujours plus enclin au silence lorsqu'il éprouve des émotions fortes », et toujours enclin à les interroger chez les autres. A nous de le questionner et l'interpréter.
Emma et l'anglicité
Les structures, la dynamique et les conséquences du rang sont d'une importance capitale dans toute la fiction d'Austen. C'est dans Emma qu'Austen déploie le système dans ses calibrages les plus fins et les plus souples, et elle le fait à travers une héroïne fermement décidée à maintenir chacun à sa place.
Austen utilise le réalisme domestique pour explorer l'identité nationale telle qu'elle se manifeste, non pas à travers les grandes lignes de l'histoire, mais dans un ici et maintenant documenté et nuancé.
Passion et Persuasion
Persuasion, un roman centré sur la longue et débilitante suppression de la passion, et à la fin sa résurgence euphorique – et aussi profondément physique.
L'agitation incessante des personnages du roman se reflète dans son style, informel, voire expressionniste, à un degré jamais atteint auparavant par Jane Austen. Persuasion atteint une intensité de focalisation sans précédent sur la conscience de son héroïne.
Austen utilise le romantisme inhérent à Lyme pour exprimer quelque chose de fondamental, et fondamentalement passionné, chez Anne. En effet, le lieu non seulement exprime par association sa nature profonde, mais la ravive aussi littéralement et fait resurgir ses passions longtemps enfouies.
Au total, un éclairage riche et nuancé sur l'ensemble de l'oeuvre d'Austen, ses choix littéraires et son ancrage historique. show less
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