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Fabienne Verdier

Author of Passagère du silence

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Works by Fabienne Verdier

Associated Works

In Love with the Way: Chinese Poems of the Tang Dynasty (The Calligrapher's Notebooks) (2000) — Illustrator, some editions — 58 copies, 3 reviews

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Common Knowledge

Birthdate
1962-03-03
Nationality
France
Birthplace
Paris, France
Map Location
France

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5 reviews
> Si Alexandra David-Néel, la célèbre voyageuse qui fit découvrir le Tibet aux Occidentaux dans les années 1920, était encore de ce monde, elle aurait sûrement adopté Fabienne Verdier : même attrait pour la Chine, même détermination, même soif d’apprendre, même volonté de se fondre dans les usages du pays. Fabienne Verdier, étudiante aux Beaux-Arts dans les années 1980, décide d’aller en Chine s’initier à la calligraphie. Elle débarque seule dans une école d’art show more du Sichuan, dans une Chine encore très fermée aux Occidentaux. Rien, ni les tracasseries administratives, ni les conditions matérielles misérables, ni l’obstacle de la langue ne viennent à bout de sa volonté : la jeune femme veut recueillir l’enseignement des anciens maîtres, alors méprisés et mis à l’écart par le Parti. Ces derniers ne lui enseignent pas seulement les techniques millénaires de la peinture chinoise, mais lui font découvrir que peindre et vivre sont une seule et même énergie.
Le mouvement du calligraphe demande la perfection, qui, à son tour, ne peut être obtenue que par l’harmonie intérieure.
Un déséquilibre, un manque, et leur empreinte apparaîtra dans le trait. « Très vite, écrit Fabienne Verdier, je me suis rendu compte en maîtrisant la technique que, pour aller plus loin, je devais m’initier à leur philosophie [...]. J’ai appris à la lumière du taoïsme et du bouddhisme [...] qu’à travers l’ascèse, celle-ci une fois dépassée, on pouvait atteindre l’inaccessible étoile : un grain de sagesse qui est aussi, heureusement, un grain de folie ! » Elle restera en Chine presque dix ans, apprenant le cantonais, perfectionnant la calligraphie et cheminant vers la spiritualité. Avec son compagnon, un Français rencontré à Pékin, elle rentre en France à la veille du massacre de Tiananmen et assiste, désespérée, à la répression féroce de la révolte. Peintre reconnu, elle vit et travaille aujourd’hui à la campagne. Un beau témoignage. C.P.-D.
Psychologies magazine

> Le parcours de Fabienne Verdier est à l’image de ses grands ensembles polyptiques. Etudiante aux Beaux-arts au début des années 1980, elle part en Chine y étudier la calligraphie traditionnelle auprès de maîtres de cette discipline. Des artistes-trésors vivants inquiétés par le régime populaire, à la marge du Parti. Verdier passera 10 ans dans cette marge, hors l’Occident, à se familiariser avec « L’unique trait de pinceau » (le titre de son livre, également chez Albin Michel, 2001). Se donnant complètement à son art qui est finalement technique méditative et cheminement spirituel. Rentrée à l’Ouest, elle couche sur le papier ses ombres chinoises dans « Passagère du silence » (Albin Michel, 2003, Grand Prix des Lectrices Elle 2004). Un livre où l’artiste s’incline devant des millénaires de sagesse taoïste. Mais, son grand livre du Rien, ou du Tout, elle l’écrit dans son atelier ...
Le Mot & la Chose

> Elle raconte son expérience unique dans l’ouvrage « Passagère du silence - Dix ans d’initiation en Chine » (Editions A. Michel 2003), « livre magnifique nimbé de spiritualité qui suscite un autre regard sur le monde sensible ».
Son maître lui enseigne ainsi non seulement la technique, mais tout un art de vivre délaissé de nos jours, même en Chine :
« Si tu veux travailler les perceptions infinies à travers les lavis d’encre, il faut une attitude d’humilité, de transparence; c’est seulement ainsi que tu feras naître dans tes peintures une présence subtile. Quiétude, calme, silence. C’est le vide qui nourrira ton futur tableau; sur ce terrain vierge la pensée doit jaillir dans l’instant, comme une étincelle limpide ».
Au fil des ans, à force de persévérance malgré de graves ennuis de santé, Fabienne Verdier va devenir « la passagère du silence » qu’elle voulait être. Elle dit avoir retrouvé dans les peintures et les pierres de rêve le monde imaginaire des paysages de son enfance en Ardèche.
« Ma peinture exprime un désir de volupté, de béatitude, un refuge contre la tristesse, le plaisir procuré par les beaux paysages qui, depuis mon enfance, m’ont apporté les moments les plus intenses de joie et de paix. J’ai compris que l’extase, qu’elle se crie ou se taise, n’est pas un don du Ciel qu’on attend les bras croisés, mais qu’elle se conquiert, se façonne, et que l’intelligence y a aussi sa part ».
Un très beau livre d’une vie exemplaire à la recherche de « la tranquillité de l’âme ». — D.G.
Exigence : Littérature
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Fabienne Verdier fait le récit de son initiation à la culture chinoise en racontant sa vie pendant dix (vingt?) ans au fin fond de la Chine. Elle abandonne sa vie d'européenne pour se fondre dans la misérable condition des étudiants chinois d'une université enseignant les arts chinois: peinture, sculpture, calligraphie.

Sa expérience est troublante et semble hors du temps. Les contradictions entre le régime autoritaire et une culture chinoise ancestrale nous font touché du doigt la show more vie quotidienne des chinois de ce bout du monde. show less
> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Verdier-Lesprit-de-la-peinture--Hommage-aux-maitr...

> AUTOUR DE NOS FAILLES. — Du jamais vu : pour la première fois les musées de Bruges invitent une artiste d’aujourd’hui à exposer en leurs murs, au côté des chefs-d’œuvre anciens. Forte de son expérience chinoise, et d’un travail intense de peintre résolument contemporaine, Fabienne Verdier, dans un respect total pour l’héritage du passé, s’est mise à contempler la grâce show more qui fut et demeure celle des maîtres flamands, et tente de dialoguer avec eux.
C'est ainsi que l’encre sur papier, le pastel gras, ou le magma liquide que Fabienne Verdier fabrique pour ses peintures viennent éclairer certains aspects encore ignorés de six chefs-d’œuvre dont on croyait tout connaître. Dans le magnifique livre d’art qui tient lieu de catalogue pour l'exposition de Bruges*, de précieuses explications scientifiques sur chacun de ces six tableaux sont données par Till-Holger Borchert, conservateur en chef du Groenin-gemuseum. En parallèle, les approches du chorégraphe japonais Ushio Amagatsu, du théologien François Boespflug, de l'écrivain paysagiste Gilles Clément, ainsi que celles de spécialistes de l’art moderne et contemporain comme Pierre Daix, Yves Peyré ou Germain Viatte, viennent donner au travail de Fabienne Verdier et à la lecture des maîtres flamands des perspectives inattendues.
Daniel Abadie, grand conservateur de musées, organisateur d’innombrables expositions et éditeur de livres d’artistes, est le commissaire de l'exposition et a dirigé cet ouvrage. En guise d'introduction, il a réalisé un long entretien avec l'artiste. Entretien passionnant où Fabienne Verdier évoque, entre autres, la dimension spirituelle de son travail. Lorsque, par exemple, Daniel Abadie lui fait remarquer qu’elle s'est étonnamment attachée à des détails parfois imperceptibles des œuvres flamandes, voici (en partie) ce qu’elle lui répond, où tout est dit du secret de son art :
« Il est vrai que je n’ai eu d’autre choix, modestement, une fois un tableau choisi, que de prendre mon bâton de pèlerin et, comme un géographe, d’aller faire une étude topographique du terrain. Chacune des peintures de ces grands maîtres du merveilleux et de la contemplation à partir desquels j'ai travaillé est tellement immense, dépasse tellement l'entendement que l'on est contraint à cette approche. Et cette ferveur presque religieuse que l’on retrouve dans chaque œuvre est très intimidante.
Il m’a donc fallu écouter mon instinct et ma connaissance intuitive – celle de ces trente ans d’expérience que j’ai de la peinture, ce qui est bien peu – et aborder dans ces tableaux les sujets qui me semblaient avoir une grande profondeur et pouvaient nourrir une méditation peinte. Par exemple, dans La Vierge au chanoine Van der Paele de Van Eyck, j’ai été fascinée par le Sedes sapientiae, le trône de la Vierge, ce trône de l’éveil. Tout de suite, j'ai tenté de mettre au jour l’essence de cette construction, de cette structure qu’on pourrait dire archétypale et qu’on retrouve dans toutes les Vierges de l’époque, tant les modèles passaient d'un atelier à l’autre […] Ainsi, devant ce Sedes sapientiae, je n’aurais jamais pu imaginer qu’après tout un travail sur la genèse de cette forme, je pourrais arriver à une épure de cette structure complexe, à un corps simple où un triangle représente la Vierge et verticales les énergies qu'il y a derrière ce dais, derrière la Vierge, et qui, à mes yeux, représentent cette communication entre notre humanité et le céleste. Ces deux traits archétypaux deviennent pour moi simplement deux traits de circulation entre la terre et le ciel… Mon travail n’est pas fondé sur une pensée raisonnante, c’est une peinture qui s’appuie sur une pensée intuitive, une saisie immédiate de ce « je-ne-sais-quoi » dont parlait Vladimir Jankélévitch. Si on ne la saisit pas tout de suite tant qu’on a l'impression qu’elle est là, alors, deux secondes après, il n’y a plus rien, ce n'est plus là ».
*Fabienne Verdier, L'Esprit de la peinture, Hommage aux maîtres flamands, 202 pages, Albin Michel.
L’Homme en Question, (37), Printemps 2013, (pp. 8-9)

> Voir aussi: Les carnets de l’artiste revisités

> La presse en parle…

– Fabienne Verdier est une femme pinceau. Venue d’ailleurs. Là où tout est vivacité, transformation incessante. Elle ne s’inscrit dans aucun courant de l’art contemporain.
Arts Sacrés

– Un ouvrage exceptionnel, qui rend compte de ce mariage inédit (célébré au musée de Groeninge de Bruges) entre la calligraphie extrême orientale et les peintres primitifs de l’Europe du Nord.
Arts Magazine

– L’Esprit de la peinture est plus qu’un catalogue d’exposition. Sous la houlette de Daniel Abadie, des auteurs aussi divers que le paysagiste Gilles clément, le danseur de butô Amagatsu ou encore le théologien François Boesflug sont invités à converser avec l’art contemporain de Fabienne Verdier et celui des maîtres flamands.
Livres Hebdo

– Décidément, cette femme ne fait rien à moitié. En 2008, invitée à exposer à Bruges des œuvres en dialogue avec les primitifs flamands du Musée Groeninge, elle s’est concentrée quatre années durant sur une poignée de chefs-d’œuvre. Le fruit de cette ardente quête surprend par la liberté avec laquelle Fabienne Verdier s’approprie et réinterprète certains détails des maîtres flamands.
La Croix
*Fabienne Verdier, L'Esprit de la peinture, Hommage aux maîtres flamands, 202 pages, Albin Michel.
L’Homme en Question, (39), Automne 2013, (p. 13)
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> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Verdier-Entre-ciel-et-terre/43124

> ENTRE CIEL ET TERRE, de Fabienne Verdier. — Charles Juliet nous promène par ses textes à travers les photographies de Dolorès Marat et Naoya Hatakeyama de l' oeuvre somptueuse de Fabienne Verdier. Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse, Fabienne Verdier passe dix ans en Chine pour s'initier à l'art pictural et calligraphique. Pour cette artiste l'oeuvre est avant tout l'expression de la maîtrise de show more soi. "Mon maître chinois allait cueillir un brin d'herbe et me parlait de ce trait qui avait une rigueur extrême mais qui, à l'intérieur, contenait une sève mouvante. Il fallait que je transmette cela dans mon coup de pinceau !". Ce que dit Fabienne Verdier, à propos de son travail, pourrait être un discours de yoga : "Et dans une attitude d'oubli de soi, une fois que l'on a bien poli son ego pour ne plus être gêné par tout dogme de pensée, par toute connaissance acquise, par cette conscience que l'on nous enseigne depuis l'enfance, du bien, du mal, de la dualité, on arrive enfin à transcender tout ça et on fait fonctionner ce vivant qui est en nous de manière naturelle. On parvient à donner vie à l'infini de la forme". Le livre se termine par cette citation de Saint Augustin : "Nous cherchons donc comme si nous allions trouver, mais nous ne trouerons jamais qu'en ayant toujours à chercher." Editions Albin Michel, 75 €. (MATHIEU)
Infos Yoga, (65), Janvier 2008
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