Diane de Margerie (1927–2023)
Author of Edith Wharton: Lecture d'une vie (French Edition)
About the Author
Image credit: Diane de Margerie in France in November, 1996
Works by Diane de Margerie
Associated Works
Les Deux visages (1977) — Translator, some editions; Introduction, bibliographie et chronologie, some editions — 9 copies, 1 review
Lesbia Brandon de Algernon Charles Swinburne ,Diane de Margerie (Préface),Lola Tranec-Dubled (Traduction) ( 3 mars 1987 ) (1705) — Preface, some editions — 1 copy
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Common Knowledge
- Legal name
- Jacquin de Margerie, Diane Jeanne Marie
- Birthdate
- 1927-12-24
- Date of death
- 2023-08-25
- Gender
- female
- Education
- Université de la Sorbonne, Paris (Licence, lettres)
Lycée français de Shanghaï, Chine
Lycée français de Londres, Grande-Bretagne - Occupations
- Critique littéraire
traductrice (Anglais, Français)
Editeur - Organizations
- Prix Femina (Membre du jury)
Gallimard (Conseiller littéraire, 19 88 - 19 92)
Flammarion, Editeur (Directrice de collection de littérature anglaise, 19 82 | 19 87)
Hachette, Editeur (Directrice de collection de littérature anglaise, 19 79 | 19 81) - Awards and honors
- Officier de la Légion d'honneur (2015)
Chevalier de la Légion d'honneur (2002)
Commandeur de l'ordre national du Mérite (2008)
Officier de l'ordre national du Mérite (1995)
Commandeur des Arts et des Lettres (1994) - Relationships
- Margerie, Roland de (Père)
Margerie, Emmanuel de (Frère)
Fernandez, Dominique (2e Epoux, 19 61 | 19 71))
Fernandez, Ramon (Fils)
Fabre-Luce, Alfred (Oncle) - Nationality
- France
- Birthplace
- 7e arrondissement, Paris, Île-de-France, France
- Places of residence
- Chartres, Eure -et-Loir, Centre-Val de Loire, France
Saint-Maixme-Hauterive, Eure -et-Loir, Centre-Val de Loire, France
Paris, Île-de-France, France - Place of death
- 14e arrondissement, Paris, Île-de-France, France
- Burial location
- Cimetière communal, Saint-Maixme-Hauterive, Eure -et-Loir, Centre-Val de Loire, France
- Map Location
- France
- Associated Place (for map)
- France
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Reviews
> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Margerie-Proust-et-lobscur/165532
> PROUST ET L'OBSCUR, par Claire Delannoy. — « L'obscurité dans laquelle nous restons tous, pauvres humains, de ce que nous n’osons pas nous avouer, de nos désirs d'amour ou de meurtre, d’oubli ou de mémoire, de notre peur d’aimer, de notre peur de la mort, cette obscurité forme le substrat de l'œuvre de Proust », écrit Diane de Margerie dans cet essai aussi personnel que clairvoyant où sa show more connaissance de l’œuvre et le regard qu’elle lui porte permettent au lecteur de pénétrer de plain-pied dans l’univers proustien. Qu'est-ce qu’un roman, qu'est-ce qu'une œuvre littéraire sinon l’invention d'un monde qui a certes à voir avec une réalité objective, mais qui la métamorphose et la trahit sans cesse ?
La tante Léonie de La Recherche, qui n'a que peu à voir avec la tante paternelle, Elisabeth Amiot, qui meurt d'un cancer à cinquante ans quand Marcel en a quatorze, ou encore cette scène capitale de la chambre de Combray où Marcel attend le soir le baiser maternel et d'où il a évacué son frère Robert de deux ans son cadet, sont autant d'exemples de re-création littéraire. Marcel a l'amour exclusif : lui, le jaloux, ne cesse de raviver un délire de possessivité que seuls le mensonge et la mort peuvent exprimer.
Et ces mensonges, cette obsession de l'enfance, ces rapports ambigus avec la mère et la nécessité de survivre à travers l'écriture, Diane de Margerie les explore dans La Recherche mais aussi dans ses œuvres antérieures, Les Plaisirs et les Jours et Jean Santeuil.
Il y a aussi toutes les métaphores inquiétantes du jardin imaginaire de Combray, tous les personnages féminins, ces « Gomorrhéennes » qui, d’Odette à Mme Verdurin, fascinent le narrateur, les rêves parricides et criminels qui le hantent, ce goût pour le travestissement et la dissimulation, ses auteurs de prédilection, Baudelaire ou Thomas Hardy, chez qui il reconnaît ses propres hantises. La région imaginaire du Wessex tient chez Hardy une place aussi importante que Combray dans l’œuvre de Proust. Et puis il y a l’œuvre de Gustave Moreau, sur lequel Proust a écrit admirablement, une œuvre qui montre autant qu’elle dissimule au centre de sa maison-musée où, nous dit l’auteur, il y a la même omniprésence de la mère et autant de femmes mystérieuses. De tours en détours, c’est une vision inédite de Proust qui apparaît, un Proust violent, loin de l’homme plein de langueur, dont on entrevoit les paradoxes, les failles, les pulsions, la révolte et la peur de la mort. Comme dans son essai sur George Sand, Aurore et George (prix Médicis 2004), par ces arrêts sur images, ce génie du détail et de l’analyse, Diane de Margerie nous permet d'accéder mieux que par une biographie au cœur même de l’œuvre de Proust et d’en comprendre l'extrême modernité.
*Proust et l'obscur, par Diane de Margerie, Albin Michel, 240 pages, 19,50 €
—L’Homme en Question, (26), Printemps 2010, (p. 4) show less
> PROUST ET L'OBSCUR, par Claire Delannoy. — « L'obscurité dans laquelle nous restons tous, pauvres humains, de ce que nous n’osons pas nous avouer, de nos désirs d'amour ou de meurtre, d’oubli ou de mémoire, de notre peur d’aimer, de notre peur de la mort, cette obscurité forme le substrat de l'œuvre de Proust », écrit Diane de Margerie dans cet essai aussi personnel que clairvoyant où sa show more connaissance de l’œuvre et le regard qu’elle lui porte permettent au lecteur de pénétrer de plain-pied dans l’univers proustien. Qu'est-ce qu’un roman, qu'est-ce qu'une œuvre littéraire sinon l’invention d'un monde qui a certes à voir avec une réalité objective, mais qui la métamorphose et la trahit sans cesse ?
La tante Léonie de La Recherche, qui n'a que peu à voir avec la tante paternelle, Elisabeth Amiot, qui meurt d'un cancer à cinquante ans quand Marcel en a quatorze, ou encore cette scène capitale de la chambre de Combray où Marcel attend le soir le baiser maternel et d'où il a évacué son frère Robert de deux ans son cadet, sont autant d'exemples de re-création littéraire. Marcel a l'amour exclusif : lui, le jaloux, ne cesse de raviver un délire de possessivité que seuls le mensonge et la mort peuvent exprimer.
Et ces mensonges, cette obsession de l'enfance, ces rapports ambigus avec la mère et la nécessité de survivre à travers l'écriture, Diane de Margerie les explore dans La Recherche mais aussi dans ses œuvres antérieures, Les Plaisirs et les Jours et Jean Santeuil.
Il y a aussi toutes les métaphores inquiétantes du jardin imaginaire de Combray, tous les personnages féminins, ces « Gomorrhéennes » qui, d’Odette à Mme Verdurin, fascinent le narrateur, les rêves parricides et criminels qui le hantent, ce goût pour le travestissement et la dissimulation, ses auteurs de prédilection, Baudelaire ou Thomas Hardy, chez qui il reconnaît ses propres hantises. La région imaginaire du Wessex tient chez Hardy une place aussi importante que Combray dans l’œuvre de Proust. Et puis il y a l’œuvre de Gustave Moreau, sur lequel Proust a écrit admirablement, une œuvre qui montre autant qu’elle dissimule au centre de sa maison-musée où, nous dit l’auteur, il y a la même omniprésence de la mère et autant de femmes mystérieuses. De tours en détours, c’est une vision inédite de Proust qui apparaît, un Proust violent, loin de l’homme plein de langueur, dont on entrevoit les paradoxes, les failles, les pulsions, la révolte et la peur de la mort. Comme dans son essai sur George Sand, Aurore et George (prix Médicis 2004), par ces arrêts sur images, ce génie du détail et de l’analyse, Diane de Margerie nous permet d'accéder mieux que par une biographie au cœur même de l’œuvre de Proust et d’en comprendre l'extrême modernité.
*Proust et l'obscur, par Diane de Margerie, Albin Michel, 240 pages, 19,50 €
—L’Homme en Question, (26), Printemps 2010, (p. 4) show less
Sep 10, 2024French
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