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Roger Munier (1923–2010)

Author of Haïku

20 Works 36 Members 6 Reviews

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Includes the name: Roger Munier

Works by Roger Munier

Haïku (1978) 10 copies, 1 review
Le Su et l'insu (1995) 3 copies, 1 review
Eternité (1996) 2 copies
Sauf-conduit : l' enjeu poétique (1999) 2 copies, 1 review
CONTRE L'IMAGE (1989) 2 copies
Dieu d'ombre (1996) 2 copies, 1 review
Si j'habite (1994) 1 copy
Le Seul (1999) 1 copy
Le moins du monde (French Edition) (1982) 1 copy, 1 review
L'Instant 1 copy

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6 reviews
> DIEU D'OMBRE, de Roger Munier, Arfuyen/Le Noroît, Paris/Montréal, 1996, 64 pages. — Se situant à la frontière de la poésie et de la philosophie, les aphorismes de Roger Munier naissent d’une longue méditation intérieure. Imbibée d’une exigence spirituelle indéniable, ces réflexions communiquent une richesse de la pensée qui provient, à la fois, des traditions bouddhistes et chrétiennes. Comme l’indique le litre, Dieu est au centre de cette parole qui provient de show more l’illumination de l’âme humaine: « On ne sait pas le fond de Dieu — comme on ne sait pas celui des choses. Dieu n’a pas de sens dernier, s’il est Dieu. Par reflet, le monde n’en a pas non plus. Le défaut du sens dernier est divin ». Un livre majeur à placer aux côtés des Fragments verticaux de Roberto Juarroz (José Corti/ Le Noroît. 1994) et des Théorèmes poétiques de Basarab Nicolescu (Editions du Rocher, 1994). (David CANTIN)
Le devoir, 15 juin 1996, D-4
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> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Munier-Le-moins-du-monde/914138

> AU SOMMET DE L’APHORISME. — « Pourquoi développer, et même comment ? On ne prolonge pas l’éclair», écrit Roger Munier dans ce livre qui se révèle au sommet de l’aphorisme. L’écrivain, poète et traducteur de Heidegger et Paz entre autres, remue la pensée et la vision de la vie avec une acuité si rare qu’ont peut le considérer comme un des grands écrivains actuels de l’aphorisme. Ses sujets show more ? Bien sûr, la vie, l’amour, la mort, la présence des humains et les questions de la nature. Les aphorismes alternent dans son livre avec des poèmes philosophiques qui pourraient faire penser aux haiku. Le meilleur aphorisme de ce livre ? C’est selon votre pensée et votre lecture. Mais on n’oublie pas celui-là, où Munier atteint l’osmose des cultures occidentale et orientale: « La mort résume l’invisible ».
*Le moins du monde de Roger Munier, Gallimard. 1982, 120 pages. (J. R.)
Le devoir, 29 mai 1982 … ; (Source),
URL : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2769381
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> J.-P. G.-P.. Roger Munier : SAUF-CONDUIT L’enjeu poétique. Entretien avec Chantal Collomb Paris, Lettres vives, coll. « Terres de poésie », 1999, 109 p., 100 F. In: Revue Esprit, No. 257 (10) (Octobre 1999), p. 231. … ; (en ligne),
URL : https://esprit.presse.fr/article/lindenberg-judith/gerard-genette-figures-iv-974...
> Précédée par une préface d'Yves Bonnefoy, et traduite par Roger Munier, la première anthologie de haïku propose une expérience spirituelle qui se mesure à celle du satori, de l’illumination.
R.M., L'espace intérieur

> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Munier-Haiku/160620
> BAnQ (Boissé B., L'écho : bulletin d'information inter-municipal, Vol. 14, no 5 | Juin 2005) : https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4244385?docref=zjqndd1AM6B...

> LE MYSTÈRE DU show more JAPON, par Jean-Claude Dussault. — Théo Lesoualc’h est un homme de théâtre parti à la recherche du Nô. théâtre poétique du Japon classique où des acteurs personnifiés par des masques incarnent d’une voix cultivée et de quelques gestes hiératiques l’attente, la peur, la joie, l'amour, l’émerveillement ou la contemplation. Notre auteur ne sait pas à vrai dire ce qu’au juste il recherche, ni [ce] qu’il va découvrir, dans un Japon moderne, mécanisé, affairé et bruyant, les plus anciennes formes d’un théâtre magique qui continue, dans les villages retirés et parfois même dans les quartiers des grandes villes, à marquer le passage des saisons et les grandes fêtes où les dieux des ancêtres font revivre derrière les masques les mythes de la fondation du monde.
Si les récits de voyage sont le plus souvent lassants par la part de naïveté et de prétention inconsciente qu’ils véhiculent, les rizières du théâtre japonais nous retient, au contraire, parce qu'on y participe à la découverte enthousiaste et « engagée » qu’y fait Théo Lesoualc’h du « mystère du Japon ». On y assiste à la transformation progressive de l'auteur, emporté par une expérience qu’il n'avait pas prévue et qui lui révèle non seulement la vérité du théâtre, mais aussi sa propre vérité. « Il faut peu de choses, écrit-il, pour renouer derrière et contre l’acquis critique de l’histoire dominatrice, avec la nature des forces taillées dans des masques qui nous rendent accessibles les dimensions infinies de l’expression » (p. 52).
Ce qu’il appelle « le mystère du Japon », c’est la qualité profonde et essentielle qui fait ce pays unique et différent et c'est ce Japon-là qu’il nous rend en un style haché, éclatant de passion et d’images bousculées.
Rien mieux que la poésie ne rend compte de ce mystère du Japon, particulièrement sous la forme énigmatique du Haïku, petit poème évocateur, de dix-sept syllabes, faisant saillir d'un trait une perception complexe, comme l'eau gelée ou l'oiseau sur la branche, dont il exemplifie « l'essence », si l'on peut dire, en harmonie avec la saison et le sentiment du poète.
Le Haïku répond à l’invitation du bouddhisme zen de voir le monde tel qu'il est dans son instantanéité. Il opère une percée dans l’encombrement habituel de la conscience et produit un éclair d'illumination où ce qui perçoit et ce qui est perçu ne font qu’un :
Point du jour
l'alouette chante
du fond de la pluie
(Issa)
Le choix que nous propose Roger Munier, sous le simple titre Haiku, réunit les grands noms de Basho, Buson, Issa, Siki et quelques autres.
Il n'est pas facile de montrer la beauté secrète de ces courts poèmes et je ne suis même pas sûr que nos langues puissent en rendre l’éclat. Il faut cependant lire la préface où le poète Yves Bonnefoy présente et explique avec une grande finesse cet art parent, comme il le rappelle, de l'art des jardins, du tir à l'arc, de l’arrangement des fleurs ou du théâtre Nô.
Pour les lecteurs curieux de situer cette forme particulière dans l'histoire de la poésie au Japon, je signale que les éditions Gallimard viennent de rééditer en format poche l' Anthologie de la poésie japonaise classique de G. Renondeau, d’abord paru en 1971 dans la collection « Connaissance de l'Orient » (UNESCO). Les rizières du théâtre japonais, par Théo Lesoualc’h, Edit. Denoël, Paris 1978. 207p. $17,75. HAIKU, trad, en français, par Roger Munier, prèf. de Yves Bonnefoy. coll. Documents spirituels, Edit. Fayard, Paris 1975. l98p. $11.75. ANTHOLOGIE DE LA POESIE JAPONAISE CLASSIQUE, éditée par G Renandeau, Poésie Gallimard, Paris 1975, 256p. $3.50. (Jean-Claude DUSSAULT)
La presse, 3 févr. 1979, (p. 3)
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