Une ascension au Mont Ventoux
by Jean-Henri Fabre
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je découvre, sous l'abri d'une large pierre plate, une vieille connaissance entomologique, l'Ammophile hérissée, que j'avais toujours rencontrée isolée sur les berges des chemins de la plaine, tandis qu'ici, presque à la cime du Ventoux, je la trouve au nombre de quelques centaines d'individus groupés en tas sous le même abri.
J'en étais à rechercher les causes de cette populeuse agglomération, lorsque le souffle du midi, qui déjà nous avait inspiré dans la matinée quelques vagues craintes, amène soudainement un convoi de nuages se résolvant en pluie.
Je ne sais pourquoi, avant de commencer cette lecture, j’avais déjà entendu parler de cet épisode, et je pensais qu’il s’agissait d’un livre complet. Il n’en show more est rien, il s’agit en réalité d’un chapitre des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, une petite parenthèse pédestre bien agréable qui donne envie de chausser à nouveau ses grosses chaussures.
Dans un style un tantinet désuet mais très facile à aborder, Jean-Henri Fabre, probablement l’un des naturalistes les plus célèbres de la France du XIXème siècle et qui s’est passionné pour ce lieu dont il a donné une des premières descriptions scientifiques, narre ici sa vingt-troisième ascension du Mont Ventoux. Il est peu question de science ici, même si des noms de plantes sont plusieurs fois cités, mais tout simplement du bonheur de marcher au grand air et de prendre le temps d’observer les petits détails, les petits indices.
J’avais beaucoup aimé les cours de dynamique des peuplements végétaux lors de mes études, et j’ai retrouvé dans les mots de Fabre ce plaisir d’allier observation et questionnement sur les petites choses ce qui nous entoure. Pourquoi l’Ammophile hérissée est-elle cette fois en groupe alors que Fabre ne l’a jamais aperçu ainsi avant ? Je n’aurai pas la réponse à cette question, il me faudra pour cela ouvrir les chapitres suivants du livre, mais rien que le fait de se poser la question m’a donné envie moi aussi de fureter dans les ras couverts végétaux. Par contre, j’aurai maintenant un argument pour dire que la botanique, même en dilettante, est une science utile, saviez-vous que les orties pouvaient permettre de retrouver son chemin dans la nuit ?
Et la loupe vissée sur l’œil (même si ce n’est qu’une image) n’empêche pas des plaisirs bien plus charnels, avec notamment ce déjeuner comme je les aime, fait de charcuteries et de fromages produits dans les fermes alentours, et dont les goûts se marient avec le soleil et les altitudes du paysage. En un mot, un souvenir de randonnée comme je le aime, racontée de façon plaisante. Si c’était un appât pour me faire lire les souvenirs de Monsieur Fabre, il est possible que je morde à l’hameçon un de ces jours ! show less
J'en étais à rechercher les causes de cette populeuse agglomération, lorsque le souffle du midi, qui déjà nous avait inspiré dans la matinée quelques vagues craintes, amène soudainement un convoi de nuages se résolvant en pluie.
Je ne sais pourquoi, avant de commencer cette lecture, j’avais déjà entendu parler de cet épisode, et je pensais qu’il s’agissait d’un livre complet. Il n’en show more est rien, il s’agit en réalité d’un chapitre des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, une petite parenthèse pédestre bien agréable qui donne envie de chausser à nouveau ses grosses chaussures.
Dans un style un tantinet désuet mais très facile à aborder, Jean-Henri Fabre, probablement l’un des naturalistes les plus célèbres de la France du XIXème siècle et qui s’est passionné pour ce lieu dont il a donné une des premières descriptions scientifiques, narre ici sa vingt-troisième ascension du Mont Ventoux. Il est peu question de science ici, même si des noms de plantes sont plusieurs fois cités, mais tout simplement du bonheur de marcher au grand air et de prendre le temps d’observer les petits détails, les petits indices.
J’avais beaucoup aimé les cours de dynamique des peuplements végétaux lors de mes études, et j’ai retrouvé dans les mots de Fabre ce plaisir d’allier observation et questionnement sur les petites choses ce qui nous entoure. Pourquoi l’Ammophile hérissée est-elle cette fois en groupe alors que Fabre ne l’a jamais aperçu ainsi avant ? Je n’aurai pas la réponse à cette question, il me faudra pour cela ouvrir les chapitres suivants du livre, mais rien que le fait de se poser la question m’a donné envie moi aussi de fureter dans les ras couverts végétaux. Par contre, j’aurai maintenant un argument pour dire que la botanique, même en dilettante, est une science utile, saviez-vous que les orties pouvaient permettre de retrouver son chemin dans la nuit ?
Et la loupe vissée sur l’œil (même si ce n’est qu’une image) n’empêche pas des plaisirs bien plus charnels, avec notamment ce déjeuner comme je les aime, fait de charcuteries et de fromages produits dans les fermes alentours, et dont les goûts se marient avec le soleil et les altitudes du paysage. En un mot, un souvenir de randonnée comme je le aime, racontée de façon plaisante. Si c’était un appât pour me faire lire les souvenirs de Monsieur Fabre, il est possible que je morde à l’hameçon un de ces jours ! show less
Apr 23, 2013French
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