The Law of Life [short story]
by Jack London
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Il pencha sa tête résignée jusqu’à ce que, ayant entendu la dernière plainte de la neige foulée, il sût que son fils était hors d’appel. Alors sa main s’allongea vivement pour tâtonner le bois. Il ne restait plus que cela entre lui et l’éternité qui s’entrouvrait pour l’engloutir. La mesure de sa vie avait fini par se réduire à une poignée de fagots. Un à un, ils iraient alimenter le feu, et de même, pas à pas, la mort s’approcherait de lui. Quand la dernière branche aurait rendu sa chaleur, le gel commencerait à reprendre ses forces. D’abord ses pieds, puis ses mains, seraient saisis par la paralysie, qui gagnerait lentement des extrémités au tronc. Sa tête tomberait en avant sur ses genoux, et il show more serait en repos. Cela est simple. Tout homme doit mourir.
Un titre engageant pour une nouvelle qui cache bien son jeu puisqu’il y est en réalité question de l’agonie et de la mort d’un vieil Indien, abandonné par sa tribu, comme c’est la règle, maintenant qu’il est un poids mort et que la survie de tous est en jeu. Koskoosh, ce vieil Indien aveugle, se remémore alors quelques évènements de sa vie. Il passe aussi par toutes les phases, oscillant entre espoir irraisonné et acceptation de l’inéluctable, entre raisonnement et refus.
Ecrite dans le style sobre de Jack London, cette nouvelle ne porte cette fois pas trace de l’ironie qu’il affectionne tant. Au contraire, pointe sous les phrases simples un grand respect de l’auteur pour ce que son personnage représente, à la fois homme dans ses espoirs et sa dignité et simple maillon dans le cycle de la vie. Une ambivalence qui est tout le déchirement de cet homme, Koskoosh, qui comprend l’inutilité de sa vie si ce n’est pour être au service de son espèce. Comme souvent chez Jack London, c’est un immense fatalisme qui se dégage de cette nouvelle, mais le plus cruel des réalismes n’empêche pas cette dignité dont il aime parer ses héros, car c’est ce qui grandit l’homme, même et peut-être surtout au plus noir des instants de sa vie. show less
Un titre engageant pour une nouvelle qui cache bien son jeu puisqu’il y est en réalité question de l’agonie et de la mort d’un vieil Indien, abandonné par sa tribu, comme c’est la règle, maintenant qu’il est un poids mort et que la survie de tous est en jeu. Koskoosh, ce vieil Indien aveugle, se remémore alors quelques évènements de sa vie. Il passe aussi par toutes les phases, oscillant entre espoir irraisonné et acceptation de l’inéluctable, entre raisonnement et refus.
Ecrite dans le style sobre de Jack London, cette nouvelle ne porte cette fois pas trace de l’ironie qu’il affectionne tant. Au contraire, pointe sous les phrases simples un grand respect de l’auteur pour ce que son personnage représente, à la fois homme dans ses espoirs et sa dignité et simple maillon dans le cycle de la vie. Une ambivalence qui est tout le déchirement de cet homme, Koskoosh, qui comprend l’inutilité de sa vie si ce n’est pour être au service de son espèce. Comme souvent chez Jack London, c’est un immense fatalisme qui se dégage de cette nouvelle, mais le plus cruel des réalismes n’empêche pas cette dignité dont il aime parer ses héros, car c’est ce qui grandit l’homme, même et peut-être surtout au plus noir des instants de sa vie. show less
Apr 16, 2014French
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One of the pioneers of 20th century American literature, Jack London specialized in tales of adventure inspired by his own experiences. London was born in San Francisco in 1876. At 14, he quit school and became an "oyster pirate," robbing oyster beds to sell his booty to the bars and restaurants in Oakland. Later, he turned on his pirate show more associates and joined the local Fish Patrol, resulting in some hair-raising waterfront battles. Other youthful activities included sailing on a seal-hunting ship, traveling the United States as a railroad tramp, a jail term for vagrancy and a hazardous winter in the Klondike during the 1897 gold rush. Those experiences converted him to socialism, as he educated himself through prolific reading and began to write fiction. After a struggling apprenticeship, London hit literary paydirt by combining memories of his adventures with Darwinian and Spencerian evolutionary theory, the Nietzchean concept of the "superman" and a Kipling-influenced narrative style. "The Son of the Wolf"(1900) was his first popular success, followed by 'The Call of the Wild" (1903), "The Sea-Wolf" (1904) and "White Fang" (1906). He also wrote nonfiction, including reportage of the Russo-Japanese War and Mexican revolution, as well as "The Cruise of the Snark" (1911), an account of an eventful South Pacific sea voyage with his wife, Charmian, and a rather motley crew. London's body broke down prematurely from his rugged lifestyle and hard drinking, and he died of uremic poisoning - possibly helped along by a morphine overdose - at his California ranch in 1916. Though his massive output is uneven, his best works - particularly "The Call of the Wild" and "White Fang" - have endured because of their rich subject matter and vigorous prose. (Bowker Author Biography) show less
Work Relationships
Is contained in
To build a fire, Moon-face, The Law of Fire, Love of Life: Jack London's short stories - bilingual edition by Jack London
Has as a student's study guide
Common Knowledge
- Canonical title
- The Law of Life [short story]
- Original title
- The Law of Life
- Original publication date
- 1901
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- 12
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- Languages
- English, French
- Media
- Paper, Ebook
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