Granma Nineteen and the Soviet's Secret

by Ondjaki

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Description

BY THE WINNER OF THE 2013 JOSÉ SARAMAGO PRIZE AN AFRICA39/UNESCO CITY OF LITERATURE 2014 TOP AFRICAN WRITER UNDER 40 A GUARDIAN TOP FIVE AFRICAN WRITER, 2012 WINNER OF THE GRINZANE PRIZE FOR BEST YOUNG WRITER, 2010 By the beaches of Luanda, the Soviets are building a grand mausoleum in honour of the Comrade President. Granmas are whispering: houses, they say, will be dexploded, and everyone will have to leave. With the help of his friends Charlita and Pi (whom everyone calls 3.14), and with show more assistance from Dr. Rafael KnockKnock, the Comrade Gas Jockey, the amorous Gudafterov, crazy Sea Foam, and a ghost, our young hero must decide exactly how much trouble he’s willing to face to keep his Granma safe in Bishop’s Beach. Energetic and colourful, impish and playful, Granma Nineteen and the Soviet’s Secret is a charming coming-of-age story from the next rising star in African literature. show less

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I enjoyed Good Morning, Comrades more, but he clearly has a voice and things to say. The story is simple: the Soviets are building a mausoleum to house the remains of the late Comrade President (Agostinho Neto) in Luanda (a true story). The book tells the story through the eyes of a child who lives on the beach near the construction zone; it’s about his life, their lives, and the Soviet presence. It’s fun and funny, whimsical and poignant, and has things to say and things to think about. A powerful writer with a penchant for experiment.
½
Adventurous and creative and wholesome in a revolutionary way. Full of love of place in a way that really got me.
Le soleil s’est enfoncé jaune dans le bleu sombre de la mer en inventant un beau coucher de soleil d’une couleur métisse que des paroles n’auraient pu expliquer. Nous regardions, c’est tout.
Le temps avait décidé qu’il pouvait enfin passer.
(p. 110).

– Il n’y a pas des choses que tu voudrais oublier ?
– Je ne crois pas. J’aime ma vie remplie de choses que je peux raconter à quelqu’un. Si un jour j’ai sept enfants, comment je ferai pour avoir de bonnes histoires à leur raconter ?
(…)
– Ne t’inquiète pas pour les histoires. Les bonnes histoires à raconter sont celles qu’on invente.
(p. 111).


Avec un titre comme celui-là et une couverture comme celle-là, on ne s’attend pas vraiment à un roman show more traduit du portugais qui nous emmène à PraiadoBispo, un quartier populaire du bord de mer à Luanda. C’est là que l’on rencontre GrandMèreAgnette, qui va devenir GrandMèreDixNeuf, et un soviétique connu sous de nombreux noms, parmi lesquels Botardov ou Aissellov. Un soviétique à Luanda ? Oui, car l’Angola avait choisi son camp, et en récompense recevait l’aide des grands frères russes et cubains, qui fourmillent ici, notamment pour construire le Mausolée qui abritera le corps embaumé du regretté premier président angolais, Agostinho Neto (une tradition que l’URSS a exporté avec succès, que l’embaumement de ses dirigeants…). Mais qui dit construction pharaonique dit besoin de faire place nette, et donc de raser les maisons qui n’ont plus lieu d’être.
Et c’est un enfant, le petit-fils de GrandMèreDixNeuf qui raconte tout cela. Un enfant qui sait être poétique parce qu’il a un regard d’enfant mais aussi parce qu’il a un don de poète. Dans ce livre, la place des couleurs et du son (ou plutôt du silence) est très soignée, comme un élément crucial d’un décor, plus important que ce que l’on peut voir. Car oui, plus que dans un quartier de Luanda, c’est dans un monde de couleurs qui explosent et de sons que l’auteur nous plonge, avec ce qu’il présente comme une réécriture de ses propres souvenirs d’enfance, comme il le dit dans une lettre adressée à une poétesse angolaise qui est reproduite à la fin du livre : « j’exerce le droit d’attribuer la parole à des rêves – même à ceux qui n’ont pas été vraiment rêvés » (p. 133).
Avec cette touche très personnelle dans la narration, Ondjaki nous invite dans son monde de l’enfance, un monde où chacun d’entre nous peut se retrouver (pour de vrai ou en rêve), mais un monde très exotique en même temps, fait de chaleur et de poussière, de fruits et de plats inconnus, de films de guerre américains pris un peu trop au sérieux, et de comparaison entre des chauves-souris et des MiG (est-ce vraiment sain pour un enfant de si bien connaître la façon dont volent les avions de chasse russes ? Notre petit narrateur ne semble guère s’en soucier…).
J’ai fini par me laisser emporter par cette prose toute en poésie et naïveté bien sentie, c’est un roman court mais qui fait voyager sur de longues distances, vers un autre continent, une autre époque (celle où il y avait encore deux blocs et un mur), un autre âge, une autre douceur acidulée. Oui, voilà ce qu’est la lecture de ce roman, une douceur acidulée.
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Canonical title
Granma Nineteen and the Soviet's Secret
Original title
AvóDezanove e o segredo do soviético
Original publication date
2008
Original language
Portuguese

Classifications

Genres
Fiction and Literature, General Fiction
DDC/MDS
869.3Literature & rhetoricSpanish LiteratureLiteratures of Portuguese and Galician languagesPortuguese fiction
LCC
PQ9929 .O53 .A9613Language and LiteratureFrench, Italian, Spanish and Portuguese literaturesPortuguese literatureProvincial, local, colonial, etc.
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