Fear and Misery of the Third Reich

by Bertolt Brecht

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This text is Brecht's series of 24 inter-connected playlets that describe events which took place in German households before his own exile in 1936. They describe the suspicion and anxiety experienced by people as the power of Hitler grew.

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More a series of vignettes than an actual play with a beginning, middle, and end. Characters appear, and disappear again after sometimes as little as a half page of dialogue. Brecht was cataloging history as it happened; he was dramatizing what he was seeing as the world rushed into World War II, and Germany reeled under a tyrannical government, where parents were scared their own children would turn them in if they so much as grumbled about high food prices. Not as powerful from a storytelling standpoint as much of Brecht's work, but the reality grounded behind this one gives it oomph. The play stops with the invasion of Vienna, and so never deals with what most people think about when they think about World War II - the Final Solution show more and the Holocaust. Still, it does deal at least somewhat with the hatred of Jews, though the spectre of communism, and the hatred of the National Socialists for communists, was the biggest thread. An interesting bit of historical drama, with the strength of anger and pain driving the narrative. show less
Interesting short plays, would love to see this in action. It feels as if I am watching actions unfold
A true masterpiece of German literature.
J’ai eu la chance de voir cette pièce au théâtre il y a quelques semaines, dans la toute nouvelle mise en scène de Julie Duclos. Pièce de théâtre, mais surtout collection de scénettes qui, je l’ai appris grâce à la postface du traducteur, sont le fruit d’un patient travail de collecte d’articles et de témoignages entrepris par Brecht dès le début de son exil d’Allemagne. Dans une interview qui accompagnait le programme, Julie Duclos expliquait que ces différents tableaux, sans lien entre eux, s’intéressent au moment où le nazisme devient réalité, et réalité sombre bien sûr, dans la vie des personnages. C’est probablement un raccourci, mais en même temps un bon résumé de ce qu’est cette show more pièce.
J’ai mis un peu de temps à rentrer dans la pièce lorsque je l’ai lue, en partie à cause de l’absence de lien entre les tableaux. Mais j’ai fini par trouver un rythme de lecture satisfaisant et j’ai pu goûter à toute l’amertume que distillent ces scènes. On ne voit pas grand-chose de l’horreur du nazisme, à part quelques allusions aux camps de travail et aux méthodes musclées de la milice. Là où Brecht est particulièrement efficace, c’est effectivement dans la capacité à dépeindre comment la main-mise sur la société percole de façon insidieuse jusque dans le plus intime des vies. En cela, « La Femme Juive » (un des tableaux les plus célèbres, semble-t-il, et c’est justifié) et « Le Mouchard », sont les plus glaçants dans leur façon de mettre en scène l’altération des relations familiales à l’air du contrôle des esprits. D’autres font sourire, voire presque rire (jaune, bien sûr), comme « Physiciens » ; d’autres ne peuvent qu’atterrer, par exemple « Secours d’hiver », ou bien d’autres encore sont poignantes, comme « Trouver le droit » ou « Le Combattant de la première heure ».

Bien sûr, il n’est pas possible de lire ou de regarder cette pièce sans penser à la situation actuelle. Cette pièce a été écrite entre 1935 et 1938, donc bien avant le déploiement à grande échelle de la force nazie, ce qui peut-être la rend encore plus forte, car on réalise à quel point il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que le nazisme s’infiltre dans les moindres interstices de la société, pour que ce ne soient plus seulement les opposants directs et les ennemis désignés, qui soient touchés par la férule nazie. Quand on pense à cette citation de Martin Niemöller, « Quand les nazis sont venus chercher les communistes / les syndicalistes / les juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste / syndicaliste / juif. », on se rend compte qu’on est arrivé en à peine une poignée d’année à sa conclusion, « Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »
La pièce a ensuite été créée en 1938 à Paris sous le nom énigmatique de 99 % (le score des nazis lors de leurs plébiscites, mais un titre suffisamment obscur pour ne pas froisser les autorités allemandes et passer l’étape de la censure, puis en 1945 aux Etats-Unis, avec le titre de The Private Life of The Master Race (quelque chose comme La Vie privée de la race dominante). Et Brecht, conscient que la valeur de témoignage de sa pièce ne s’éteignait pas avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, a dit que sa pièce « ne sera plus un acte d’accusation. Mais [elle] sera peut-être encore un avertissement ». On ne peut pas mieux dire, et on ne peut que lire cette pièce, ou aller la voir jouer.
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Nelle ventitre scene drammatiche di questa pièce del 1938, Brecht si limita a registrare episodi “tipici del terrore e della miseria del terzo Reich”. Anche dalle più viete parole quotidiane si sprigiona una feroce condanna o un senso di sconfinata desolazione. “Dal fondo dell’abisso sale un monito di fermezza; – come nota Emilio Castellani – ma è una voce isolata. Le scene non sono che documenti di disfatta. Alcune – le più – a carattere di flash, di rapidi scorci con effetti luministici di varia intensità (feroci, agghiaccianti, squallidi); altre più diffuse e discorsive, a volte persino verbose, come si conviene alla borghesia medio-piccola nelle sue varie sfaccettature sociologiche, che è lo strato sociale show more predominante. Intellettuali, scienziati, medici, giudici come operai qualificati, bottegai, domestici, soldati: la paura contagia tutti, colpisce ovunque”. (fonte: Einaudi) show less

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Bertolt Brecht was born on February 10, 1898 in Augsburg, Bavaria, and died on August 14, 1956. He was a German playwright, theatre director and Marxist. The modest house where he was born is today preserved as a Brecht Museum. Brecht formed a writing collective which became prolific and very influential. He wrote many lyrics for musicals and show more collaborated with Kurt Weill to create Die Dregroschenoper -- the biggest hit in 1920s Berlin. Brecht experimented with his own theater and company -- the Berliner Ensemble -- which put on his plays under his direction and which continued after his death with the assistance of his wife. Brecht aspired to create political theater, and it is difficult to evaluate his work in purely aesthetic terms. Brecht died in 1956. (Bowker Author Biography) show less

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Federici, Federico (Translator)

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Canonical title
Fear and Misery of the Third Reich
Original title
Furcht und Elend des Dritten Reiches
Alternate titles
The Private Life of The Master Race
Original publication date
1938
Important places
Germany
Original language*
Allemand
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Classifications

Genre
Fiction and Literature
DDC/MDS
832.912Literature & rhetoricGerman & related literaturesGerman drama1900-1900-19901900-1945
LCC
PT2603 .R397 .F8Language and LiteratureGerman, Dutch and Scandinavian literaturesGerman literatureIndividual authors or works1860/70-1960
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