Philippe Val
Author of Traité de savoir-survivre par temps obscurs
Works by Philippe Val
Rire (French Edition) 1 copy
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Common Knowledge
- Birthdate
- 1952-09-14
- Gender
- male
- Occupations
- Journaliste
- Nationality
- France
- Birthplace
- Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, Île-de-France, France
- Map Location
- France
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Philippe Val, je ne connaissais que de nom et son itinéraire marqué à gauche ne plaidait pas forcément pour une rencontre entre mes yeux et sa plume. C'est donc un peu par hasard que je l'ai feuilleté et la rencontre s'est faite car Philippe Val est surtout très attaché au concept de Bien Commun (Res Publica) et à la liberté des personnes, prises comme êtres de raison s'arrachant aux classifications dans lesquelles beaucoup de politiques et d'intellectuels cherchent à les pousser. show more Essai vigoureux que ce "malaise dans l'inculture", alternant des passages d'altitude plutôt intéressants avec des passages de mitraillage en rase-motte dont on se demande ce qu'il va en rester dans quelques années une fois que le souvenir des événements et des personnes aura disparu. La charge de Val se porte essentiellement sur le sociologisme à la française, divisant la population en dominés et dominants et excusant par avance les premiers de tous les actes illégaux qu'ils auront faits contre les seconds. Le sociologisme, selon Val, se rattache aux idées de Rousseau, qu'il ne porte pas en son coeur ! Si le sociologisme n'était resté qu'une science humaine parmi d'autres, la charge aurait sans doute été moins féroce mais son application en politique et sa reprise par les partis de tous bords (et en particulier par la Gauche) le consterne profondément. Tout le monde en prend pour son grade : hommes politiques, médias, journalistes, tous ceux que Val connaît et qui, selon lui, sont les continuateurs d'un système de caste qui ne dit pas son nom. La condamnation porte sur l'adoption du communautarisme à tout crin, qui rabaisse la personne aux frontières d'un état que l'Etat de droit tel que souhaité par la République Française était sensé abolir. L'égalitarisme remplace l'Egalité, laquelle ne signifie pas qu'il n'y ait pas de différence, bien au contraire.
Un essai aisé à lire, passionnant sur le fond, parfois un peu vert sur la forme (ce n'est pas un travail universitaire, loin s'en faut), qui appelle sans doute, j'espère, des réponses et des débats, à défaut d'un désillement instantané. show less
Un essai aisé à lire, passionnant sur le fond, parfois un peu vert sur la forme (ce n'est pas un travail universitaire, loin s'en faut), qui appelle sans doute, j'espère, des réponses et des débats, à défaut d'un désillement instantané. show less
J’aime beaucoup Philippe Val. Pour ceux qui ne connaissent pas — et qui, au vu du barouf médiatique de ces jours, vivent sans doute sous un caillou très bien isolé –, il est directeur de Charlie-Hebdo. À côté des dessins pipi-caca qui tapent, en vrac, sur la droite, les cons et les intégristes de tous poils, Charlie compte un nombre inquiétant d’éditorialistes de grand talent; Philippe Val est de ceux-là. J’ai toujours beaucoup de plaisir à lire ses éditos et, lorsque show more j’ai appris la sortie de son Traité de savoir-survivre par temps obscurs (Grasset, 240 p.), j’ai filé l’acheter.
Je m’attendais à y trouver quelques chroniques, à l’image de ses articles; j’ai été déçu. En bien. Ce Traité (qui me réconcilie quelque peu avec les traités, après ma précédente expérience) est à mi-chemin entre le pamphlet politique et l’ouvrage de philosophie bien costaud, le modèle pour barbus.
Il part sur la thèse que toute l’histoire de l’humanité repose sur une constante lutte entre « l’espèce », qui représente les lois naturelles (l’instinct de survie, de reproduction, de sélection, de mort) et la culture ou la civilisation, qui tentent de donner un sens à la vie des hommes. Ce n’est pas très compliqué (à vrai dire, un des reproches que je ferais à cette théorie est qu’elle est justement trop simple, mais bon…) au départ, mais ça implique pas mal de mécanismes complexes, que l’auteur décortique à travers un certain nombre de ses auteurs fétiches: les Épicuriens, Spinoza, Freud.
Au final, l’air de rien, ce que fait Philippe Val ici, c’est une Théorie globale unifiée de la gauche politique. Bien évidemment, pour lui, être de gauche, c’est être du côté de la civilisation, alors qu’être de droite revient à soutenir l’espèce. Mais le trait de génie de l’ouvrage est sans doute de reconnaître que, sans l’espèce, la civilisation n’ira nulle part…
J’aime bien Philippe Val. Il me donne envie d’être d’accord avec lui, même quand je ne le suis pas. show less
Je m’attendais à y trouver quelques chroniques, à l’image de ses articles; j’ai été déçu. En bien. Ce Traité (qui me réconcilie quelque peu avec les traités, après ma précédente expérience) est à mi-chemin entre le pamphlet politique et l’ouvrage de philosophie bien costaud, le modèle pour barbus.
Il part sur la thèse que toute l’histoire de l’humanité repose sur une constante lutte entre « l’espèce », qui représente les lois naturelles (l’instinct de survie, de reproduction, de sélection, de mort) et la culture ou la civilisation, qui tentent de donner un sens à la vie des hommes. Ce n’est pas très compliqué (à vrai dire, un des reproches que je ferais à cette théorie est qu’elle est justement trop simple, mais bon…) au départ, mais ça implique pas mal de mécanismes complexes, que l’auteur décortique à travers un certain nombre de ses auteurs fétiches: les Épicuriens, Spinoza, Freud.
Au final, l’air de rien, ce que fait Philippe Val ici, c’est une Théorie globale unifiée de la gauche politique. Bien évidemment, pour lui, être de gauche, c’est être du côté de la civilisation, alors qu’être de droite revient à soutenir l’espèce. Mais le trait de génie de l’ouvrage est sans doute de reconnaître que, sans l’espèce, la civilisation n’ira nulle part…
J’aime bien Philippe Val. Il me donne envie d’être d’accord avec lui, même quand je ne le suis pas. show less
Dec 1, 2010French
En ces jours où, dans certains lieux, le terme « social-démocrate » est devenu un gros mot, je viens de finir le dernier livre de Philippe Val. Rien que le titre « Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous » est garanti pour faire grincer des dents ceux qui n’aiment pas le personnage (ou qui n’aiment pas Michel Sardou).
J’y ai trouvé du bon et du moins bon. Je pars déjà avec un avis favorable: j’aime bien ce qu’écrit Val. Je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais, show more passé quelques tics de langage et une tendance à faire dans le verbeux, je trouve la plupart de ses arguments intelligents ou, à tout le moins, réfléchis.
Le bon, c’est toute la partie autour du procès des caricatures. Val nous emmène dans les coulisses de cet évènement. Bien sûr, on y verra une nette tendance à l’autopromotion ou à l’autocongratulation; d’un autre côté, il n’y a pas non plus tromperie sur la marchandise. Il y a même des parties franchement hilarantes, comme les interventions de Claude Lanzmann.
Le moins bon, c’est un peu tout le reste, notamment la thèse principale de Val, qui renvoie dos à dos une certaine frange de l’extrême gauche et de l’extrême droite et l’amalgame poussé entre islamisme et nazisme. Je ne dis pas qu’il y a pas de points communs, ni même que c’est complètement faux, seulement j’ai ma grille de lecture formée à Internet qui hurle « Godwin! » à peu près tous les trois paragraphes.
Je recommande quand même le bouquin, pour son intelligence — à défaut de pertinence absolue. Même ceux qui n’aiment pas Philippe Val (et ils semblent être nombreux) devraient y jeter un oeil, pour voir comment fonctionne le bonhomme et marcher un kilomètre ou deux dans ses chaussures, comme disent les anglo-saxons. show less
J’y ai trouvé du bon et du moins bon. Je pars déjà avec un avis favorable: j’aime bien ce qu’écrit Val. Je ne suis pas toujours d’accord avec lui, mais, show more passé quelques tics de langage et une tendance à faire dans le verbeux, je trouve la plupart de ses arguments intelligents ou, à tout le moins, réfléchis.
Le bon, c’est toute la partie autour du procès des caricatures. Val nous emmène dans les coulisses de cet évènement. Bien sûr, on y verra une nette tendance à l’autopromotion ou à l’autocongratulation; d’un autre côté, il n’y a pas non plus tromperie sur la marchandise. Il y a même des parties franchement hilarantes, comme les interventions de Claude Lanzmann.
Le moins bon, c’est un peu tout le reste, notamment la thèse principale de Val, qui renvoie dos à dos une certaine frange de l’extrême gauche et de l’extrême droite et l’amalgame poussé entre islamisme et nazisme. Je ne dis pas qu’il y a pas de points communs, ni même que c’est complètement faux, seulement j’ai ma grille de lecture formée à Internet qui hurle « Godwin! » à peu près tous les trois paragraphes.
Je recommande quand même le bouquin, pour son intelligence — à défaut de pertinence absolue. Même ceux qui n’aiment pas Philippe Val (et ils semblent être nombreux) devraient y jeter un oeil, pour voir comment fonctionne le bonhomme et marcher un kilomètre ou deux dans ses chaussures, comme disent les anglo-saxons. show less
Dec 1, 2010French
Intransigeant, Val m’a laissé parfois en rade. Zut. Frustrant lorsqu’il qu’il a raison. Mais pas que.
Bibliobs nous parle d’humour. Ha bon. Re-zut alors
Bibliobs nous parle d’humour. Ha bon. Re-zut alors
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