Picture of author.

François-Henri Désérable

Author of Un certain M. Piekielny

11 Works 171 Members 6 Reviews

About the Author

Works by François-Henri Désérable

Tagged

Common Knowledge

Members

Reviews

6 reviews
When I bought the book, I vaguely imagined a literary inquiry in the vein of Mondiano's perambulations that would lead one in the footsteps of the title character, A certain Mr. Piekielny. No less satisfying, the book turned out to be an investigation, not so much into the life of an obscure personality encountered on the pages of Romain Gary's book, "La promesse de l'aube," but an investigation into the porous boundaries between fiction and reality.

The narrator, who is generally identified show more with the author, but who should not be always taken at his word, recounts his initiation into literature that starts with a near-obsession with Romain Gary's book, the only required reading the he seems to have read in high school. Read, and re-read, and re-read. Intrigued by the character of Mr. Piekielny, a neighbor of the five-year-old Roman Kacew back in Vilnius before the war, Désérable decides to learn more about him. Real-life research, on the Internet and in archives, seems to lead to a dead-end, or at best, leave the researcher in the same state of uncertainty and suspension from which he started. The existence of a certain Mr. Piekielny is ... far from certain. More productive turn out to be Piekielny's possible lives and possible fates. Through his multiple deaths and impossible survivals, Piekielny, whose name means "Infernal" in Polish, comes to embody the fate of Vilnius Jews.

The reader may feel at times that the author's flights of fancy are mere page filler, intended to turn a novella into a novel, and the occasional levity of tone, evocative of Romain Gary's own sense of humor (albeit slightly less successful), might reinforce this first impression. However, these false trails and red herrings do serve a purpose: they explore the boundaries between fact and fiction, true and false memories, the phenomenon of memory formation (the writers', and their readers'), the experiential value of fictional memories, as well as intersections between various literary works.

Désérable manages to pull off a narrative that is touching, sometimes funny (like Gary in Promesse de l'aube, the author is often the target of his own humor), and literarily-savvy, albeit sometimes historically naive (such as, the Soviets as the unquestionable liberators... Historical events feel rather glossed over and perhaps slightly under-researched, in contrast to biographical data, where the author manages to unearth little known bits of trivia). Like Gary's Promesse de l'aube, Désérable's Un certain Mr. Piekielny is also meant as an exploration of the genesis of the compulsion to write.
show less
½
Jeune auteur français, François-Henri Désérable s'attaque ici à un sujet qui m'est cher, la courte vie du plus romantique des mathématiciens, Évariste Galois. Au Québec, Geneviève Billette l'avait fait vivre avec bonheur sur les planches du Théâtre d'aujourd'hui dans Contre le temps. Ici, avec Évariste, nous avons un tout autre traitement. Désérable se lance dans une biographie romancée, une espèce de broderie autour du peu que l'on sait des événements qui ont mené show more Évariste à se présenter à ce duel. Un duel qui aura mis fin à la vie d'un mathématicien d'exception, à la vie d'un être entier et révolutionnaire dans toutes les sphères de son bref passage ici.
[...] et lui qui n'avait jamais cru en rien, pas même à la poésie, voilà qu'il croyait aux mathématiques, qu'il y voyait l'alphabet grâce auquel, après le claquement de doigts originel, l'univers fut écrit [...] [F.-H.D.]
Évariste est écrit en utilisant un style surprenant. On se sent parfois en déroute avec cette écriture qui passe sans préavis de l'ampoulé très XIXe siècle au populaire actuel, qui parfois s'adresse à une lectrice imaginée qu'il faut séduire, qui toujours hésite sur les limites de ce que l'on peut inventer autour du peu que l'on connaît de la réalité.
Tout cela n'est qu'une hypothèse, bien entendu. En vérité, on ignore ce qu'il s'est passé rue de l'Ourcine au printemps 1832. On ne sait pas si Évariste fit la rencontre de Stéphanie sous un arbre du jardin. On ne sait pas s'il y avait un arbre dans le jardin. Et pour tout dire, on n'est même pas certain qu'il y eut un jardin. (C'est dire si on ne sait rien.) [F.-H.D.]
Je ne prétends pas savoir ce qu'il s'est passé, au mois de mai 1832, dans la pension Faultrier. À vrai dire, je ne suis même pas certain de le vouloir. Je préférerai toujours le mystère aux certitudes bien forgées, le champ des possibles à l’indéniable vérité. [F.-H.D.]
Désérable, malgré son style déconcertant et sa plume virevoltante, réussit à rendre une époque et à nous peindre l'éclair d'une brève mais combien significative vie dans cette époque mouvementée. Ce fut une lecture réjouissante.
[...] il est cinq heures ; la marquise, étonnamment, n'est pas sortie [...] [F.-H.D.]

[http://rivesderives.blogspot.ca/2016/09/evariste-francois-henri-deserable.html]
show less
½
Après quelques Goncourts décevants, j'ai pensé tenter ma chance avec un lauréat du Grand Prix du roman de l'Académie française 2021. Malheureusement, ce ne fut pas non plus une réussite. Je comprends pourquoi il a reçu ce prix : son engouement pour la littérature française du XIXe siècle et son mélange inventif de langage écrit et parlé. Mais l’histoire n’a vraiment pas réussi à captiver.
De Galois, il est beaucoup et peu question. Le beaucoup, c'est déjà le titre car le mathématicien avait un prénom, qui claque comme un drapeau, qui est le reflet de cette période romantique, douce et surtout violente. Le beaucoup, c'est aussi ces chapîtres qui s'étalent sur le nombre des années de l'auteur, et qui reprennent, un peu scolairement une fiche d'encyclopédie agrémentée de jolies peintures. L'auteur essaie de donner du corps à ce jeune homme mort, ce qui suppose show more d'étirer au maximum le moindre évènement, la moindre anecdote. Le peu, c'est justement cela, l'aspect ectoplasmique de la vie de Galois, réduite dans l'imaginaire à une nuit fièvreuse dédiée aux mathématiques et qui se termine par un allongement dans la rosée d'un champ avec une balle de plomb dans le flanc. La fin est romantique, certes. Le peu de cette vie est malheureusement compensée par l'auteur par une couche épaisse de digressions qui éloignent du récit. Par ailleurs, les apostrophes continuelles au lecteur ou à la lectrice rendent la lecture peu facile, de même que des allusions à Twitter ou Facebook qui ancrent le récit dans notre époque tout en voulant écrire sur les années 1830. Qui se souciera de Twitter et Facebook dans trente ans !
L'auteur a des facilités d'écriture, c'est indéniable, ainsi que le sens de la formule, on lui accorde cela. Pour autant, le récit qu'il nous fait de la vie de Galois, en mettant de côté tout son apport aux mathématiques - c'est voulu -, laisse sur la faim.
show less

Awards

Statistics

Works
11
Members
171
Popularity
#124,898
Rating
½ 3.7
Reviews
6
ISBNs
29
Languages
6

Charts & Graphs