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Jacques Spitz (1896–1963)

Author of The Eye of Purgatory

18 Works 89 Members 6 Reviews 1 Favorited

About the Author

Includes the name: Jacques Spitz

Works by Jacques Spitz

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Common Knowledge

Canonical name
Spitz, Jacques
Birthdate
1896
Date of death
1963
Gender
male
Nationality
France
Birthplace
Ghazaouet, Algeria
Place of death
Paris, France
Map Location
France

Members

Reviews

6 reviews
Included are two short novels, both concerned with ways of seeing. The first, The Experiment of Dr. Mops, is an enjoyable musing on what it means to foresee future events.

The second is awesome. The Eye of Purgatory is a succinct exploration of existential dread, dressed in the threads of cosmological horror. I loved this story and would’ve read it in one sitting had I not interrupted myself. A young man begins to see unusual effects in the people and objects around him. Slowly the reason show more for this is revealed as the world he perceives rushes to an entropic vision. His perceptions entwine the present and future, and this painful duality illuminates his alarming circumstance.

This is a contender for the best thing I’ve read this year. I hope more of this author’s works are translated from the original french as I’m anxious to read his stories. If you can find a copy, this is highly recommended.
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L'occhio del purgatorio - ★★★★★

Il romanzo inizia in modo insignificante, un pittore non molto talentuoso è annoiato e disgustato dai suoi simili. Però poi gli eventi prendono una piega inaspettata e il protagonista si trova a vedere non il futuro ma il presente invecchiato. Se la visione del futuro poteva essere desiderabile, quella del presente giorni, anni e secoli dopo non lo è.
E' un romanzo molto particolare, quasi filosofico. Si nota che non appartiene al ramo di show more fantascienza americana, più concreta e di azione. Qui prevale invece la riflessione sulla vita e, ancora di più, sulla morte.

Le mosche - ★★★
Questo secondo romanzo ha un carattere completamente diverso dal precedente. L'autore raffigura l'invasione della Terra da parte delle mosche, che si sono ormai evolute fino ad acquisire l'intelligenza.
Il racconto è, in fin dei conti, una satira alla società umana, infatti la cultura dei vari popoli è estremizzata e derisa.
In conclusione si sorride, ma non più di tanto: le scene dei nugoli di mosche che affliggono il pianeta sono decisamente rivoltanti (e talvolta prolissi) e la critica alla società fa riflettere sulla stupidità umana.
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L’œuvre de Jacques SPITZ se fait rare dans les rayons des librairies, il est donc heureux de voir L’Arbre Vengeur rééditer L’Oeil du Purgatoire, publié pour la première fois en 1945.
Journal d’un peintre dont la quête de la beauté, semblant toucher à sa fin, va se renouveler pour contaminer l’ensemble de son univers, cette œuvre entre science-fiction et fantastique se révèle d’une force esthétique rare qui ne peut laisser indifférent.
Poldonski, artiste misanthrope et show more méprisé, est en voie de couper ses derniers liens avec une vie qui ne lui offre plus aucun intérêt. Il cherche le génie, la jouissance picturale, mais ceux-ci s’évanouissent, et rien ne paraît se dessiner dans l’avenir pour les faire réapparaître. Le suicide semble la seule solution logique.
Tout change alors que sa vue est infectée par un bacille inoculé par un laborantin aux idées démentes ; désormais, Poldonski peut voir l’avenir des choses périssables, d’abord dans quelques jours, puis quelques mois, quelques années, quelques siècles... Un monde nouveau, dissimulé jusqu’alors par les limites de la « causalité » dans le temps, apparaît : les hommes deviennent des cadavres, les chiens des squelettes, le ciel étoilé un large néant. La mort, possibilité invisible pour le commun des êtres, est à chaque recoin d’un Paris des années 30 dont la désintégration future est dévoilée à la perception du peintre.

L’idée est belle, elle est exploitée jusqu’à ses dernières limites dans ce roman qui pousse la réflexion sur la mort et sur l’art vers des profondeurs insondables. La première devient constante aux yeux du peintre, qui s’y habitue pour la voir devenir la nature elle-même d’un monde dont la laideur est pleinement confirmée ; les êtres vivants n’ont qu’un destin, la disparition, et seules demeurent leurs pensées à travers des formes fugitives se mouvant dans tout l’espace. Le second devient, tout comme la mort, le monde du peintre, qui continue de peindre, puis commence à photographier une réalité à laquelle il n’aura plus accès. Le monde devient une œuvre d’art, et l’incompréhension rencontrée par Poldonski de la part de ses anciens amis artistes face à ses nouvelles œuvres lui confirme son idée de quitter le cercle social et de laisser libre cours à l’évolution de sa vue.

La grande force de ce livre est bien sa capacité à créer une perception nouvelle du monde, qui refuse néanmoins toute référence à un surnaturel quelconque : la cause du changement de la vue est scientifique, et elle ne paraît fantastique qu’au lecteur. Le résultat, néanmoins, est de caractère esthétique, et les images créées sont d’une grande beauté : pour exemple, ce passage où Poldonski voit son corps futur mourir par l’intermédiaire d’un miroir et, désireux d’apercevoir l’instant où la vie quitte définitivement cet organisme bientôt pourrissant, décrit le creusement des rides, le gonflement des veines et le changement des traits du visage, comme des grimaces macabres, dans un style tragi-comique tout à fait jouissif.
Il y a bien là la redécouverte du monde et de l’art, mais aussi celle du corps, certes laid, mais dont les futures phases de décomposition [tout comme, donc, celles du monde et de l’art] sont intégralement révélées. Aussi, le jeu du décalage entre le regard du peintre et celui des hommes, qui reflète celui entre le regard du narrateur et du lecteur, est accompli de belle manière, par le caractère étranger des choses décrites pour réussir, finalement, ce « voyage dans la causalité » tant désiré du laborantin responsable de la condition du peintre.

Enfin, notons que cette réédition chez L’Arbre Vengeur comporte plusieurs illustrations admirables signées Olivier BRAMANTI, qui suivent le concept du livre de façon tout à fait intéressante en recomposant progressivement le vague des formes et du monde rencontrés par Poldonski.

Ce roman est ainsi une très belle expérience esthétique, dans un monde contaminé par l’art et par un futur qui n’offre aucune autre récompense que la décomposition et l’évanescence finale. Il ne reste plus qu’à espérer que d’autres oeuvres de Jacques SPITZ soient rééditées, et il est tout à l’honneur de L’Arbre Vengeur d’avoir contribué à cette entreprise.
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De la science-fiction ou bien du fantastique ? En l'occurrence vouloir distinguer serait plus que difficile, inutile.
Jean Poldonski (c'est le héros) en plein cafard sentimental se retrouve victime d'une expérience de laboratoire dont les résultats dépassent de beaucoup ce qu'avait espéré le concepteur. Les yeux du héros voient l'avenir quand son corps est encore pleinement dans le présent. L'effet de décalage est, au début, gênant mais quand il va s'accélérant et que l'auteur show more croise les cadavres de plus en plus décomposés des passants c'est la nature même de la réalité puis du soi qui est interrogée.
Science-fiction parce que Spitz cherche sans cesse à rester cohérent dans la description du phénomène. Cohérence et réalisme restent le trait dominant d'une certaine science fiction plus que l'agravité ou la guerre des mondes. Le roman devient fantastique quand le lien avec la réalité fini par se rompre et que les spéculations se déchaînent. Il est aussi surréaliste dans l'inspiration elle-même.
L'écriture est un peu datée (ça c'est de l'euphémisme !) mais jamais pesante ou didactique. Si cette lecture est conseillée aux amateurs de la littérature du milieu du siècle dernier, elle est chaudement recommandée aux vrais amateurs de science fiction si ils veulent revisiter des thèmes devenus un peu trop conventionnels
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