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Harry est au cœur d’une rupture dramatique quand il quitte les Etats-Unis pour Paris. Sans logement, désargenté, il accepte un travail de gardien de nuit au noir. Un roman prenant et difficile à lâcher, où l’on retrouve le goût de l’auteur pour les nouveaux départs, mais que le ton fantastique et quelques facilités narratives empêchent d’apprécier pleinement. Un livre cependant idéal pour un week-end d’été.
Histoires d’amour ou de désir, entretiens avec Barbie ou le père Noël, réflexions sur l’audiovisuel ou l’IA, déclaration d’amour à Paris, ”cette ville belle comme un souvenir”. Vingt nouvelles caustiques, ironiques ou simplement drôles, parfois fantastiques, nostalgiques ou sensibles, mais toujours courtes et percutantes, pertinentes et impertinentes.
Adrian Weynfeldt est expert en art suisse et prépare le catalogue de sa prochaine vente aux enchères. Une rencontre charmante, un tableau de Félix Vallotton… ou peut-être deux ? Un roman élégant et un personnage au charme suranné pour parler de soirées raffinées et bien arrosées, d’art, de collections, de faux et de tentations.
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Partant de l’histoire vraie de Tituba, esclave originaire de la Barbade, employée chez un pasteur puritain de Salem et accusée de sorcellerie à la fin du 17e siècle, l’autrice invente son destin fait de drames, de peurs, mais aussi d’amour et de désir. Un roman dur et violent, mais aussi mystique et poétique, empreint de croyances, de magie et de sensualité.
Io-san, 92 ans et Someko-san, 88 ans, sont les dernières habitantes d’une petite île au large du Japon où elles ont longtemps vécu de la pêche en apnée. Un roman poétique, par moment mystique, qui parle de traditions ancestrales, de lien à la nature et aux éléments, et des bouleversements qui s’annoncent. Un récit dont la lenteur, voire la langueur, emportent entre mer et ciel.
Entre 1943 et 1945, l’autrice a fait partie de l’école des espions de Churchill, le SOE. Trop jeune pour être envoyée au front, elle a assisté aux départs de ceux qui partaient en France rejoindre la résistance au péril de leur vie. Un témoignage poignant, non dénué d’un certain humour ‘so British’, au style parfois hésitant, mais qui rend hommage à ceux et celles qui donnèrent leur vie pour la liberté.
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Le narrateur, surnommé Little Dog, vit aux Etats-Unis avec sa mère et sa grand-mère qui ont fui la pauvreté vietnamienne. Traumatismes familiaux, assimilation culturelle, premiers amours, premiers désirs. Un roman sous forme de lettre d’un fils à sa mère, un texte tendre, sensuel, solaire, d’un style poétique, évocateur et sensoriel qui emporte le lecteur dans le temps et l’espace.
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Reito Naoi a été appréhendé pour un vol chez son ancien patron. Pour éviter la prison, il lui est proposé de devenir gardien d’un camphrier ancestral qui exaucerait les vœux. Un roman initiatique doux et sensible qui joint judicieusement Japon traditionnel et très contemporain, secrets de famille, résilience, ennui adolescent et passager à l’âge adulte. Une lecture hors du temps bien loin des policiers auxquels nous sommes habitués.
A la fin du volume précédent, ”Le meurtre de la falaise”, Barbara Havers a été rétrogradée au rang de constable par l’inspecteur Lynley qui refuse de passer l’éponge sur ses erreurs. C’est donc séparément qu’ils enquêtent sur le double meurtre qui a eu lieu dans le Derbyshire. Un roman sombre, tendu, un peu long, mais qui tient en haleine et donne au lecteur le plaisir de retrouver tous les personnages de la série.
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Près de 30 ans après ”L’homme qui voulait vivre sa vie”, Douglas Kennedy publie la suite de la destinée de Ben Bradford alias Gary Summers. La lecture était tentante. Le lecteur qui a le premier volume bien en tête regrette cependant vite les longs résumés parfois erronés ou déviants. Une fois ceux-ci passés, le roman est prenant malgré quelques invraisemblables et permet de donner une existence propre à certains personnages jadis laissés dans l’ombre et donne l’occasion de belles réflexions sur l’amour paternel et la filiation. Si l’intention d’ensemble est louable, le résultat reste globalement décevant.
Ben a tout pour être heureux: marié, deux enfants, un poste d’avocat dans un grand cabinet new-yorkais. Mais son travail l’ennuie, il regrette sa carrière avortée de photographe et soupçonne sa femme de le tromper. Un roman de changement de vie, rapide et efficace, pas toujours entièrement crédible, mais qui tient en haleine, même à la relecture.
A 70 ans, amies depuis longtemps, Teruko et Loui quittent un quotidien tokyoïte insatisfaisant et s’installent près de Nagano. Un roman doux-amer à l’humour tendre et aux personnages joyeusement fantaisistes qui parle d’amitié, de joie de vivre, de regrets, de secrets, et de nouveaux printemps.
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Quand Amani quitte soudainement le foyer, le monde bien ordonné de son époux et de leur fils, 37 ans, s’effondre. Colère, incompréhension, regrets, culpabilité. Un roman du quotidien, au personnage principal insipide et larmoyant, mais qui charme par ses fulgurances et qui émeut, enfin, dans ses dernières pages.
En convalescence forcée dans l’Essex, Barbara Havers s’occupe en soutenant la police locale aux prise avec le meurtre d’un Pakistanais et les émeutes de sa communauté. Un long roman (près de 900 pages) qui plonge dans les questions de racisme et d’immigration en Grande-Bretagne, sait maintenir l’attention, mais aurait mérité d’être plus resserré et de moins diluer, voire éparpiller l’intrigue.
Robert Bristol est réalisateur et s’apprête à tourner en Afrique quand un homme nu tombe de son immeuble. Un roman au style inclassable, entre surréalisme, détachement et humour noir, rapide et enlevé, mais qui, par manque de profondeur et de finalité, lasse assez rapidement.
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Alors que Vera s’apprête à devenir maire de Reykjavik, une journaliste française avec qui elle discute lors d’une soirée à l’ambassade s’écroule, victime d’un choc anaphylactique. Un court roman policier écrit à quatre mains entre Lyon et la capitale islandaise, qui maintient le suspense grâce à de bonnes idées narratives, mais reste classique dans son scénario. Une agréable lecture sans prétention.
Ifemelu a grandi dans une famille bourgeoise nigériane avant de partir aux Etats-Unis pour y poursuivre ses études. Un roman en partie autobiographique qui raconte un rêve d’exil puis sa réalité. Plein d’humour et d’ironie, il réfléchit aussi aux notions d’appartenance, de communauté, de races, tout en restant un roman d’apprentissage et une belle histoire d’amour. Une bonne occasion enfin pour le lecteur blanc de mettre en question sa propre relation aux personnes racisées.
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Vingt ans après la disparition du bébé d’Atli et Emma, son nounours réapparaît au nord de l’Islande. Le préquel de ”La Dame de Reykjavik” plonge dans les vallées sauvages et leur population isolée, avec un roman policier sans grande tension, mais atmosphérique et évocateur, et qui pose le contexte de la trilogie.
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Angleterre 1881, Californie 1939. Une demeure isolée, une maison de verre. Deux histoires tête-bêche en miroir dont les personnages et les situations se répondent. Un roman (ou deux ?) étonnant, qui peut être lu dans les deux sens, et qui, sans renouveler le roman policier, sait surprendre tout en laissant au spectateur le soin de deviner et reconstituer. Une jolie découverte.
Gravement accidenté lors d’un entraînement avant de partir pour la guerre au Vietnam, Dean est rapatrié dans un état végétatif. Autour de lui, les morts se succèdent. Une vengeance ? Un roman d’abord sociétal aux accents fantastiques qui s’englue rapidement dans un système narratif répétitif et se termine dans une scène extravagante qui frise le burlesque et laisse de côté l’aspect pourtant dramatique de la situation de départ. Une déception.
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Une femme tente de se souvenir de son enfance depuis le couvent où elle séjourne, une enfant écrit son journal intime, un psychologue note ses séances avec une mère de famille. Un roman à la fois dur et solaire qui relate avec sensibilité la réalité des violences conjugales et leur terrible engrenage, mais aussi une histoire d’amour fraternel et de résilience. Un texte fort, sans misérabilisme ni complaisance, qui dénonce et encourage.
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Dans la voiture de Renaud Duval, découvert mort au pied d’une falaise, la police trouve trois permis de conduire. Trois femmes, persuadées d’être l’unique, l’attendent et s’inquiètent. Un roman qui joue avec les contes d’enfance, riche en rebondissements et retournements de situation pas toujours crédibles, mais qui recèle des surprises et se lit avec plaisir.
Tamma et Dan sont en dernière année de lycée dans une petite ville californienne et ambitionnent de devenir grimpeurs professionnels. Une histoire d’amitié et de rêves adolescents, mais aussi une image de l’Amérique pauvre dans laquelle les inégalités sociales conditionnent l’avenir de la jeunesse. Un roman pas toujours aisé pour qui ne maîtrise pas le vocabulaire de l’escalade, mais qui emporte par l’incarnation sensible et poignante de ses personnages.
”Le monde était une paroi vertigineuse et périlleuse, théâtre de nos mouvements précaires et malhabiles, et c’était un immense privilège d’avoir simplement l’occasion d’essayer.”
Une réflexion intime plus qu’une autobiographie, qui, avec élégance, autodérision et humour raconte des moments de vie choisis, le rapport à soi et aux autres, à la littérature et à la culture. Un texte doux, bienveillant et critique, joyeux et profond comme quelques pans d’une existence partagée.
Prix du public RTS 2025. Un couple de philologues de l’Université de Montréal, un moine de l’Abbaye de Saint-Maurice, un jeune amoureux du siècle des Lumières et une poétesse antique. Quatre époques pour un même texte. Un roman qui mêle habilement enquête et érudition, clins d’œil aux milieux académique et archivistique, références locales et plus lointaines, et qui se lit comme un page-turner.
Prix Goncourt 2025. À la mort de son père, l’auteur se met en quête de la médaille de son ancêtre, mort pour la France en 1916. Les souvenirs de famille, entendus, retrouvés, devinés, inventés, affluent. Trois générations de femmes racontent la vie quotidienne, les guerres, les espoirs et les désillusions, la violence et la tendresse des hommes, et les répercussions sur leurs descendants. Un long roman dans un style riche, foisonnant et tournoyant. Une langue d’abord déroutante mais qui devient rapidement envoûtante.
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Une nuit, alors que Paris est occupé, Claire attend dans un petit appartement celui qui vient régulièrement lui dicter des messages de résistance. Elle sait qu’elle devrait fuir et effacer toutes traces, mais elle reste et elle écrit. Monologue amoureux, rêve de paix et d’un futur heureux. Un très court roman, intense, lumineux et sensible.
Depuis ”Une femme au téléphone”, quelques années ont passé, Charlène est toujours drôle et mordante même si elle perd la mémoire, son petit-fils a grandi, MeToo a laissé des traces, sa fille l’interroge sur son enfance… Un court roman téléphonique qui peine cependant à se renouveler et tend à lasser.
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Dans les années 1920, Opaline fuit un mariage arrangé par son frère. De nos jours, Martha refait sa vie après avoir quitté un mari violent. Un roman feel-good aux accents fantastiques, pas toujours très crédible, mais qui touche à des thèmes contemporains, rappelle l’importance de la littérature et se lit avec plaisir.
Charlène a la soixantaine, un cancer, elle est aigrie et cherche un homme sur des applications de rencontre. Un roman constitué des appels téléphoniques de Charlène à sa fille, que l’on découvre en creux. Un texte court, léger, méchamment drôle, mais aussi touchant et terriblement réaliste.
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