domguyane 2011

TalkLectures des francophones

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domguyane 2011

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1domguyane
Feb 13, 2011, 4:35 am

chère amie lectrice, cher ami lecteur,
avec un peu de retard me voici avec mes lectures 2011,

et le premier de l'année, un tout petit opuscule paru dans une petite maison d'éditions suisse, les éditions de l'Aire

Nestlé Bettencourt et les Nazis de Charles Poncet

Un livre très court (35 pages), paru en 95, qui retrace l'enquête sur les liens étroits de Schueller avec la Cagoule et l'engagement de Bettencourt dans les services de propagande nazie. Ils sauront à temps, avant la chute de Berlin, tourner la veste et se rapprocher de Mitterrand

«J'ai écrit à André Bettencourt pour savoir s'il reconnaissait les faits. Il a plaidé l'erreur de jeunesse et exprimé des regrets» dit l'auteur.

2domguyane
Feb 13, 2011, 4:38 am

Indignez-vous ! nous dit Stephane Hessel

le pétard de nouvel an

encore un petit coup médiatique ... M. Hessel a écrit ce qu'il pensait et en particulier sur la situation du proche-orient et c'est devenu la tarte à la crème de cet hiver du bobo moyen.

Bien. Et maintenant ? combien d'exemplaires vendus ? Où sommes nous les indignés ?

3domguyane
Feb 13, 2011, 4:40 am

Tout bouge autour de moi de Dany Lafferiere

Surtout "autour de moi"

Dany Laferrière a vécu le tremblement de terre et passé 36h à Port au Prince après : il a profité du premier avion en partance pour le Canada après le séisme. Est-ce suffisant pour remplir un livre ?

Ces heures il les a passées dans la cour de l'hôtel, certes dans un inconfort relatif et l'angoisse, avec une brève incursion en ville pour aller rendre visite à sa mère.

Pas de pathos dans ce livre, je dirais pas assez, des réflexions plus ou moins intéressantes sur l'éventuel devenir de Haïti, sur ce qu'on est toléré à penser ou à dire à son sujet en tant que non haïtien, rien de très original.

Laferrière, j'adore lorsqu'il raconte son enfance, ce côté irrationnel du Haïti d'antan, beaucoup moins quand il raconte sa vie de jeune homme en Amérique du Nord.

En lisant ce livre, qui est à la limite de l'imposture médiatique, j'ai eu l'impression d'avoir mis le doigt sur mon malaise : tout tourne autour de lui. Bien sûr il parle de Haïti, on pourrait dire avec pudeur, mais je me demande si ce n'est pas de l'indifférence, il me semble que tout ce qui le rattache à ce pays, c'est la nostalgie de l'enfance.

4domguyane
Feb 13, 2011, 4:41 am

Shutter Island de Dennis Lehane

une histoire bien tournée

Quelques incohérences qui pourraient nous mettre sur la piste, mais moi j'y suis allée à fond. Une bonne histoire, un peu engagée, elle nous parle aussi de l'univers psychiatrique et des séquelles des soldats.
Il va sans dire que je n'ai pas vu le film.

5domguyane
Feb 13, 2011, 5:09 am

Le Clan des Otori de Lian Hearn, une saga japonaise médiévale en 5 volumes, commencée l'année dernière.

Lecture très plaisante, qui tire un peu en longueur dans l'histoire finale qui est le tome 4, le 5e étant dans la chronologie de l'histoire le premier.

6Louve_de_mer
Edited: Feb 13, 2011, 8:34 am

Bonjour Domguyane,

Je suis une des bobos qui ont lu Indignez-vous. ;-)

Au départ je n'avais pas l'intention de l'acheter, je m'étais dit la même chose que toi, encore un coup médiatique. Ensuite j'ai entendu une interview de Stéphane Hessel et j'ai acheté son pamphlet. Si tu veux voir ce que j'en ai pensé c'est dans ce message-ci, je ne fais pas de copié/collé pour ne pas lasser ceux qui l'ont déjà lu.

Je veux ajouter que ce livre m'a confortée dans mes engagements sociaux et politiques (je ne sais pas si "politiques" est le bon terme, n'étant affiliée à aucun parti).

7domguyane
Feb 14, 2011, 11:58 am

il arrive justement au moment ou dans plusieurs pays, les peuples tentent de prendre leur destinée en main ...
c'est un coup médiatique dans le sens où tous les libraires l'ont devant leur caisse et ça coute trois francs six sous. ne vient bien sûr pas de M. Hessel, mais de l'avoir lu, d'être impressionné, ça change quoi ? dans notre vie, notre manière d'agir ?

8Louve_de_mer
Feb 14, 2011, 1:54 pm

Ça m'a permis d'avoir la confirmation qu'il y a eu une période pas très lointaine où la solidarité existait, où ce n'était pas le "chacun pour soi" qui prévalait et où ce n'était pas le libéralisme à outrance qui faisait la loi. Je l'ai donné à mes enfants, je ne sais pas s'ils l'ont lu, j'espère que oui et que ça germera un jour.

Dans ma manière d'être et d'agir ça n'a pas changé grand-chose parce que je rame déjà un peu à contre-courant.

9Louve_de_mer
Edited: Feb 16, 2011, 7:45 am

Dans ce qui m'a décidée à l'achat j'ai oublié de citer la critique que Greuh a écrite sur son blog.

10greuh
Edited: Feb 16, 2011, 5:51 am

Hessel te le dis pourtant lui-même : indigne-toi et, une fois indigné, alors engage-toi dans une cause pour résoudre ton indignation. Il va même jusqu'à donner son exemple personnel. Bref "arrête de geindre et agis". C'est là toute sa recommandation.
Après, c'est pas lui qui va se sortir les doigts à ta place...

Quand je lis "dans notre vie, notre manière d'agir ?", ça me mets un peu en rogne, quelque part... Faut-il tout faire à ta place ? Ta manière d'agir, ta vie, c'est à toi, justement de la changer. Hessel ne dis pas autre chose. C'est sûr que lire ça puis s'assoir au bord du chemin pour pleurer sur ses plaies ou celles du monde ne va pas changer grand chose. Comme je dis : ce livre se veut un verre d'eau froide à la tronche. Après, faut encore qu'un seul verre soit suffisant pour réveiller le lecteur...

11raton-liseur
Feb 16, 2011, 7:37 am

Je n’ai pas lu le livre de Stéphane Hessel, mais je me permets d’intervenir.
Je crois que je suis d’accord avec les deux « camps » ici. Certes, Greuh, il faut se prendre en main et non rester sur le bord du chemin à geindre. Mais, après tout, n’en voit-on pas tous les jours des choses qui devraient nous pousser à nous engager ? On peut penser à certains films, dont certains ont même des niveaux d’audience appréciables, ou même il suffirait d’écouter les infos… (C’est pour cela que j’aime ce que dit Cathcartes, qui s’est sentie confortée dans ses choix, mais qui ne semble pas avoir changé quoi que ce soit – désolée Cathcartes si j’extrapole et déforme la réalité…).
Mais soyons réalistes, qu’est-ce que l’engagement, et sommes-nous tous prêts à ce que cela implique (en argent peut-être, en disponibilité certainement…) ? S’engager, c’est aussi un choix, et une question de priorité. Beaucoup préfèreront privilégier leur vie de famille, leurs amis, ou un loisir, plutôt que de consacrer du temps à une « cause ». Donc je suis aussi d’accord avec domguyane qui se demande ce que ce livre va effectivement changer.

Et dans une interview que j’écoutais il y a peu (dans l’émission « Idées » sur RFI, hélas plus disponible en podcast à l’heure qu’il est, je pense), Hessel était lucide sur la portée de son livre. 8 millions d’exemplaires vendus, donc peut-être 12 millions de lecteurs au bas mot. Ce ne seront pas ni 12 millions de nouveaux indignés et encore moins 12 millions de nouveaux engagés (cela sonne un peu militaire !). Mais s’il y en a juste une poignée, alors c’est déjà une poignée de plus, c’est une poignée de victoires contre l’indifférence, et c’est de cela qu’il faut se réjouir.
Se réjouir, tout en respectant le choix de ceux qui ne s’engagent pas activement. En tout cas, c’est ce que je crois. Que je me fasse bien comprendre, (et je viens de lire une série de livres pas gais sur la 2ème guerre mondiale et la guerre d’Algérie…), je pense qu’on n’a pas le droit de détourner les yeux, de faire comme si on n’avait pas vu, de se faire complice passif. Mais entre engagement actif et laissez-faire (ou complicité passive), il y a tout un éventail de possibilités, et chacun doit se positionner sur cette rangée de possibilités (je ne veux pas utiliser le mot « échelle » pour ne pas introduire une idée de supériorité d’un choix sur un autre), là où il est bien, en fonction de ses priorités.
Il est intéressant de voir que Hessel se considère comme un survivant, et donc que son engagement après la guerre est en partie lié à son sentiment de devoir se lever contre les injustices à cause de tous ceux qui ne peuvent plus se lever car ils ont perdu la vie dans ce combat. Cette raison de nous engager, beaucoup, fort heureusement, ne l’ont pas aujourd’hui.

J’ai l’impression que nous sommes en train de détourner la liste de lecture de domguyane ici. Si certains ont envie de continuer la discussion, peut-être pourrions-nous créer une discussion spécifique ?

12Louve_de_mer
Feb 16, 2011, 7:46 am

Bonne idée que la création d'un fil exprès pour ce livre.
Tu commences en remettant ton message ci-dessus?

13raton-liseur
Edited: Feb 16, 2011, 7:56 am

C'est chose faite! Je vais aussi remettre mon message.
Voici le lien : Indignez-vous ! de Stéphane Hessel

14domguyane
Feb 16, 2011, 9:20 pm

Cette vie de Karel Schoeman on est au 19e qq part en Afrique du Sud. en fait, c'est pas quelque part, car l'histoire est campée très précisément, mais je dis quelque part parce que je ne connaissais pas cet endroit, avant d'aller voir sur Wikipedia.

Une femme meurt, elle revient en pensée sur sa vie ...
En creux, alors qu'elle n'a jamais quitté les patures d'été et celles d'hiver, on vit avec elle sur ces plateaux battus par les vents..

L'histoire d'une femme, inintéressante au possible, j'ai pas écrit banale, et qui par la magie de l'écriture, éclaire les ombres de ces vies rudes, la sienne, mais aussi celle des autres, empêtrées dans les douleurs, les frustrations, les non dits, et qui avancent, vers quel but ?

Un livre universel, car on pourrait probablement écrire le même livre sur nos campagnes à l'époque.

15domguyane
Feb 19, 2011, 5:34 pm

Avec John Masefield et La course du The, embarquez pour une aventure maritime époustouflante à bord d'un clipper anglais entre la Chine et Londres ... le premier arrivé avec sa cargaison de thé sera fêté comme le sont les coursiers aujourd'hui.
La tension, on la vit, cet équilibre précaire à préserver dans un équipage hétéroclite et la solitude du capitaine.

Un ouvrage qui rappelle celui de Conrad, Typhon.

N'oubliez toutefois pas le lexique des termes de marine si vous n'êtes pas familier des voiliers.

et ruez-vous dessus car il n'est plus édité et je ne l'ai trouvé qu'en seconde main.

16domguyane
Mar 5, 2011, 6:35 am

Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus (Matthieu 22-1 14)

Just Kids

Beaucoup à retenir de ce livre bio graphique de Patti Smith, au-delà de la très belle relation entre Patti et Robert Mapplethorpe, un hommage 20 ans après sa mort.

On est ici à 1000 lieues d'une golden story à paillettes, le succès, ou plutôt la reconnaissance arrive par le travail, la ténacité, une éducation aimante et rigoureuse, une culture hétéroclite mais profonde, sans craindre, la faim, les privations, les peurs et le quand dira-t-on. Rien à voir avec le "je veux tout, tout de suite" ...

C'est magnifique de la voir éclore, son arrivée à New York, elle sait ce qu'elle ne veut pas, et peu à peu, à la confrontation des livres, de la poésie, des amis et des rencontres, elle mûrit, elle grandit, elle s'affirme.

Je ne connais pas bien la musique de Patti Smith et encore moins ses oeuvres picturales, pourtant, lorsqu'il y a très longtemps j'ai pris mon sac et ai vagabondé à la découverte d'autres horizons, j'avais un petit cassettophone (oui, il existait des trucs de ce genre) avec une unique cassette écoutée en boucle celle de Patti. Elle était comme une amie, calmant mes peurs, écartant mes doutes, m'insufflant énergie et espoir. Elle y avait mis sa vie, je l'ai appris en lisant ce livre.

Patti, une femme, sans concessions sur l'essentiel, qui a su ne rien renier, ni son art, ni sa vie de femme, amie, épouse et mère et qui ne s'est jamais laissé éblouir par les sunlights.. Chapeau !

Si j'ai mis presque 5*, ce n'est pas pour la qualité littéraire du livre, qui manque à certains moments de souffle, mais bien pour Patti Smith et le regard qu'elle nous permet de porter à travers elle sur ces années 70, tellement vivantes, riches, où beaucoup se sont brûlés les ailes.

17domguyane
Mar 14, 2011, 11:46 am

L'enfant brule de Stig Dagerman ou l'âme raclée

Une année dans la vie d'un jeune homme, Bengt, quelque part entre l'enfance et l'âge adulte, dans son ambivalence, ses difficultés, son incapacité à transcender les difficultés, où la seule réponse à ses souffrances est la violence envers les autres, puis envers lui-même, que les autres, par amour acceptent et subissent, parce qu'ils ne savent pas comment manifester autrement leur amour.

A la lecture de ce livre, je comprends mieux les mécanismes de violence conjugale.

J'ai détesté les personnages de ce livre, tous. ils n'ont pas éveillé en moi de compassion, et l'auteur les dissèque comme un entomologiste. Le mode pourrait être celui d'un journal d'adolescent, mais écrit à la 3e personne. Cette fausse distanciation m'a également mise mal à l'aise.

Bengt est enfermé dans un huit-clos avec les co-personnages, et la seule interaction est le temps, à la fois figé, mais aussi celui que met une bougie à brûler, et le temps au sens de la météo, cet enfermement lié aux longues nuits scandinaves et au froid extérieur.

Bengt fait soi-disant des études de philosophie, qui devrait lui permettre de poser des repères, mais comme les autres personnages, est complètement ballotté par son instinct, "comme des chiens".

extrait :
"Je crois que les parents ont toujours une conception de la pureté différente de celle de leurs enfants ... Les parents vivent toujours une vie plus impure que celle de leurs enfants parce qu'ils se pardonnent tout ce qu'ils font ... c'est le bénéfice que "l'expérience" confère aux hommes. Ce que les parents appellent expérience n'est rien d'autre qu'une tentative couronnée de succès et conduisant souvent au cynisme, de renier tout ce qu'ils avaient éprouvé de pur, de vrai, de juste dans leur jeunesse.... Ils remarquent "le manque d'expérience" chez leurs enfants, c'est à-dire une forme d'inexpérience qui s'appelle pureté et et loyauté. Cela les irrite. Lorsqu'ils sont irrités, ils passent leur irritation sur les enfants. Cela s'appelle élever les enfants ; car, qu'est-ce que l'éducation sinon un effort de parents irrités pour étouffer ce qu'ils reconnaissent chez leurs enfants comme étant ce qu'ils ont étouffé de meilleurs en eux-même ?"

Bengt reconnaît qu'il n'est pas élevé. On est au moins d'accord sur ce point là.

Ce livre mérite probablement intrinsèquement une meilleure note, mais je me tiens à la notation à l'aune de mon plaisir de lecture.
Je n'en ai donc pas éprouvé, mais il m'a offert des pistes de réflexion.

18domguyane
Apr 2, 2011, 12:41 am

The Van de Roddy Doyle : un livre qui peine à débuter, assez mal desservi par une laborieuse traduction du langage parlé omniprésent dans ce livre.

Ben oui, ce ne sont pas des intellectuels ces irlandais des quartiers populaires de Dublin.

On est dans le 3e tome d'une trilogie dans une famille où la mère essaye de s'en sortir, les mômes, ben c'est des mômes et le père plutôt immature est au chômage, bientôt rejoint par son pote, qui lui, tente de se débrouiller.

Leurs rapports sont dignes d'une analyse de sociologue, l'humour en plus.

Un livre porté à l'écran par Stephen Frears

19domguyane
Apr 2, 2011, 12:46 am

Et que le vase monde poursuive sa course folle de Colum McCann : Ce pourrait être un livre de nouvelles, tellement le lien entre les personnages est ténu, comme ce câble sur lequel danse le funambule tout là haut entre les twin towers, symbole tout neuf d'un New York qui n'existe déjà plus.
Et comme ce câble, ce lien est celui de la vie.

Une écriture qui nous entraîne avec aisance dans une histoire empathique sans être mièvre.

20domguyane
Apr 2, 2011, 2:46 pm

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21domguyane
Edited: Aug 15, 2011, 6:02 am

Ode rustique à la résilience
Il était une fois Douglas, un grand pin rustique et un Mélèze aux aiguilles vert tendre et une petite Rose qui avait deux papa et deux maman ...
Laissez-vous porter le temps d'une sieste par ce conte canadien positif et frais, bien plus profond qu'il n'y paraît, bref, un vrai conte !
Christine Eddie Les carnets de Douglas

22domguyane
Aug 15, 2011, 6:07 am

J'ai hésité à l'ouvrir, me souvenant de livres d'Annie Ernaux qui m'avaient mise mal à l'aise par leur impudeur, j'aurais eu tort. Un regard à peine nostalgique sur sa vie, ce demi-siècle. Un demi-siècle de semi-vaudevilles politiques, de consommation toujours plus effrénée, et d'acquis féministes trop fragiles.
Les Années Annie Ernaux

23domguyane
Aug 15, 2011, 6:10 am

Montagnes d'Hommes Bergers, Bergeres d'Exception : ce n'est pas la montagne des skieurs, ni celle des vainqueurs des hauts sommets, ni celle des fermes de marie. C'est la montagne de ceux et celles qui la façonnent chaque jour, en toutes simplicité, en toute humilité. Ils n'ont rien à prouver : ils sont et ils font.

Eve et Annick nous parle d'Isabelle et Janie, d'Yves et Damien. Moi je vous aurais parlé de Catherine qui accueille le promeneur dans sa ferme d'alpage au-dessus de Saint-Nicolas-de-Véroce, Si chacun et chacune a son histoire propre, elle ont su saisir ce qui fait l'essence de ces gens de montagne, même si je suis plus sensible aux photos d'Eve qu'aux textes d'Annick.

Et si vous passez cet été par St-Gervais-les-Bains, n'oubliez surtout pas de venir voir les photos d'Eve en très grand format sur l'esplanade du Mont-Blanc.

24domguyane
Aug 15, 2011, 6:13 am

Trilogie berlinoise de Philip Kerr : un vrai privé, comme on les aime, entre Berlin et Vienne ... avant et après guerre, comme si on y était.
Ecrit en anglais, un anti-héros allemand, lu en français, avec quand même quelques anglicismes au passage : en allemand comme en français on boit de l'Ovomaltine, pas de l'Ovaltine !

25domguyane
Aug 15, 2011, 6:18 am

Un été sans les hommes par Siri Hustvedt : Siri, elle est comme une soeur. Une soeur du midwest, universitaire, plus cultivée. Trop diront ceux qui ont trouvé la concierge de la rue de Grenelle pédante, mais peut-être pardonneront-ils son érudition à l'épouse de Paul Auster.

Mia (I am, aim) vit une union fusionnelle avec son mari, un homme reconnu. A la cinquantaine il éprouve le besoin d'être amoureux à nouveau, alors il lui annonce une "pause". Elle pète les plombs, puis part se ressourcer près de sa mère. Elle apprécie le temps d'un été et d'un livre l'univers des femmes, des échanges riches et amicaux. Les vieilles veuves de la maison de retraite de sa mère, sa voisine jeune mère débordée, un groupe d'ado qui découvrent les jeux de pouvoirs, sa fille, artiste fantasque et attachée au couple parental (mais pourquoi donc l'avoir appelée Daisy ?).

On ne peut pas ne pas penser qu'il s'agit d'un livre de salubrité autobiographique, mais qui sait aller au-delà, vers l'universel, comme toujours avec Siri.

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