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1greuh
#01 - Stay Alert - Allen Varney
#02 - The City & The City - China Miéville
#03 - Cleer - L. L. Kloetzer
#04 - Tous à poil! - Claire Franek
#05 - Un jour je serai invincible - Austin Grossman
#06 - Howl - Allen Ginsberg
#07 - Des Morts qui dérangent - Paco Ignacio Taibo II & Subcommandante Marcos
#08 - Co-ed naked philosophy - Will Forest
#09 - Baltimore : une année au cœur du crime - David Simon
#10 - Le Casse du Continuum -Léo Henry
#11 - Défunts Disparus - Paco Ignacio Taibo II
#12 - A Brief History of Time - Stephen Hawking
#13 - The Universe in a Nutshell - Stephen Hawking
#14 - Ya Basta - Subcommandante Marcos
#15 - The Rhesus Chart - Charles Stross
#16 - Ombre de l'ombre - Paco Ignacio Taibo II
#17 - Ya Basta 2 - Subcommandante Marcos (note : un erreur de LT fait que les deux tomes n'ont qu'une fiche)
#18 - Histoire du futur proche, tome 1 - Roland C. Wagner
#19 - Le récit du vieil antonio - Subcommandante Marcos
#20 - Saisons de la Digne Rage - Subcommandante Marcos
#21 - Câblé - Walter Jon Williams
Non-fichables : WoD-Dudes of Legend, The Laundry-Cultists Under The Bed, Cthulhu-L'Affaire Armitage, Blacksad 5, Bloodlust : Métal, Bloodlust Le Mois des Conquêtes 1, Sin City (intégrale), Monophobia, Dragon de Poche, Nanochrome, Mouse Guard rpg, Apocalypse World, 3:16 Carnage Amongst The Stars, Hurlements, The Laundry - Unconventional Diplomacy, Reservoir Cultists, The Unspeakable Oath, Oltrée!, Monsters & Other Childish Things, Manuel du Pilote d'Avions, Genesis, Istambul en 100 recettes, Par-delà les montagnes hallucinées, D&D5 : Players Handbook, Le Chagar Enchaîné #1-40, TechNoir, Remember Tomorrow, L'Affaire Greenberg...
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2greuh
Stay alert
Un roman dans l'univers du jeu de rôles Paranoïa. Normalement, la "game fiction" est vraiment le fond de la poubelle des romans, avec les biographies de débiles de la téléréalité, les novellisations de films et les fanfics/slashfics. Les exceptions sont rares.
Là, c'est quand même Allen Varney, un des très grands auteurs du jeu. Je me devais de lui faire confiance. Et j'ai bien fait. Au final, c'est un sympathique roman qui raconte une mission au sein du Complexe Alpha, la termitière humaine dirigée par un ordinateur fou dans un futur proche. En fait, on a le débriefing de la mission, entrecoupés de récits en flashbacks de ce qui s'est vraiment passé. C'est drôle et assez rythmé.
Mes reproche seraient qu'il y a un gros Deus Ex Machina dans l'histoire et que le roman utilise quand même une part non-négligeable d'éléments non-standards. Aussi, c'est un roman à destination de quelqu'un de familier avec l'univers du jeu dans ses évolutions les plus récentes (Underplex). En tout cas, pour un premier essai, je suis content et je lirai les 3 autres (que j'ai achetés en même temps).
Un roman dans l'univers du jeu de rôles Paranoïa. Normalement, la "game fiction" est vraiment le fond de la poubelle des romans, avec les biographies de débiles de la téléréalité, les novellisations de films et les fanfics/slashfics. Les exceptions sont rares.
Là, c'est quand même Allen Varney, un des très grands auteurs du jeu. Je me devais de lui faire confiance. Et j'ai bien fait. Au final, c'est un sympathique roman qui raconte une mission au sein du Complexe Alpha, la termitière humaine dirigée par un ordinateur fou dans un futur proche. En fait, on a le débriefing de la mission, entrecoupés de récits en flashbacks de ce qui s'est vraiment passé. C'est drôle et assez rythmé.
Mes reproche seraient qu'il y a un gros Deus Ex Machina dans l'histoire et que le roman utilise quand même une part non-négligeable d'éléments non-standards. Aussi, c'est un roman à destination de quelqu'un de familier avec l'univers du jeu dans ses évolutions les plus récentes (Underplex). En tout cas, pour un premier essai, je suis content et je lirai les 3 autres (que j'ai achetés en même temps).
3greuh
The City & The City
Pour des raisons qui ne seront jamais élucidées, Ul Qoma et Beszel sont deux villes situées géographiquement au même endroit. Mais ce n'est pas la même ville, ni le même pays. Certaines rues sont donc dans un pays ou l'autre. Certains bâtiments ont un étage dans un pays, un étage dans l'autre. Pour résoudre cette complexité, les gens sont éduqués dès le plus jeune âge à ne pas voir les gens du pays d'"à coté", ne pas réagir à leur présence et les ignorer. Sinon, ils seront en "Breach" et auront de graves problèmes. Un inspecteur est chargé de gérer un meurtre qui a été perpétré dans un pays et dont le cadavre a été abandonné dans l'autre. Ce meurtre aura des ramifications bien plus poussées que l'inspecteur ne l'aurait cru.
Pour tout amusant que le lieu soit, le roman est une enquête assez classique qui manque sérieusement de souffle. Les personnages sont tous le petit doigt sur la couture du pantalon et l'inspecteur ne rencontre guère de difficulter à avancer sauf quand il tourne en rond tout seul. Je suis franchement déçu et si la fin, un peu plus épique, relève le niveau, ça ne le fait parvenir qu'à un polar un peu original mais sans plus.
Je suis déçu.
Pour des raisons qui ne seront jamais élucidées, Ul Qoma et Beszel sont deux villes situées géographiquement au même endroit. Mais ce n'est pas la même ville, ni le même pays. Certaines rues sont donc dans un pays ou l'autre. Certains bâtiments ont un étage dans un pays, un étage dans l'autre. Pour résoudre cette complexité, les gens sont éduqués dès le plus jeune âge à ne pas voir les gens du pays d'"à coté", ne pas réagir à leur présence et les ignorer. Sinon, ils seront en "Breach" et auront de graves problèmes. Un inspecteur est chargé de gérer un meurtre qui a été perpétré dans un pays et dont le cadavre a été abandonné dans l'autre. Ce meurtre aura des ramifications bien plus poussées que l'inspecteur ne l'aurait cru.
Pour tout amusant que le lieu soit, le roman est une enquête assez classique qui manque sérieusement de souffle. Les personnages sont tous le petit doigt sur la couture du pantalon et l'inspecteur ne rencontre guère de difficulter à avancer sauf quand il tourne en rond tout seul. Je suis franchement déçu et si la fin, un peu plus épique, relève le niveau, ça ne le fait parvenir qu'à un polar un peu original mais sans plus.
Je suis déçu.
4greuh
Cleer
Vinh et Charlotte viennent d'être engagés par l'entreprise CLEER, une entreprise moderne, radieuse, globale dont les couleurs sont le blanc et le bleu. Une multinationale parfaite, intelligente et qui prend soin de ses employés. Ils font partie d'un service qui n'est pas sans faire penser aux Boeuf-Carottes, la Cohésion Interne. Au fur et à mesure des quelques nouvelles, le sentiment envers l'entreprise devient plus ambigu. C'est quoi, Cleer ? Un avatar de Apple/Google ? Quelque chose de plus insidieux ? Et puis, que vend elle, au juste ?
C'est agréablement écrit et ça se laisse lire tout seul, jusqu'à la fin, surprenante.
Vinh et Charlotte viennent d'être engagés par l'entreprise CLEER, une entreprise moderne, radieuse, globale dont les couleurs sont le blanc et le bleu. Une multinationale parfaite, intelligente et qui prend soin de ses employés. Ils font partie d'un service qui n'est pas sans faire penser aux Boeuf-Carottes, la Cohésion Interne. Au fur et à mesure des quelques nouvelles, le sentiment envers l'entreprise devient plus ambigu. C'est quoi, Cleer ? Un avatar de Apple/Google ? Quelque chose de plus insidieux ? Et puis, que vend elle, au juste ?
C'est agréablement écrit et ça se laisse lire tout seul, jusqu'à la fin, surprenante.
5greuh
Tous à poil!
Un livre pour enfant sur la nudité et le fait de pas en faire tout un plat. C'est joli, sobre et bien fait. Amusant, même. Franchement pas de quoi fouetter un chat. :)
Un livre pour enfant sur la nudité et le fait de pas en faire tout un plat. C'est joli, sobre et bien fait. Amusant, même. Franchement pas de quoi fouetter un chat. :)
6Louve_de_mer
Amusant, il y a l'interview de l'auteur qui passe sur la radio belge à l'instant même.
7greuh
Un des politiciens français les plus ... Disons qu'il ose tout et que c'est à ça qu'on le reconnaît... En a dit du mal lors d'une émission de télé (il a surtout dit un tissu d'âneries et n'a certainement même pas ouvert le livre). Résultat, le livre est n°2 des ventes Amazon.
8Louve_de_mer
J'ai vu des extraits de l'émission et j'ai lu certaines réactions. Ce ne serait qu'anecdotique s'il n'y avait pas en même temps l'essai de censure des bibliothèques par certains groupuscules. Ça fait peur.
9greuh
Disons que les vieilles tentations d'autodafe reviennent vite... L'Histoire est une roue, et où les méchants n'apprennent jamais.
11Louve_de_mer
Il n'y a pas beaucoup de nuances, ils sont presque tous "1" ou "5", chacun suivant ses sensibilités politiques, je suppose. Un seul commentaire est sans doute neutre, c'est celui d'octobre 2011, bien avant la polémique actuelle : 5 étoiles. :-)
12BeaudH
C'est drôle, il semblerait que toutes les radios en parlent. Une petite émission de la Radio Suisse nommée Corpus en a fait son sujet hier matin avec la réaction d'un pédopsychiatre. Si cela vous intéresse voici le lien pour écouter les quelques 4 minutes de cette émission.
http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/corpus/5582352-un-livre-sur-les-rappo...
http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/corpus/5582352-un-livre-sur-les-rappo...
13Louve_de_mer
>12 BeaudH: : Excellent ! Merci ! (et d'autres émissions ont l'air intéressantes, je retournerai sur la page)
14greuh
Note que l'émission indique "la couverture de l'ouvrage distribué dans les écoles françaises". C'est faux. Il n'a pas été distribué spécialement, il figure dans une liste d'ouvrages (qui n'est même pas nationale). Je connais un politicien qui ressent irrésistiblement 1/le besoin d'exister 2/le besoin de récupérer un mouvement pour ratisser de la voix.
15Louve_de_mer
Un seul ? C'est que les vôtres sont meilleurs que les nôtres, alors. ;-)
17greuh
Un jour je serai invincible
Il s'agit d'un comic de super héros mais en roman. Ecrit à la première personne du point de vue du méchant principal et d'un des héros, en chapitrage alterné. Tout comme dans Watchmen, on y aperçoit une légère rétrospective des différents âges du comic.
C'est écrit d'une manière simple mais très agréable, avec un méchant très attachant et une histoire ma foi simple mais agréable. Le seule reproche que j'aurais c'est de fonctionner beaucoup trop par flashbacks. Plus facile à lire que Watchmen mais aussi bien moins subtil, c'est une récréation extrêmement agréable. La moitié "méchant" du récit est nettement la plus intéressante, car on y comprend tous les aspects du méchant. Une bonne lecture.
Il s'agit d'un comic de super héros mais en roman. Ecrit à la première personne du point de vue du méchant principal et d'un des héros, en chapitrage alterné. Tout comme dans Watchmen, on y aperçoit une légère rétrospective des différents âges du comic.
C'est écrit d'une manière simple mais très agréable, avec un méchant très attachant et une histoire ma foi simple mais agréable. Le seule reproche que j'aurais c'est de fonctionner beaucoup trop par flashbacks. Plus facile à lire que Watchmen mais aussi bien moins subtil, c'est une récréation extrêmement agréable. La moitié "méchant" du récit est nettement la plus intéressante, car on y comprend tous les aspects du méchant. Une bonne lecture.
18greuh
Howl
Poème mythique d'un des plus grands poètes américains, icône de la beat generation, pote de Kerouac et Burroughs. Le poème éponyme du recueil est une litanie de la démerde, de la dérive, de la défonce, de la décadence. C'est aussi une grosse claque. A noter que la traduction française est à chier. Faut dire que traduire cette juxtaposition de mots et de formules est un challenge. Les autres poèmes vont du sympathique à l'excellent.
Poème mythique d'un des plus grands poètes américains, icône de la beat generation, pote de Kerouac et Burroughs. Le poème éponyme du recueil est une litanie de la démerde, de la dérive, de la défonce, de la décadence. C'est aussi une grosse claque. A noter que la traduction française est à chier. Faut dire que traduire cette juxtaposition de mots et de formules est un challenge. Les autres poèmes vont du sympathique à l'excellent.
19greuh
Des Morts qui dérangent
Un jour, le Subcommandante Marcos contacte Paco Ignacio Taibo II pour écrire un polar à 4 mains. Ce dernier accepte de jouer le jeu et balance dans l'histoire son personnage fétiche, le flic borgne et boîteux Belascoaran. Deux personnages principaux, celui de Taibo, et un "commission d'enquête" zapatiste du Chiapas, enquêtent sur une série d'incidents qui tournent autour d'un certain Morales. En fouillant dans les heures les plus sombres du Mexique (l'après 1968 et la "guerre sale" : corruption, collusion, torture/assassinat d'opposants, etc.) ils vont finir par se rencontrer et achever l'enquête ensemble.
Ecrit de manière épisodique, un chapitre par auteur en alternance, l'histoire est bien racontée dans deux styles très différents, l'affaire bien vue et bien menée, et pour ceux qui connaissent pas le passé politique assez sombre du Mexique ou la guerilla zapatiste, c'est instructif.
Un chouette polar, donc.
Un jour, le Subcommandante Marcos contacte Paco Ignacio Taibo II pour écrire un polar à 4 mains. Ce dernier accepte de jouer le jeu et balance dans l'histoire son personnage fétiche, le flic borgne et boîteux Belascoaran. Deux personnages principaux, celui de Taibo, et un "commission d'enquête" zapatiste du Chiapas, enquêtent sur une série d'incidents qui tournent autour d'un certain Morales. En fouillant dans les heures les plus sombres du Mexique (l'après 1968 et la "guerre sale" : corruption, collusion, torture/assassinat d'opposants, etc.) ils vont finir par se rencontrer et achever l'enquête ensemble.
Ecrit de manière épisodique, un chapitre par auteur en alternance, l'histoire est bien racontée dans deux styles très différents, l'affaire bien vue et bien menée, et pour ceux qui connaissent pas le passé politique assez sombre du Mexique ou la guerilla zapatiste, c'est instructif.
Un chouette polar, donc.
21Louve_de_mer
De quoi ?
22greuh
Je sais pas. Juste que des fois, j'ai le sentiment que ce que je fais est vain. Fiches de lecture, blog, dessin, photos...
23Louve_de_mer
Ouch ! J'aime bien te lire ici, en tout cas. J'avoue avoir délaissé ton blog, faute d'être prévenue quand tu y publies quelque chose. Là je viens d'essayer de m'abonner par Google mais "impossible de traiter votre demande". :-(
25Louve_de_mer
Voilà, c'est fait. C'est en général ainsi que je m'abonne, je n'avais pas vu le lien sur ton blog.
26Louve_de_mer
Est-ce que je peux partager quelques articles sur Facebook ?
27greuh
Bien évidemment.
Le contenu du blog est en CC.
Par contre, curieux de nature, je veux bien savoir lesquels :)
Le contenu du blog est en CC.
Par contre, curieux de nature, je veux bien savoir lesquels :)
28Louve_de_mer
Certainement ""Je n'ai rien à cacher" et autres billevesées".
Pour les autres je t'enverrai un MP au fur et à mesure.
Pour les autres je t'enverrai un MP au fur et à mesure.
30Cecilturtle
Moi aussi je te lis :-)
32greuh
Co-ed naked philosophy
Un prof de philo découvre le naturisme et décide de faire un cours sur l'esthétique des corps. Sa classe devient clothing-optional, il découvre le grand amour et l'université accepte la nudité des étudiants.
Le style : c'est correctement écrit, parfois lourdingue quand l'auteur essaie de faire passer son message avec la subtilité d'un T34 sur le Front de l'Est. Au niveau de l'histoire, on est dans le Walt Disney le plus pur. Tout le monde est gentil et tolérant. Les intolérants deviennent tolérant en 10 lignes, tout le monde se rallie au panache blanc du héros et si jamais y'a une difficulté, elle sera résolue dans les 2 pages suivantes. On dirait Les piliers de la terre chez les naturistes.
C'est sympa à lire, amusant et pas mal des arguments pro-naturisme sont exposés mais je doute que ça convainque quiconque n'est pas déjà convaincu.
Bref, un truc un poil prétentieux qui se laisse lire.
Un prof de philo découvre le naturisme et décide de faire un cours sur l'esthétique des corps. Sa classe devient clothing-optional, il découvre le grand amour et l'université accepte la nudité des étudiants.
Le style : c'est correctement écrit, parfois lourdingue quand l'auteur essaie de faire passer son message avec la subtilité d'un T34 sur le Front de l'Est. Au niveau de l'histoire, on est dans le Walt Disney le plus pur. Tout le monde est gentil et tolérant. Les intolérants deviennent tolérant en 10 lignes, tout le monde se rallie au panache blanc du héros et si jamais y'a une difficulté, elle sera résolue dans les 2 pages suivantes. On dirait Les piliers de la terre chez les naturistes.
C'est sympa à lire, amusant et pas mal des arguments pro-naturisme sont exposés mais je doute que ça convainque quiconque n'est pas déjà convaincu.
Bref, un truc un poil prétentieux qui se laisse lire.
33greuh
Baltimore : Une année au cœur du crime de David Simon
Putain, cette tuerie !
Sans faire de jeu de mots poucrave, ce livre est mortel. Pendant un an, David Simon, alors jeune reporter au Baltimore Sun décide de prendre une année sabbatique pour la passer en tant que "stagiaire de la police" au sein de la brigade criminelle de Baltimore, alors une des villes les plus violentes des USA, avec près d'un mort par jour.
Il y suit de près une équipe d'une vingtaine de personnes au cours de leurs enquêtes mais aussi au sein de leur brigade : leurs équipes, les coups politiques, les bitures au bar après le service, les engueulades, les réconciliations. Dans les rues, ça sent la mort, ça deale, ça tue, ça crève. Dans les bureaux, ça sent la bière rance et le vestiaire sans fenêtres. Simon n'a pas son pareil pour nous amener à la rencontre de ses camarades d'une année difficile. Au cours des enquêtes, il nous présente chaque inspecteur, chaque supérieur. Ce ne sont pas des personnages. Ce sont des êtres humains qui font l'un des boulots les plus difficile de la planète.
Simon s'acharne aussi à détruire toutes nos habitudes, toutes nos attentes, en manière de polar. Le crime parfait existe. Les méchants sont souvent impunis. Les empreintes sont très rares et ne prouvent souvent rien. Les jurés sont rarement malins et le doute est toujours raisonnable à leurs yeux. Etc.
Bref, c'est une grosse grosse claque dans la gueule de Sherlock Holmes et des médiocres séries type Les Experts, ainsi que dans tous les polars à la Colombo. Au delà de cela, le livre est extrêmement bien écrit, dans un style journalistique, et se dévore rapidement. J'ai rarement plié un pavé de 1000 pages aussi vite.
Un livre à lire absolument si on est fan de polar, histoire d'avoir enfin un aperçu du réel. Un livre à lire absolument quand on vote pour toujours plus d'ordre et de sécurité, afin d'avoir là aussi, enfin, un aperçu du réel.
Putain, cette tuerie !
Sans faire de jeu de mots poucrave, ce livre est mortel. Pendant un an, David Simon, alors jeune reporter au Baltimore Sun décide de prendre une année sabbatique pour la passer en tant que "stagiaire de la police" au sein de la brigade criminelle de Baltimore, alors une des villes les plus violentes des USA, avec près d'un mort par jour.
Il y suit de près une équipe d'une vingtaine de personnes au cours de leurs enquêtes mais aussi au sein de leur brigade : leurs équipes, les coups politiques, les bitures au bar après le service, les engueulades, les réconciliations. Dans les rues, ça sent la mort, ça deale, ça tue, ça crève. Dans les bureaux, ça sent la bière rance et le vestiaire sans fenêtres. Simon n'a pas son pareil pour nous amener à la rencontre de ses camarades d'une année difficile. Au cours des enquêtes, il nous présente chaque inspecteur, chaque supérieur. Ce ne sont pas des personnages. Ce sont des êtres humains qui font l'un des boulots les plus difficile de la planète.
Simon s'acharne aussi à détruire toutes nos habitudes, toutes nos attentes, en manière de polar. Le crime parfait existe. Les méchants sont souvent impunis. Les empreintes sont très rares et ne prouvent souvent rien. Les jurés sont rarement malins et le doute est toujours raisonnable à leurs yeux. Etc.
Bref, c'est une grosse grosse claque dans la gueule de Sherlock Holmes et des médiocres séries type Les Experts, ainsi que dans tous les polars à la Colombo. Au delà de cela, le livre est extrêmement bien écrit, dans un style journalistique, et se dévore rapidement. J'ai rarement plié un pavé de 1000 pages aussi vite.
Un livre à lire absolument si on est fan de polar, histoire d'avoir enfin un aperçu du réel. Un livre à lire absolument quand on vote pour toujours plus d'ordre et de sécurité, afin d'avoir là aussi, enfin, un aperçu du réel.
34greuh
Le Casse du Continuum
J'aime bien Léo Henry. Déjà parce que c'est un ami. Et pis aussi parce qu'il écrit vachement bien. Ici, on croit avoir un petit roman de SF assez chouette, qui a un petit coté partie de jeu de rôles mais qui finit avec un twist assez surprenant. Le principe du roman est simple, à tel point qu'il est divisé clairement en ses trois parties. C'est un casse, avec toutes les règles du genre. Si vous avez vu Ocean's Eleven ou Matrix, c'est pareil : l'équipe, le briefing, le casse. On a embauché les meilleurs des meilleurs et ils vont devoir faire le braquage le plus insensé qu'il y aie eu.
J'ai trouvé que Léo s'amusait, dans ce roman. L'écriture est moins expérimentale que dans ses autres oeuvres et il se lâche sur ses scènes d'actions, genre superproduction hollywoodienne. Et puis... et puis on chasse le naturel, il revient au galop : la fin est étonnante et surprend le lecteur. On y retrouve la finesse subtile de Léo. Je n'en dis pas plus, je ne veux pas spolier, mais disons qu'arrivé à un certain point, je n'ai pu lâcher le livre avant de l'avoir terminé.
J'aime bien Léo Henry. Déjà parce que c'est un ami. Et pis aussi parce qu'il écrit vachement bien. Ici, on croit avoir un petit roman de SF assez chouette, qui a un petit coté partie de jeu de rôles mais qui finit avec un twist assez surprenant. Le principe du roman est simple, à tel point qu'il est divisé clairement en ses trois parties. C'est un casse, avec toutes les règles du genre. Si vous avez vu Ocean's Eleven ou Matrix, c'est pareil : l'équipe, le briefing, le casse. On a embauché les meilleurs des meilleurs et ils vont devoir faire le braquage le plus insensé qu'il y aie eu.
J'ai trouvé que Léo s'amusait, dans ce roman. L'écriture est moins expérimentale que dans ses autres oeuvres et il se lâche sur ses scènes d'actions, genre superproduction hollywoodienne. Et puis... et puis on chasse le naturel, il revient au galop : la fin est étonnante et surprend le lecteur. On y retrouve la finesse subtile de Léo. Je n'en dis pas plus, je ne veux pas spolier, mais disons qu'arrivé à un certain point, je n'ai pu lâcher le livre avant de l'avoir terminé.
35raton-liseur
J'arrive un peu après le coup de blues du mois passé, mais je rajoute mon grain de sel pour dire que moi aussi je lis (parfois avec retard...).
C'est vrai que notre groupe manque de discussions, et j'ai la même impression de parler (ou d'écrire) dans le vide parfois. Mais moi non plus je ne suis pas bavarde, et pourtant je lis et je trouve intéressant de découvrir les lectures des autres, parfois très éloignées de mes propres choix et qui me font trouver de temps à autres de belles idées. En espérant que ce soit le même plaisir pour les autres, je continue à
apporter ma petite pierre...
Bon vagabondage livresque et en espérant continuer à lire toutes ces petites "fiches de lecture"!
C'est vrai que notre groupe manque de discussions, et j'ai la même impression de parler (ou d'écrire) dans le vide parfois. Mais moi non plus je ne suis pas bavarde, et pourtant je lis et je trouve intéressant de découvrir les lectures des autres, parfois très éloignées de mes propres choix et qui me font trouver de temps à autres de belles idées. En espérant que ce soit le même plaisir pour les autres, je continue à
apporter ma petite pierre...
Bon vagabondage livresque et en espérant continuer à lire toutes ces petites "fiches de lecture"!
37greuh
Défunts Disparus
Décidément, plus je lis les aventures du détective de Taibo 2, plus j'y prends du plaisir. C'est frais, amusant, décalé. Du polar pas-si-noir qui traite quand même de problèmes graves du Mexique mais avec une certaine résignation sur la situation. Le Mexique d'aujourd'hui, celui des mexicains, pas celui des touristes. L'autre coté du miroir, en quelque sorte.
Celui-ci est bref et direct, et le personnage se fait un peu caresser les côtes durant une enquête qui touche des sujets sensibles.
Très très sympa.
Décidément, plus je lis les aventures du détective de Taibo 2, plus j'y prends du plaisir. C'est frais, amusant, décalé. Du polar pas-si-noir qui traite quand même de problèmes graves du Mexique mais avec une certaine résignation sur la situation. Le Mexique d'aujourd'hui, celui des mexicains, pas celui des touristes. L'autre coté du miroir, en quelque sorte.
Celui-ci est bref et direct, et le personnage se fait un peu caresser les côtes durant une enquête qui touche des sujets sensibles.
Très très sympa.
38greuh
A Brief History Of Time
J'avais essayé de lire ce livre quand j'étais ado et j'y étais (presque) parvenu, le dernier chapitre étant particulièrement péchu. Je l'ai relu entièrement et il faut bien avouer que Hawking a du talent pour choisir des images qui parlent et vulgariser une physique qui désormais est d'une complexité extrême. Si n'importe quel péquenot connaît la célèbre formule E=mC², il est très rare de trouver quelqu'un qui la comprend et encore plus de trouver quelqu'un qui sait l'expliquer. Hawking reprend les bases et déroule, doucement et clairement, l'évolution de la physique et les conséquences qui en découlent sur la façon qu'on a de concevoir l'univers, sa naissance et son fonctionnement.
C'est l'un des livres qui m'avaient donné le goût des études et des sciences et j'ai été ravi de constater qu'il n'a rien perdu de sa force. Et pis cette fois j'ai à peu près pigé le dernier chapitre (étant donné que j'avais vu la plupart de ce qui le précède en cours, c'est heureux ;) ).
J'avais essayé de lire ce livre quand j'étais ado et j'y étais (presque) parvenu, le dernier chapitre étant particulièrement péchu. Je l'ai relu entièrement et il faut bien avouer que Hawking a du talent pour choisir des images qui parlent et vulgariser une physique qui désormais est d'une complexité extrême. Si n'importe quel péquenot connaît la célèbre formule E=mC², il est très rare de trouver quelqu'un qui la comprend et encore plus de trouver quelqu'un qui sait l'expliquer. Hawking reprend les bases et déroule, doucement et clairement, l'évolution de la physique et les conséquences qui en découlent sur la façon qu'on a de concevoir l'univers, sa naissance et son fonctionnement.
C'est l'un des livres qui m'avaient donné le goût des études et des sciences et j'ai été ravi de constater qu'il n'a rien perdu de sa force. Et pis cette fois j'ai à peu près pigé le dernier chapitre (étant donné que j'avais vu la plupart de ce qui le précède en cours, c'est heureux ;) ).
39greuh
The universe in a nutshell
J'ai lu celui-ci dans la foulée parce que mon ouvrage rassemblait les deux livres. Il s'agit d'une mise à jour et réorganisation de A brief history of time. Il vaut mieux, cependant, avoir lu ce dernier pour bien saisir les concepts abordés ici, qui traitent du voyage dans le temps et des p-branes (un artefact de la théorie des cordes). Plus intéressant que le précédent car allant plus loin, cet ouvrage a aussi le défaut d'un chapitre perdu à essayer d'appliquer la loi de Moore et quelques autres à des questions plus philosophique que physique théorique (la surpopulation, les bébés créés en cuve, l'intelligence artificielle). Le chapitre peut être sauté, il est au final peu intéressant et ses fondations sont assez frêles même si pas forcément fausses. Le reste, par contre, montre l'excellence de Hawking dans la difficile tâche de la vulgarisation.
J'ai lu celui-ci dans la foulée parce que mon ouvrage rassemblait les deux livres. Il s'agit d'une mise à jour et réorganisation de A brief history of time. Il vaut mieux, cependant, avoir lu ce dernier pour bien saisir les concepts abordés ici, qui traitent du voyage dans le temps et des p-branes (un artefact de la théorie des cordes). Plus intéressant que le précédent car allant plus loin, cet ouvrage a aussi le défaut d'un chapitre perdu à essayer d'appliquer la loi de Moore et quelques autres à des questions plus philosophique que physique théorique (la surpopulation, les bébés créés en cuve, l'intelligence artificielle). Le chapitre peut être sauté, il est au final peu intéressant et ses fondations sont assez frêles même si pas forcément fausses. Le reste, par contre, montre l'excellence de Hawking dans la difficile tâche de la vulgarisation.
41greuh
The Rhesus Chart
Pour un panoramique complet de l'univers The Laundry : http://goo.gl/fb/PZUjy3
Extrait de la partie sur ce dernier livre :
The Rhesus Chart est le premier livre de la série à être écrit dans un style qui ne reprend pas un auteur connu, Stross annonçant que, d'après lui, la série avait trouvé un ton personnel. Il fera plaisir à tout ceux qui pensent que les banquiers sont des vampires et est une sorte d'écho de la vague bit-lit à la sauce The Laundry. Comme chez Google, les employés de la Laverie se trouvent donc avec un "ten percenter", un projet personnel (dont le sujet a été fourni par le management) auquel ils doivent accorder 10% de leur temps de travail, mais pas pendant leur temps de travail. Bob Howard se trouve donc à travailler la nuit sur un moteur de datamining pour repérer d'éventuelles crises sanitaires dont les symptômes seraient ceux du syndrome K, une variante de Kreutzfeld Jakob qui affecte les sorciers - en gros, le cerveau devient une éponge parce que les entités avec trop de dimensions qu'ils invoquent prennent une bouchée à chaque tentative. Ça ne devrait rien donner et, évidemment, Bob trouve quelque chose qui va amener à une vraie crise au sein de la Laverie, avec là aussi un twist que je n'attendais pas.
A la lecture, j'ai retrouvé avec plaisir tous les ingrédients qui font de cette série une réussite : de la bureaucratie, de l'espionnage, un peu d'action et pas mal de blagues soit sur le mythe de Cthulhu, soit sur la mythologie geek. Au global, aussi, le ton s'assombrit. Bob Howard perd peu à peu de son humanité au fur et à mesure et on sent bien que la spirale malsaine qui va amener l'humanité à confronter les horreurs tentaculaires arrive à sa fin. Je ne serais pas étonné que Stross mette fin à cet univers d'une manière assez violente dans deux ou trois volumes, quitte à continuer en post-apocalyptique, comme l'a fait Mignola avec BPRD: Hell On Earth, ou à écrire des romans qui se passent entre les romans déjà publiés, comme il le fait déjà avec les nouvelles gratuites.
Pour un panoramique complet de l'univers The Laundry : http://goo.gl/fb/PZUjy3
Extrait de la partie sur ce dernier livre :
The Rhesus Chart est le premier livre de la série à être écrit dans un style qui ne reprend pas un auteur connu, Stross annonçant que, d'après lui, la série avait trouvé un ton personnel. Il fera plaisir à tout ceux qui pensent que les banquiers sont des vampires et est une sorte d'écho de la vague bit-lit à la sauce The Laundry. Comme chez Google, les employés de la Laverie se trouvent donc avec un "ten percenter", un projet personnel (dont le sujet a été fourni par le management) auquel ils doivent accorder 10% de leur temps de travail, mais pas pendant leur temps de travail. Bob Howard se trouve donc à travailler la nuit sur un moteur de datamining pour repérer d'éventuelles crises sanitaires dont les symptômes seraient ceux du syndrome K, une variante de Kreutzfeld Jakob qui affecte les sorciers - en gros, le cerveau devient une éponge parce que les entités avec trop de dimensions qu'ils invoquent prennent une bouchée à chaque tentative. Ça ne devrait rien donner et, évidemment, Bob trouve quelque chose qui va amener à une vraie crise au sein de la Laverie, avec là aussi un twist que je n'attendais pas.
A la lecture, j'ai retrouvé avec plaisir tous les ingrédients qui font de cette série une réussite : de la bureaucratie, de l'espionnage, un peu d'action et pas mal de blagues soit sur le mythe de Cthulhu, soit sur la mythologie geek. Au global, aussi, le ton s'assombrit. Bob Howard perd peu à peu de son humanité au fur et à mesure et on sent bien que la spirale malsaine qui va amener l'humanité à confronter les horreurs tentaculaires arrive à sa fin. Je ne serais pas étonné que Stross mette fin à cet univers d'une manière assez violente dans deux ou trois volumes, quitte à continuer en post-apocalyptique, comme l'a fait Mignola avec BPRD: Hell On Earth, ou à écrire des romans qui se passent entre les romans déjà publiés, comme il le fait déjà avec les nouvelles gratuites.
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Ombre de l'Ombre
PIT2 écrit très bien et, aussi, maîtrise parfaitement les codes du genre. Un bon polar, ça commence dans des arrières salles qui sentent la fumée et la sueur mais les méchants sont toujours dans les hautes sphères. Les héros sont des types dur, souvent brisés à l'intérieur, mais opiniâtres et aussi tenaces et méchants que des pitbulls. Les héros sont exactement ça et n'hésiteront ni sur la violence ni sur le meurtre pour arriver à leurs fins. Pour que le lecteur ne se perde pas, la partie hebdomadaire de dominos des personnages - et les dominos, c'est sacré - permet, et pour eux et pour lui, de faire le point sur l'histoire. C'est bien conçu, et l'architecture de chapitres courts permet une lecture très rapide de ce roman, découpé selon une tension forte, nerveuse.
Aussi, l'auteur ne tombe pas dans le piège de Tchekhov : toutes les intrigues ne sont pas reliées. Il y a aussi des intrigues annexes qui permettent de s'interroger et rend plus vivant l'ensemble. Combien de fois, dans un roman, a-t-on l'impression qu'il ne se passait rien avant le début de l'histoire, que tout ce qui se passe a forcément un rapport et qu'il ne se passera rien après la fin ? Ce n'est pas le cas ici. Ces intrigues annexes donnent vie au monde qui tourne autour des personnages et PIT2 arrive à faire vivre ce Mexique particulier, avec tous ses problèmes, ses factions, des difficultés mais aussi ses clichés. Evidemment, connaître un peu l'histoire du pays permettra de savourer certaines allusions, certains détails, mais n'est absolument pas nécessaire.
L'humour de PIT2, au milieu de son polar noir, est là aussi une note tout à fait mexicaine. Ca va mal mais la vie n'est pas finie, alors on va sortir le tequila et la marimba.
Un succulent polar avec des personnages un peu exagérés mais, finalement, représentatifs du Mexique.
Avis plus développé ici : http://hu-mu.blogspot.com/2014/08/un-ombre-qui-sent-la-sueur-et-le-tequila.html
PIT2 écrit très bien et, aussi, maîtrise parfaitement les codes du genre. Un bon polar, ça commence dans des arrières salles qui sentent la fumée et la sueur mais les méchants sont toujours dans les hautes sphères. Les héros sont des types dur, souvent brisés à l'intérieur, mais opiniâtres et aussi tenaces et méchants que des pitbulls. Les héros sont exactement ça et n'hésiteront ni sur la violence ni sur le meurtre pour arriver à leurs fins. Pour que le lecteur ne se perde pas, la partie hebdomadaire de dominos des personnages - et les dominos, c'est sacré - permet, et pour eux et pour lui, de faire le point sur l'histoire. C'est bien conçu, et l'architecture de chapitres courts permet une lecture très rapide de ce roman, découpé selon une tension forte, nerveuse.
Aussi, l'auteur ne tombe pas dans le piège de Tchekhov : toutes les intrigues ne sont pas reliées. Il y a aussi des intrigues annexes qui permettent de s'interroger et rend plus vivant l'ensemble. Combien de fois, dans un roman, a-t-on l'impression qu'il ne se passait rien avant le début de l'histoire, que tout ce qui se passe a forcément un rapport et qu'il ne se passera rien après la fin ? Ce n'est pas le cas ici. Ces intrigues annexes donnent vie au monde qui tourne autour des personnages et PIT2 arrive à faire vivre ce Mexique particulier, avec tous ses problèmes, ses factions, des difficultés mais aussi ses clichés. Evidemment, connaître un peu l'histoire du pays permettra de savourer certaines allusions, certains détails, mais n'est absolument pas nécessaire.
L'humour de PIT2, au milieu de son polar noir, est là aussi une note tout à fait mexicaine. Ca va mal mais la vie n'est pas finie, alors on va sortir le tequila et la marimba.
Un succulent polar avec des personnages un peu exagérés mais, finalement, représentatifs du Mexique.
Avis plus développé ici : http://hu-mu.blogspot.com/2014/08/un-ombre-qui-sent-la-sueur-et-le-tequila.html
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Ya Basta ! t.2
J'en parle ici : http://lectureslibres.blogspot.com/2014/08/easy-helene-23.html
J'en parle ici : http://lectureslibres.blogspot.com/2014/08/easy-helene-23.html
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Le récit du vieil antonio
Le Récit du Vieil Antonio est le conte consacré à l'invention des couleurs par les dieux. Le monde était en noir et blanc, les humains s'aimaient mais les dieux avaient envie d'améliorer tout ça et découvrent par hasard, par jeu et par recherche des couleurs par lesquelles embellir le monde. Le rouge, le vert, le bleu et les autres couleurs sont alors utilisées par les dieux et le monde devient beau. Et, pour les ranger quelque part, c'est comme ça que l'ara s'est retrouvé si coloré : elles étaient toutes au même endroit. Un magnifique conte sur la diversité et la beauté de celle-ci.
L'ouvrage est mis en page pour en faire un livre de contes pour enfant, avec des illustrations pleine pages et le texte en gros caractères et découpé en bref passage accompagnant les images.
Le reste ici : http://lectureslibres.blogspot.fr/2014/09/easy-helene-33.html
Le Récit du Vieil Antonio est le conte consacré à l'invention des couleurs par les dieux. Le monde était en noir et blanc, les humains s'aimaient mais les dieux avaient envie d'améliorer tout ça et découvrent par hasard, par jeu et par recherche des couleurs par lesquelles embellir le monde. Le rouge, le vert, le bleu et les autres couleurs sont alors utilisées par les dieux et le monde devient beau. Et, pour les ranger quelque part, c'est comme ça que l'ara s'est retrouvé si coloré : elles étaient toutes au même endroit. Un magnifique conte sur la diversité et la beauté de celle-ci.
L'ouvrage est mis en page pour en faire un livre de contes pour enfant, avec des illustrations pleine pages et le texte en gros caractères et découpé en bref passage accompagnant les images.
Le reste ici : http://lectureslibres.blogspot.fr/2014/09/easy-helene-33.html
46greuh
Saisons de la digne rage
Ce livre recueille les interventions de Marcos (et de quelques autres) lors de deux sommets organisés par l'EZLN en 2007 et 2009. Lors de chaque journée de chaque sommet, Marcos prononce un discours de clôture de la journée, ce qui est bien normal, mais ceux-ci sont en plus structurés pour former un tout cohérent si on les rassemble comme ici.
A l'exception d'un site de courageux, il faut savoir que les communiqués de l'EZLN au delà des deux premières années n'ont pas été traduits en français, pas sous la forme de livres en tout cas. Faute d'intérêt du public, je suppose... On peut pas demander à un petit éditeur de se saborder pour me faire plaisir. Et avec le silence des médias en règle générale, sauf quelques événements de grande ampleur, il est difficile de savoir où en est l'expérience zapatiste.
Au cours des discours ici présentés, on en apprend plus sur l'état - en 2009 - de cette expérience, principalement le fonctionnement des "caracoles", communes autonomes zapatistes. Réussir à s'autogouverner autrement, dans le tâtonnement mais avec un objectif précis en tête, est un exploit sur une si longue durée. Ce n'est pas sans me rappeler l'expérience Christiana au Danemark, qui avait réussi à surmonter les problèmes de leur communauté.
Dans l'ouvrage, l'introduction de Jérôme Baschet et les annexes donnant les grands événements date par date permet de se faire une idée du tango compliqué qu'a mené l'EZLN avec les politiques mexicains, avec de nombreux retournements et trahisons, essentiellement par le gouvernement du Mexique (je rappelle que ce livre est écrit par le porte parole du mouvement).
Je me demande où en est l'EZLN en 2014, soit 5 ans après ce livre.
D'un point de vue littéraire, si le talent de Marcos est bien là, il est nécessaire d'avoir lu les deux Ya Basta! et le "Des Morts Qui Dérangent" pour avoir une idée de qui sont tous ces personnages évoqués par Marcos et de quoi, au juste, il est en train de parler.
Ce livre recueille les interventions de Marcos (et de quelques autres) lors de deux sommets organisés par l'EZLN en 2007 et 2009. Lors de chaque journée de chaque sommet, Marcos prononce un discours de clôture de la journée, ce qui est bien normal, mais ceux-ci sont en plus structurés pour former un tout cohérent si on les rassemble comme ici.
A l'exception d'un site de courageux, il faut savoir que les communiqués de l'EZLN au delà des deux premières années n'ont pas été traduits en français, pas sous la forme de livres en tout cas. Faute d'intérêt du public, je suppose... On peut pas demander à un petit éditeur de se saborder pour me faire plaisir. Et avec le silence des médias en règle générale, sauf quelques événements de grande ampleur, il est difficile de savoir où en est l'expérience zapatiste.
Au cours des discours ici présentés, on en apprend plus sur l'état - en 2009 - de cette expérience, principalement le fonctionnement des "caracoles", communes autonomes zapatistes. Réussir à s'autogouverner autrement, dans le tâtonnement mais avec un objectif précis en tête, est un exploit sur une si longue durée. Ce n'est pas sans me rappeler l'expérience Christiana au Danemark, qui avait réussi à surmonter les problèmes de leur communauté.
Dans l'ouvrage, l'introduction de Jérôme Baschet et les annexes donnant les grands événements date par date permet de se faire une idée du tango compliqué qu'a mené l'EZLN avec les politiques mexicains, avec de nombreux retournements et trahisons, essentiellement par le gouvernement du Mexique (je rappelle que ce livre est écrit par le porte parole du mouvement).
Je me demande où en est l'EZLN en 2014, soit 5 ans après ce livre.
D'un point de vue littéraire, si le talent de Marcos est bien là, il est nécessaire d'avoir lu les deux Ya Basta! et le "Des Morts Qui Dérangent" pour avoir une idée de qui sont tous ces personnages évoqués par Marcos et de quoi, au juste, il est en train de parler.
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Câblé
Câblé, c'est d'abord l'écho lancinant d'une steel guitar qui surfe sur tes nerf auditifs avant de s'écraser sur ton cristal sensoriel. Ensuite, c'est un des tous meilleurs romans du cyberpunk, celui des origines, celui qui sent le plastique et les mullets. Dans un monde qui s'est soumis au jeux des megacorpos en orbite après la plus brève guerre mondiale de l'histoire - combattue à coups de météores envoyé sur les capitales du monde, il n'y a plus que deux catégories d'êtres humains. D'un coté, les orbitaux, rouages de ces super-entreprises qui contrôlent le monde et dévorent la terre dans leurs schémas commerciaux et politiques. De l'autre, les glaiseux, tous les humains qui survivent comme ils peuvent en bas du puits de gravité, accroché à un caillou au centre des enjeux de ses maîtres qui, pourtant, la méprisent.
Sarah et Cowboy sont deux glaiseux.
La première a énormément souffert après la guerre. Elle essaie de tout faire pour se sortir de la rue et se vend désormais comme garde du corps aux réflexes améliorés par cybernétisation, ce qui est bien mieux que la prostitution dans laquelle son propre frère se trouve encore. Elle ne rêve que d'acheter un billet pour elle et son frère qui lui permettrait de quitter la surface et toute cette merde.
A coté de ça, le second est un panzerboy, un mec câblé à son hovercraft blindé qui fonce d'Est en Ouest pour faire des transports au black en déjouant les corsaires de la police et leurs missiles. Avant, il le faisait en avion mais c'est désormais trop dangereux, même s'il rêve encore de voler. Son kif, à lui, c'est la vitesse, déjouer les pièges, suvivre à trois cents à l'heure. Il a aussi, encore, des idéaux alors que Sarah elle n'en a plus aucun.
Les deux n'envisagent de survivre que jusqu'à demain.
Au final, ces deux personnages vont finir par se retrouver malgré eux à se battre contre une mégacorpo, de front et pour de bonnes raisons mais au profit de mauvaises personnes. Et leurs convictions à tout deux vont être mises à l'épreuve.
Au final, Walter Jon Williams écrit un roman nerveux, au style marquant, l'un de ceux qui ont marqué l'histoire de ce genre particulier aux nombreux enfants (postcyberpunk, biopunk, steampunk, etc.), enfants qui ont, je trouve, perdu quelque chose en route mais c'est normal : le cyberpunk a des tropes qui sont définis par l'époque même où il a été écrit. Chômage de masse, les malouines, la naissance du piratage informatique, l'après choc pétrolier, Thatcher-Reagan, la mercantilisation violente du rock, etc.
Aujourd'hui, c'est aussi bon qu'hier. Et le futur est à jeter.
Câblé, c'est d'abord l'écho lancinant d'une steel guitar qui surfe sur tes nerf auditifs avant de s'écraser sur ton cristal sensoriel. Ensuite, c'est un des tous meilleurs romans du cyberpunk, celui des origines, celui qui sent le plastique et les mullets. Dans un monde qui s'est soumis au jeux des megacorpos en orbite après la plus brève guerre mondiale de l'histoire - combattue à coups de météores envoyé sur les capitales du monde, il n'y a plus que deux catégories d'êtres humains. D'un coté, les orbitaux, rouages de ces super-entreprises qui contrôlent le monde et dévorent la terre dans leurs schémas commerciaux et politiques. De l'autre, les glaiseux, tous les humains qui survivent comme ils peuvent en bas du puits de gravité, accroché à un caillou au centre des enjeux de ses maîtres qui, pourtant, la méprisent.
Sarah et Cowboy sont deux glaiseux.
La première a énormément souffert après la guerre. Elle essaie de tout faire pour se sortir de la rue et se vend désormais comme garde du corps aux réflexes améliorés par cybernétisation, ce qui est bien mieux que la prostitution dans laquelle son propre frère se trouve encore. Elle ne rêve que d'acheter un billet pour elle et son frère qui lui permettrait de quitter la surface et toute cette merde.
A coté de ça, le second est un panzerboy, un mec câblé à son hovercraft blindé qui fonce d'Est en Ouest pour faire des transports au black en déjouant les corsaires de la police et leurs missiles. Avant, il le faisait en avion mais c'est désormais trop dangereux, même s'il rêve encore de voler. Son kif, à lui, c'est la vitesse, déjouer les pièges, suvivre à trois cents à l'heure. Il a aussi, encore, des idéaux alors que Sarah elle n'en a plus aucun.
Les deux n'envisagent de survivre que jusqu'à demain.
Au final, ces deux personnages vont finir par se retrouver malgré eux à se battre contre une mégacorpo, de front et pour de bonnes raisons mais au profit de mauvaises personnes. Et leurs convictions à tout deux vont être mises à l'épreuve.
Au final, Walter Jon Williams écrit un roman nerveux, au style marquant, l'un de ceux qui ont marqué l'histoire de ce genre particulier aux nombreux enfants (postcyberpunk, biopunk, steampunk, etc.), enfants qui ont, je trouve, perdu quelque chose en route mais c'est normal : le cyberpunk a des tropes qui sont définis par l'époque même où il a été écrit. Chômage de masse, les malouines, la naissance du piratage informatique, l'après choc pétrolier, Thatcher-Reagan, la mercantilisation violente du rock, etc.
Aujourd'hui, c'est aussi bon qu'hier. Et le futur est à jeter.
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