1Cecilturtle
Ce n'est certes pas un thème très original, mais je constate avec désolation que sur les 50 titres que j'ai lus jusqu'à présent en 2022, il n'y en a seulement 17 en français dont la plupart sont des prêts!
Pas facile de vivre en Anglophonie.
Je vais donc comptabiliser mes lectures en français que les titres soient de la langue de Molière ou des traductions. Ce sera tout un défi, car je me suis aussi promise de vider un peu des étagères qui regorgent de livres... pour la plupart en anglais. Je vais bien finir par trouver un équilibre, non?
Total de 2022: 21 livres en français
Total de 2023: 39 livres en français
Total de 2024: 35 livres en français
Pas facile de vivre en Anglophonie.
Je vais donc comptabiliser mes lectures en français que les titres soient de la langue de Molière ou des traductions. Ce sera tout un défi, car je me suis aussi promise de vider un peu des étagères qui regorgent de livres... pour la plupart en anglais. Je vais bien finir par trouver un équilibre, non?
Total de 2022: 21 livres en français
Total de 2023: 39 livres en français
Total de 2024: 35 livres en français
2Cecilturtle
Livres lus en 2024 jusqu'à présent:
1. La langue des rêves par Michaël Lahmi
2. L'Iris blanc par Fabcaro et Didier Conrad
3. Sans feu ni lieu par Fred Vargas
4. Histoires jamais entendues dans une maison de thé au Népal par Sherpa Yeh-Peh
5. Histoires jamais entendues dans un sushi bar au Japon par Masayo Kokonoke
6. L'Énigme du retour par Dany Laferrière
7. Gerbe en germes - Pake grenn par Eddy Garnier
8. Suite inoubliable par Akira Mizubayashi
9. Amqui par Éric Forbes
10. Quand tu écouteras cette chanson par Lola Lafon
11. La Faiseuse d'étoiles par Mélissa Da Costa
12. Dossier 64 par Jussi Adler-Olsen
13. Histoires jamais entendues sur une gondole à Venise by Alfonso d'Ente
14. Coule la Seine par Fred Vargas
15. Rue Deschambault by Gabrielle Roy
16. Thérèse par Arthur Schnitzler
17. Em par Kim Thúy
18. Tiohtiáke par Michel Jean
19. Les clients du Central Hôtel par André Héléna
20. Une rose et un balai par Michel Simonet
21. Le Code caché de votre destin par James Hillman
22. Histoires jamais entendues dans un pub en Irlande par Tom O'Barley
23. Paul à la maison par Michel Rabagliati
24. Germinal par Émile Zola
25. Musiques de scènes par Françoise Sagan
26. Dictionnaire amoureux d'Albert Camus par Mohammed Aïssaoui
27. Le Murder Club du jeudi par Richard Osman
28. Psychopompe par Amélie Nothomb
29. L'Impossible Retour par Amélie Nothomb
30. La mort entre autres par Philip Kerr
31. La Sorcière moderne du foyer par Arin Murphy-Hiscock
32. Histoires jamais entendues dans une auberge en Espagne par Juan Miguel Antonio Bulsejo
33. La Reine Margot par Alexandre Dumas
34. La cuisine des sorcières par Pauline Capmas-Delarue
35. Les fiançailles de M. Hire par Georges Simenon
1. La langue des rêves par Michaël Lahmi
2. L'Iris blanc par Fabcaro et Didier Conrad
3. Sans feu ni lieu par Fred Vargas
4. Histoires jamais entendues dans une maison de thé au Népal par Sherpa Yeh-Peh
5. Histoires jamais entendues dans un sushi bar au Japon par Masayo Kokonoke
6. L'Énigme du retour par Dany Laferrière
7. Gerbe en germes - Pake grenn par Eddy Garnier
8. Suite inoubliable par Akira Mizubayashi
9. Amqui par Éric Forbes
10. Quand tu écouteras cette chanson par Lola Lafon
11. La Faiseuse d'étoiles par Mélissa Da Costa
12. Dossier 64 par Jussi Adler-Olsen
13. Histoires jamais entendues sur une gondole à Venise by Alfonso d'Ente
14. Coule la Seine par Fred Vargas
15. Rue Deschambault by Gabrielle Roy
16. Thérèse par Arthur Schnitzler
17. Em par Kim Thúy
18. Tiohtiáke par Michel Jean
19. Les clients du Central Hôtel par André Héléna
20. Une rose et un balai par Michel Simonet
21. Le Code caché de votre destin par James Hillman
22. Histoires jamais entendues dans un pub en Irlande par Tom O'Barley
23. Paul à la maison par Michel Rabagliati
24. Germinal par Émile Zola
25. Musiques de scènes par Françoise Sagan
26. Dictionnaire amoureux d'Albert Camus par Mohammed Aïssaoui
27. Le Murder Club du jeudi par Richard Osman
28. Psychopompe par Amélie Nothomb
29. L'Impossible Retour par Amélie Nothomb
30. La mort entre autres par Philip Kerr
31. La Sorcière moderne du foyer par Arin Murphy-Hiscock
32. Histoires jamais entendues dans une auberge en Espagne par Juan Miguel Antonio Bulsejo
33. La Reine Margot par Alexandre Dumas
34. La cuisine des sorcières par Pauline Capmas-Delarue
35. Les fiançailles de M. Hire par Georges Simenon
3raton-liseur
>2 Cecilturtle: Certes, "que" 17 livres, mais pour une liste plutôt variée et intéressante. Nous partageons peu de titres, et il y a quelques auteurs canadiens dont je n'ai jamais entendu parler!
4Cecilturtle
>3 raton-liseur: chic - contente de te faire découvrir!
Je viens de terminer un grand classique
18. Poèmes saturniens par Paul Verlaine (France)
J'ai toujours eu un faible pour les romantiques, et on ressent toute la nostalgie d'un passé plus joyeux, le spleen des mauvais jours ou encore le bonheur fugitif. Certains sont morbides et d'autres carrément drôles. Enfin, quelques-uns sont d'un classique qu'on enseigne plus et qui m'ont paru donc désuets. Verlaine reste néanmoins un de mes poètes préférés.
Je viens de terminer un grand classique
18. Poèmes saturniens par Paul Verlaine (France)
J'ai toujours eu un faible pour les romantiques, et on ressent toute la nostalgie d'un passé plus joyeux, le spleen des mauvais jours ou encore le bonheur fugitif. Certains sont morbides et d'autres carrément drôles. Enfin, quelques-uns sont d'un classique qu'on enseigne plus et qui m'ont paru donc désuets. Verlaine reste néanmoins un de mes poètes préférés.
5Dilara86
>4 Cecilturtle: ça me donne envie de les relire ! D'autant plus que la semaine dernière, j'ai terminé Les pleurs de Marceline Desbordes-Valmore, une poétesse louée par Verlaine, justement...
6Cecilturtle
>5 Dilara86: c'est chouette comme même les romantiques!
Je termine Des bleus à l’âme de Françoise Sagan. C'est un roman où elle combine sa trame narrative habituelle (personnages élégants, insouciants, cruels) avec ses réflexions d'écrivain: ses blocages, divagations de l'esprit, position politique, réaction à ses critiques. Elle saute entre la fiction et la réalité jusqu'à ce que les deux s'entre-mêlent et que la frontière se brouille... la narratrice est-elle donc réellement l'écrivain même si elle s'appelle Sagan? peut-on vivre dans son propre livre? la fiction a-t-elle le même poids que la réalité? Ça fait de ce roman, un texte très intime qui finit de façon sobre et délicate. Je dirais que c'est de mes préférés de Sagan.
Je termine Des bleus à l’âme de Françoise Sagan. C'est un roman où elle combine sa trame narrative habituelle (personnages élégants, insouciants, cruels) avec ses réflexions d'écrivain: ses blocages, divagations de l'esprit, position politique, réaction à ses critiques. Elle saute entre la fiction et la réalité jusqu'à ce que les deux s'entre-mêlent et que la frontière se brouille... la narratrice est-elle donc réellement l'écrivain même si elle s'appelle Sagan? peut-on vivre dans son propre livre? la fiction a-t-elle le même poids que la réalité? Ça fait de ce roman, un texte très intime qui finit de façon sobre et délicate. Je dirais que c'est de mes préférés de Sagan.
7Cecilturtle
Je viens de terminer mon 20e livre en français cette année, Une femme par Annie Ernaux.
C'est un livre très délicat et émouvant qui raconte la vie de la mère d'Ernaux. C'est bien sûr une biographie difficile, car la fille ne peut s'empêcher de la voir par ses yeux d'enfant, d’adolescente ou de jeune mère pressée : des moments de violence, de rébellion et de frustration... mais il y a aussi le regard d'une fille qui voit sa mère dépérir, cette femme forte, bruyante, toujours en mouvement, soudain réduite à rien.
Au début, je me moquais un peu de cette économie de mots (le livre compte à peine 100 pages) et de la manie de l'autrice d'utiliser les guillemets, mais j'avoue que son style est extrêmement efficace: en quelques mots, elle brosse des traits précis qui donne une image immédiate d'une femme qui n'a pas eu une vie facile, mais qui l'a vécue avec courage et détermination.
C'est un livre très délicat et émouvant qui raconte la vie de la mère d'Ernaux. C'est bien sûr une biographie difficile, car la fille ne peut s'empêcher de la voir par ses yeux d'enfant, d’adolescente ou de jeune mère pressée : des moments de violence, de rébellion et de frustration... mais il y a aussi le regard d'une fille qui voit sa mère dépérir, cette femme forte, bruyante, toujours en mouvement, soudain réduite à rien.
Au début, je me moquais un peu de cette économie de mots (le livre compte à peine 100 pages) et de la manie de l'autrice d'utiliser les guillemets, mais j'avoue que son style est extrêmement efficace: en quelques mots, elle brosse des traits précis qui donne une image immédiate d'une femme qui n'a pas eu une vie facile, mais qui l'a vécue avec courage et détermination.
8Cecilturtle
Et j'ai profité d'un weekend à Montréal pour m'acheter quelques titres en français! Yé!
9raton-liseur
>7 Cecilturtle: Jolie évocation de ce livre, cela fait envie.
Et j'ai bien aimé la citation de la page 100 que tu as mise aussi.
Et j'ai bien aimé la citation de la page 100 que tu as mise aussi.
10Cecilturtle
Picoult a écrit Une étincelle de vie en 2018 à l'époque où se resserrait l'étau contre l'avortement aux États-Unis. Dans cette histoire, elle essaie de montrer toutes les perspectives; tous ses personnages sont d'une belle complexité: on ne peut qu'avoir de la compassion.
En général, dans ces questions d'éthique, Picoult évite de se prononcer. Ici, elle ajoute une note au roman, un traité montrant l'importance de l'accès sécuritaire aux soins de santé reproductive. Elle le démontre par des faits, y compris le manque de soutien aux femmes dans toutes les sphères de la vie: économique, social, familial, médical. Elle préconise qu'il s'agit d'étudier ces questions avec soin (ce qui ne se fait pas) et de préserver le droit fondamental à l'avortement. J'ai beaucoup apprécié ce geste.
En général, dans ces questions d'éthique, Picoult évite de se prononcer. Ici, elle ajoute une note au roman, un traité montrant l'importance de l'accès sécuritaire aux soins de santé reproductive. Elle le démontre par des faits, y compris le manque de soutien aux femmes dans toutes les sphères de la vie: économique, social, familial, médical. Elle préconise qu'il s'agit d'étudier ces questions avec soin (ce qui ne se fait pas) et de préserver le droit fondamental à l'avortement. J'ai beaucoup apprécié ce geste.
11Cecilturtle
Hiver arctique par Arnaldur Indridason: un petit garçon de 10 ans est assassiné... racisme? affaires de drogues? vandalisme? Erlendur et son équipe piétinent...
C'est un roman terne à l'image de l'hiver islandais. Rien ne bouge vite, les interrogatoires s'éternisent et se répètent... on voit là tout le réel travail d'un enquêteur qui doit constamment revenir sur ses pas en espérant une percée. Les histoires parallèles aident également à mettre en relief la trame principale: le décès du frère d'Erlandur joue-t-il sur sa perception du meurtre? les préjugés d'Oli entravent-ils son jugement? le manque de sommeil d'Elinborg fait-il d'elle une inspectrice moins efficace? C'est un roman lent mais qui, grâce à ce rythme ralenti, est d'autant plus intéressant.
C'est un roman terne à l'image de l'hiver islandais. Rien ne bouge vite, les interrogatoires s'éternisent et se répètent... on voit là tout le réel travail d'un enquêteur qui doit constamment revenir sur ses pas en espérant une percée. Les histoires parallèles aident également à mettre en relief la trame principale: le décès du frère d'Erlandur joue-t-il sur sa perception du meurtre? les préjugés d'Oli entravent-ils son jugement? le manque de sommeil d'Elinborg fait-il d'elle une inspectrice moins efficace? C'est un roman lent mais qui, grâce à ce rythme ralenti, est d'autant plus intéressant.
12Cecilturtle
La civilisation, ma Mère!... par Driss Chraïbi: une histoire racontée par deux frères sur l'épanouissement de leur mère à qui ils ont donné le magnifique cadeau de la liberté.
C'est un roman absolument magnifique et généreux. La première partie raconte les habitudes ancestrale de la Mère, tout à son ignorance mais empruntée de génie, de débrouillardise et d'imagination. La deuxième montre son épanouissement, son apprentissage du monde moderne et sa remise en question de toutes ces pratiques bizarres. C'est un livre court mais poignant et optimiste qui m'a vraiment conquise!
C'est un roman absolument magnifique et généreux. La première partie raconte les habitudes ancestrale de la Mère, tout à son ignorance mais empruntée de génie, de débrouillardise et d'imagination. La deuxième montre son épanouissement, son apprentissage du monde moderne et sa remise en question de toutes ces pratiques bizarres. C'est un livre court mais poignant et optimiste qui m'a vraiment conquise!
13raton-liseur
>12 Cecilturtle: Je ne connais pas du tout cet auteur, mais la façon dont tu en parles donne très envie.
J'ai cru voir que l'histoire se passe dans les années 40, c'est cela? Et dans quel pays est-ce?
J'ai cru voir que l'histoire se passe dans les années 40, c'est cela? Et dans quel pays est-ce?
14Cecilturtle
>13 raton-liseur: oui - ça commence un peu avant la guerre et ça se termine au moment de l'indépendance du Maroc. Ça se passe entièrement au Maroc. C'est aussi l'allégorie du colonialisme et de l'indépendance, mais ça se lit aussi au premier degré. Ce que j'ai par-dessus tout aimé, c'est cet optimisme inébranlable et la capacité d'aimer aussi bien l'ancien et le moderne. Un petit livre vraiment riche!
15LolaWalser
>12 Cecilturtle:
C'est tellement chaleureux, n'est-ce pas? J'ai la figure de sa petite mère toujours vivante dans mon esprit.
C'est tellement chaleureux, n'est-ce pas? J'ai la figure de sa petite mère toujours vivante dans mon esprit.
16Cecilturtle
>15 LolaWalser: tout à fait!
17Cecilturtle
Ben tiens, en mettant à jour mon catalogue, je me rends compte que j'avais déjà lu Le Pari par Dominique Demers, il y a maintenant une quinzaine d'année!
J'en ai fait la même évaluation: un roman frôlant le mélodrame, mais ne tombant pas dans le cliché, qui raconte la quête de bonheur de Max, femme intelligente aux prises de son passé.
Demers est une vraie conteuse, et malgré la longueur du livre, on en dévore les pages.
J'en ai fait la même évaluation: un roman frôlant le mélodrame, mais ne tombant pas dans le cliché, qui raconte la quête de bonheur de Max, femme intelligente aux prises de son passé.
Demers est une vraie conteuse, et malgré la longueur du livre, on en dévore les pages.
18Cecilturtle
J'ai terminé La fille de papier par Guillaume Musso, un roman d'aventure où un personnage entre dans la vie de l'auteur pour l'inciter à terminer son roman. C'est un jeu de métafiction amusant et bien mené... jusqu'à la fin qui est décevante. Une lecture rapide et agréable!
19Cecilturtle
J'ai terminé Crocodiles de Philippe Dijan, une collection de nouvelles. J'ai hésité parce que j'avais déjà lu un de ses romans et je n'avais pas adoré (litote), et finalement, je me suis prise au jeu de ce petit volume de 5 nouvelles.
On y découvre l'amour sous toutes ses facettes: entre amis, fratrie, parents-enfants, couples, etc. Dijan développe des scénarios qui vont souvent jusqu'à l'extrême et frôlent l'humour noir. J'ai bien aimé la variété, l'extravagance et les ravages comme les joies que promet l'amour.
On y découvre l'amour sous toutes ses facettes: entre amis, fratrie, parents-enfants, couples, etc. Dijan développe des scénarios qui vont souvent jusqu'à l'extrême et frôlent l'humour noir. J'ai bien aimé la variété, l'extravagance et les ravages comme les joies que promet l'amour.
20Cecilturtle
Je termine Petit traité sur le racisme par Dany Laferrière, un incroyable mélange de prose et de poésie, un long hommage aux artistes et philosophes noir-es nord-américain-es qui ont raconté l'expérience des Noir-es, de l'esclavagisme aux luttes d'aujourd'hui. C'est un livre fondamentalement optimiste mais qui raconte aussi toutes les atrocités et les préjugés qui perdurent et détruisent encore des vies. C'est un livre que je recommande chaudement.
21Cecilturtle
Les Villages de Dieu par Emmelie Prophète raconte la vie et la mort dans une cité de Port-au-Prince. C'est un roman magistral, à la fois très simple et complexe, très distant (comment d'autre supporter toute cette violence et cette pauvreté) et très tendre par le portrait que fait Cécé, la narratrice, de son environnement. Évidemment Cécé se défend bien de tout attachement: la vie est bien trop précaire, mais sous la résignation on ressent l'âpre volonté de vivre et d'aimer.
22Cecilturtle
J'ai terminé L'enfant perdue par Elena Ferrante et j'ai été déçue. J'ai trouvé le texte aride malgré les événements et les émotions dont il est question. C'est long et sans grande imagination. Le seul plus: la description de Naples pendant les années 1980 et 1990.
23raton-liseur
>22 Cecilturtle: Oh, c'est dommage! As-tu lu d'autres livres d'elles? J'ai toute la série de L'Amie prodigieuse que je n'ai pas lue, j'espère qu'elle est meilleure.
24Cecilturtle
>23 raton-liseur: C'est le dernier tome de la série L'Amie prodigieuse. J'avais lu le premier que j'avais bien aimé - sans doute l'effet de la nouveauté mais aussi l'histoire de deux petites filles et de l'apprentissage de l'amitié et des liens sociaux - je pense que nous avons toutes et tous eu une relation ambiguë qui nous a mis-es à l'épreuve. J'aime bien en anglais l'expression "frenemy" qui pourrait se traduire par "annemi": ces personnes qui sont des amies mais qui nous font des coups vache!
Cette fois, par contre, je n'ai pas accroché - il est possible que le fait que ma mère m'ait dit qu'elle n'avait pas aimé le premier tome ait joué dans le sens où j'ai appliqué un œil beaucoup plus critique. Néanmoins, qu'Elena en soit toujours essentiellement au même point, 30 ans plus tard, avec Lila est assez stupéfiant. En plus - sans vendre la mèche - l'événement qui est dans le titre arrive tard dans l'intrigue et du coup semble presque accessoire (alors qu'il est majeur!): un événement comme un autre dans le marathon que nous présente Ferrante. Ça se lit un peu comme un enfant qui raconte une histoire: Puis il s'est passé ceci, et puis il s'est passé cela, et j'étais triste mais après il s'est passé autre chose et j'étais contente... bref, je ne comprends pas que ce livre ait provoqué un tel engouement!
Je serai, bien entendu, curieuse d'avoir ton avis. Je n'ai pas lu les tomes 2 et 3 (ça n'a pas nuit à la compréhension du 4e). Peut-être faut-il lire les 4 d'un coup pour s'immerger totalement dans la trame narrative.
Cette fois, par contre, je n'ai pas accroché - il est possible que le fait que ma mère m'ait dit qu'elle n'avait pas aimé le premier tome ait joué dans le sens où j'ai appliqué un œil beaucoup plus critique. Néanmoins, qu'Elena en soit toujours essentiellement au même point, 30 ans plus tard, avec Lila est assez stupéfiant. En plus - sans vendre la mèche - l'événement qui est dans le titre arrive tard dans l'intrigue et du coup semble presque accessoire (alors qu'il est majeur!): un événement comme un autre dans le marathon que nous présente Ferrante. Ça se lit un peu comme un enfant qui raconte une histoire: Puis il s'est passé ceci, et puis il s'est passé cela, et j'étais triste mais après il s'est passé autre chose et j'étais contente... bref, je ne comprends pas que ce livre ait provoqué un tel engouement!
Je serai, bien entendu, curieuse d'avoir ton avis. Je n'ai pas lu les tomes 2 et 3 (ça n'a pas nuit à la compréhension du 4e). Peut-être faut-il lire les 4 d'un coup pour s'immerger totalement dans la trame narrative.
25raton-liseur
>24 Cecilturtle: Ah, je n'avais pas réalisé que ce tome faisait partie de la série de L'Amie prodigieuse. J'ai écouté une adaptation du premier tome sur France Culture, que j'ai beaucoup aimée, et j'ai acheté les 4 tomes dans la foulée, mais me lancer dans cette longue saga m'intimide un peu et effectivement, cela faisait partie de mes craintes, que l'histoire s'essouffle...
Si ce n'est pas indiscret, y a-t-il une raison particulière pour que tu aies décidé de lire directement le 4ème, en sautant les tomes 2 et 3?
Si ce n'est pas indiscret, y a-t-il une raison particulière pour que tu aies décidé de lire directement le 4ème, en sautant les tomes 2 et 3?
26Cecilturtle
>25 raton-liseur: Le tome 4 est sur la liste de Peter Boxall des 1001 livres qu'il faut avoir lus dans la vie, mais pas les 3 premiers! Aussi simple que ça!
C'est plutôt aléatoire comme liste, mais - je ne sais pas si tu connais - il y a un effort de représenter des auteurs de nombreux pays, et non juste des pays anglophones (bien qu'il y ait un préjugé dans ce sens). Ça m'a permis de découvrir des livres que je n'aurais autrement pas lus et dont certains j'ai adorés. La liste est mise à jour périodiquement (2012 la dernière, je crois?)
Je ne sais pas pourquoi le tome 4 plutôt que les autres a été choisi. La liste comprend aussi le premier livre de Ferrante, L'Amour harcelant. Pour ma part, c'est le premier tome que j'ai définitivement préféré!
C'est plutôt aléatoire comme liste, mais - je ne sais pas si tu connais - il y a un effort de représenter des auteurs de nombreux pays, et non juste des pays anglophones (bien qu'il y ait un préjugé dans ce sens). Ça m'a permis de découvrir des livres que je n'aurais autrement pas lus et dont certains j'ai adorés. La liste est mise à jour périodiquement (2012 la dernière, je crois?)
Je ne sais pas pourquoi le tome 4 plutôt que les autres a été choisi. La liste comprend aussi le premier livre de Ferrante, L'Amour harcelant. Pour ma part, c'est le premier tome que j'ai définitivement préféré!
27raton-liseur
>26 Cecilturtle: Effectivement, c'est étrange!
Oui, j'ai entendu parler de cette liste, mais je ne me suis jamais plongée dedans. J'ai déjà trop d'envies de lecture pour me rajouter une source de titres qui font envie! Et puis je crois que j'ai un peu de mal avec l'intitulé: le must read trop injonctif, et le before you die qui n'est pas très engageant. J'aime bien ta traduction d'ailleurs, dans la vie, je trouve cela plus positif!
Oui, j'ai entendu parler de cette liste, mais je ne me suis jamais plongée dedans. J'ai déjà trop d'envies de lecture pour me rajouter une source de titres qui font envie! Et puis je crois que j'ai un peu de mal avec l'intitulé: le must read trop injonctif, et le before you die qui n'est pas très engageant. J'aime bien ta traduction d'ailleurs, dans la vie, je trouve cela plus positif!
28Cecilturtle
Je viens de terminer Manger Bambi par Caroline de Mulder, un livre extrêmement violent qui raconte l'histoire d'une adolescente violée par son beau-père qui cherche sa vengeance. Autant les thèmes sont pénibles, autant j'ai adoré la langue de la rue, le rythme et la psychologie qui en découle.
29Dilara86
Pour ce que ça vaut, j'ai préféré les deux derniers tomes de l'Amie prodigieuse aux deux premiers (même si je les ai beaucoup aimés aussi) :-D Je les ai trouvés plus aboutis. Mais bon, je suis fan !
30Cecilturtle
Enfin de retour en français - enfin une traduction, mais je ne lis pas le norvégien. La Soif par Jo Nesbø est un long polar avec beaucoup de personnages et des situations parfois peu crédibles, mais ce n'est pas pas l'action qui manque. Les mordus de Nesbø seront contents! Perso j'aime bien, mais celui-ci était un peu gore à mon goût.
31Cecilturtle
J'ai adoré La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert par Joël Dicker qui est sorti en 2012 et a remporté pleins de prix. C'est la structure alambiquée qui est vraiment efficace et heureusement car le livre a plus de 850 pages! L'intrigue va de rebondissements en rebondissements (parfois fort exagérés mais on se prend au jeu) donc on ne se lasse pas. Tant mieux car le voyage Ottawa-Toronto-Copenhague-Îles Féroés était très long!
32raton-liseur
>31 Cecilturtle: Tiens, j'ai écouté une adaptation de ce livre il y a quelques semaines. J'ai été moins conquise que toi, je n'ai pas réussi à me prendre au jeu et à accepter les rebondissements exagérés, mais il faut dire que je ne suis pas une lectrice de ce genre de livre en général.
Un voyage Ottawa-Toronto-Copenhague-Îles Féroés, cela fait rêver...
Un voyage Ottawa-Toronto-Copenhague-Îles Féroés, cela fait rêver...
33Cecilturtle
>32 raton-liseur: C'était un super voyage!
Je te comprends pour le livre: ce que j'ai surtout trouvé habile c'était la structure. C'est sûr que les derniers chapitres sont vraiment tirés par les cheveux!
Je te comprends pour le livre: ce que j'ai surtout trouvé habile c'était la structure. C'est sûr que les derniers chapitres sont vraiment tirés par les cheveux!
34Cecilturtle
Les Imposteurs par John Grisham est livre fondamentalement amoral de fraude et de corruption. Je ne veux pas vendre la mèche, mais c'est un départ des procès habituels de Grisham même si les trois principaux personnages sont des étudiants en droit. Le roman est facile à lire même si je n'ai pas adoré.
Par contre, la traduction est excellente, ce qui rend la lecture vraiment agréable.
Par contre, la traduction est excellente, ce qui rend la lecture vraiment agréable.
35Cecilturtle
Je viens de terminer la trilogie des Cahiers avec Le Cahier bleu de Michel Tremblay. Ça aide d'avoir lu les deux premiers avant, car ce roman est un point culminant dans la vie de Céline, et j'avoue que c'est mon préféré des trois. Pour celles et ceux qui veulent découvrir Montréal à la fin des années 60, je recommande chaudement cette série: certes, c'est le Montréal de la rue mais ô combien intéressant, chaleureux et envoûtant.
36raton-liseur
>35 Cecilturtle: C'est un endroit que je ne connais pas du tout, même par livres interposés. Et je n'ai toujours rien lu de Michel Tremblay, qui semble être un écrivain majeur au Québec (en tout cas vu de ce côté-ci de l'Atlantique).
37Cecilturtle
>36 raton-liseur: C'est une pointure au Canada, plus particulièrement au Québec! C'est un des tout premiers a avoir osé écrire en joual - le parler montréalais; il a beaucoup fait pour revendiquer la fierté de la langue au Québec et lui donner un statut. Avant, les Québécois et Canadiens français en général se comparaient beaucoup à la France et il y avait un gros décalage entre la langue parlée et la langue écrite. Son élan s'inscrit dans la Révolution tranquille, le rejet d'un conservatisme étouffant et la volonté de créer une société francophone sur le territoire américain. C'est un geste à la fois politique, social, identitaire mais aussi poétique. Pourtant ses livres restent simples, merveilleusement bien écrits et totalement humains - c'est là toute sa magie: il retranscrit ce qu'il voit dans les rues de Montréal, ce qui était auparavant gommé selon un idéal français caduque.
38raton-liseur
>37 Cecilturtle: Avec le contexte, cela donne encore plus envie!
Un conseil pour savoir par quel livre commencer?
Un conseil pour savoir par quel livre commencer?
39Cecilturtle
>38 raton-liseur: Cette trilogie des trois cahiers est excellente: Le Cahier rouge, Le Cahier bleu et Le Cahier noir. J'ai adoré la pièce, C't'à ton tour, Laura Cadieux et la plus connue de ses pièces est sans doute: La Grosse Femme d'à côté est enceinte.
40raton-liseur
>39 Cecilturtle: Je ne savais pas que La Grosse Femme d'à côté est enceinte était une pièce de théâtre!
41Cecilturtle
>40 raton-liseur: Ah non! C'est moi qui me trompe! C'est un roman... je l'ai lu il y a presque 30 ans... mes souvenirs sont flous!
42Cecilturtle
Un petit voyage en France et je me remets à la lecture en français! Je termine le dernier Vargas, Sur la dalle. J'ai été un peu déçue : les bons ingrédients sont là au départ, mais l'histoire dérive, s'allonge pour enfin revenir sur l'idée du départ. Agréable à lire, mais pas son meilleur.
43Cecilturtle
J'ai adoré Les Années par Annie Ernaux que j'ai trouvé simple, poétique, touchant tout en étant rigoureux et clinique: un mélange vraiment unique!
44Cecilturtle
Un café avec Marie par Serge Bouchard est une série de vignettes axées sur le menu du quotidien. J'ai beaucoup aimé celles qui racontent son expérience personnelle, moins celles qui portent sur ses réflexions anti-technologie... car s'il n'a pas tord de vouloir redonner une place à la nature, la technologie n'a pas que du mauvais!
45LolaWalser
>42 Cecilturtle:
Je suis d'accord, c'était décevant. Moi aussi j'ai aimé retrouver les personnages mais la trame était assommante...
Je suis d'accord, c'était décevant. Moi aussi j'ai aimé retrouver les personnages mais la trame était assommante...
46Cecilturtle
Bain de sang par Jean-Jacques Pelletier est un polar où se côtoie espionnage et procédure policière. Autant j'ai aimé retrouver le contexte montréalais avec les services secrets du SCRS, autant j'ai trouvé l'intrigue un brin trop complexe (beaucoup de personnages) avec un dénouement prévisible. Une bonne lecture pour passer le temps, mais sans plus.
47Dilara86
>44 Cecilturtle: L'extrait dans le fil des pages 100 m'a donné très envie de lire ce livre ; ce retour fait un peu retomber l'enthousiasme... Quel est le ratio expérience personnelle / réflexions anti-technologie ? Et surtout, est-ce qu'elles sont réfléchies et nuancées, ou est-ce que c'est juste du "c'était mieux avant" réac ?
48Cecilturtle
>47 Dilara86: Je ne dirais pas que c'est du réac, plutôt une volonté de redonner la place à la nature et aux habitudes ancestrales, notamment autochtones (canadiennes) et de les valoriser... surtout à la lumière du génocide des peuples autochtones au Canada et, bien sûr, de l'exploitation effrénée des ressources naturelles dont nous avons tant.
Je suis pour dans le principe, mais j'ai trouvé que ça manquait de nuance. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un chalet ou les moyens même de quitter la ville. En plus, on s'entend que le "bush" canadien c'est beaucoup de maringouins et de mouches noires (sans parler des hivers) et ce n'est pas pour rien que la population est agglutinée à la frontière dans des villes! On voit là tout le discours de quelqu'un dont la famille est installée au Canada depuis longtemps et qui a bien profité de la colonisation qu'il décrie (peut-être que là, je projette :P).
Je dirais que c'est moitié-moitié expérience personnelle/réflexions. Cela dit, chaque chapitre n'est que de deux ou trois pages, des petites gouttes à prendre ou à laisser, et faciles à mettre de côté ou à reprendre si on en a un peu marre. Somme toute, j'ai aimé l'ensemble.
Voici un très bon article sur son parcours et sa prise de position:
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1697143/serge-bouchard-anthropologie-autoch...
Je suis pour dans le principe, mais j'ai trouvé que ça manquait de nuance. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un chalet ou les moyens même de quitter la ville. En plus, on s'entend que le "bush" canadien c'est beaucoup de maringouins et de mouches noires (sans parler des hivers) et ce n'est pas pour rien que la population est agglutinée à la frontière dans des villes! On voit là tout le discours de quelqu'un dont la famille est installée au Canada depuis longtemps et qui a bien profité de la colonisation qu'il décrie (peut-être que là, je projette :P).
Je dirais que c'est moitié-moitié expérience personnelle/réflexions. Cela dit, chaque chapitre n'est que de deux ou trois pages, des petites gouttes à prendre ou à laisser, et faciles à mettre de côté ou à reprendre si on en a un peu marre. Somme toute, j'ai aimé l'ensemble.
Voici un très bon article sur son parcours et sa prise de position:
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1697143/serge-bouchard-anthropologie-autoch...
49Dilara86
>48 Cecilturtle: Merci beaucoup pour cette réponse et ce lien : c'était très intéressant ! Je garde ce titre dans un coin de ma tête, au cas où je tomberais dessus :-)
50Cecilturtle
Je termine Fanfan par Alexandre Jardin. On s'entend que ça n'a jamais été un grand roman, mais je trouve qu'en plus c'est un roman qui a très mal vieilli. À l'ère de la sensibilisation au consentement, peut-on vraiment être indifférent à ces gestes "romantiques" : le protagoniste drogue l'objet de son amour; il la traque; il l'espionne... ça relève de la psychose et non de l'amour; d'autres seraient allés en prison. Que Fanfan ne s'en soucie pas est plus troublant que généreux.
Bref, peut-être peut-on s'en servir comme récit édifiant pour parler de consentement.. à part ça, je ne vois pas beaucoup l'intérêt de ce roman.
Bref, peut-être peut-on s'en servir comme récit édifiant pour parler de consentement.. à part ça, je ne vois pas beaucoup l'intérêt de ce roman.
51Cecilturtle
J'ai beaucoup Aki Shimazaki, écrivaine canadienne originaire du Japon. Dans son dernier roman Niré, elle raconte l'histoire d'une mère qui perd la mémoire et de son fils qui la retrouve sous forme de journal intime. C'est un de ses thèmes préférés: les secrets de famille.
Ce court roman m'a particulièrement plus car il a des notes de canadien français avec des mots japonais parsemés ici et là - un style original et agréable.
Ce court roman m'a particulièrement plus car il a des notes de canadien français avec des mots japonais parsemés ici et là - un style original et agréable.
52Dilara86
>50 Cecilturtle: ça fait peur et ça ne donne vraiment pas envie de découvrir Alexandre Jardin ! J'étais passée à côté quand il était de tous les plateaux télé il y a 20 ans, mais clairement, je n'essaierai pas de me rattraper maintenant...
>51 Cecilturtle: Un titre pour ma liste d'envie !
>51 Cecilturtle: Un titre pour ma liste d'envie !
53Cecilturtle
>52 Dilara86: D'un autre côté pour Alexandre Jardin, ça montre l'évolution des mentalités... ce qui n'est pas plus mal! Les mouvements de #metoo #balancetonporc et des scandales qui sortent encore (p. ex,. Russell Brand) portent leurs fruits - ce qui est un changement dans le bon sens!
54Cecilturtle
J'ai terminé Les têtes à Papineau par Jacques Godbout, une allégorie sur le Canada anglais, le Canada français et les menaces de séparation. Je n'ai pas du tout aimé cette image d'un garçon-monstre à deux têtes, et ça m'a pris beaucoup de temps à terminer ce court livre. Par contre, la fin est éviscérante (je ne veux pas vendre la mèche!) et fait définitivement réfléchir.
55Cecilturtle
Quoi de pire qu'une mauvaise traduction ;P
J'ai lu le mémoire Pageboy par Elliot Page... il se trouvait en vedette dans sa version française à la bibliothèque et je me suis dit - pourquoi pas?
À la base, le livre n'est pas bien écrit: décousu, sans thématique ni chronologie clairs, il est difficile à lire. La traduction est en plus localisée à outrance et souvent boiteuse... je trouve énervant que pour un auteur canadien, on ait choisi une traductrice française. Souvent je me demandais Mais pourquoi ça sonne tout croche? Ah oui! Parce que c'est un bâton et une rondelle de hockey et pas une crosse et une palette de hockey! Ça m'a gâché le plaisir d'une lecture qui avait pourtant beaucoup de potentiel.
J'ai lu le mémoire Pageboy par Elliot Page... il se trouvait en vedette dans sa version française à la bibliothèque et je me suis dit - pourquoi pas?
À la base, le livre n'est pas bien écrit: décousu, sans thématique ni chronologie clairs, il est difficile à lire. La traduction est en plus localisée à outrance et souvent boiteuse... je trouve énervant que pour un auteur canadien, on ait choisi une traductrice française. Souvent je me demandais Mais pourquoi ça sonne tout croche? Ah oui! Parce que c'est un bâton et une rondelle de hockey et pas une crosse et une palette de hockey! Ça m'a gâché le plaisir d'une lecture qui avait pourtant beaucoup de potentiel.
56Cecilturtle
Je viens de terminer Kukum par Michel Jean, la biographie romantisée de l’arrière-grand-mère de l'auteur.
Almanda est une Canadienne française qui épouse un Innu à l'âge de 16 ans. Assoiffée d'aventure, elle adopte le mode de vie, les traditions et la langue de sa nouvelle famille. Elle aura 9 enfants, verra grandir ses arrière-petits-enfants et vivra des grandes joies et des grandes tristesses.
C'est un livre court mais si bien écrit! on se croirait aux berges du Péribonka ou du Pékauwaka. J'en ai beaucoup appris sur les Innus mais aussi sur les effets dévastateurs de la colonisation et du progrès. Je savais, bien sûr, tout le mal qui avait été fait, mais je n'avais pas saisi la rapidité avec les mœurs ont été bouleversées ni comment. Malgré certains passages très difficiles, le livre reste doux et même emprunt d'une lueur d'espoir. Il est magnifique.
Almanda est une Canadienne française qui épouse un Innu à l'âge de 16 ans. Assoiffée d'aventure, elle adopte le mode de vie, les traditions et la langue de sa nouvelle famille. Elle aura 9 enfants, verra grandir ses arrière-petits-enfants et vivra des grandes joies et des grandes tristesses.
C'est un livre court mais si bien écrit! on se croirait aux berges du Péribonka ou du Pékauwaka. J'en ai beaucoup appris sur les Innus mais aussi sur les effets dévastateurs de la colonisation et du progrès. Je savais, bien sûr, tout le mal qui avait été fait, mais je n'avais pas saisi la rapidité avec les mœurs ont été bouleversées ni comment. Malgré certains passages très difficiles, le livre reste doux et même emprunt d'une lueur d'espoir. Il est magnifique.
57Dilara86
>55 Cecilturtle: Ah, les périls de la localisation ! C'est très étonnant que la traduction n'ait pas été confiée d'office à un·e Canadien·ne.
>56 Cecilturtle: Bon, j'ai été moins conquise par ce livre que toi, mais ça me fait penser que cette année, j'ai trouvé dans une boîte à lire locale (donc en France) le témoignage d'Anne-Marie Siméon (je pense que c'est l'une des filles d'Almanda) en français et en innu. C'est évidemment brut de coffrage et ça tourne énormément autour de la chasse, mais c'est très intéressant.
>56 Cecilturtle: Bon, j'ai été moins conquise par ce livre que toi, mais ça me fait penser que cette année, j'ai trouvé dans une boîte à lire locale (donc en France) le témoignage d'Anne-Marie Siméon (je pense que c'est l'une des filles d'Almanda) en français et en innu. C'est évidemment brut de coffrage et ça tourne énormément autour de la chasse, mais c'est très intéressant.
58raton-liseur
>56 Cecilturtle: Oh, et pour ma part, je viens de lire Tiohtiá:ke de Michel Jean, qui m'a paru être un peu trop mignon et finir un peu trop bien, sur les Innus san domicile dans les rues de Montréal. J'ai appris qu'on disait les itinérants au Québec, pas les SDF comme en France, même si les deux appellations sont criticables: itinérants me parait une façon d'édulcorer la réalité, quand l'acronyme français est une belle façon de mettre le problème à distance et d'éviter de penser qu'il y a des humains derrière ces situations...
Tiohtiá:ke vaut peut-être le coup si tu as aimé la plume de Michel Jean.
Et as-tu lu Cinq petits indiens de Michelle Good? Il a été publié en anglais, et Michelle Good est une autrice Cree. Si tu l'as lu, je serais intéressée par savoir ce que tu en as pensé. C'est beaucoup plus dur que Michel Jean, mais c'est spécifiquement sur les pensionnats pour enfants autochtones.
Tiohtiá:ke vaut peut-être le coup si tu as aimé la plume de Michel Jean.
Et as-tu lu Cinq petits indiens de Michelle Good? Il a été publié en anglais, et Michelle Good est une autrice Cree. Si tu l'as lu, je serais intéressée par savoir ce que tu en as pensé. C'est beaucoup plus dur que Michel Jean, mais c'est spécifiquement sur les pensionnats pour enfants autochtones.
59Cecilturtle
>58 raton-liseur: J'ai lu ta critique de Tiohtiá:ke et ça s'applique aussi à Kukum, à savoir que c'est superbe mais sous toute cette douceur se cache une violence que Jean n'ose pas - ou choisi de ne pas - aborder.
J'ai une théorie (mais qui n'est que ça) : les peuples autochtones ont été tellement opprimés si vite (ça m'a choqué en fait que toute une culture a été presque éradiquée en moins de deux générations il y a si peu longtemps; dans mon sens c'était beaucoup plus loin dans le temps) que c'est une façon pour Jean de ré-ouvrir le dialogue avec les Blancs (je ne dis pas les colons parce qu'au Québec c'est une insulte: le petit Blanc inculte). Je pense que l'auteur préfère miser sur l'appréciation de sa culture que sur la révolte, la douleur et l'oppression. Une fois qu'on comprend une culture, on est mieux en mesure de la défendre contre les injustices. Tomson Highway est aussi un peu comme ça dans ses pièces.
Cinq Petits Indiens est dans ma PÀL! Ça ferai effectivement une bonne suite dans la lecture.
J'ai une théorie (mais qui n'est que ça) : les peuples autochtones ont été tellement opprimés si vite (ça m'a choqué en fait que toute une culture a été presque éradiquée en moins de deux générations il y a si peu longtemps; dans mon sens c'était beaucoup plus loin dans le temps) que c'est une façon pour Jean de ré-ouvrir le dialogue avec les Blancs (je ne dis pas les colons parce qu'au Québec c'est une insulte: le petit Blanc inculte). Je pense que l'auteur préfère miser sur l'appréciation de sa culture que sur la révolte, la douleur et l'oppression. Une fois qu'on comprend une culture, on est mieux en mesure de la défendre contre les injustices. Tomson Highway est aussi un peu comme ça dans ses pièces.
Cinq Petits Indiens est dans ma PÀL! Ça ferai effectivement une bonne suite dans la lecture.
60Cecilturtle
>57 Dilara86: Je suis curieuse, qu'est-ce qui ne t'a pas plu?
61Cecilturtle
Je termine Dites-leur que je suis un homme par Ernest J. Gaines: c'est un livre tellement bouleversant que je ne sais pas par où commencer. C'est la Louisiane dans les années 30 et un jeune Noir est condamné à mort. Sa marraine s'allie au prêtre et à l'instituteur pour l'accompagner vers la mort.
C'est un livre incroyablement dense, et plus d'une fois j'ai eu les larmes aux yeux. Pourtant il se lit facilement tant on est transporté par les personnages, surtout l'instituteur qui se découvre à mesure que le jeune découvre l'amour.
J'arrive pas à croire que je n'avais jamais entendu parler de Gaines. Il a reçu plusieurs prix, y compris une nomination au Prix Nobel.
C'est un livre incroyablement dense, et plus d'une fois j'ai eu les larmes aux yeux. Pourtant il se lit facilement tant on est transporté par les personnages, surtout l'instituteur qui se découvre à mesure que le jeune découvre l'amour.
J'arrive pas à croire que je n'avais jamais entendu parler de Gaines. Il a reçu plusieurs prix, y compris une nomination au Prix Nobel.
62Dilara86
>60 Cecilturtle: Comme je l'ai lu il y a un peu plus de deux ans et que j'ai une mémoire de poisson rouge, il ne m'en reste que des bribes d'impression et les trois étoiles que je lui avais attribuées. Dans mes souvenirs, le style et le déroulé de l'histoire étaient un peu bancals - je ne sentais pas une patte d'écrivain et ça m'a gênée pour rentrer dans le livre.
63raton-liseur
>59 Cecilturtle: C'est une analyse intéressante et qui donne à réfléchir. J'aurais pour ma part pensé que c'était une façon d'intéresser le plus grand nombre (avec un livre gentil qui ne fait pas trop de vagues), mais moi, en tant que lectrice, j'aime que les choses soient dites, même dans leur brutalité (et dire que parfois je me plains des langages trop fleuris, de la vulgarité ou d'un certain voyeurisme, le juste milieu est difficile à trouver, et dépend de l'écrivain et du lecteur...).
J'aurais tendance à dire qu'il est important de poser des mots sur ce qui s'est passé, même si les mots sont durs. Dire les choses dans leur vérité, c'est aussi une étape nécessaire pour avancer vers la réconciliation (j'utilise ce mot parce que je pense aux processus Vérité et Réconcialiation dans certains pays, le parallèle est peut-être un peu hasardeux).
Mais en écrivant cela, je me rend compte aussi que je connais très mal le contexte canadien et des peuples autochtones d'Amérique du Nord en général, ma vision est probablement trop influencée par ce que je peux connaître par ailleurs, c'est d'autant plus intéressant de lire ton point de vue mieux informé que le mien!
>62 Dilara86: Il me semble que Michel Jean est journaliste avant d'être écrivant, et je crois que cela se ressent dans son style un peu trop facile et plat pour un livre. Je te rejoins tout à fait dans ce sentiment.
>61 Cecilturtle: Oh là! Directement dans mon pense-bête celui-là. Ernest J. Gaines est aussi inconnu au bataillon de mon côté, mais ta note de lecture donne diablement envie de remédier à cet état de fait!
J'aurais tendance à dire qu'il est important de poser des mots sur ce qui s'est passé, même si les mots sont durs. Dire les choses dans leur vérité, c'est aussi une étape nécessaire pour avancer vers la réconciliation (j'utilise ce mot parce que je pense aux processus Vérité et Réconcialiation dans certains pays, le parallèle est peut-être un peu hasardeux).
Mais en écrivant cela, je me rend compte aussi que je connais très mal le contexte canadien et des peuples autochtones d'Amérique du Nord en général, ma vision est probablement trop influencée par ce que je peux connaître par ailleurs, c'est d'autant plus intéressant de lire ton point de vue mieux informé que le mien!
>62 Dilara86: Il me semble que Michel Jean est journaliste avant d'être écrivant, et je crois que cela se ressent dans son style un peu trop facile et plat pour un livre. Je te rejoins tout à fait dans ce sentiment.
>61 Cecilturtle: Oh là! Directement dans mon pense-bête celui-là. Ernest J. Gaines est aussi inconnu au bataillon de mon côté, mais ta note de lecture donne diablement envie de remédier à cet état de fait!
64Cecilturtle
>63 raton-liseur: Ah oui, pour Gaines, pas de langage fleuri et de douceur! C'est le Billie Holiday (je pense notamment à Strange Fruit) de l'écriture, une toute autre trempe!
65raton-liseur
>64 Cecilturtle: Une chanson que j'aime beaucoup, la comparaison me donne donc encore plus envie!
C'est donc tout logiquement que le livre a déjà rejoint une petite liste que j'ai intitulée "prochain passage", où je recense les livres que je veux acheter la prochaine fois que j'entre dans ma librairie préférée...
C'est donc tout logiquement que le livre a déjà rejoint une petite liste que j'ai intitulée "prochain passage", où je recense les livres que je veux acheter la prochaine fois que j'entre dans ma librairie préférée...
66Cecilturtle
Je termine Sigló par Ragnar Jónasson, un polar sympathique aussi bien pour son décor (un village islandais) que pour ses personnages.
Fait intéressant pour ce roman: Jónasson a été tellement ému par l'accueil de ses romans en France qu'il a publié la traduction française avant l'original islandais!
Fait intéressant pour ce roman: Jónasson a été tellement ému par l'accueil de ses romans en France qu'il a publié la traduction française avant l'original islandais!
67Dilara86
>66 Cecilturtle: qu'il a publié la traduction française avant l'original islandais!
C'est à dire, la version française au moment de la rentrée littéraire et la version islandaise avant Noël pour Jólabókaflóðið? :-D)
C'est à dire, la version française au moment de la rentrée littéraire et la version islandaise avant Noël pour Jólabókaflóðið? :-D)
68Cecilturtle
>67 Dilara86: Bonne question! Tout ce que je sais c'est que je demande à ma famille de fêter Jólabókaflóðið depuis 3 ans mais qu'on continue à trop manger et à trop boire sans lire une page :(
69Dilara86
Mes commisérations ! C'est un peu la même chose chez moi. Ou plus plutôt, je suis complètement prise par l'intendance et la cuisine, le 24... Par contre, j'ai de bons souvenirs d'après-midis du 25, une fois rentrés de la traditionnelle balade de Noël, de se retrouver moi, ma mère, mon frère et ma fille en brochette sur le canapé, chacun·e avec son livre. C'est moins le cas maintenant, les habitudes ont évolué, les gens sont plus facilement sur leur téléphone.
70raton-liseur
>67 Dilara86: Ohhh. Quel mauvais esprit, comment croire que de telles considérations mercantiles ont pu interférer dans ce choix de dates de sortie! :)
Pas de Jólabókaflóðið ici non plus, sauf comme>69 Dilara86: parfois le 25 dans l'après-midi, et en général, d'après ce que j'ai remarqué, avec un livre un peu plus léger que d'habiture.
Pas de Jólabókaflóðið ici non plus, sauf comme>69 Dilara86: parfois le 25 dans l'après-midi, et en général, d'après ce que j'ai remarqué, avec un livre un peu plus léger que d'habiture.
71Cecilturtle
Finalement cette année j'ai beaucoup lu pendant la saison des Fêtes et je compte un dernier titre en français, La Conspiration par Maggie Hall!
72Cecilturtle
Je rêve beaucoup; plus exactement je me rappelle bien et souvent mes rêves. Donc j'étais emballée quand ma fille m'a offert La langue des rêves par Michaël Lahmi, et je n'ai pas été déçue.
Lahmi propose une approche simple et itérative pour interpréter les rêves les plus obscurs. Je l'ai appliquée déjà 3 fois et c'est vrai que vapes se dissipent rapidement avec un message clair. Ce qui est moins clair, c'est l'étape suivante: qu'en fait-on? j'imagine que ça dépendra des circonstances. Pour l'instant, je dors, je rêve et je pratique ;)
Lahmi propose une approche simple et itérative pour interpréter les rêves les plus obscurs. Je l'ai appliquée déjà 3 fois et c'est vrai que vapes se dissipent rapidement avec un message clair. Ce qui est moins clair, c'est l'étape suivante: qu'en fait-on? j'imagine que ça dépendra des circonstances. Pour l'instant, je dors, je rêve et je pratique ;)
73Cecilturtle
Sans feu ni lieu par Fred Vargas se trouve parmi les premiers titres où Vargas avait déjà sa plume un peu rêveuse et vagabonde qui la caractérise et que j'aime beaucoup. Même si l'intrigue était assez prévisible, j'ai beaucoup aimé ce court polar.
74Cecilturtle
Je reviens de Haïti dans L'Énigme du retour par Dany Laferrière où le narrateur est retourné pour voir le village de son père récemment décédé. C'est un éclat d'émotions de toutes sortes : après 30 ans d'exil à Montréal, le narrateur retrouve son pays, sa famille et ses amis: douce nostalgie mais également étrangeté et distance dans un pays qu'il connaît du fond du cœur, mais qui a changé sans lui.
Sans prétendre être exilée, j'ai vécu quelque chose de semblable ayant grandi à cheval sur deux pays. À un moment j'ai envisagé rentrer en France mais le décalage culturel ne correspondait plus à mes souvenirs, drôle d'impression d'être étrangère chez soi.
En regardant une carte, je me suis étonnée du lieu-dit Fonds-des-Nègres. J'ai appris d'une amie haïtienne que "nègre" en créole signifie "personne" et un "blanc" un étranger, peu importe la couleur de sa peau. Intéressants glissements!
Sans prétendre être exilée, j'ai vécu quelque chose de semblable ayant grandi à cheval sur deux pays. À un moment j'ai envisagé rentrer en France mais le décalage culturel ne correspondait plus à mes souvenirs, drôle d'impression d'être étrangère chez soi.
En regardant une carte, je me suis étonnée du lieu-dit Fonds-des-Nègres. J'ai appris d'une amie haïtienne que "nègre" en créole signifie "personne" et un "blanc" un étranger, peu importe la couleur de sa peau. Intéressants glissements!
75raton-liseur
>74 Cecilturtle: Un ressenti joliment formulé, et un parallèle avec ta propre expérience intéressant.
J'ai seulement lu Tout bouge autour de moi de Dany Laferrière, probablement pas son meilleur livre, et je n'avais pas aimé. Je savais bien qu'il fallait que je retente cet auteur, mais je ne l'avais jamais fait. Ton billet m'a fait réserver ce livre à la bibliothèque, il devrait arriver dans les jours qui viennent! Merci donc pour cette envie littéraire!
J'ai seulement lu Tout bouge autour de moi de Dany Laferrière, probablement pas son meilleur livre, et je n'avais pas aimé. Je savais bien qu'il fallait que je retente cet auteur, mais je ne l'avais jamais fait. Ton billet m'a fait réserver ce livre à la bibliothèque, il devrait arriver dans les jours qui viennent! Merci donc pour cette envie littéraire!
76Cecilturtle
>75 raton-liseur: J'ai hâte de connaître ton appréciation!
77Cecilturtle
Gerbe en germes - Pake grenn par Eddy Garnier
C'est un charmant recueil de haïkus en français avec leur adaptation en créole. Les poèmes racontent les petits riens du quotidien, mais ce qui fait son délice c'est le travail de translittération pour retrouver les images évoquées en créole. Je n'y suis pas toujours arrivée (malgré les pistes du poèmes en français) mais il y avait parfois des récompenses délicieuses!
En voici un extrait facile:
Chat li a ap fè myaw.
Son petit chat miaule.
C'est un charmant recueil de haïkus en français avec leur adaptation en créole. Les poèmes racontent les petits riens du quotidien, mais ce qui fait son délice c'est le travail de translittération pour retrouver les images évoquées en créole. Je n'y suis pas toujours arrivée (malgré les pistes du poèmes en français) mais il y avait parfois des récompenses délicieuses!
En voici un extrait facile:
Chat li a ap fè myaw.
Son petit chat miaule.
78Cecilturtle
Suite inoubliable par Akira Mizubayashi
Mizubayashi est un auteur japonais installé en France depuis longtemps et qui écrit en français. Ce roman est un hommage à la musique, et plus précisément à Bach et au violoncelle. S'il fallait choisir un thème, je dirais : "la musique adoucit les mœurs" : au fil de 3 générations, Mizubayashi utilise la musique comme acte de rébellion face à la guerre. Comment peut-on tuer si on écoute Bach?
Autant l'intrigue est originale, autant il y a une drôle de distance qui fait que je ne me suis pas attachée aux personnages. J'avais très envie d'aimer ce livre - et il a des tas de qualités - mais j'ai trouvé les personnages trop vagues et plats pour ultimement m'intéresser à leur sort... et c'est très dommage.
Mizubayashi est un auteur japonais installé en France depuis longtemps et qui écrit en français. Ce roman est un hommage à la musique, et plus précisément à Bach et au violoncelle. S'il fallait choisir un thème, je dirais : "la musique adoucit les mœurs" : au fil de 3 générations, Mizubayashi utilise la musique comme acte de rébellion face à la guerre. Comment peut-on tuer si on écoute Bach?
Autant l'intrigue est originale, autant il y a une drôle de distance qui fait que je ne me suis pas attachée aux personnages. J'avais très envie d'aimer ce livre - et il a des tas de qualités - mais j'ai trouvé les personnages trop vagues et plats pour ultimement m'intéresser à leur sort... et c'est très dommage.
79Dilara86
>77 Cecilturtle: ça me dit beaucoup ! As-tu dû rentrer ce livre manuellement sur LT ? J'ai tenté de l'ajouter à ma liste d'envie, mais je n'ai pas réussi à trouver le titre dans la poignée de sources essayées, dont Amazon CA et bibliothèque du Québec...
>78 Cecilturtle: J'ai l'impression que les défauts que tu mentionnes s'appliquent également au roman de Muzubayashi que j'ai lu : âme brisée. C'est décevant parce que les thèmes ont beaucoup de potentiel.
>78 Cecilturtle: J'ai l'impression que les défauts que tu mentionnes s'appliquent également au roman de Muzubayashi que j'ai lu : âme brisée. C'est décevant parce que les thèmes ont beaucoup de potentiel.
80Cecilturtle
>79 Dilara86: c'est possible pour le livre de Grenier: c'est un petit recueil d'une maison locale donc il ne doit pas y avoir beaucoup de tirages.
81Cecilturtle
Quand tu écouteras cette chanson par Lola Lafon
Lafon passe la nuit dans la Maison d'Anne Frank. Elle-même est juive dont les grands-parents ont survécu à la Shoah. Dans ce récit, elle décrit le journal d'Anne Frank, une courte biographie de la jeune fille, mais aussi son ressenti, son vécu, ses expériences. L'approche est un peu longue en faux-fuyant, mais la fin est très émouvante. Au final, j'ai adoré.
La Faiseuse d'étoiles par Mélissa Da Costa
Comment explique-t-on à son jeune fils que l'on va mourir? Clarisse choisit de ne rien y faire et crée un monde fabuleux à la place. C'est un roman qui se lit vite, plein de poésie et d'émotivité, un livre facile qui n'a pas grand mérite littéraire mais qui montre que même les histoires les plus simples peuvent nous transporter et susciter de vives émotions.
Lafon passe la nuit dans la Maison d'Anne Frank. Elle-même est juive dont les grands-parents ont survécu à la Shoah. Dans ce récit, elle décrit le journal d'Anne Frank, une courte biographie de la jeune fille, mais aussi son ressenti, son vécu, ses expériences. L'approche est un peu longue en faux-fuyant, mais la fin est très émouvante. Au final, j'ai adoré.
La Faiseuse d'étoiles par Mélissa Da Costa
Comment explique-t-on à son jeune fils que l'on va mourir? Clarisse choisit de ne rien y faire et crée un monde fabuleux à la place. C'est un roman qui se lit vite, plein de poésie et d'émotivité, un livre facile qui n'a pas grand mérite littéraire mais qui montre que même les histoires les plus simples peuvent nous transporter et susciter de vives émotions.
82Cecilturtle
Dossier 64 par Jussi Adler-Olsen
C'est un polar, certes, mais fondé sur des faits historiques, notamment l'eugénisme pratiquée sur les femmes dans les années 1920 et 1930 où les indésirables étaient stérilisées de force. On ne compte pas, bien entendu, les abus. Le roman est lugubre et effroyable mais heureusement avec des touches d'humour pour soulager le ton.
C'est un polar, certes, mais fondé sur des faits historiques, notamment l'eugénisme pratiquée sur les femmes dans les années 1920 et 1930 où les indésirables étaient stérilisées de force. On ne compte pas, bien entendu, les abus. Le roman est lugubre et effroyable mais heureusement avec des touches d'humour pour soulager le ton.
83Cecilturtle
Rue Deschambault par Gabrielle Roy
Ces nouvelles sont toutes unies, des tranches de la vie de Christine, une fillette qui grandit dans un village du Manitoba (Canada). Ces histoires sont largement inspirées de la propre enfance de Roy; le point de vue de Christine sonne juste: curieuse, un peu timide, rêveuse, elle découvre le monde des adultes, surtout celui de son père souvent absent et donc mystérieux.
Roy écrit incroyablement bien et l'on découvre toute une époque (début du 20e s.). Le seul bémol: le racisme évident envers les personnes de couleur et les Autochtones, hélas typique de son époque, et consacré dans l'établissement d'un ministère de la Colonisation pour lequel travaille le père de Christine.
Ces nouvelles sont toutes unies, des tranches de la vie de Christine, une fillette qui grandit dans un village du Manitoba (Canada). Ces histoires sont largement inspirées de la propre enfance de Roy; le point de vue de Christine sonne juste: curieuse, un peu timide, rêveuse, elle découvre le monde des adultes, surtout celui de son père souvent absent et donc mystérieux.
Roy écrit incroyablement bien et l'on découvre toute une époque (début du 20e s.). Le seul bémol: le racisme évident envers les personnes de couleur et les Autochtones, hélas typique de son époque, et consacré dans l'établissement d'un ministère de la Colonisation pour lequel travaille le père de Christine.
84Dilara86
>83 Cecilturtle: ça fait une éternité que je me dis qu'il faut que je lise Gabrielle Roy, et ce post fait envie, quoique peut-être un autre titre, moins susceptible de contenir des horreurs racistes ?
85Cecilturtle
>84 Dilara86: Bonheur d'occasion est son plus connu, mais comme le roman se passe à Montréal, il a moins le charme de ses histoires des Prairies (à mon avis). J'avais beaucoup aimé La Petite Poule d'eau, par example, qui - d'après mon souvenir - raconte ses années en tant qu'institutrice dans une école de rang au Manitoba ainsi que Ces enfants de ma vie.
J'ai lu il y a fort longtemps La Rivière sans repos, l'histoire d'une femme inuite et de son fils, mais je m'en rappelle pas à part que j'avais beaucoup aimé (à relire!)
À noter que c'est avec nos yeux modernes et le recul qu'on voit le racisme; pour l'époque, la famille fait preuve d'ouverture d'esprit - mais bon, c'est pas confortable non plus. On ne peut que mesurer le progrès dans les mentalités. Certainement ça revendique le discours des personnes de couleur et des expériences qu'elles vivent.
J'ai lu il y a fort longtemps La Rivière sans repos, l'histoire d'une femme inuite et de son fils, mais je m'en rappelle pas à part que j'avais beaucoup aimé (à relire!)
À noter que c'est avec nos yeux modernes et le recul qu'on voit le racisme; pour l'époque, la famille fait preuve d'ouverture d'esprit - mais bon, c'est pas confortable non plus. On ne peut que mesurer le progrès dans les mentalités. Certainement ça revendique le discours des personnes de couleur et des expériences qu'elles vivent.
86Dilara86
Merci pour ce topo ! J'ai regardé ce qui était disponible à la bibliothèque dans les titres que tu as cités, et il y a moins de choix que dans mon souvenir... Du coup, ça va être Ces enfants de ma vie :-)
87Cecilturtle
Thérèse par Arthur Schnitzler
Schnitzler, Autrichien de la fin du 19e s, a beaucoup été influencé par les psychologues Freud et Jung et par les avancées sociales qui montraient les injustices. Ce roman, qui date de 1928, est son dernier; il y parle de Thérèse une jeune, belle femme de petite noblesse désargentée. Thérèse prend une série de mauvaises décisions et se retrouve mère-fille, obligée de travailler, à la merci de ses maîtres et éloignée d'un enfant qu'elle ne désirait pas.
Je n'ai pas beaucoup aimé Thérèse: arrogante et superficielle, elle se laisse facilement dérouter par ses désirs. D'autre part on ne peut que louer sa résilience, son indépendance et sa volonté de bien faire: un personnage certes complexe!
Ce qui m'a quand même frappée c'est que si les femmes ont beaucoup plus d'options aujourd'hui, les mentalités n'ont pas tellement évoluées. Thérèse gagne sa vie comme institutrice, sa mère comme écrivaine, Agnès (au départ) est vendeuse... c'est surtout la précarité qui fait toute la différence mais aux vues des mouvements conservateurs, j'étais étonnée de la modernité de cette société sous ses apparences guindées.
Schnitzler, Autrichien de la fin du 19e s, a beaucoup été influencé par les psychologues Freud et Jung et par les avancées sociales qui montraient les injustices. Ce roman, qui date de 1928, est son dernier; il y parle de Thérèse une jeune, belle femme de petite noblesse désargentée. Thérèse prend une série de mauvaises décisions et se retrouve mère-fille, obligée de travailler, à la merci de ses maîtres et éloignée d'un enfant qu'elle ne désirait pas.
Je n'ai pas beaucoup aimé Thérèse: arrogante et superficielle, elle se laisse facilement dérouter par ses désirs. D'autre part on ne peut que louer sa résilience, son indépendance et sa volonté de bien faire: un personnage certes complexe!
Ce qui m'a quand même frappée c'est que si les femmes ont beaucoup plus d'options aujourd'hui, les mentalités n'ont pas tellement évoluées. Thérèse gagne sa vie comme institutrice, sa mère comme écrivaine, Agnès (au départ) est vendeuse... c'est surtout la précarité qui fait toute la différence mais aux vues des mouvements conservateurs, j'étais étonnée de la modernité de cette société sous ses apparences guindées.
88Cecilturtle
Em par Kim Thúy
Thúy n'a pas son pareil pour écrire en vignette et composer des romans tout en filigrane. Dans celui-ci, Em (le plus jeune, la plus petite mais aussi em comme aimer), née pendant la Guerre du Vietnam est le fil conducteur entre ses grands-parents, parents, frère et tout l'entourage qui lui permettra d'exister. Thúy utilise les détails et les données pour décrire l'atroce ampleur de cette guerre avec un tel doigté que j'ai quitté le livre les larmes aux yeux.
Thúy n'a pas son pareil pour écrire en vignette et composer des romans tout en filigrane. Dans celui-ci, Em (le plus jeune, la plus petite mais aussi em comme aimer), née pendant la Guerre du Vietnam est le fil conducteur entre ses grands-parents, parents, frère et tout l'entourage qui lui permettra d'exister. Thúy utilise les détails et les données pour décrire l'atroce ampleur de cette guerre avec un tel doigté que j'ai quitté le livre les larmes aux yeux.
89Cecilturtle
Tiohtiáke par Michel Jean
Dans ce roman, Jean tente de redresser l'image des Autochtones, notamment des sans-abris qui comptent pour si peu dans notre société. J'ai beaucoup aimé l'idée d'un carrefour autochtone où l'on rencontre toutes les premières nations qui forment une mosaïque bien plus complexe que l'on représente en général, les langues, les territoires, les coutumes, les rencontres mais aussi les différents. Par contre, c'est vrai que Jean survole les difficultés : on les lit mais on ne les sent pas. L'espoir est trop fort, incarné dans Élie, absout des injustices qui lui sont faites et nouveau porte-parole des démunis, et dans Lisbeth, élevée dans le culture coloniale mais prête à renouer avec sa culture ancestrale. Ça change des romans très durs ancrés dans le désespoir, mais ça frise aussi le conte de fée.
Dans ce roman, Jean tente de redresser l'image des Autochtones, notamment des sans-abris qui comptent pour si peu dans notre société. J'ai beaucoup aimé l'idée d'un carrefour autochtone où l'on rencontre toutes les premières nations qui forment une mosaïque bien plus complexe que l'on représente en général, les langues, les territoires, les coutumes, les rencontres mais aussi les différents. Par contre, c'est vrai que Jean survole les difficultés : on les lit mais on ne les sent pas. L'espoir est trop fort, incarné dans Élie, absout des injustices qui lui sont faites et nouveau porte-parole des démunis, et dans Lisbeth, élevée dans le culture coloniale mais prête à renouer avec sa culture ancestrale. Ça change des romans très durs ancrés dans le désespoir, mais ça frise aussi le conte de fée.
90Cecilturtle
Les clients du Central Hôtel par André Héléna
J'ai vraiment aimé ce roman noir qui se passe au seuil de la victoire de la 2e Guerre Mondiale: les loyautés changent, les héros triomphent, les collaborateurs se justifient: toute la panoplie de comportements se manifeste dans une trame narrative changeante selon le point de vue du personnage.
Une rose et un balai par Michel Simonet
C'est un charmant recueil de poésie et de prose qui met sous une lumière différente le métier de cantonnier. Si ce n'est pas de la grande littérature, le style simple, charmant et précis de Simonet évoque de belles images optimistes.
J'ai vraiment aimé ce roman noir qui se passe au seuil de la victoire de la 2e Guerre Mondiale: les loyautés changent, les héros triomphent, les collaborateurs se justifient: toute la panoplie de comportements se manifeste dans une trame narrative changeante selon le point de vue du personnage.
Une rose et un balai par Michel Simonet
C'est un charmant recueil de poésie et de prose qui met sous une lumière différente le métier de cantonnier. Si ce n'est pas de la grande littérature, le style simple, charmant et précis de Simonet évoque de belles images optimistes.
91raton-liseur
Dans ton fil de lecture en français aussi il y a plein de titres intéressants. Je réagis un peu tard car j’ai été absente pendant un bon bout de temps des discussions de BiblioChose mais, pêle-mêle :
>83 Cecilturtle:, >84 Dilara86:, >85 Cecilturtle: J’ai lu Bonheur d’occasion il y a quelques temps et j’avais beaucoup aimé ce livre. Au début de l’année, j’ai lu Un Jardin au bout du monde, un recueil de nouvelles plus rurales, et j’ai énormément aimé ce recueil, malgré la grande tristesse qu’il véhicule. Si l’une de vous peut mettre la main dessus, je ne peux que le conseiller mille fois !
>89 Cecilturtle: Je vois que nous avons le même ressenti vis-à-vis de Tiohtiá:ke.
Coïncidence, je suis en train de regarder une série sur les enfants autochtones enlevés à leurs familles pour être adoptés par « des bonnes familles canadiennes ». Cette série est disponible gratuitement sur arte.tv, et je la trouve vraiment très bien faite, intéressante et pleine d’humanité (mais pas facile à regarder, non pour les images, souvent superbes, mais pour la force des sentiments véhiculés). Ah, au fait, la série s’appelle Little Bird, j’aurais dû commencer par là !
>83 Cecilturtle:, >84 Dilara86:, >85 Cecilturtle: J’ai lu Bonheur d’occasion il y a quelques temps et j’avais beaucoup aimé ce livre. Au début de l’année, j’ai lu Un Jardin au bout du monde, un recueil de nouvelles plus rurales, et j’ai énormément aimé ce recueil, malgré la grande tristesse qu’il véhicule. Si l’une de vous peut mettre la main dessus, je ne peux que le conseiller mille fois !
>89 Cecilturtle: Je vois que nous avons le même ressenti vis-à-vis de Tiohtiá:ke.
Coïncidence, je suis en train de regarder une série sur les enfants autochtones enlevés à leurs familles pour être adoptés par « des bonnes familles canadiennes ». Cette série est disponible gratuitement sur arte.tv, et je la trouve vraiment très bien faite, intéressante et pleine d’humanité (mais pas facile à regarder, non pour les images, souvent superbes, mais pour la force des sentiments véhiculés). Ah, au fait, la série s’appelle Little Bird, j’aurais dû commencer par là !
92Cecilturtle
>91 raton-liseur: Merci pour ces ressources! Je ne connaissais ni l'une ni l'autre.
Je viens de regarder la bande-annonce et rien que ça me crève le cœur. Je ne sais pas si je serais capable de le regarder. J'ai une collègue en particulier à qui c'est arrivé : elle a toujours été la discrétion même sur son histoire mais parfois racontait des épisodes qui laissaient entre-voir une enfance peu commune. Plus j'y pense et plus je trouve que c'est sidérant comme chapitre de l'histoire canadienne.
Je viens de regarder la bande-annonce et rien que ça me crève le cœur. Je ne sais pas si je serais capable de le regarder. J'ai une collègue en particulier à qui c'est arrivé : elle a toujours été la discrétion même sur son histoire mais parfois racontait des épisodes qui laissaient entre-voir une enfance peu commune. Plus j'y pense et plus je trouve que c'est sidérant comme chapitre de l'histoire canadienne.
93raton-liseur
>92 Cecilturtle: Je peux comprendre, même si j'insiste lourdement parce que la série vaut vraiment le coup!
J'ai trouvé intéressant qu'à la fin de chaque épisode (même s'il faut y être attentif, ce n'est pas traduit ou sous-titré), il y a un écran avec des contacts possibles au Canada ou aux USA pour les personnes dans des cas similaires à ceux décrits dans la série. L'actualité du sujet est vraiment brûlante, ce qui le rend encore plus sidérant je crois.
Je ne sais pas si tu as lu Cinq Petits Indiens, sur le sujet des "orphelinats"/"internats" pour autochtones (donc ni exactement le sujet de Tiohtiá:ke ni celui de la série dont je parlais). Je l'ai trouvé beaucoup plus intéressant que le bouquin de Michel Jean, même si ce n'est pas de la grande grande littérature. En tout cas, c'est un sujet qu'on semble croiser de plus en plus dans les livres et dans les médias ce qui, je suppose, est une bonne chose.
J'ai trouvé intéressant qu'à la fin de chaque épisode (même s'il faut y être attentif, ce n'est pas traduit ou sous-titré), il y a un écran avec des contacts possibles au Canada ou aux USA pour les personnes dans des cas similaires à ceux décrits dans la série. L'actualité du sujet est vraiment brûlante, ce qui le rend encore plus sidérant je crois.
Je ne sais pas si tu as lu Cinq Petits Indiens, sur le sujet des "orphelinats"/"internats" pour autochtones (donc ni exactement le sujet de Tiohtiá:ke ni celui de la série dont je parlais). Je l'ai trouvé beaucoup plus intéressant que le bouquin de Michel Jean, même si ce n'est pas de la grande grande littérature. En tout cas, c'est un sujet qu'on semble croiser de plus en plus dans les livres et dans les médias ce qui, je suppose, est une bonne chose.
94Cecilturtle
>93 raton-liseur: Cinq Petits Indiens est dans ma PÀL - j'ai hâte de le lire. C'est fou de penser que le scandale des tombes anonymes dans les écoles résidentielles ne date que de 2021 avec les dernières écoles fermées en 1997!
Pour moi qui ai grandi en Alberta, c'est inconcevable que ces actes aient eu lieu si près de chez moi sans que j'en sache rien. Le déni, le racisme et le silence étaient vraiment très, très lourds. C'est vraiment une leçon difficile à encaisser.
Pour moi qui ai grandi en Alberta, c'est inconcevable que ces actes aient eu lieu si près de chez moi sans que j'en sache rien. Le déni, le racisme et le silence étaient vraiment très, très lourds. C'est vraiment une leçon difficile à encaisser.
95Cecilturtle
Le Code caché de votre destin par James Hillman
Hillman est psychologue et j'étais curieuse d'en connaître plus. Essentiellement il cherche à convaincre la lectrice que l'être humain est plus que sa biologique, il a une part de l'ange. Je suis toute prête à en être convaincue mais son vocabulaire - qui n'est étayé ni d'un glossaire ni d'un index - n'a fait que générer une confusion. Je crois que je vois où il veut en venir, mais l'application est tellement vague et la conclusion tellement opaque que je n'en suis vraiment pas sûre!
Hillman est psychologue et j'étais curieuse d'en connaître plus. Essentiellement il cherche à convaincre la lectrice que l'être humain est plus que sa biologique, il a une part de l'ange. Je suis toute prête à en être convaincue mais son vocabulaire - qui n'est étayé ni d'un glossaire ni d'un index - n'a fait que générer une confusion. Je crois que je vois où il veut en venir, mais l'application est tellement vague et la conclusion tellement opaque que je n'en suis vraiment pas sûre!
96Cecilturtle
Musiques de scènes par Françoise Sagan
Collection de nouvelles avec pour thème l'amour romantique, c'est du pur Sagan: léger, désinvolte, parfois croustillant même si parfois cynique ou même mièvre.
Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver les histoires très superficielles, car pour Sagan, le summum du mauvais goût c'est le snobisme. Néanmoins, j'ai eu un éclair: et si le snobisme c'était pour elle un manque authenticité? "Authentique" est un mot tellement à la mode qu'on y pense plus, mais à l'époque il n'aurait pas été utilisé comme aujourd'hui. Finalement, je pense que malgré les amusements, ce que recherche Sagan ce sont les rapports francs.
Collection de nouvelles avec pour thème l'amour romantique, c'est du pur Sagan: léger, désinvolte, parfois croustillant même si parfois cynique ou même mièvre.
Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver les histoires très superficielles, car pour Sagan, le summum du mauvais goût c'est le snobisme. Néanmoins, j'ai eu un éclair: et si le snobisme c'était pour elle un manque authenticité? "Authentique" est un mot tellement à la mode qu'on y pense plus, mais à l'époque il n'aurait pas été utilisé comme aujourd'hui. Finalement, je pense que malgré les amusements, ce que recherche Sagan ce sont les rapports francs.
97Cecilturtle
Psychopompe par Amélie Nothomb
Il est facile de se laisser berner par le style à la fois poétique et limpide de Nothomb. On pourrait passer à côté de l'essentiel de son livre et après avoir lu celui-ci, je me demande si je ne devrais pas retourner lire certains autres de ses romans autobiographiques pour mieux en connaître la teneur.
Ayant vécu entre la vie et la mort, Nothomb s'imagine en psychopompe; elle prend pour modèle les oiseaux et pour outil l'écriture. Le livre est long à démarrer: il n'a pas les vives images de ses romans précédents. Puis à mi-chemin, tout bascule et on entre en plein dans l'intimité pudique de Nothomb. Une lecture difficile mais que, en fin de compte, j'ai adorée.
Il est facile de se laisser berner par le style à la fois poétique et limpide de Nothomb. On pourrait passer à côté de l'essentiel de son livre et après avoir lu celui-ci, je me demande si je ne devrais pas retourner lire certains autres de ses romans autobiographiques pour mieux en connaître la teneur.
Ayant vécu entre la vie et la mort, Nothomb s'imagine en psychopompe; elle prend pour modèle les oiseaux et pour outil l'écriture. Le livre est long à démarrer: il n'a pas les vives images de ses romans précédents. Puis à mi-chemin, tout bascule et on entre en plein dans l'intimité pudique de Nothomb. Une lecture difficile mais que, en fin de compte, j'ai adorée.
98Cecilturtle
L'Impossible Retour par Amélie Nothomb
Beaucoup plus léger que le dernier, ce roman nous raconte le dernier voyage de Nothomb au Japon, son pays adoré qui l'a ultimement rejeté. Personnellement, ça m'a beaucoup parlé : j'adore la France, j'y ai des souvenirs magnifiques, mais je me bute à des habitudes ou coutumes qui n'ont aucun sens pour moi. C'est mon lieu de naissance et je m'y sens souvent étrangère. Nothomb a ce même rapport avec le Japon et hélas, ni elle ni moi n'avons trouvé le moyen de transporter nos pays aimés dans nos pays adoptifs.
Beaucoup plus léger que le dernier, ce roman nous raconte le dernier voyage de Nothomb au Japon, son pays adoré qui l'a ultimement rejeté. Personnellement, ça m'a beaucoup parlé : j'adore la France, j'y ai des souvenirs magnifiques, mais je me bute à des habitudes ou coutumes qui n'ont aucun sens pour moi. C'est mon lieu de naissance et je m'y sens souvent étrangère. Nothomb a ce même rapport avec le Japon et hélas, ni elle ni moi n'avons trouvé le moyen de transporter nos pays aimés dans nos pays adoptifs.
99raton-liseur
>98 Cecilturtle: J'aime beaucoup le parallèle que tu fais entre son expérience et la tienne. Je crois que je comprends un peu. Ayant vécu plus de 15 ans hors de France, le retour a aussi été compliqué parfois, mais j'ai la chance de ne pas m'y sentir étrangère, même si je me sens parfois en décalage.
100Cecilturtle
Je termine le dernier dans la série des Histoires jamais entendues. Hélas, Histoires jamais entendues dans une auberge en Espagne par Juan Miguel Antonio Bulsejo était loin d'être mon préféré. Il y a avait certes quelques excellentes nouvelles vers la fin, mais aussi beaucoup d'histoires qui n'évoquaient pas particulièrement l'Espagne, qui étaient confuses ou même puériles.
En général, j'ai trouvé la collection très inégale: des 6 recueils que j'ai lus, il y en a 3 que j'ai beaucoup aimés et 3 très peu. Mais bon, je les ai achetés dans un librairie-péniche à Paris donc rien que l'expérience en a valu la peine!
En général, j'ai trouvé la collection très inégale: des 6 recueils que j'ai lus, il y en a 3 que j'ai beaucoup aimés et 3 très peu. Mais bon, je les ai achetés dans un librairie-péniche à Paris donc rien que l'expérience en a valu la peine!
101Cecilturtle
Je termine mon premier Dumas avec La Reine Margot! Quel roman magistral. Je comprends que Dumas n'ait pas perdu son attrait - quelle plume! Mon seul regret: ne pas avoir lu ce roman en classe plutôt que d'avoir à apprendre par cœur des dates et des batailles. L'histoire m'aurait intéressée bien davantage!
102raton-liseur
>101 Cecilturtle: Ah, ce n'est pas un Dumas que j'ai lu, mais ton enthousiasme est communicatif!
103Cecilturtle
>102 raton-liseur: Ma seule réticence : la glorification de la violence. C'est sûr que ça fait partie du style de cap et d'épée, mais des scènes du massacre de la Saint-Barthélémy m'ont mise mal à l'aise.
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