The Name of a Bullfighter

by Luis Sepúlveda

On This Page

Description

This “engrossing, thoughtful noir novel” (Publishers Weekly) pits a former South american Marxist guerrilla against an ex-Stasi agent in a race to uncover the truth about a cache of medieval coins stolen during World War II. Translated by Suzanne Ruta.

Tags

Recommendations

Member Recommendations

raton-liseur Un livre du même auteur, lui aussi sur le thème de la dictature et de l’exil. Relativement différent dans son approche et son style, il est complémentaire et montre l’évolution et la complexité des sentiments de l’auteur face au difficile passé récent de son pays.

Member Reviews

11 reviews
This has nothing in common with "The Old Man Who Read Love Stories." Every character is either a tough as nails mercenary, a complete push over or a corrupt and powerful overlord. From start to finish it feels like a horrible screenplay; you wouldn't guess that Sepulveda can tell a story with charm, innocence and memorable detail.When I retrieve my copy of the book, I'll add a few quotes to illustrate the "hard-boiled" internal monologue of the protagonist. That should be enough to put anyone off.The book also lacks any particularly Chilean flavor--just in case you thought it might be worth reading for that sort of reason.
A dissilusioned professional revolutionary has found himself washed up in Berlin, working as a bouncer in a brothel. A bank needs him to go to Chile to retrieve 50 gold coins stolen from the nazis. This book is great, and reads like it should be a film.
Sépulveda s'essaye au polar et se vautre. Entre l'Allemagne et la Terre de feu, on s'ennuie ferme.
½

Non, Ali. Je ne partirai pas d’ici, à moins d’un miracle, et les anciens guérilleros comme moi n’ont ni le temps ni l’envie de s’accrocher à de nouveaux mythes. Il n’est pas facile de veiller sur les sépultures de ceux que nous avons été. Au fond, Ali, ce dont j’ai peur, c’est de mourir dans mon lit. Des années durant, j’ai cherché, comme tant d’autres, la balle qui portait mon nom dans les rainures du canon. C’était la clef d’une mort digne, habillée du vêtement élémentaire de la croyance en quelque chose. Mais tout ça c’est fini, la croyance s’est évanouie, le dogme n’est plus qu’une anecdote puérile et je suis là, tout nu, dépouillé de la grande perspective qui a marqué les
show more
individus comme moi : mourir pour quelque chose qui s’appelait la révolution et ressemblait au paradis qui attend les pashdaran islamiques – mais sur une musique de salsa.
(p. 32, Chapitre 3, “Hambourg : joyeux anniversaire !”, Partie 1).


Juan Belmonte, c’est le nom d’un torero célèbre en son temps et ami d’Hemingway. Pour Sepúlveda, c’est un ancien guérillero, réfugié à Hambourg. Pourquoi avoir donné un nom de torero à son personnage, je me suis posée la question pendant presque tout le roman et je ne suis pas certaine d’avoir la réponse. Peut-être parce que ce personnage, qui vit avec ses fantômes et ses désillusions est aussi un homme qui se bat juste pour la sauvagerie et la beauté du geste, comme un torero qui conquiert la gloire dans des combats inégaux et vains. Peut-être bien.
En tout cas, si je ne suis pas une adepte de la corrida, j’ai beaucoup aimé le Belmonte de Sepúlveda, cet homme qui ne doit pas avoir plus de quarante ou cinquante ans mais dont la vie est déjà toute derrière lui et qui n’a plus que des regrets pour vivre. Ce troisième livre publié par Sepúlveda après [Le Vieux qui lisait des romans d’amour] et [Le Monde du bout du monde] est le premier qui s’attache à la figure d’un ancien guérillero. Les deux premiers illustraient plus le côté écolo de Sepúlveda (militant de Greenpeace dans sa phase la plus radicale et bien avant que l’écologie ne devienne à la mode), alors que celui-ci emprunte pour la première fois à son histoire d’opposant aux régimes dictatoriaux d’Amérique latine (Sepúlveda était lui-même exilé, notamment en Allemagne du fait de son passé militant). Tout cela pour dire que Sepúlveda écrit avant tout à partir de ce qu’il est, de son histoire, de son expérience, de ses engagements, et que c’est la première fois, dans ce texte qu’il aborde de façon aussi directe la question politique (l’exil était déjà présent dans [Le Monde du bout du monde]).
Et ce livre, très personnel donc, est poignant. Juan Belmonte a beaucoup perdu, et pas seulement ses idéaux. Et il se retrouve malgré lui embrigadé dans une histoire compliquée de trésor de guerre nazi, de belles pièces d’or qui attisent des convoitises de tous bords et, quelque soit le bord, les méthodes ne varient guère. Sepúlveda n’hésite pas à mettre tous les régimes sur un pied d’égalité, des nazis au bloc soviétique en passant par les dictatures conservatrices chiliennes et autres. Et même les guérillas ne sont pas exemptes de tout reproche. Luttes de pouvoir à tous les étages, et ce sont les soldats et la piétaille qui trinquent. Et n’essayez pas de trouver une rédemption dans l’économie de marché, on y trouvera les mêmes individus, et les mêmes méthodes, car après tout, le but est toujours le même : l’argent et le pouvoir.
Autour de thèmes aussi lourds, Sepúlveda tisse une intrigue à plusieurs niveaux dans laquelle on finit par se retrouver, avec une immense tendresse pour ses personnages, et pas que pour les gentils finalement. Je ne peux en dire plus sans trop en dire car il me semble bon d’entrer dans ce livre sans trop en savoir, en se laissant porter par la plume simple et nostalgique de Sepúlveda, mais cette lecture m’a remplie de cette même nostalgie et d’une certaine amertume, celle de personnages qui n’ont rien à perdre ni rien à gagner mais qui continuent tout de même à se battre, ou tout simplement à vivre, parce que c’est tout ce qu’ils savent faire.
show less
Durante os anos sombrios do nazismo, desaparece da prisão de Spandau um valiosíssimo conjunto de moedas de ouro. Quase cinquenta anos depois, caído o muro de Berlim, dois personagens obscuros mas poderosos, com um passado político duvidoso, contratam, cada um por seu lado, dois «antigos combatentes», desempregados profissional e ideologicamente, para que partam em busca do tesouro roubado. Um, Belmonte, o que tem nome de toureiro, aceita o encargo por amor a Verónica; o outro, Frank Galinsky, aceita-o por um velho hábito de obediência militante cujo ideal é agora o de enriquecer «como todos os outros».

Mas o tesouro ainda existe? Belmonte e Galinsky chegarão a enfrentar-se? Nos tempos implacáveis que são os nossos, show more vencerá o amor ou a cobiça?

Com "Nome de Toureiro", Luis Sepúlveda confirmou-se como um admirável «contador de histórias», oferecendo-nos um inesperado «romance negro» que tem como pano de fundo uma profunda reflexão sobre as ideologias autoritárias.
show less
Nov 9, 2020Portuguese (Portugal)
En los años sombríos del nazismo, desaparecen de un rincón secreto de la prisión de Spandau unas valiosísimas monedas de oro. Casi cincuenta años después, caído el Muro de Berlín, dos personajes oscuros pero poderosos, con un pasado político turbio, contratan cada uno por su lado a dos «antiguos combatientes», Juan Belmonte -el que tiene nombre de torero- y Frank Galinsky. En «paro» laboral e ideológico, ambos deben partir en busca de un botín robado que nadie se atreve en realidad a reclamar oficialmente. Belmonte acepta el encargo por amor a Verónica ; Galinsky, por un viejo hábito de obediencia militante cuyo ideal es ahora el de enriquecerse «como todos los demás». Al mismo tiempo, al otro lado del mundo, un show more viejo humilde y solitario recibe un misterioso mensaje… show less
En los años sombríos del nazismo, desaparecen de un rincón secreto de la prisión de Spandau unas valiosísimas monedas de oro. Casi cincuenta años después, caído el Muro de Berlín, dos personajes oscuros pero poderosos, con un pasado político turbio, contratan cada uno por su lado a dos «antiguos combatientes», Juan Belmonte -el que tiene nombre de torero- y Frank Galinsky. En «paro» laboral e ideológico, ambos deben partir en busca de un botín robado que nadie se atreve en realidad a reclamar oficialmente. Belmonte acepta el encargo por amor a Verónica; Galinsky, por un viejo hábito de obediencia militante cuyo ideal es ahora el de enriquecerse «como todos los demás». Al mismo tiempo, al otro lado del mundo, un show more viejo humilde y solitario recibe un misterioso mensaje ¿Llegarán a enfrentarse Belmonte y Galinsky ? ¿Existe realmente el tesoro ? En tiempos implacables como los que vivimos, ¿vencerá el amor o la codicia ? show less

Members

Recently Added By

Lists

Books Read in 2016
4,666 works; 199 members

Author Information

Picture of author.
133+ Works 7,414 Members

Some Editions

Carmignani, Ilide (Translator)

Series

Belongs to Publisher Series

Common Knowledge

Canonical title
The Name of a Bullfighter
Original title
Nombre de torero
Original publication date
1994
People/Characters*
Juan Belmonte; Verónica; Hans Hillermann / Franz Stahl; Ulrich Helm; Oskar Kramer; Pedro de Valdivia (show all 8); Frank Galinsky; Il Maggiore
Important places*
Amburgo; Terra del Fuoco; Santiago del Cile; Punta Arenas, Cile
Epigraph*
Prima o poi la vita mi si metterà davanti e balzerò per strada. Come un leone.
Haroldo Conti, scrittore argentino, desaparecido a Buenos Aires il 4 maggio 1976
Vivere intensamente compensa ogni sforzo e quasi ogni sacrificio. Vivere a metà è sempre stata la funzione e il castigo dei mediocri.
Rolo Diez, Una piastrella nella valle della morte
Dedication*
Ai miei nobili amici:
Ricardo Bada (perché mi ha convinto che ero uno scrittore)
Paco Ignacio Taibo II (perché mi ha coinvolto nell'avventura del Romanzo Nero)
e Jaime Casas, alias "El Chancho" (perché ha vi... (show all)ssuto il più nero dei romanzi e non ha mai smesso di far luce)
First words*
All'autista del Lucero de la Pampa si illuminarono gli occhi quando vide la sagoma del cavaliere sul ciglio della strada.
Quotations*
Perdere è una questione di metodo
Last words*
(Click to show. Warning: May contain spoilers.)La città era ancora triste, benché fosse estate, benché neppure una nuvola si frapponesse tra gli uomini e il cielo, benché nessun uccello nero planasse sopra la mia testa, e così iniziai ad attraversare la strada, chiedendomi, Verónica, amore mio, chiedendomi perché abbiamo tanta paura di guardare in faccia la vita noi che abbiamo visto le auree scintille della morte.
Original language*
Spagnolo
*Some information comes from Common Knowledge in other languages. Click "Edit" for more information.

Classifications

Genres
Fiction and Literature, General Fiction
DDC/MDS
863Literature & rhetoricSpanish LiteratureSpanish fiction
LCC
PQ8098.29 .E585 .N66Language and LiteratureFrench, Italian, Spanish and Portuguese literaturesSpanish literatureProvincial, local, colonial, etc.Spanish America
BISAC

Statistics

Members
313
Popularity
102,066
Reviews
11
Rating
½ (3.37)
Languages
8 — Danish, Dutch, English, French, Italian, Portuguese, Spanish, Turkish
Media
Paper, Ebook
ISBNs
22
ASINs
8