The History of the Peloponnesian War, Books 1-4
by Thucydides
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Thucydides Historiae Vol. I: Books I-IVTags
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"your Latin & Greek should be kept up assiduously by reading at spare hours . . . I would advise you to undertake a regular course of history & poetry in both languages, in Greek, go first thro' the Cyropaedia, and then read Herodotus, Thucydides, Xenophon's Hellenics & Anabasis, Arrian's Alexander, & Plutarch's lives . . . " — Thomas Jefferson to Francis Eppes, 6 October 1820
Edition: // Descr: iv, 349 p. 20.5 cm. // Series: College Series of Greek Authors Call No. { 888 T42 5 } Series Edited under the Supervision of John Williams White and Thomas D. Seymour Edited on the Basis of Classen's Edition by Charles D. Morris Contains Appendix, Greek Index, and Index of Subjects. // //
Traducteur de l’oeuvre qui est passée entre mes mains, Jean Voilquin fait de l’oeuvre de Thucydide une introduction des plus vantarde:
La valeur de l’oeuvre de Thucidyde ne saurait être exagérée; nous avons indiqué quelques-unes de ses qualités essentielles. Faut-il, en outre, signaler l’intérêt actuel qui s’attache à la guerre du Péloponnèse? Tous les problèmes politiques, moraux ou philosophiques qui tourmentent à l’heure actuelle une humanité désorientée s’y trouvent posés: rapports de l’individu et de l’Etat, rapports des peuples entre eux, immoralité de la force brutale, rôle des individus dans la conuite des sociétés. (…) Quand des esprits paradoxaux croient pouvoir nier l’utilité de show more l’histoire, nous découvrons à chaque instant dans la vie moderne des analogies avec le monde dont Thucidyde a écrit l’histoire.
Certainement! On le sait bien, connaître l’histoire devrait nous permettre de ne plus commettre les mêmes erreurs, d’analyser avec intelligence les situations pouvant être similaires à l’heure actuelle… Mais pouvons-nous seulement dire qu’aujourd’hui nous avons réellement progressé depuis l’ère de domination grecque? Débat dans lequel je ne m’engagerai pas, parlons plutôt de l’oeuvre en elle-même.
L’une des premières choses à ressortir à mon avis, c’est l’effort donné par Thucydide pour se montrer neutre. Surtout lorsque l’on sait qu’il était partie prenante à cette guerre! Il y défend d’ailleurs à un moment donné ses actes avec une certaine ferveur. Je ne suis pas spécialiste des oeuvres historiennes et n’aurait certainement pas pu l’être. Rien qu’à voir le temps que j’ai mis pour livre l’entier de ce livre, j’aurais trop rapidement baissé les bras! Je ne peux donc pas comparer le travail de Thucydide avec celui d’autres auteurs. Je n’ai cependant jamais eu le sentiment en tant que lecteur que les grecques aient été mis sur un pied d’estal. Le narrateur tente d’ailleurs de mettre rapidement les choses au clair lorsqu’il déclare:
On n’accordera pas la confiance aux poètes, qui amplifient les événements, ni aux logographques qui, plus pour charmer les oreilles que pour servir la vérité, rassemblent des faits impossibles à vérifier rigoureusement et aboutissent finalement pour la plupart à un récit incroyable et merveilleux. On doit penser que mes informations proviennent des sources les plus sûres et présentent, étant donné leur antiquité, une certitute suffisante. (…) Quant aux événements de la guerre, je n’ai pas jugé bon de les rapporter sur la foi du premier venu, ni d’après mon opinion.
Ce louable effort rend malheureusement le récit terne pour la majeur partie. Je ne sais si récit est le bon mot. C’est assurément un témoignage de l’époque, on y découvre les problèmes politiques, les idéologies partagées par les athéniens d’un côté et les lacédémoniens de l’autre. Mais c’est bien un témoignage! Pas de sentiment, pas de parti pris, ce n’est pas un roman, c’est un livre d’histoire! Et visiblement, c’est l’une des premières oeuvres à être qualifiée en tant que tel.
Thucydide parle donc de la guerre du Péloponnèse se déroulant de -431 à -404 et mettant aux prises les Athéniens, grands navigateurs prônant la démocratie aux Lacédémoniens (dont fait partie Sparte) prônant l’aristocratie. Malgré l’ennui que peut provoquer certains passages du livre, on apprend beaucoup et ça j’adore. Ce qui m’a le plus captivé ce sont les passages où l’on devient auditeur de grands stratèges, de grands orateurs tel que Démosthène, Brasidas ou encore Périclès. J’ai aimé imaginer l’impact de ces discours bien souvent dynamisants, truffés de tournures faisant l’éloge de dirigeants bons tout en ne laissant finalement pas de réels choix quant aux « propositions » données. On découvre aussi les stratégies mises en place de part et d’autre pour écraser l’adversaire, les résultats du génie militaire (les débuts des lance-flammes!), les effets terrible d’une peste… bref j’ai appris des choses ce qui est l’essentiel pour moi lorsque je lis un livre.
Pour lire ce livre vous devez soit être un passionné d’histoire, soit être assez curieux pour pouvoir vous engager dans le genre de défis que je me suis lancé à savoir lire ces 110 meilleurs livres à lire! Enjoy!
[publié à l'origine sur http://me.jacquemin.ch/post/critique-de-livre-histoire-de-la-guerre-du-peloponne... show less
La valeur de l’oeuvre de Thucidyde ne saurait être exagérée; nous avons indiqué quelques-unes de ses qualités essentielles. Faut-il, en outre, signaler l’intérêt actuel qui s’attache à la guerre du Péloponnèse? Tous les problèmes politiques, moraux ou philosophiques qui tourmentent à l’heure actuelle une humanité désorientée s’y trouvent posés: rapports de l’individu et de l’Etat, rapports des peuples entre eux, immoralité de la force brutale, rôle des individus dans la conuite des sociétés. (…) Quand des esprits paradoxaux croient pouvoir nier l’utilité de show more l’histoire, nous découvrons à chaque instant dans la vie moderne des analogies avec le monde dont Thucidyde a écrit l’histoire.
Certainement! On le sait bien, connaître l’histoire devrait nous permettre de ne plus commettre les mêmes erreurs, d’analyser avec intelligence les situations pouvant être similaires à l’heure actuelle… Mais pouvons-nous seulement dire qu’aujourd’hui nous avons réellement progressé depuis l’ère de domination grecque? Débat dans lequel je ne m’engagerai pas, parlons plutôt de l’oeuvre en elle-même.
L’une des premières choses à ressortir à mon avis, c’est l’effort donné par Thucydide pour se montrer neutre. Surtout lorsque l’on sait qu’il était partie prenante à cette guerre! Il y défend d’ailleurs à un moment donné ses actes avec une certaine ferveur. Je ne suis pas spécialiste des oeuvres historiennes et n’aurait certainement pas pu l’être. Rien qu’à voir le temps que j’ai mis pour livre l’entier de ce livre, j’aurais trop rapidement baissé les bras! Je ne peux donc pas comparer le travail de Thucydide avec celui d’autres auteurs. Je n’ai cependant jamais eu le sentiment en tant que lecteur que les grecques aient été mis sur un pied d’estal. Le narrateur tente d’ailleurs de mettre rapidement les choses au clair lorsqu’il déclare:
On n’accordera pas la confiance aux poètes, qui amplifient les événements, ni aux logographques qui, plus pour charmer les oreilles que pour servir la vérité, rassemblent des faits impossibles à vérifier rigoureusement et aboutissent finalement pour la plupart à un récit incroyable et merveilleux. On doit penser que mes informations proviennent des sources les plus sûres et présentent, étant donné leur antiquité, une certitute suffisante. (…) Quant aux événements de la guerre, je n’ai pas jugé bon de les rapporter sur la foi du premier venu, ni d’après mon opinion.
Ce louable effort rend malheureusement le récit terne pour la majeur partie. Je ne sais si récit est le bon mot. C’est assurément un témoignage de l’époque, on y découvre les problèmes politiques, les idéologies partagées par les athéniens d’un côté et les lacédémoniens de l’autre. Mais c’est bien un témoignage! Pas de sentiment, pas de parti pris, ce n’est pas un roman, c’est un livre d’histoire! Et visiblement, c’est l’une des premières oeuvres à être qualifiée en tant que tel.
Thucydide parle donc de la guerre du Péloponnèse se déroulant de -431 à -404 et mettant aux prises les Athéniens, grands navigateurs prônant la démocratie aux Lacédémoniens (dont fait partie Sparte) prônant l’aristocratie. Malgré l’ennui que peut provoquer certains passages du livre, on apprend beaucoup et ça j’adore. Ce qui m’a le plus captivé ce sont les passages où l’on devient auditeur de grands stratèges, de grands orateurs tel que Démosthène, Brasidas ou encore Périclès. J’ai aimé imaginer l’impact de ces discours bien souvent dynamisants, truffés de tournures faisant l’éloge de dirigeants bons tout en ne laissant finalement pas de réels choix quant aux « propositions » données. On découvre aussi les stratégies mises en place de part et d’autre pour écraser l’adversaire, les résultats du génie militaire (les débuts des lance-flammes!), les effets terrible d’une peste… bref j’ai appris des choses ce qui est l’essentiel pour moi lorsque je lis un livre.
Pour lire ce livre vous devez soit être un passionné d’histoire, soit être assez curieux pour pouvoir vous engager dans le genre de défis que je me suis lancé à savoir lire ces 110 meilleurs livres à lire! Enjoy!
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Sep 24, 2009 (Edited)French
Saggio di letteratura classica con testo greco a fronte
Nov 10, 2015Italian
Saggio della letteratura classica con testo greco a fronte.
Nov 10, 2015Italian
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Born into a family of Athens's old nobility claiming descent from the Homeric hero Ajax of Salamis, Thucydides pursued a political career under Pericles and served as a general in the Great Peloponnesian War of 431--404 b.c. His subsequent exile for failure to prevent a Spartan takeover of an Athenian colony in Thrace enabled him to observe the show more war from both sides. In his history of the war, he examines the policies and motives of the people involved with a calculated rationality that nevertheless conveys great passion. Although his narrative style is lucid and astringent, the language of the speeches that he gives his protagonists is some of the most difficult, yet rhetorically powerful, Greek from any period of antiquity. The work is deeply serious in tone. As Thucydides tells his readers at the beginning of the work, it contains nothing of entertainment value. He meant it, as he says, to be not simply a set-piece written for the delectation of an audience, but a "possession for ever." As Herodotus was the inventor of universal history, Thucydides was the inventor of the analytical historical monograph. He wrote in conscious contrast to Herodotus, whose work is full of entertaining fable and romance. While Herodotus wrote about the past by using all manner of traditions gleaned in his travels, Thucydides considered only contemporary history to be reliable and writes as an interrogator and witness of contemporary men and events. The gods, too, are absent from Thucydides's work, which scrutinizes human motivations as the exclusive business of history. The most powerful intellectual influences visible are the fully rational method of description and prognosis developed by the Hippocratic physicians and the tools of logical analysis and verbal argument then being forged by the Sophists. Behind these, however, lay a sense of tragedy. The history of Thucydides possesses the rhythm of a Sophoclean drama of reversal of fortune in which Athens falls from the pinnacle of imperial success and brilliance into political corruption, ruthless and amoral imperial aggression, and finally utter defeat and disaster. Athens's imperial hubris leads to its nemesis at the hands of Sparta, a conservative and landlocked state that had been powerless at the beginning of the war to inflict significant harm on the Athenians. Thucydides's work is unfinished. It ends abruptly in midsentence during a discussion of the events of the year 411 b.c. It was continued to the end of the war by Xenophon. Although very much the intellectual inferior of Thucydides, Xenophon managed by imitation to infuse this part of his Hellenica (his continuation to 362 b.c. of the history of Thucydides) with an elevation absent in the rest of his work. Until relatively recently, scholars took Thucydides at his word as an objective writer. More recently it has been recognized that his work skillfully promotes a patriotic and political argument, written in the climate of postwar recriminations. He presents Athens's empire as a natural consequence of the position of that city-state in the Greek world and the Athenian leader Pericles as Athens's greatest statesman, a leader who had governed Athens and preserved the empire with a firm and intelligent hand. Thucydides wanted to persuade his readers that Pericles was not the villain who destroyed Athens, that the blame fell to the politicians who came after him and pandered to the most extreme ambitious of the common citizens, the politicians who were the ultimate arbiters of policy in Athens's democracy. Some modern historians remain persuaded by Thucydides's portrait of Pericles and the Athenian democracy, but others argue from Thucydides's own testimony that Pericles led Athens into an unnecessary war in the belief that the opportunity had arrived to advance Athenian domination over the whole of the Greek world. (Bowker Author Biography) show less
Some Editions
Series
Belongs to Publisher Series
西洋古典叢書 (G012)
Work Relationships
Has the (non-series) sequel
Common Knowledge
- Canonical title
- Historiae, Volume I; The History of the Peloponnesian War, Books 1-4
- Important places
- Ancient Greece; Athens, Greece; Sparta, Greece
- Important events
- Peloponnesian War
- First words*
- Das Geschichtswerk des Thukydides fordert von uns den Mut und den gesammelten Ernst, mit dem wir eine Tragödie lesen.
- Disambiguation notice
- Greek text of Books 1-4 of Thucydides' History
*Some information comes from Common Knowledge in other languages. Click "Edit" for more information.
Classifications
- Genres
- History, Nonfiction, General Nonfiction
- DDC/MDS
- 938.05 — History & geography History of ancient world (to ca. 499) Greece to 323 Greece to 323 Peloponnesian War (431-404 BC)
- LCC
- PA3405 .S8 .T7 — Language and Literature Greek language and literature. Latin language and literature Greek literature Collections
- BISAC
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- Paper, Ebook
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