Le Déchronologue
by Stéphane Beauverger
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Bcp de sauts de temps entre les différents chapitres alors que le narrateur ne voyage pas dans le temps lui juste ses ennemis mystérieux. Ça complique peut être inutilement la lecture. Et un seul vrai personnage féminin qui ne parle quasiment pas et reste enfermée dans la cabine d'un bateau...
Grand roman de science-fiction française, le Déchronologue joue jusque dans ses derniers recoins la carte du voyage et des failles temporelles. Tant et si bien qu’on finit par en avoir le tournis car l’auteur suggère plus souvent qu’il ne dévoile. La structure feuilletonesque du récit, avec ses chapitres présentés dans une succession temporelle désordonnée demande de l’attention mais fonctionne parfaitement. Au final on retiendra surtout les personnages, ces quelques flibustiers plus vrais que nature et cette plume excellente qui nous transporte quelques siècles en arrière. Une très belle réussite.
Aug 7, 2022French
Surprenant et assez décevant. Nous lisons le journal du capitaine Henri Villon, commandant du Chronos puis du Toujours Debout enfin du Déchronologue. C'est un pirate écumant la mer des Caraïbes au XVII° siècle.
Henri Villon nous raconte son emprisonnement par le commodore Mendoza dans les cales du Centinela puis dans les geôles sordides espagnoles de Carthagène, sa rencontre avec Arcadio, un indien du Yucatan qui possède des objets mystérieux et contrôle des forces inconnues, son association avec ces indiens pour détruire les ports et place-fortes espagnols, son commerce des "maravillas", des objets mystérieux et magiques, les "conserva" qui assurent la subsistance pendant des mois, la destruction de la citée indienne et sa show more rencontre avec un femme étrange, qu'il surnomme Sévère, issue du peuple des Targui, enfin l'aide apporter par les Targui pour maîtriser ces forces et lutter contre un ennemi invisible, détruisant tout grâce à un monstrueux vaisseau d'acier nommé "Georges Washington.
L'idée initiale du roman, telle que je l'ai compris, pouvait être intéressante. Imaginer une époque où s'entrechoquent différents futurs cherchant à modifier un passé en maîtrisant le temps. Stéphane Beauverger situe cette époque au milieu du XVII° siècle, l'histoire se déroule de 1640 à 1653, dans la mer des Caraïbes, dans le monde de la piraterie et des corsaires attirés dans cette zone par les richesses extraites du Nouveau Monde conquit et soumit avec férocité par les espagnols. Extrêmement bien documenté, la bibliographie en fin de roman en faisant foi, l'auteur nous décrit le monde de la flibuste et des combats navals, les îles et territoires vierges peuplés d'indiens où peuvent se réfugier ces pirates et corsaires afin de commercer, d'échanger, trafiquer et préparer les prochaines campagnes pour chasser les galions espagnols. Henri Villon fait commerce des "maravillas" et des "conserva", au fil des chapitres on comprend que ces objets fantastiques sont des ustensiles du futur : des piles électriques, des batteries, des lampes torches, des radios, des appareils à musique, etc... et des armes d'une puissance meurtrière exceptionnelle par rapport aux mousquets, épée et sabre de l'époque. Les "conserva" sont des boîtes de conserves... autre merveille pour des marins ! Chacun cherche avec avidité à trouver les plus insolites maravelas qui pourraient donner un avantage décisif dans la lutte que se livre les flibustiers et les indiens du Yucatan contre les espagnols.
Autre idée intéressante, cette force destructrice, le George Washington, est animée par un peuple nommé "Americanos" ! J'y ai vu une métaphore d'une Amérique toute puissante, sans scrupule, méprisante pour les autres peuples déployant une force disproportionnée pour détruire et tuer aveuglément.
Malheureusement, malgré ces bonnes idées, l'histoire ne fonctionne pas. On ne comprend pas d'où viennent les Turgui, comment ces "maravillas" et "conserva" arrivent dans ce milieu du XVII°, pourquoi ces Americanos, venu du XX°, cherchent à tout détruire avec ce vaisseau "George Washington" qui est en fait le porte-avion, vaisseau amiral. Comment fonctionne ces machines (canons) qui fracassent le temps et pulvérisent le présent.
Le roman donne le sentiment d'un texte pas abouti, avec une structure superficiellement compliquée. Pour être cohérent avec ce temps qui rebondit et instable, les chapitres ne se succèdent pas par ordre chronologique. Par ailleurs, il m'a semblé que le texte était truffé d'anachronisme. En effet, il s'agit d'un journal écrit entre 1640 et 1653 or on parle d'électricité, de batteries, de radio, de piles.... mots assez incongrue dans la plume d'un homme du XVII° alors que ces objets sont désignés d'un terme général de "marravillas".
Un roman assez plat et sans grand intérêt. show less
Henri Villon nous raconte son emprisonnement par le commodore Mendoza dans les cales du Centinela puis dans les geôles sordides espagnoles de Carthagène, sa rencontre avec Arcadio, un indien du Yucatan qui possède des objets mystérieux et contrôle des forces inconnues, son association avec ces indiens pour détruire les ports et place-fortes espagnols, son commerce des "maravillas", des objets mystérieux et magiques, les "conserva" qui assurent la subsistance pendant des mois, la destruction de la citée indienne et sa show more rencontre avec un femme étrange, qu'il surnomme Sévère, issue du peuple des Targui, enfin l'aide apporter par les Targui pour maîtriser ces forces et lutter contre un ennemi invisible, détruisant tout grâce à un monstrueux vaisseau d'acier nommé "Georges Washington.
L'idée initiale du roman, telle que je l'ai compris, pouvait être intéressante. Imaginer une époque où s'entrechoquent différents futurs cherchant à modifier un passé en maîtrisant le temps. Stéphane Beauverger situe cette époque au milieu du XVII° siècle, l'histoire se déroule de 1640 à 1653, dans la mer des Caraïbes, dans le monde de la piraterie et des corsaires attirés dans cette zone par les richesses extraites du Nouveau Monde conquit et soumit avec férocité par les espagnols. Extrêmement bien documenté, la bibliographie en fin de roman en faisant foi, l'auteur nous décrit le monde de la flibuste et des combats navals, les îles et territoires vierges peuplés d'indiens où peuvent se réfugier ces pirates et corsaires afin de commercer, d'échanger, trafiquer et préparer les prochaines campagnes pour chasser les galions espagnols. Henri Villon fait commerce des "maravillas" et des "conserva", au fil des chapitres on comprend que ces objets fantastiques sont des ustensiles du futur : des piles électriques, des batteries, des lampes torches, des radios, des appareils à musique, etc... et des armes d'une puissance meurtrière exceptionnelle par rapport aux mousquets, épée et sabre de l'époque. Les "conserva" sont des boîtes de conserves... autre merveille pour des marins ! Chacun cherche avec avidité à trouver les plus insolites maravelas qui pourraient donner un avantage décisif dans la lutte que se livre les flibustiers et les indiens du Yucatan contre les espagnols.
Autre idée intéressante, cette force destructrice, le George Washington, est animée par un peuple nommé "Americanos" ! J'y ai vu une métaphore d'une Amérique toute puissante, sans scrupule, méprisante pour les autres peuples déployant une force disproportionnée pour détruire et tuer aveuglément.
Malheureusement, malgré ces bonnes idées, l'histoire ne fonctionne pas. On ne comprend pas d'où viennent les Turgui, comment ces "maravillas" et "conserva" arrivent dans ce milieu du XVII°, pourquoi ces Americanos, venu du XX°, cherchent à tout détruire avec ce vaisseau "George Washington" qui est en fait le porte-avion, vaisseau amiral. Comment fonctionne ces machines (canons) qui fracassent le temps et pulvérisent le présent.
Le roman donne le sentiment d'un texte pas abouti, avec une structure superficiellement compliquée. Pour être cohérent avec ce temps qui rebondit et instable, les chapitres ne se succèdent pas par ordre chronologique. Par ailleurs, il m'a semblé que le texte était truffé d'anachronisme. En effet, il s'agit d'un journal écrit entre 1640 et 1653 or on parle d'électricité, de batteries, de radio, de piles.... mots assez incongrue dans la plume d'un homme du XVII° alors que ces objets sont désignés d'un terme général de "marravillas".
Un roman assez plat et sans grand intérêt. show less
May 9, 2012French
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26 mai 2009 (minuit) — « Stéphane Beauverger, du haut de ma terrasse en teck sur laquelle il faut absolument que je passe un coup de BondexTM, je suis toujours debout et je vous maudis ! »
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Gallimard, Folio SF (390)
Common Knowledge
- Original title
- Le Déchronologue
- Original publication date
- 2009
- People/Characters
- Henri Villon; Francesco Molina
- Important places
- Caribbean Sea; Tortuga Island
- First words
- Je suis le capitaine Henri Villon et je mourrai bientôt.
- Last words
- (Click to show. Warning: May contain spoilers.)Et s'il n'est pas trop mauvais bougre, dans cette histoire-là également, Dieu m'aura accordé la fortune de les rencontrer et côtoyer un peu.
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- French
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