Bernard Lahire
Author of La culture des individus : Dissonances culturelles et distinction de soi
About the Author
Bernard Lahire is Professor of Sociology at the cole Normale Suprieure, Lyon.
Works by Bernard Lahire
Associated Works
Tagged
Common Knowledge
- Legal name
- Lahire, Bernard
- Birthdate
- 1963-11-09
- Gender
- male
- Education
- Universié de Lyon II (Doctorat, Sociologie, Thèse "Formes sociales scripturales et formes sociales orales. Une analyse sociologique de l'échec scolaire à l'école primaire, 1990)
- Occupations
- Professeur (Sociologie)
Sociologue - Organizations
- Centre National de la Recherche Scientifique, CNRS (Directeur de recherche, 2020- )
Ecole normale supérieure de Lyon (Professeur, Sociologie, 2000- )
Université Lumière Lyon 2 (Maître de conférences, 1992, Professeur, Sociologie, 1994-2000)
Institut universitaire de France (Membrer junior, 1995-2000, Membre senior, 2016-2020)
Université de Californie à Berkeley (Chercheur associé, 1997)
Université de Lausanne (Professeur invité, 1997-1998) (show all 10)
Université catholique de Louvain, Belgique (Professeur invité, 2000)
Université nationale de La Plata (Professeur invité, 2008)
Université Juiz de Fora, Brésil (Professeur invité, 2008)
Université de Recife, Brésil (Professeur invité, 2009) - Awards and honors
- Chevalier de la Légion d'honneur (2012)
Université de Veracruz (Docteur honoris causa) - Relationships
- Vincent, Guy (Directeur de thèse)
- Short biography
- Problem CK
Date de naissance : 1963-11-09 - Nationality
- France
- Birthplace
- Lyon, Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes, France
- Map Location
- France
Members
Reviews
Il ne fait pas sens de lire ce livre sans avoir lu Structures Fondamentales des Sociétés Humaines mais cela n'apporte pas tellement plus à mon avis. le livre est divisé en deux parties : une série de chapitres questions-réponses avec Laure Flandrin, sociologue, et Francis Sanseigne, politologue, puis un récapitulatif vu de très haut des principales conclusions de SFSH. (je précise que ce récap sous forme de tableau est quasi illisible dans sa forme numérique ; il l'a fallu le show more réécrire pour en juger, travail pédagogique s'il en est).
Le livre répond à la façon dont SFSH a été reçu. Il prend acte des réactions à la lecture et des conséquences pour l'avenir des sciences sociales. Il reprend et précise les lignes forces du premier livre, répond à certaines critiques.
Le 1er chapitre reprend un peu le parcours de Lahire et resitue SFSH dans son questionnement antérieur.
Le 2e revient sur la nécessité de réformer les sciences sociales et réaffirme l'objectif nomologique de la science et la nécessité du réalisme, de la recherche d'invariants, de convergences, ainsi que la nécessaire connaissance des autres sciences (évolution, paléoanthropologie, éthologie, etc.).
Le 3e s'interroge sur la façon de raccorder sciences du vivant et sciences sociales, vu les interactions biologie-culture, malgré les dangers que cela comporte : sociologiser la biologie plutôt que biologiser le social, en examinant les conséquences sociales du biologique.
Le 4e revient sur le coeur de SFSH, les grands faits anthropologiques, les lignes de force, les lois.
Le 5e s'attache à répondre aux critiques et lever certains malentendus : opposition chercheurs de bureau/de terrain, la nécessité de la théorisation et des lois, la question de la "nature" humaine. Il souligne ce que mettre à jour des déterminismes, des invariants, des dominations plurimillénaires peut avoir de déplaisant et décourageant mais réaffirme que c'est en affrontant la "brutalité" du réel qu'on se donne les meilleures chances de transformations de ce réel.
Le 6e revient sur l'avenir de la science sociale - du vivant, sachant que le social n'est pas une spécificité humaine, que c'est le vivant qui s'organise socialement et que toute société répond aux grandes lois du vivant. D'où la nécessité de lire "outside the pond", de s'entre-lire entre les différentes disciplines en jeu, pour avoir une vue d'ensemble de la réalité.
Son principal avantage pour moi aura été de m'envoyer courir des "terriers de lapin" comme disent les Anglo-Saxons. J'en ressors avec 6 bouquins supplémentaires : 3 sur l'évolution, 1 sur la sociologie, 1 sur les primates, 1 sur les mythes… Une lecture désastreuse pour ma PAL mais très stimulante pour l'avenir, je n'en doute pas. show less
Le livre répond à la façon dont SFSH a été reçu. Il prend acte des réactions à la lecture et des conséquences pour l'avenir des sciences sociales. Il reprend et précise les lignes forces du premier livre, répond à certaines critiques.
Le 1er chapitre reprend un peu le parcours de Lahire et resitue SFSH dans son questionnement antérieur.
Le 2e revient sur la nécessité de réformer les sciences sociales et réaffirme l'objectif nomologique de la science et la nécessité du réalisme, de la recherche d'invariants, de convergences, ainsi que la nécessaire connaissance des autres sciences (évolution, paléoanthropologie, éthologie, etc.).
Le 3e s'interroge sur la façon de raccorder sciences du vivant et sciences sociales, vu les interactions biologie-culture, malgré les dangers que cela comporte : sociologiser la biologie plutôt que biologiser le social, en examinant les conséquences sociales du biologique.
Le 4e revient sur le coeur de SFSH, les grands faits anthropologiques, les lignes de force, les lois.
Le 5e s'attache à répondre aux critiques et lever certains malentendus : opposition chercheurs de bureau/de terrain, la nécessité de la théorisation et des lois, la question de la "nature" humaine. Il souligne ce que mettre à jour des déterminismes, des invariants, des dominations plurimillénaires peut avoir de déplaisant et décourageant mais réaffirme que c'est en affrontant la "brutalité" du réel qu'on se donne les meilleures chances de transformations de ce réel.
Le 6e revient sur l'avenir de la science sociale - du vivant, sachant que le social n'est pas une spécificité humaine, que c'est le vivant qui s'organise socialement et que toute société répond aux grandes lois du vivant. D'où la nécessité de lire "outside the pond", de s'entre-lire entre les différentes disciplines en jeu, pour avoir une vue d'ensemble de la réalité.
Son principal avantage pour moi aura été de m'envoyer courir des "terriers de lapin" comme disent les Anglo-Saxons. J'en ressors avec 6 bouquins supplémentaires : 3 sur l'évolution, 1 sur la sociologie, 1 sur les primates, 1 sur les mythes… Une lecture désastreuse pour ma PAL mais très stimulante pour l'avenir, je n'en doute pas. show less
Jul 9, 2025French
https://journals.openedition.org/sociologie/2943
https://journals.openedition.org/lectures/20101
Extrait :
Cependant, tout en reconnaissant l’implication irréductible du sociologue dans sa recherche, ne peut-on pas également pointer la dimension partisane des propos réduisant la réflexion sociologique à une activité militante et politique ? « Les critiques qu’on adresse aujourd'hui à la sociologie et, plus largement, à toutes les sciences qui étudient la réalité sociale, show more reposent sur un mélange de méconnaissance et de résistance », avance Bernard Lahire (p. 11). Ainsi faut-il lire le supplément consacré en fin d’ouvrage à l’analyse du dernier livre de Philippe Val comme un exercice soulignant les nombreuses contradictions logiques, mais aussi la parfaite cohérence idéologique de son auteur. Dès lors, sans pour autant renoncer aux exigences et à la rigueur de la recherche scientifique, le sociologue pourrait prendre position. À la manière de Robert Castel, qui considérait que « si parti pris il y a, il fait contrepoids à un autre parti pris, celui du discours “neutre” de l’objectivisme qui prend pour acquis les situations acquises et ce faisant les cautionne » show less
https://journals.openedition.org/lectures/20101
Extrait :
Cependant, tout en reconnaissant l’implication irréductible du sociologue dans sa recherche, ne peut-on pas également pointer la dimension partisane des propos réduisant la réflexion sociologique à une activité militante et politique ? « Les critiques qu’on adresse aujourd'hui à la sociologie et, plus largement, à toutes les sciences qui étudient la réalité sociale, show more reposent sur un mélange de méconnaissance et de résistance », avance Bernard Lahire (p. 11). Ainsi faut-il lire le supplément consacré en fin d’ouvrage à l’analyse du dernier livre de Philippe Val comme un exercice soulignant les nombreuses contradictions logiques, mais aussi la parfaite cohérence idéologique de son auteur. Dès lors, sans pour autant renoncer aux exigences et à la rigueur de la recherche scientifique, le sociologue pourrait prendre position. À la manière de Robert Castel, qui considérait que « si parti pris il y a, il fait contrepoids à un autre parti pris, celui du discours “neutre” de l’objectivisme qui prend pour acquis les situations acquises et ce faisant les cautionne » show less
Sep 15, 2023French
Awards
You May Also Like
Associated Authors
Statistics
- Works
- 26
- Also by
- 2
- Members
- 212
- Popularity
- #104,833
- Rating
- 3.6
- Reviews
- 2
- ISBNs
- 65
- Languages
- 4













