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Bernard Lahire is Professor of Sociology at the cole Normale Suprieure, Lyon.

Includes the name: Bernard Lahire

Works by Bernard Lahire

The Plural Actor (1998) 20 copies
This Is Not Just a Painting (2015) 20 copies
Pour la sociologie (2015) 18 copies, 1 review
L'esprit sociologique (2004) 9 copies

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Il ne fait pas sens de lire ce livre sans avoir lu Structures Fondamentales des Sociétés Humaines mais cela n'apporte pas tellement plus à mon avis. le livre est divisé en deux parties : une série de chapitres questions-réponses avec Laure Flandrin, sociologue, et Francis Sanseigne, politologue, puis un récapitulatif vu de très haut des principales conclusions de SFSH. (je précise que ce récap sous forme de tableau est quasi illisible dans sa forme numérique ; il l'a fallu le show more réécrire pour en juger, travail pédagogique s'il en est).
Le livre répond à la façon dont SFSH a été reçu. Il prend acte des réactions à la lecture et des conséquences pour l'avenir des sciences sociales. Il reprend et précise les lignes forces du premier livre, répond à certaines critiques.

Le 1er chapitre reprend un peu le parcours de Lahire et resitue SFSH dans son questionnement antérieur.
Le 2e revient sur la nécessité de réformer les sciences sociales et réaffirme l'objectif nomologique de la science et la nécessité du réalisme, de la recherche d'invariants, de convergences, ainsi que la nécessaire connaissance des autres sciences (évolution, paléoanthropologie, éthologie, etc.).
Le 3e s'interroge sur la façon de raccorder sciences du vivant et sciences sociales, vu les interactions biologie-culture, malgré les dangers que cela comporte : sociologiser la biologie plutôt que biologiser le social, en examinant les conséquences sociales du biologique.
Le 4e revient sur le coeur de SFSH, les grands faits anthropologiques, les lignes de force, les lois.
Le 5e s'attache à répondre aux critiques et lever certains malentendus : opposition chercheurs de bureau/de terrain, la nécessité de la théorisation et des lois, la question de la "nature" humaine. Il souligne ce que mettre à jour des déterminismes, des invariants, des dominations plurimillénaires peut avoir de déplaisant et décourageant mais réaffirme que c'est en affrontant la "brutalité" du réel qu'on se donne les meilleures chances de transformations de ce réel.
Le 6e revient sur l'avenir de la science sociale - du vivant, sachant que le social n'est pas une spécificité humaine, que c'est le vivant qui s'organise socialement et que toute société répond aux grandes lois du vivant. D'où la nécessité de lire "outside the pond", de s'entre-lire entre les différentes disciplines en jeu, pour avoir une vue d'ensemble de la réalité.

Son principal avantage pour moi aura été de m'envoyer courir des "terriers de lapin" comme disent les Anglo-Saxons. J'en ressors avec 6 bouquins supplémentaires : 3 sur l'évolution, 1 sur la sociologie, 1 sur les primates, 1 sur les mythes… Une lecture désastreuse pour ma PAL mais très stimulante pour l'avenir, je n'en doute pas.
show less
½
https://journals.openedition.org/sociologie/2943

https://journals.openedition.org/lectures/20101
Extrait :
Cependant, tout en reconnaissant l’implication irréductible du sociologue dans sa recherche, ne peut-on pas également pointer la dimension partisane des propos réduisant la réflexion sociologique à une activité militante et politique ? « Les critiques qu’on adresse aujourd'hui à la sociologie et, plus largement, à toutes les sciences qui étudient la réalité sociale, show more reposent sur un mélange de méconnaissance et de résistance », avance Bernard Lahire (p. 11). Ainsi faut-il lire le supplément consacré en fin d’ouvrage à l’analyse du dernier livre de Philippe Val comme un exercice soulignant les nombreuses contradictions logiques, mais aussi la parfaite cohérence idéologique de son auteur. Dès lors, sans pour autant renoncer aux exigences et à la rigueur de la recherche scientifique, le sociologue pourrait prendre position. À la manière de Robert Castel, qui considérait que « si parti pris il y a, il fait contrepoids à un autre parti pris, celui du discours “neutre” de l’objectivisme qui prend pour acquis les situations acquises et ce faisant les cautionne » show less

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