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Kris (1) (1972–)

Author of Un homme est mort

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About the Author

Image credit: By Didier Gonord - Photo fournie par Kris à l'intention de Commons avec l'accord de Didier Gonord (Futuropolis), CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30883504

Series

Works by Kris

Un homme est mort (2006) 40 copies, 2 reviews
Notre mère la guerre : Première complainte (2009) — Author — 26 copies, 1 review
Notre mère la guerre : Deuxième complainte (2010) — Author — 21 copies, 1 review
Notre mère la guerre : Troisième complainte (2011) — Author — 19 copies
Notre mère la guerre : Requiem (2012) — Author — 17 copies
Notre Mère la Guerre: Le récit complet (2009) — Author — 15 copies, 2 reviews
Destins, Tome 6 : Déshonneurs (2010) 13 copies, 1 review

Associated Works

A Bag of Marbles: The Graphic Novel (2013) 147 copies, 5 reviews

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Common Knowledge

Canonical name
Kris
Legal name
Goret, Christophe
Birthdate
1972-09-04
Gender
male
Nationality
France
Associated Place (for map)
France

Members

Reviews

7 reviews
Prolisso e un pò confuso.

Il fronte è una linea mortale e amma-
liante, la guerra dà vita a un mondo
di sensazioni sconosciute e inattese.

Queste ore, più che umane, hanno il preciso sentore dell'assoluto. Una finestra
dalla quale si respira un'aria piena di cielo, una regione ai confini del mondo,
vicinissima a dio. Forse è solamente qui che si muore nella più totale libertà.


(129)
Cette note de lecture se rapporte aux quatre volumes de la série de bande dessinée « Notre Mère la guerre ».

Oui, Desloches a raison : les soldats auront beaucoup de choses à dire après la guerre. Mais j'ai bien peur qu'on ne les écoute pas, ou pire, qu'on les écoute mal. Alors, entraîné par ces silences, le soldat se taira lui aussi. Ou pire, il racontera mal. Ouvrant la porte aux renoncements, préparant les futurs recommencements.
(p. 39, Tome 3, “Troisième complainte”).

A
show more
c't'heure, faut quand même être sacrément convaincant avec soi-même pour se persuader qu'on défend la civilisation...
(p. 58, Tome 3, “Troisième complainte”).


J’avais vu des commentaires élogieux de cette bd au détour d’un site littéraire, et le titre et les dessins de couverture m’avaient suffisamment intriguée pour que je note cela dans un coin de ma tête et que j’y revienne lorsque l’occasion m’a été donnée il y a peu de les emprunter à la bibliothèque. Je ne connaissais rien de l’histoire et je l’ai donc découverte au fur et à meure des pages. C’est une façon étrange d’aborder la guerre que de présenter une enquête policière (ou plus exactement de la gendarmerie) suite à la découverte de femmes assassinées dont les corps sont déposés dans les tranchées, accompagnés d’étranges missives. Le lieutenant Vialatte est chargé de mener l’enquête, et c’est lui que l’on suit, dans son enquête à travers les tranchées, dans ses pensées aussi, et dans un futur pendant lequel il rumine cet épisode de sa vie qui ne semble cesser de le hanter.
De janvier 1915 à la fin de la guerre, on ne quitte plus le lieutenant Vialatte, qui semble évoluer avec son époque. D’abord enthousiaste face à cette guerre, en bon patriote qu’il est, comme beaucoup de ses semblables à l’époque, on le voit découvrir ce qu’est véritablement la guerre, s’engager comme soldat du front, vivre l’usure de cette guerre moderne qui bouscule tous les codes.
C’est un étrange roman graphique que celui-là. D’abord avec des dessins à la fois très beaux et très réalistes. Les tranchées sont représentées dans toute leur crudité, les attaques et les morts violentes aussi, et pourtant le dessin est beau. On est très souvent à la limite de l’esthétisation et c’est parfois dérangeant, pour ne pas dire plus. C’est surtout le cas dans les deux premiers tomes, alors que le lieutenant Vialatte est encore tout gonflé de ses idéaux patriotiques. Dans les deux suivants, au contraire, les dessins restent très beaux alors que les propos se font de plus en plus désabusés.
Les meurtres ne sont donc bien qu’un prétexte pour nous faire découvrir différents aspects de la guerre, pas toujours les plus glorieux, et aussi, pour nous montrer son évolution, celle des techniques et celle de l’état d’esprit de ces soldats qui comprennent bien vite qu’ils ne sont que de la chaire à canon, défendant des intérêts qui leur échappent de plus en plus. Et je crois que c’est cet aspect qui m’a le plus intéressée, car il est finalement assez peu représenté en général. Ce n’est pas une photo de la guerre à un instant donné, mais bien un film qui montre tous les ressorts de son évolution, ce qui est la moindre des choses pour un moment aussi charnière de notre histoire, après lequel rien n’a plus jamais été comme avant.
Une lecture intéressante, donc. Difficile parfois, mais avec des images sur lesquelles il est intéressant (et parfois agréable, parfois dérangeant) de s’attarder. Une façon originale d’évoquer cette période de notre histoire encore récente malgré ce que l’on peut parfois croire, et sur laquelle on n’a pas fini de réfléchir.
show less
Très bel album qui rappelle une sombre page de l'histoire sociale et politique dans la France de l'après-guerre. A Brest, dans la ville en pleine reconstruction, les ouvriers du bâtiment sont en grève, réclamant une amélioration de leurs salaires. Les manifestations, systématiquement interdites par la municipalité de Brest, sont brutalement réprimées. Au cours de l'une d'elle, le dimanche 16 avril 1950, la police tire sur la tête du cortège. Edouard Mazé est tué. L'album nous show more raconte cet évènement au travers du regard de René Vautier, cinéaste engagé, a qui ses amis syndicalistes locaux demandent de faire un film sur cette lutte afin de servir en interne au syndicat d'outil de formation et de propagande.
Grâce à cet album, j'ai découvert un aspect de notre histoire que je connaissais très mal. Cette période de fin de la quatrième république lorsque l'espoir est revenue, la reconstruction du pays a débuté mais les conditions matérielles demeurent très pénibles, le rationnement est toujours en place, les problèmes de logement sont énormes. Cette période de lutte ouverte entre les forces politiques sorties vainqueur à la fin de la seconde guerre mondiale et tout particulièrement entre la droite et le parti communiste et la CGT.
Au travers de la tragédie d'Edouard Mazé et des luttes sociales à Brest dans les années d'après-guerre, les auteurs nous invitent à un rappel de l'histoire de France. Ils relatent en même temps l'histoire de René Vautier, cinéaste très engagé, auteur du fameux "avoir 20 ans dans les Aurès".
J'ai beaucoup apprécié cet album dont le dessin et le graphisme est remarquable. Des camaïeux de brun, rouge et gris qui donnent une ambiance sombre et chaleureuse à la fois et qui collent parfaitement à l'histoire. Une mention spéciale pour la manière dont Etienne Davodeau réussit une galerie de portrait d'homme et de femme. Les auteurs nous donnent à voir et entendre des gens simples, militants, grandes gueules mais avec un coeur énorme.
A souligner les pages complémentaires à l'album décrivant le contexte politique et social de l'époque, le parcours et l'histoire de René Vautier, l'origine et la réalisation de cet album.
show less
Notre Mère la Guerre est une histoire de guerre. En fait, plus que ça, c’est un récit qui prend la guerre pour sujet principal. Une guerre qui devait être « la der des ders », et qui restera, en fin de compte, comme « la mère de toutes les guerres ».
Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l’Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu’on appelle le front, ce sont les show more corps de trois femmes qui font l’objet de l’attention de l’état-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d’adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier. Une lettre cachetée à la boue des tranchées, sépulture impensable pour celles qui sont le symbole de la sécurité et du réconfort, celles qui sont l’ultime rempart de l’humanité. Roland Vialatte, lieutenant de gendarmerie, militant catholique, humaniste et progressiste, mène l’enquête. Une étrange enquête. Impensable, même. Car enfin des femmes, c’est impossible. Inimaginable ! Tout s’écroulerait. Ou alors, c‘est la guerre elle-même qu’on assassine…

4/4 (série finie)
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Maël Illustrator

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