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Bertrand Tavernier (1941–2021)

Author of In the Electric Mist [2009 film]

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Works by Bertrand Tavernier

In the Electric Mist [2009 film] (2009) — Director — 62 copies
Round Midnight [1986 film] (2001) 47 copies, 1 review
Clean Slate [1981 film] (1981) — Director — 27 copies, 1 review
A Sunday in the Country [1984 film] (2001) 21 copies, 3 reviews
The Clockmaker [1974 film] (1974) 15 copies, 1 review
French Minister [2013 film] (2014) 12 copies
Safe Conduct [2002 film] (2004) — Director — 10 copies, 2 reviews
Amis Américains (1993) 9 copies
Le cinéma dans le sang (2011) — Author — 8 copies
Le Juge et l'assassin (1976) 7 copies, 1 review

Associated Works

Round Midnight: Original Motion Picture Soundtrack (2002) — Notes, some editions — 22 copies
John Ford (1988) — Author, some editions — 5 copies
Lumière (2017) — Contributor — 2 copies, 1 review

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15 reviews
Bertrand Tavernier a voulu dépeindre le quotidien d'un directeur d'école (interprété par Philippe Torreton) dans une ZEP du nord de la France. Pauvreté, détresse sociale, déliquence, impuissance face à des pouvoirs publics aux abonnés absents, tout y est montré par le menu.
On ne peut être qu'à 200 % d'accord avec le propos défendu par le réalisateur. Alors, pourquoi en faire des tonnes ? Par son caractère hyperréaliste, hyper-démonstratif, Tavernier a réalisé un film show more lourdingue, hélas.
Il aurait dû directement opter pour le documentaire.
C'est d'autant plus dommage qu'on a mauvaise conscience de ne pas apprécier un film comme celui-ci.
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½
Adaptation fine, sensible et fidèle du très joli roman de Pierre Bost "Monsieur Ladmiral va bientôt mourir." Une oeuvre sur la fuite du temps, la vieillesse, la création, le lien filial et plus généralement sur le sens à donner à son existence. Veuf et vieillissant, monsieur Ladmiral, peintre classique vit dans une grande maison située à la campagne au milieu d'un somptueux parc avec sa servante Mercédes.
A l'orée du XXème siècle, les contraintes des horaires d'un train show more ponctuent la journée contée, en opposition avec la liberté que confère l'automobile qui fait son apparition. Le train de 10h50 apportera le fils de Monsieur Ladmiral accompagné de sa femme et de ses trois enfants. Monsieur Ladmiral, qui marche beaucoup moins vite qu'avant, s'obstine à vouloir penser que c'est le train qui arrive régulièrement en avance quand il arrive en retard à la gare.
Bertrand Tavernier restitue à merveille la langueur d'une journée à la campagne, l'ennui des conversations en famille composés d'êtres si différents. L'irruption volcanique et inattendue d'Irène (sublime Sabine Azéma), la fille adorée de Monsieur Ladmiral, fera voler en éclat la torpeur de la journée et mettra en lumière le caractère doux amer des liens et des sentiments. Avec une ironie tendre et mélancolique.
Irène, libre et passionnée, figure en négatif de son frère Gonzague prudent, prévisible et terriblement ennuyeux repartira brusquement dans sa belle voiture rutilante suite à une conversation orageuse au téléphone avec l'homme qu'elle aime.
Monsieur Ladmiral, regardant tristement sa fille partir, aura à peine le temps de lui demander quand elle compte revenir. Il dinera en compagnie du fils ennuyeux et fidèle, de l'épouse pieuse et des petits-enfants.
Le film, comme le livre, est un bijou d'observation de la nature des liens et des humeurs. L'impalpable devient presque palpable, l'éphémère et le fugace sont saisis.
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Le juge, c'est Philippe Noiret, l'assassin, c'est Michel Galabru (extraordinaire !).
Inspiré d'une histoire vraie qui s'est déroulée à partir de la fin du 19ème siècle, le film met en scène un ancien sergent d'infanterie qui se fait réformer en raison de ses crises violentes. Econduit par Louise, la femme qu'il aime, il finit par tirer un coup de feu sur elle et dans sa propre tête (les deux en réchappent toutefois). Commence alors pour lui des séjours dans des asiles avant show more d'entamer une longue traversée de la France à pied. C'est au cours de ses vagabondages qu'il commet les exactions les plus affreuses sur de jeunes bergers et bergères. C'est cet homme que le juge Rousseau essaie inlassablement d'identifier et d'épingler, à l'aide de sa mère, omniprésente dans son existence;
Ayant réussi à mettre la main sur l'homme tant recherché, il décide d'amadouer et de mettre en confiance l'assassin. Arriviste, il fait semblant de ne pas croire à la folie de l'assassin car il espère une promotion à travers une affaire retentissante conduisant à une condamnation à mort.
La première partie du film, noire, cynique et vociférante (l'assassin est un anarchiste qui crie ses idées et notamment sa relation ambiguë avec l'église après avoir été, semble-t-il, violé par l'un de ses serviteurs à l'adolescence), est de loin la plus réussie.
La seconde partie s'étire en longueur, s'alourdit et comprend des scènes inutiles. Le montage lui-même laisse souvent à désirer.
Une déception. Reste l'interprétation absolument magistrale de Galabru, dans l'un de ses plus grands rôles.
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½

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