Boredom
by Alberto Moravia
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Description
The first serious documentary on boredom. Director Albert Nerenberg asks why the subject of boredom has been so religiously avoided and shows that boredom isn't what one think it is. The film's breakthrough research suggests boredom is likely a state of stress. It may also be killing people. Perhaps the powers that be would rather people not know that, especially if one is inside some kind of educational institution or dead end job.Tags
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In the quest to escape the monotonous grip of boredom, one must strive for transcendence. But how can we break free from nothingness? Our primal impulses often serve as our only guide, and unfortunately, they tend to lean towards the carnal side. Those who seek purpose through sexual encounters often find that it's only a fleeting solution, and they are left feeling unfulfilled and uninspired. Alberto Moravia's masterful novel delves deep into this cycle of ennui and transcendence through the life of a protagonist who grapples with the futility of his existence. With its succinct prose and insightful narrative, the book serves as a powerful reminder of the human struggle to find meaning in a world devoid of it.
I loved the way this book felt in my hands. It was a thing of beauty - long and slender and delicate, much like the nymphomaniac muse at the heart of this little Italian tale.
The "Boredom" referred to in the title comes from a generally feeling of, what would the Germans say?, weltschmirz to do with life itself. A young artist takes in his elderly (and deceased) artist neighbour's muse and paints her himself, inbetween sessions inbetween the sheets. The prose stutters at times but when Moravia develops a rhythm there's nothing greater, and the sex is almost tangible.
The "Boredom" referred to in the title comes from a generally feeling of, what would the Germans say?, weltschmirz to do with life itself. A young artist takes in his elderly (and deceased) artist neighbour's muse and paints her himself, inbetween sessions inbetween the sheets. The prose stutters at times but when Moravia develops a rhythm there's nothing greater, and the sex is almost tangible.
Middle aged and a failure as an artist, the protagonist of Boredom is disinterested in life but not unwilling to continue living. A painter, he meets a young model and his life changes - not necessarily for the better.
This was also published under the title The Empty Canvas. I have to say that Boredom suits it much better. Ugh.
Le conformisme, la bourgeoisie italienne, des héros toujours désabusés mais quand même obsédés par les femmes ou une femme. Moi, j'aime Moravia.
"La sensation de l'ennui naît en moi, je l'ai déjà dit, de l'impression d'absurdité d'une réalité insuffisante, c'est-à-dire incapable de me persuader de sa propre existence effective."
Dino est un homme de 35 ans rongé par l'ennui, étrangement privé du sens de la réalité. Totalement désintéressé par l'immense richesse de sa mère qui tente d'utiliser sa fortune pour le garder près de lui, il décide d 'aller vivre dans un modeste studio pour s'essayer à la peinture. Il espère que cet acte créatif le sauvera de son ennui mortifère. En vain.
Seule Cecilia, une jeune fille de 17 ans qu'il repère dans les visites quotidiennes qu'elle fait à son voisin - un vieux peintre qui s'échine à consommer ses modèles - finira show more à l'arracher à son ennui d'une manière imprévue.
Quand le vieux peintre succombe à ses excès sexuels, Cecilia se tourne immédiatement vers Dino. Elle lui rend désormais visite quotidiennement pour faire l'amour, à la même heure, selon un rite immuable qui n'est pas de nature à tirer Dino de son ennui. La jeune femme est plutôt mutique et tout lui semble parfaitement égal et indifférent hormis l'acte sexuel, au point que Dino voit en son sexe expressif une substitution de bouche qui ne parle pas.
Lassé de ce rituel, Dino, sûr d'avoir le contrôle et le pouvoir sur elle, envisage de la quitter. Un étrange retournement de situation se produit pourtant quand il découvre, au fil d'une angoissante enquête qui l'occupe tout entier, que la jeune femme le trompe avec un acteur. Cecilia devient alors subitement une femme mystérieuse et totalement insaisissable qui le tient en laisse. Essayer de la posséder physiquement est purement illusoire ; le son sexe de Cecilia se fait puits sans fond. "L'amour physique est sans issue", commenterait Gainsbourg.
"Mais cette fois, je sentis immédiatement que la possession paraissait confirmer, au contraire, mon incapacité à la posséder véritablement : j'avais beau la malmener, l'étreindre, la mordre et la pénétrer, je ne possédais pas Cecilia et elle était ailleurs, qui sait où ? Je finis par retomber exténué mais encore plein de rage, sortant de son sexe comme d'une blessure inutile ; et il me sembla que Cecilia, étendue à côté de moi, les yeux clos, avait sur son visage, jusque dans l'expression paisible qui suit la satisfaction de l'appétit charnel, un air ironique. L'air même, pensai-je, de cette réalité qui me fuyait et s'évanouissait au moment même où j'avais l'illusion de m'en rendre maître."
Pour la première fois, Dino échappe donc à l'ennui mais aux prix d'une terrible obsession qui le torture et le conduit aux confins de la folie, à l'envie de meurtre.
En fin psychologue, Moravia a une façon un peu proustienne de décrire la jalousie qui naît de la fuite et du caractère inaccessible de l'être aimé. Il y a quelque chose de Gilberte et d'Albertine en Cecilia.
Les dialogues atones entre les deux personnages, faits des questions quasi chirurgicales de l'un et des non-réponses de l'autre, sont un sommet du genre.
La descente en enfer de Dino, bien maîtrisée, est inextricable :
"Je comprenais en effet que tant que je souffrais ainsi, je ne pourrais me séparer de Cecilia, comme je désirais encore pourtant. Et je comprenais aussi qu'avec Cecilia je ne pouvais que m'ennuyer ou souffrir ; jusqu'ici je m'étais ennuyé et c'est pourquoi j'avais désiré la quitter ; maintenant, je souffrais et sentais que je ne pourrais me séparer d'elle tant que je ne me serais pas ennuyé de nouveau."
L'ennui est un livre singulier, drôle et désespéré, une réflexion aussi piquante qu'inattendue sur l'ennui, mais aussi un bel exemple de renversement de rapport de force au sein d'un couple. show less
Dino est un homme de 35 ans rongé par l'ennui, étrangement privé du sens de la réalité. Totalement désintéressé par l'immense richesse de sa mère qui tente d'utiliser sa fortune pour le garder près de lui, il décide d 'aller vivre dans un modeste studio pour s'essayer à la peinture. Il espère que cet acte créatif le sauvera de son ennui mortifère. En vain.
Seule Cecilia, une jeune fille de 17 ans qu'il repère dans les visites quotidiennes qu'elle fait à son voisin - un vieux peintre qui s'échine à consommer ses modèles - finira show more à l'arracher à son ennui d'une manière imprévue.
Quand le vieux peintre succombe à ses excès sexuels, Cecilia se tourne immédiatement vers Dino. Elle lui rend désormais visite quotidiennement pour faire l'amour, à la même heure, selon un rite immuable qui n'est pas de nature à tirer Dino de son ennui. La jeune femme est plutôt mutique et tout lui semble parfaitement égal et indifférent hormis l'acte sexuel, au point que Dino voit en son sexe expressif une substitution de bouche qui ne parle pas.
Lassé de ce rituel, Dino, sûr d'avoir le contrôle et le pouvoir sur elle, envisage de la quitter. Un étrange retournement de situation se produit pourtant quand il découvre, au fil d'une angoissante enquête qui l'occupe tout entier, que la jeune femme le trompe avec un acteur. Cecilia devient alors subitement une femme mystérieuse et totalement insaisissable qui le tient en laisse. Essayer de la posséder physiquement est purement illusoire ; le son sexe de Cecilia se fait puits sans fond. "L'amour physique est sans issue", commenterait Gainsbourg.
"Mais cette fois, je sentis immédiatement que la possession paraissait confirmer, au contraire, mon incapacité à la posséder véritablement : j'avais beau la malmener, l'étreindre, la mordre et la pénétrer, je ne possédais pas Cecilia et elle était ailleurs, qui sait où ? Je finis par retomber exténué mais encore plein de rage, sortant de son sexe comme d'une blessure inutile ; et il me sembla que Cecilia, étendue à côté de moi, les yeux clos, avait sur son visage, jusque dans l'expression paisible qui suit la satisfaction de l'appétit charnel, un air ironique. L'air même, pensai-je, de cette réalité qui me fuyait et s'évanouissait au moment même où j'avais l'illusion de m'en rendre maître."
Pour la première fois, Dino échappe donc à l'ennui mais aux prix d'une terrible obsession qui le torture et le conduit aux confins de la folie, à l'envie de meurtre.
En fin psychologue, Moravia a une façon un peu proustienne de décrire la jalousie qui naît de la fuite et du caractère inaccessible de l'être aimé. Il y a quelque chose de Gilberte et d'Albertine en Cecilia.
Les dialogues atones entre les deux personnages, faits des questions quasi chirurgicales de l'un et des non-réponses de l'autre, sont un sommet du genre.
La descente en enfer de Dino, bien maîtrisée, est inextricable :
"Je comprenais en effet que tant que je souffrais ainsi, je ne pourrais me séparer de Cecilia, comme je désirais encore pourtant. Et je comprenais aussi qu'avec Cecilia je ne pouvais que m'ennuyer ou souffrir ; jusqu'ici je m'étais ennuyé et c'est pourquoi j'avais désiré la quitter ; maintenant, je souffrais et sentais que je ne pourrais me séparer d'elle tant que je ne me serais pas ennuyé de nouveau."
L'ennui est un livre singulier, drôle et désespéré, une réflexion aussi piquante qu'inattendue sur l'ennui, mais aussi un bel exemple de renversement de rapport de force au sein d'un couple. show less
Jul 10, 2021French
Az unalom, amelyről e regényben szó van, nem a munkálkodó ember életében nagy ritkán előforduló és pihentető üresjárat, nem a kisgyerekek unatkozása, hanem gyötrelmes, kínzó lelkiállapot, életforma, úgy is mondhatnók: elidegenülés.
Dino, a regény hőse, nem tájképek vagy absztrakt kompozíciók festése közben unatkozik olykor-olykor: egyáltalán nem fest, és mint idegen tárgyat nézi a fehér vásznat, az ecsetet. Pompás szeretője van, Cecília; de a lány is – hiába öleli kétségbeesetten – idegen marad tőle, Dino nem tudja igazán birtokolni. A semmibe foszló Cecília akkor lesz valóság, amikor megjelenik a színen Luciani, a másik szerető, a munka nélküli színész, akivel a festőnek show more ezután osztoznia kell. Fogadás a Via Appia előkelő villájában, szerelmi légyott a festőnegyed műtermében, féltékenykedés, tűnődés a kórházi ágyon – izgalmas jeletek során közeledünk a végső megoldáshoz, amely mégsem végső, mert Dino és a többiek világában soha nincs végső megoldás. Alberto Moraviát nem kell bemutatnunk a magyar olvasóközönségnek, hisz annyi regénye, elbeszélése jelent meg nálunk. Mégis, a Moravia-rajongók úgy érezhetik, hogy Az unalom sűrítve adja a neves olasz író erényeit, a kiváló társadalom- és lélekrajzot, a lebilincselő előadásmódot, a helyzetek megelevenítését. Nyilván ezt értékelték Olaszországban – ahol öt év alatt huszonhat kiadást ért meg a regény, filmre vitték külföldön is, két tucat országban, ahol fordításban megjelent. Az unalom világszerte fogalom lett: az elidegenülés kórképe, tudományos igényű szépirodalom analízise. Moravia nem szereti hőseit, sem a pénzsóvár anyát, sem a vetélytárs pénzéből élő Lucianit, sem Dinót, a mama pénzét megvető, de a mama pénzéből élő, sőt a mama pénzét lopkodó, élhetetlen és feltehetően tehetségtelen Dinót, sem az állatian primitív és vonzó Celíliát: tudományos megalapozottsággal boncolja társadalmukat és mond felette ítéletet. Mégis, ha van a regénynek olyan szereplője, akit az író különös gonddal, majdnem hogy együttérzéssel rajzolt meg, az Cecília, korunk egyik lánya, aki semmiről nem vesz tudomást, öntudatlanul éli a maga életét, és csal meg, gyötör halálra másokat. show less
Dino, a regény hőse, nem tájképek vagy absztrakt kompozíciók festése közben unatkozik olykor-olykor: egyáltalán nem fest, és mint idegen tárgyat nézi a fehér vásznat, az ecsetet. Pompás szeretője van, Cecília; de a lány is – hiába öleli kétségbeesetten – idegen marad tőle, Dino nem tudja igazán birtokolni. A semmibe foszló Cecília akkor lesz valóság, amikor megjelenik a színen Luciani, a másik szerető, a munka nélküli színész, akivel a festőnek show more ezután osztoznia kell. Fogadás a Via Appia előkelő villájában, szerelmi légyott a festőnegyed műtermében, féltékenykedés, tűnődés a kórházi ágyon – izgalmas jeletek során közeledünk a végső megoldáshoz, amely mégsem végső, mert Dino és a többiek világában soha nincs végső megoldás. Alberto Moraviát nem kell bemutatnunk a magyar olvasóközönségnek, hisz annyi regénye, elbeszélése jelent meg nálunk. Mégis, a Moravia-rajongók úgy érezhetik, hogy Az unalom sűrítve adja a neves olasz író erényeit, a kiváló társadalom- és lélekrajzot, a lebilincselő előadásmódot, a helyzetek megelevenítését. Nyilván ezt értékelték Olaszországban – ahol öt év alatt huszonhat kiadást ért meg a regény, filmre vitték külföldön is, két tucat országban, ahol fordításban megjelent. Az unalom világszerte fogalom lett: az elidegenülés kórképe, tudományos igényű szépirodalom analízise. Moravia nem szereti hőseit, sem a pénzsóvár anyát, sem a vetélytárs pénzéből élő Lucianit, sem Dinót, a mama pénzét megvető, de a mama pénzéből élő, sőt a mama pénzét lopkodó, élhetetlen és feltehetően tehetségtelen Dinót, sem az állatian primitív és vonzó Celíliát: tudományos megalapozottsággal boncolja társadalmukat és mond felette ítéletet. Mégis, ha van a regénynek olyan szereplője, akit az író különös gonddal, majdnem hogy együttérzéssel rajzolt meg, az Cecília, korunk egyik lánya, aki semmiről nem vesz tudomást, öntudatlanul éli a maga életét, és csal meg, gyötör halálra másokat. show less
Jul 5, 2014Hungarian
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Born in Rome of Jewish-Roman Catholic parents, Moravia was not much affected by the "Fascist racial laws" until Mussolini's fall in 1943 and the consequent German occupation of Rome. Under fascism, Moravia published his first novel, The Time of Indifference (1929), at his own expense when he was only 22; yet it was a great success and remains his show more most characteristic work. He produced nothing to match it until after World War II, when he emerged as the leading Italian neorealist, publishing in rapid order The Woman of Rome (1947), Disobedience (1948), The Conformist (1951), Ghost at Noon (1948), Roman Tales (1954), and Two Women (1957). Many believe the latter is his best novel, telling of the efforts of a shopkeeper and her daughter, raped by Italy's liberators and learning to adapt themselves to the postwar new order. Moravia made a great stir in world literary circles after World War II by announcing his conversion to Roman Catholicism, which had given him solace and protection during the German occupation. Among his more recent publications is 1984. In 1941 Moravia married ~Elsa Morante. They separated in 1962. (Bowker Author Biography) show less
Some Editions
Awards and Honors
Series
Belongs to Publisher Series
Work Relationships
Is contained in
Common Knowledge
- Canonical title
- Boredom
- Original title
- La Noia
- Alternate titles
- The Empty Canvas
- Original publication date
- 1960
- People/Characters
- Dino; Cecilia Rinaldi; Luciani
- Important places
- Rome, Italy
- Related movies
- The Empty Canvas (1963 | IMDb); L'ennui (1998 | IMDb)
- First words
- I remember perfectly well how it was that I stopped painting.
- Last words
- (Click to show. Warning: May contain spoilers.)And in order to be completely sure, I had to wait until Cecilia came back from her visit to the seaside.
- Original language
- Italian
- Disambiguation notice*
- Latere Nederlandse ed. o.d.t.: De verveling
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