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Daniel Arasse (1944–2003)

Author of On n'y voit rien : Descriptions

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Daniel Arasse (1944-2003) was professor of art history at the Sorbonne, director of the French Institute in Florence, and director of studies at I'cole des Hautes tudes en Sciences Sociales. His many books include Vermeer (Princeton), Botticelli, and Anselm Kiefer.

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Works by Daniel Arasse

On n'y voit rien : Descriptions (2000) 156 copies, 3 reviews
Histoires de peintures (2004) 96 copies
Anselm Kiefer (2001) 94 copies
Leonardo da Vinci (1997) 69 copies
Vermeer (1993) 54 copies
Le portrait du Diable (2009) 13 copies
Anachroniques (2006) 7 copies
Les Visions de Raphaël (2003) 7 copies

Associated Works

L'Homme des lumières (1996) — Contributor — 34 copies
Architecture and Utopia (1997) — Translator, some editions — 19 copies
Piero della Francesca and his legacy (1995) — Contributor — 10 copies
Histoire Du Corps. de La Renaissance Aux Lumi'res T1 (French Edition) (2005) — Contributor — 7 copies, 1 review

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7 reviews
Occhio curioso, insieme immediato e profondo, Arasse è capace di restituire grande freschezza alla lettura delle opere. Non è storia dell'arte, probabilmente nemmeno critica, è altro. È anche estremamente divertente (anche se a volte si lascia prendere la mano dall'ironia e dal linguaggio "basso").
A partir de quelques oeuvres , un historien d'art nous amène avec un magnifique bagage culturel et beaucoup d'humour à voir autrement, ou à voir tout court.
Moi je l'ai en folio, mais c'est dommage.
p13, "Comme si c'était un devoir professionnel de ne pas rire, ni même sourire. Ce ne serait pas sérieux. Serio ludere, "jouer sérieusement, tu connais pourtant ce proverbe de la Renaissance, et son gout pour le rire et le paradoxe. On dirait que, pour sérieuse tu devrais te prendre au sérieux, être seriosa et non seria comme vous dites en italien, montrer patte blanche à ces gardiens de cimetière qui se drapent dans la prétendue dignité de leur discipline et au nom d'un triste show more savoir, veulent qu'on ne rie de jamais devant la peinture." Ces phrases s'appliquent à toutes les sciences, toutes les activités humaines, toujours sourire, toujours un peu de dérision, d'ironie, être sérieux mais ne pas se prendre au sérieux. (mars et vénus surpris par vulcain de tintoret) http://www.wga.hu/art/t/tintoret/7/2vulcan.jpg
p39, "J'y croyais à moitié mais, de toute façon, ce n'était pas inutile: ça leur montrait qu'on peut réfléchir quand on regarde un tableau, et que réfléchir n'est pas nécessairement triste." Et oui réfléchir est gai, le savoir est une fête, la réflexion un bonheur, même si pour certains c'est de la masturbation intellectuelle, comme finalement c'est un plaisir pas désagréable pourquoi s'en priver.(L'annonciation de Cossa) https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a2/Francesco_del_Cossa_026.jpg
p84, "Comme l'a dit christ à Thomas qui, pour croire, avait eu besoin de s’approcher pour voir et toucher la plaie: "Parce que tu m'as vu, tu as cru; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, on cru." Bienheureux Gaspard donc qui, malgré ses bons yeux, n'a pas besoin de voir pour croire, et semble plutôt s'interroger sur le bon sens du vieux Balthazar, qui s'est jeté à genoux pour mieux reluquer le sexe de l'enfant." (l'adoration des mages de Bruegel) http://3.bp.blogspot.com/_97mgCP4O7Uw/S-cyVHOt2GI/AAAAAAAABn0/4QRBGy6pzWs/s1600/...
p119, " D'où ça vient pinceau? Ça vient du latin et ça veut dire petit pénis. Oui Monsieur, petit pénis, penicillius en latin, c'est cicéron qui dit pinceau, petite queue, petit pénis. Quand vous y penser, ça vous ouvre des horizons." La puissance créatrice du peintre qui passe par sa bite, je trouve ça effectivement plus que réjouissant.
p127, "Je ne sais plus qui avait dit de la masturbation que c'était "la main au secours de l'esprit". QUe dire de plus... (la vénus d'urbin de Titien) http://1.bp.blogspot.com/-mFuDYUXEhbI/UN8VMDoDyFI/AAAAAAAAC18/jrHaby6OeCY/s1600/...
p213, "Le commentaire t'a impressionné: " la toile blanche (Tabula rasa) voit toutes les choses en puissance; seul le pinceau, avec une science souveraine, peut réduire la puissance à l'acte." Vicente Carducho affirme glorieusement la toute-puissance de l'acte du peintre, du peindre." Cette phrase s'applique à tous les arts en fait, la page blanche pour l'écrivain et sa plume ou plutôt son clavier maintenant, le bloc de granit et le ciseau du sculpteur, la partition vierge pour le musicien etc. Transformer la puissance des possibles en effet par l'acte du pinceau, quand on lit d'où vient l'origine du mot pinceau, c'est très puissant comme réflexion. (Les ménines de Velasquez). https://enviarte.files.wordpress.com/2013/09/las-meninas-de-velc3a1zquez-continu...
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