Jean Grenier (1898–1971)
Author of Islands : lyrical essays
About the Author
Image credit: Spacerockunit
Works by Jean Grenier
Senancour 1 copy
Portrait de Jean Giono 1 copy
Leaves From My Life 1 copy
Les grèves 1 copy
Donazioni e testamenti 1 copy
Associated Works
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Common Knowledge
- Canonical name
- Grenier, Jean
- Legal name
- Grenier, Jean
- Birthdate
- 1898-02-06
- Date of death
- 1971-03-05
- Gender
- male
- Education
- Agrégation de Philosophie
- Occupations
- Professeur (Pholosophie)
- Organizations
- Faculté de la Sorbonne (Professeur, Esthétique et science de l'art, 1962l1968)
Faculté de Lille
Lycée d'Alexandrie, Le Ciare Egypte (Enseignant)
Lycée d'Alger, Algérie (Professeur, Philosophie, 1930l1938)
Institut français de Naples (Professeur)
Nouvelle Revue Française (Collaborateur) - Relationships
- Camus, Albert (student)
Jacob, Max
Guilloux, Louis
Paulhan, Jean
Cocteau, Jean
Gide, André (show all 11)
Etiemble
Char, René
Giono, Jean
Jabès, Edmond
Malraux, André - Nationality
- France
- Birthplace
- Paris, France
- Places of residence
- Saint-Brieuc, France
Naples, Italie
Alger, Algérie
Alexandrie, Egypte
Bourg-la-Reine, France - Place of death
- Dreux, Eure-et-Loir, France
- Map Location
- France
Members
Reviews
During his sojourn in the Near East Grenier became a collector of malapropisms, often overheard or found in correspondence. These he amplified into prose pieces, usually no longer than a paragraph or two.
Despite his obvious manipulation of the material, he ascribes them to other people, all low-class or female (including his own wife), or francophone but not French (the "contributions" from Sierra Leone and Zanzibar belong to what is revealed as a whole genre of racist white humour, "les show more negrillades"). This can't help coming across as snobbish sneering at people who did not (and probably could not) receive an education equal to the author's.
If this aspect can be overlooked, there is a lot of interest in Grenier's interpolated mini-essay, On the aesthetics of language, where he points out the unspoken "rules" by which some of these spontaneous "puns" originate. show less
Despite his obvious manipulation of the material, he ascribes them to other people, all low-class or female (including his own wife), or francophone but not French (the "contributions" from Sierra Leone and Zanzibar belong to what is revealed as a whole genre of racist white humour, "les show more negrillades"). This can't help coming across as snobbish sneering at people who did not (and probably could not) receive an education equal to the author's.
If this aspect can be overlooked, there is a lot of interest in Grenier's interpolated mini-essay, On the aesthetics of language, where he points out the unspoken "rules" by which some of these spontaneous "puns" originate. show less
> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Grenier-Les-iles/92378
> Paperblog : https://www.paperblog.fr/3617066/les-iles-de-jean-grenier/
> Nuit blanche (Curatolo Bruno) : https://nuitblanche.com/rubrique/ecrivains-meconnus-du-xxe-siecle/2016/10/jean-g...
> LES ÎLES....EXTRAIT : http://emmila.canalblog.com/archives/2009/11/27/15944780.html
> LES ILES, de Jean Grenier (Réédition. Collection « l'Imaginaire ». Gallimard). — Très jeune, Jean Grenier voit « le ciel basculer et s'engloutir show more dans le vide » c'est la première intuition d'un « homme dépouillé de tout ce qui peut constituer dans sa vie l'épisode, le décor, le divertissement… ».
Partant d'une réalité simple — un chat, la maladie d'un boucher, la découverte d'un paysage, … — Grenier s'élance, nous élance, au-delà des apparences. Il plonge dans l'immédiat, affirme les sens et les dépasse. Dans l'instant le plus fugace apparaît l'absolu. J. Grenier ne nous importune pas avec des caractères, il nous éclaire avec des êtres.
Cet itinéraire d'île en île, cette quête des instants divins, rappelle ce possible : faire jaillir en l'homme sa divinité. « La meilleure part de l'homme étant ce qui le fait échapper à lui-même … ».
—L'Originel, (3), Jan./Fév. 1978
> Jean Grenier, LES ILES, coll. L’Imaginaire, Gallimard, 156 pages. — Jean Grenier a été le maître d’Albert Camus et c’est ce petit livre, Les îles, qui a décidé Camus à se mettre à écrire. Dans sa préface, l’écrivain de « Noces » dit bien la révélation des Iles pour une génération qui avait été initiée au bonheur par « Les nourritures terrestres » de Gide mais qui, méditerrannéenne, en pleine lumière, fuyait plutôt vers un ailleurs imaginaire. Les îles de Jean Grenier leur proposait ce voyage dans l’invisible.
Écrit en 1933, ce livre que nous redonne la collection l’imaginaire est un recueil sur le bonheur de vivre. Mais loin du dogme. Avec Jean Grenier, nous nageons dans le doute et l’invisible qui pourtant nous révèlent notre voyage parmi les êtres et les choses. Ce livre veut traduire l’harmonie de la vie à partir d’expériences simples et familières : la vie et la mort du chat Mouloud, la maladie d’un boucher. Puis les paysages d’Italie, l’Inde imaginaire et la Grèce, toutes ces îles invisibles aussi, nous apparaissent dans ce voyage métaphysique.
Dans une langue qui a la fluidité de la musique, Jean Grenier nous suggère tout, sans rien imposer. Jusqu’à sa méditation sur l’absolu et le divin, jusqu’à ce port qu’on ne peut nommer, jusqu’à cette île lointaine et déserte…
Les îles est certes un livre essentiel, non pas seulement pour la génération de « L’homme révolté » mais aussi pour l’homme apaisé qui, moins certain de lui et de ses dieux, continue de chercher d’île en île.
Ce livre nous fait mieux comprendre l’action de la révolte qui tourne à vide quand l’homme entreprend ses voyages suicidaires : dans les guerres, par exemple. Ce livre nous fait mieux comprendre que l’homme s’apaise quand il continue de chercher, quand il essaye d’imaginer la mort au lieu d’essayer de la tuer dans une révolte illusoire.
Ce livre prend aussi la mesure du quotidien le plus profond, il revient à l’homme même et inaugure le grand voyage de ce qu’on nomme aujourd’hui l’utopie, l’impossible.
À travers ces pages qui disent la vie contre le suicide, qui nous plongent en pleine lumière sans négliger les contours des ombres, nous apprenons à mieux douter de nous.
Jean Grenier nous répète que le bonheur est invisible. Et son langage est souverain. (Jean ROYER)
—La nouvelle barre du jour, 1979, Janvier show less
> Paperblog : https://www.paperblog.fr/3617066/les-iles-de-jean-grenier/
> Nuit blanche (Curatolo Bruno) : https://nuitblanche.com/rubrique/ecrivains-meconnus-du-xxe-siecle/2016/10/jean-g...
> LES ÎLES....EXTRAIT : http://emmila.canalblog.com/archives/2009/11/27/15944780.html
> LES ILES, de Jean Grenier (Réédition. Collection « l'Imaginaire ». Gallimard). — Très jeune, Jean Grenier voit « le ciel basculer et s'engloutir show more dans le vide » c'est la première intuition d'un « homme dépouillé de tout ce qui peut constituer dans sa vie l'épisode, le décor, le divertissement… ».
Partant d'une réalité simple — un chat, la maladie d'un boucher, la découverte d'un paysage, … — Grenier s'élance, nous élance, au-delà des apparences. Il plonge dans l'immédiat, affirme les sens et les dépasse. Dans l'instant le plus fugace apparaît l'absolu. J. Grenier ne nous importune pas avec des caractères, il nous éclaire avec des êtres.
Cet itinéraire d'île en île, cette quête des instants divins, rappelle ce possible : faire jaillir en l'homme sa divinité. « La meilleure part de l'homme étant ce qui le fait échapper à lui-même … ».
—L'Originel, (3), Jan./Fév. 1978
> Jean Grenier, LES ILES, coll. L’Imaginaire, Gallimard, 156 pages. — Jean Grenier a été le maître d’Albert Camus et c’est ce petit livre, Les îles, qui a décidé Camus à se mettre à écrire. Dans sa préface, l’écrivain de « Noces » dit bien la révélation des Iles pour une génération qui avait été initiée au bonheur par « Les nourritures terrestres » de Gide mais qui, méditerrannéenne, en pleine lumière, fuyait plutôt vers un ailleurs imaginaire. Les îles de Jean Grenier leur proposait ce voyage dans l’invisible.
Écrit en 1933, ce livre que nous redonne la collection l’imaginaire est un recueil sur le bonheur de vivre. Mais loin du dogme. Avec Jean Grenier, nous nageons dans le doute et l’invisible qui pourtant nous révèlent notre voyage parmi les êtres et les choses. Ce livre veut traduire l’harmonie de la vie à partir d’expériences simples et familières : la vie et la mort du chat Mouloud, la maladie d’un boucher. Puis les paysages d’Italie, l’Inde imaginaire et la Grèce, toutes ces îles invisibles aussi, nous apparaissent dans ce voyage métaphysique.
Dans une langue qui a la fluidité de la musique, Jean Grenier nous suggère tout, sans rien imposer. Jusqu’à sa méditation sur l’absolu et le divin, jusqu’à ce port qu’on ne peut nommer, jusqu’à cette île lointaine et déserte…
Les îles est certes un livre essentiel, non pas seulement pour la génération de « L’homme révolté » mais aussi pour l’homme apaisé qui, moins certain de lui et de ses dieux, continue de chercher d’île en île.
Ce livre nous fait mieux comprendre l’action de la révolte qui tourne à vide quand l’homme entreprend ses voyages suicidaires : dans les guerres, par exemple. Ce livre nous fait mieux comprendre que l’homme s’apaise quand il continue de chercher, quand il essaye d’imaginer la mort au lieu d’essayer de la tuer dans une révolte illusoire.
Ce livre prend aussi la mesure du quotidien le plus profond, il revient à l’homme même et inaugure le grand voyage de ce qu’on nomme aujourd’hui l’utopie, l’impossible.
À travers ces pages qui disent la vie contre le suicide, qui nous plongent en pleine lumière sans négliger les contours des ombres, nous apprenons à mieux douter de nous.
Jean Grenier nous répète que le bonheur est invisible. Et son langage est souverain. (Jean ROYER)
—La nouvelle barre du jour, 1979, Janvier show less
Sep 26, 2020 (Edited)French
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