Jacques Salomé
Author of Le Courage d'être soi : Une charte du mieux-être avec soi-même et avec autres
About the Author
Works by Jacques Salomé
Le Courage d'être soi : Une charte du mieux-être avec soi-même et avec autres (1997) 73 copies, 3 reviews
Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE. Une méthode pour mieux communiquer (1999) 14 copies, 1 review
À qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même? Comment renoncer à nos autosaboteurs (2008) 10 copies
Une vie à se dire : Ce n'est pas en perfectionnant la chandelle qu'on a inventé l'électricité (1998) 6 copies, 1 review
Je Viens de Toutes Mes Enfances (Collections Spiritualites) (French Edition) (2009) 6 copies, 1 review
Pourquoi Est-Il Si Difficile D'Etre Heureux ? (Collections Spiritualites) (French Edition) (2007) 5 copies, 1 review
petit cahier d'exercices pour apprendre à s'aimer, à aimer et pourquoi pas à être aimé(e) (2012) 4 copies
Caderno de Exercícios Para Aprender a Amar-se, Amar e Porque não Ser Amado(a) (Em Portuguese do Brasil) (2014) 2 copies
Cuentos que ayudan a crecer 1 copy
Minuscules Apercus Sur La Difficulte D'Enseigner (Collections Spiritualites) (French Edition) (2004) 1 copy
Cuaderno de ejercicios para aprender a amarse, a amar y—¿por qué no?—a ser amado(a) (Spanish Edition) (2014) 1 copy
Vivre avec... : Coffret en 4 volumes : Vivre avec soi ; Vivre avec les miens ; Vivre avec les autres ; Chaque jour la vie (2014) 1 copy, 1 review
Du meilleur de soi au meilleur de l'autre : Vivre avec les autres ; Vivre avec les miens ; Vivre avec soi (2012) 1 copy, 1 review
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Common Knowledge
- Canonical name
- Salomé, Jacques
- Legal name
- Salomé, Jacques
- Birthdate
- 1935
- Gender
- male
- Occupations
- Psychosociologist
- Nationality
- France
- Associated Place (for map)
- France
Members
Reviews
> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Salome-Je-viens-de-toutes-mes-enfances/147296
> JACQUES SALOMÉ, CONFESSIONS D’ENFANCE. — Ils sont des centaines de milliers, hommes et femmes en mal de relations authentiques et vivifiantes avec leurs proches, a avoir été un jour touchés par ses livres, et guéris de ce qui constitue la vraie maladie du siècle : l’incommunicabilité. Oui, les ouvrages de Jacques Salomé mériteraient presque d’être remboursés par la Sécurité sociale, show more tellement ils ont aidé de personnes blessées à sortir de la dépression ou de la misère affective. Or, paradoxalement, ce « jardinier des relations humaines », comme il aime à se définir, avait toujours été très discret sur lui-même. Archéologue de nos histoires intimes, il ne s’était jamais ouvert publiquement sur ses origines, sa jeunesse, son parcours intellectuel et spirituel. Que cachent donc ce visage perpétuellement jeune, ce sourire éclatant, ce regard malicieux ? Quels rouages secrets dissimule cette façade d’homme qui a réussi, non seulement matériellement, mais humainement ? Le grand communicant et chantre de la confidence ne s’était pas vraiment livré, sinon au travers de quelques anecdotes personnelles disséminées au gré de la plume, et que son écriture avait l’art de faire disparaître au profit du message universel. Et soudain, voici qu’il ouvre grandes les vannes et nous invite au jardin secret de son enfance insoupçonnée. Je viens de toutes mes enfances est un récit surprenant. Bouleversant même, sans jamais être triste, bien que le malheur y soit omniprésent. Tellement omniprésent qu’à l’école primaire, lorsque le petit Toulousain dut faire une rédaction dans laquelle il fallait décrire un jour où le malheur l’avait frappé, il commença naturellement ainsi : « Le malheur ne nous a jamais frappés, il est plutôt gentil car il nous connaît bien, il est chez nous depuis toujours… »
En effet, Jacques Salomé a eu une enfance, osons le mot, miséreuse. Né en 1935 à l’Assistance publique d’une « fille-mère », comme l’on disait à l’époque, qui ne l’abandonna pas et refusa ainsi de réitérer le geste de sa propre mère, il grandit dans les bas-fonds de Toulouse, là où « la pauvreté a une odeur ». La vraie pauvreté, celle qui autorise l’épicier à vous humilier publiquement parce que « les Salomé n’ont jamais de quoi payer ». Celle, aussi, qui force les siens à puiser au fond d’eux-mêmes un courage, une fierté, une noblesse, telle celle de sa mère qui, cachant ses larmes, travaillait jour et nuit comme femme de ménage pour que ses enfants puissent, un jour, « devenir quelqu’un ».
Celle, encore, qui nourrit des mélancolies sourdes et des angoisses tues. Leur premier logement, à sa mère et à lui, est un petit appartement avec quatre fenêtres et une porte vitrée qui ferme mal. « Je rêve quelquefois, écrit Jacques Salomé, encore aujourd’hui, que cette porte sans clé peut laisser entrer n’importe qui et ce risque me tient sur le qui-vive, m’agite, me tourmente. […] Dans ces rêves je cherche frénétiquement, sans jamais le trouver, le moyen de bloquer la porte, d’empêcher l’imprévisible de pénétrer dans cet appartement, que je vois avec les mêmes meubles de mon enfance, mais toujours désert. J’en suis le seul gardien ou habitant. »
Mais, comme on l’a dit, ce n’est pas le récit d’une enfance triste. Celle-ci, d’après l’impression qui se dégage du récit, serait plutôt l’apanage des « enfants sages », ceux qu’on entrevoit tout endimanchés à la messe. Le quotidien des « enfants terribles » que sont Jacques et ses deux comparses, Bébert et Marcel, est au contraire joyeux et plein de vie, fait de gros mensonges ciselés à la perfection, de jeux d’eaux, de chamailleries entre frères, de chahuts dans l’église, de vols dans le tronc dédié à saint Antoine de Padoue – puisque, de toute façon, cet argent est destiné aux pauvres, et que les plus pauvres, ce sont eux ! – , d’émois prépubères devant la gravure du sein dénudé de sainte Blandine au martyre, perle iconographique d’un volume bien vite rebaptisé « La vie des seins »… Il se dégage de ce récit d’enfance dessiné par touches impressionnistes un partum de Petit Nicolas, avec cette même énergie de l’enfance baignée du charme désuet de l’après-guerre. Jusqu’au jour où la maladie tombera comme un couperet sur ce monde enchanté, et obligera le jeune Jacques, plâtré de la nuque aux talons durant des années, à pénétrer un autre enchantement, celui des livres. Une réelle grâce d’écriture rend la lecture de ce témoignage toujours captivante. Les sentiments que Jacques Salomé nous offre en partage sont les siens, bien sûr, ancrés dans une vie très singulière, mais ils touchent à un fond universel qui nous émeut et nous interroge.
*Je viens de toutes mes enfances…, par Jacques Salomé, Albin Michel, 320 pages, 19 €
Du même auteur :
Pourquoi est-il si difficile d’être heureux ?, Albin Michel, 240 pages, 16 €
—L’Homme en Question, (25), Automne 2009, (pp. 1 et 2) show less
> JACQUES SALOMÉ, CONFESSIONS D’ENFANCE. — Ils sont des centaines de milliers, hommes et femmes en mal de relations authentiques et vivifiantes avec leurs proches, a avoir été un jour touchés par ses livres, et guéris de ce qui constitue la vraie maladie du siècle : l’incommunicabilité. Oui, les ouvrages de Jacques Salomé mériteraient presque d’être remboursés par la Sécurité sociale, show more tellement ils ont aidé de personnes blessées à sortir de la dépression ou de la misère affective. Or, paradoxalement, ce « jardinier des relations humaines », comme il aime à se définir, avait toujours été très discret sur lui-même. Archéologue de nos histoires intimes, il ne s’était jamais ouvert publiquement sur ses origines, sa jeunesse, son parcours intellectuel et spirituel. Que cachent donc ce visage perpétuellement jeune, ce sourire éclatant, ce regard malicieux ? Quels rouages secrets dissimule cette façade d’homme qui a réussi, non seulement matériellement, mais humainement ? Le grand communicant et chantre de la confidence ne s’était pas vraiment livré, sinon au travers de quelques anecdotes personnelles disséminées au gré de la plume, et que son écriture avait l’art de faire disparaître au profit du message universel. Et soudain, voici qu’il ouvre grandes les vannes et nous invite au jardin secret de son enfance insoupçonnée. Je viens de toutes mes enfances est un récit surprenant. Bouleversant même, sans jamais être triste, bien que le malheur y soit omniprésent. Tellement omniprésent qu’à l’école primaire, lorsque le petit Toulousain dut faire une rédaction dans laquelle il fallait décrire un jour où le malheur l’avait frappé, il commença naturellement ainsi : « Le malheur ne nous a jamais frappés, il est plutôt gentil car il nous connaît bien, il est chez nous depuis toujours… »
En effet, Jacques Salomé a eu une enfance, osons le mot, miséreuse. Né en 1935 à l’Assistance publique d’une « fille-mère », comme l’on disait à l’époque, qui ne l’abandonna pas et refusa ainsi de réitérer le geste de sa propre mère, il grandit dans les bas-fonds de Toulouse, là où « la pauvreté a une odeur ». La vraie pauvreté, celle qui autorise l’épicier à vous humilier publiquement parce que « les Salomé n’ont jamais de quoi payer ». Celle, aussi, qui force les siens à puiser au fond d’eux-mêmes un courage, une fierté, une noblesse, telle celle de sa mère qui, cachant ses larmes, travaillait jour et nuit comme femme de ménage pour que ses enfants puissent, un jour, « devenir quelqu’un ».
Celle, encore, qui nourrit des mélancolies sourdes et des angoisses tues. Leur premier logement, à sa mère et à lui, est un petit appartement avec quatre fenêtres et une porte vitrée qui ferme mal. « Je rêve quelquefois, écrit Jacques Salomé, encore aujourd’hui, que cette porte sans clé peut laisser entrer n’importe qui et ce risque me tient sur le qui-vive, m’agite, me tourmente. […] Dans ces rêves je cherche frénétiquement, sans jamais le trouver, le moyen de bloquer la porte, d’empêcher l’imprévisible de pénétrer dans cet appartement, que je vois avec les mêmes meubles de mon enfance, mais toujours désert. J’en suis le seul gardien ou habitant. »
Mais, comme on l’a dit, ce n’est pas le récit d’une enfance triste. Celle-ci, d’après l’impression qui se dégage du récit, serait plutôt l’apanage des « enfants sages », ceux qu’on entrevoit tout endimanchés à la messe. Le quotidien des « enfants terribles » que sont Jacques et ses deux comparses, Bébert et Marcel, est au contraire joyeux et plein de vie, fait de gros mensonges ciselés à la perfection, de jeux d’eaux, de chamailleries entre frères, de chahuts dans l’église, de vols dans le tronc dédié à saint Antoine de Padoue – puisque, de toute façon, cet argent est destiné aux pauvres, et que les plus pauvres, ce sont eux ! – , d’émois prépubères devant la gravure du sein dénudé de sainte Blandine au martyre, perle iconographique d’un volume bien vite rebaptisé « La vie des seins »… Il se dégage de ce récit d’enfance dessiné par touches impressionnistes un partum de Petit Nicolas, avec cette même énergie de l’enfance baignée du charme désuet de l’après-guerre. Jusqu’au jour où la maladie tombera comme un couperet sur ce monde enchanté, et obligera le jeune Jacques, plâtré de la nuque aux talons durant des années, à pénétrer un autre enchantement, celui des livres. Une réelle grâce d’écriture rend la lecture de ce témoignage toujours captivante. Les sentiments que Jacques Salomé nous offre en partage sont les siens, bien sûr, ancrés dans une vie très singulière, mais ils touchent à un fond universel qui nous émeut et nous interroge.
*Je viens de toutes mes enfances…, par Jacques Salomé, Albin Michel, 320 pages, 19 €
Du même auteur :
Pourquoi est-il si difficile d’être heureux ?, Albin Michel, 240 pages, 16 €
—L’Homme en Question, (25), Automne 2009, (pp. 1 et 2) show less
Sep 8, 2024French
Salomé raconte avec beaucoup de simplicité la façon dont les enfants - et les adultes - s'expriment par leur gestuelle, leurs réactions, leurs comportements. Il explique en particulier les manifestations physiques des troubles psychologiques et donne des moyens d'expulser ces mal-êtres pour s'en débarrasser. Ce livre ne cherche pas à soigner, à colmater mais bien à donner les outils de la communication pour mener vers la voie de la guérison. C'est ce que j'ai apprécié le plus : show more il n'y a pas de solutions faciles - c'est du travail de longue haleine et il faut s'y investir. Un franc dialogue très positif. show less
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