The Castle of Whispers
by Carole Martinez
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Description
"At fifteen, Esclarmonde realizes that the only way out of her betrothal is to renounce her freedom and a part of herself. Rather than accept the hand of a philandering knight, she cuts off her own ear and declares herself to be the mistress of Christ. She uses her dowry to build a stone chapel, where she entombs herself, inhabiting a magical place between the living and the dead. Out of the ashes of her former self arises the Virgin of Whispers -- a mystical being whose prescient murmurs show more can alter the fate of a kingdom."--Book jacket. show lessTags
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by Othemts
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In 12th-century France, a 15-year-old girl from a noble family named Esclarmonde escapes an arranged marriage by offering herself to God. The form she takes is an anchoress, imprisoned in the walls of a chapel where she is to pray for the people of her town and the many pilgrims who are soon drawn too her. Shortly before being walled-up, Esclarmonde is raped and impregnated. The birth of her son is seen as a miracle by the local religious leaders who prefer not to ask the questions that would get to the truth of the matter.
The novel takes a lot of liberty with historical accuracy and plausibility, but I find it works. It's an interesting exploration of the manner in which a woman could gain power in 12th-century Europe, as Esclarmonde show more is seen advising the local bishop (and the pope by proxy) as well as sending men off to fight in the Crusades. It also is a study of motherhood as Esclaramonde raises her son in her cell for three years until he grows to big to fit between the bars and is sent off to an adoptive family. Finally, it investigates the idea of faith with the suggestion that God may not exist, but the belief and rituals still have a positive function in their society. show less
The novel takes a lot of liberty with historical accuracy and plausibility, but I find it works. It's an interesting exploration of the manner in which a woman could gain power in 12th-century Europe, as Esclarmonde show more is seen advising the local bishop (and the pope by proxy) as well as sending men off to fight in the Crusades. It also is a study of motherhood as Esclaramonde raises her son in her cell for three years until he grows to big to fit between the bars and is sent off to an adoptive family. Finally, it investigates the idea of faith with the suggestion that God may not exist, but the belief and rituals still have a positive function in their society. show less
12th century in France: to avoid an unwanted marriage, Esclarmonde, the daughter of the lord of Castle of Whispers [so-called because of the legend of a woman walled alive in its foundation, who moans and whispers her name on occasion] becomes an anchoress. After several mysterious happenings--miracles?] she is revered as a living saint. Her influence travels far beyond the four walls of her cell.
From historical novel the novel moves easily to legend and fantasy. Beautifully written.
From historical novel the novel moves easily to legend and fantasy. Beautifully written.
Definitely different - not what I expected. An interesting fictional work that explores the subject of an anchoress in the early Middle Ages. Worth a look if you are at all interested in the Middle Ages historical time period.
✭✭✭✭✭✭✭✭✭✭✭✭✭
Il paraît que j’avais un air particulièrement concentré en lisant ce livre. J’ai toujours un air concentré, buté quand je lis, mais cette fois c’était un air sévère, fermé. Parce que ce livre requiert l’attention du lecteur à chaque mot, pour en extraire toute la signification et toute la poésie. J’ai pourtant entamé ce livre avec une certaine réticence. Après la lumineuse, l’aveuglante lecture de Cœur cousu, j’ai, comme beaucoup, attendu avec impatience le nouvel opus de Carole Martinez. Mais quand il est sorti, j´’ai eu peur d’être déçue et j’ai retardé jusqu’à il y a quelques jours le moment de l’ouvrir enfin.
Sachant que c’était un livre que je lirai un jour, j’ai ostensiblement show more évité de lire les critiques et ai à peine survolé le résumé. Je savais donc seulement qu’il était question d’une jeune noble de province qui refuse le mariage voulu par son père et obtient d’être emmurée dans une minuscule cellule adossée à la chapelle du château des Murmures, d’être enterrée vivante pour se consacrer à Dieu. Et je n’en dirai pas plus, car le plaisir de la découverte au fil des paragraphes a été trop agréable pour que j’en prive d’autres lecteurs.
Le choix de ce sujet, celui de faire parler une recluse volontaire au crépuscule du XIIème siècle, au beau temps de la chevalerie sauvage et de la folie des croisades, m’a d’abord intimidé, désarçonné. Pourtant encore une fois, la plume de Carole Martinez sait allier avec brio simplicité et poésie. Et l’on goûte les mots et la confession de cette recluse qui nous parle par-delà les siècles avec le même plaisir que l’on boit à même un ruisselet d’eau clair.
En deux cent pages rapides, où j’ai trouvé qu’il y avait presque trop d’action pour que se déploie pleinement l’écriture de Carole Martinez, sont évoqués tout à la fois la liberté d’être soi dans un monde codifié jusqu’à la sclérose, le besoin de se forger une croyance, l’étrange capacité de l’individu à évoluer, et bien plus encore.
D’abord naïf, Esclarmonde devient tour à tour un personnage exalté, puissant, déstabilisé, rebelle et ne cesse d’évoluer. Après s’être emmurée vivante, elle accède à une liberté jamais rêvée, avant de devenir prisonnière de son propre personnage, une cellule dont on sort encore moins facilement. De même, ce livre change de physionomie et ne délivre pas un message unique. Chacun trouve probablement ce qui lui ressemble. J’y ai trouvé l’idée que l’on peut être plus que ce que l’on souhaite si l’on prend courage et risques, si l’on accepte de se laisser traverser par les évènements, l’inattendu, si l’on est assez humble pour apprendre et changer. Je ne suis pas sûre d’être toujours capable de cette simple capacité à vivre pleinement et en tout instant, mais la promesse que porte ce lointain horizon est comme une fenestrelle dans un mur de pierre, une vision qui par son intensité va bien au-delà de ce qui est directement visible aux yeux. show less
Sachant que c’était un livre que je lirai un jour, j’ai ostensiblement show more évité de lire les critiques et ai à peine survolé le résumé. Je savais donc seulement qu’il était question d’une jeune noble de province qui refuse le mariage voulu par son père et obtient d’être emmurée dans une minuscule cellule adossée à la chapelle du château des Murmures, d’être enterrée vivante pour se consacrer à Dieu. Et je n’en dirai pas plus, car le plaisir de la découverte au fil des paragraphes a été trop agréable pour que j’en prive d’autres lecteurs.
Le choix de ce sujet, celui de faire parler une recluse volontaire au crépuscule du XIIème siècle, au beau temps de la chevalerie sauvage et de la folie des croisades, m’a d’abord intimidé, désarçonné. Pourtant encore une fois, la plume de Carole Martinez sait allier avec brio simplicité et poésie. Et l’on goûte les mots et la confession de cette recluse qui nous parle par-delà les siècles avec le même plaisir que l’on boit à même un ruisselet d’eau clair.
En deux cent pages rapides, où j’ai trouvé qu’il y avait presque trop d’action pour que se déploie pleinement l’écriture de Carole Martinez, sont évoqués tout à la fois la liberté d’être soi dans un monde codifié jusqu’à la sclérose, le besoin de se forger une croyance, l’étrange capacité de l’individu à évoluer, et bien plus encore.
D’abord naïf, Esclarmonde devient tour à tour un personnage exalté, puissant, déstabilisé, rebelle et ne cesse d’évoluer. Après s’être emmurée vivante, elle accède à une liberté jamais rêvée, avant de devenir prisonnière de son propre personnage, une cellule dont on sort encore moins facilement. De même, ce livre change de physionomie et ne délivre pas un message unique. Chacun trouve probablement ce qui lui ressemble. J’y ai trouvé l’idée que l’on peut être plus que ce que l’on souhaite si l’on prend courage et risques, si l’on accepte de se laisser traverser par les évènements, l’inattendu, si l’on est assez humble pour apprendre et changer. Je ne suis pas sûre d’être toujours capable de cette simple capacité à vivre pleinement et en tout instant, mais la promesse que porte ce lointain horizon est comme une fenestrelle dans un mur de pierre, une vision qui par son intensité va bien au-delà de ce qui est directement visible aux yeux. show less
Aug 26, 2012French
Puissant, profond, ce réçit m'a transporté visuellement vers ce 12e siècle et la personnalité hors du commun de cette jeune Esclarmonde qui choisit d'être enfermée à vie dans un réduit de la demeure de son père plutôt que d'épouser celui qui lui était promis et qui l'a rebute. Elle y mettra au monde son fils, engendré juste avant sa réclusion avec son grand amour. Une très belle langue, une plongée dans les croisades, un tableau vivant et très visuel de cette époque.
Sep 16, 2013French
Il y a deux semaines je vous parlais de ma lecture de Une autre idée du silence de Robyn Cadwallader et je vous demandais si vraiment, comme je l’avais lu sur plusieurs commentaires de blogs, cela ressemblait au livre de Carole Martinez. Gwenaëlle m’avait répondu que c’était proche dans le thème mais très différent dans le contexte. Intriguée, je l’ai emprunté en numérique à la bibliothèque et je me suis lancée.
J’ai adoré le début mais mon enthousiasme n’a fait que décroitre tout au long de ma lecture, dû au caractère de l’héroïne.
Je rappelle l’histoire pour ceux qui comme moi ne la connaissait pas. L’héroïne, Esclarmonde, unique fille d’un seigneur de Bourgogne, choyée par son père, vit une show more vie paisible mais un peu trop surprotégée. En âge de se marier (on est au XIIième siècle), son père la destine à un jeune homme qu’il a élevé comme son fils et qu’il porte en haute estime, et qui est reconnu pour ses talents guerriers mais aussi pour être brutal envers les femmes. Refusant de se plier au désir de son père le jour du mariage, elle se coupe une oreille et lui demande de faire construire un réclusoir, attenant à la chapelle du château, pour se dédier à Dieu. Le matin de l’enfermement se passe un évènement décisif qui changera complètement la donne de son engagement et surtout la tournure du roman. Personnellement, j’ai trouvé que cet évènement était un peu trop too much.
C’est à partir de ce moment là que le roman a commencé à moins me plaire. On voit que le point commun entre les deux livres est le fait que les deux héroïnes voient, dans la réclusion, un moyen de gagner une liberté que les femmes n’avaient pas à l’époque, en France ou en Angleterre. Dès le départ, Carole Martinez présente une héroïne avec beaucoup plus de caractères que celle de Robyn Cadwallader, avec une vraie voix et la volonté de reprendre une partie du langage du Moyen-âge (cela ne parle pas moyenâgeux non plus mais cela en donne l’impression). C’est un peu une femme moderne au Moyen-Âge. Cela m’a plu, au départ (cela correspond environ au cent premières pages).
Au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture, Esclarmonde a commencé par me taper sur le système car elle était devenu tout simplement trop sûre d’elle. Clairement, je n’ai pas compris ses motivations religieuses et elles ne sont pas particulièrement explicitées. Mais au fur et à mesure de sa réclusion, elle devient de plus en plus humaine, de plus en plus sûre d’elle et odieuse quand elle utilise le pouvoir qu’elle a, en tant que recluse, auprès des serfs de son père ou des pèlerins de passage. Alors qu’elle est censée se rapprocher de Dieu, elle semble plus impliquée dans la vie du village et du château que jamais. Là où Robyn Cadwallader tenait 400 pages, dans un réclusoir, avec comme toile de fonds un village anglais, Carole Martinez ne tient pas 220 pages sur le thème et privilégie la peinture d’une époque, certes très réussie mais ce n’est pas ce que je cherchais.
De plus, comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas quelqu’un de religieux et j’ai donc énormément de mal à comprendre les convictions religieuses qui rendent un peu hystérique ou qui ne sont pas dictées par une réflexion personnelle. Bien sûr, la Sarah de Robyn Cadwallader croyait dans un Dieu qui lui avait été imposé par son époque, son pays, sa famille. Elle n’ont plu voulait une liberté qu’elle ne pouvait avoir autrement et voulait devenir une sainte en se rapprochant de Dieu. Après la réclusion, on voyait tout le processus de raffermissement de sa foi, la difficulté d’adaptation à cette nouvelle vie, très dure. L’évènement too much de Carole Martinez fait qu’on ne voit pas tout cela ; il rend l’intrigue plus moderne mais détourne le livre de son sujet de base, qui était ce qui m’intéressait.
Si l’on dépasse cette déception initiale et que l’on s’intéresse au Moyen-âge, le livre est très intéressant et semble bien documenté. On peut en apprendre beaucoup sur les croyances de l’époque, la vie dans un château, les relations de servage entre les différents seigneurs et sur les croisades. J’ai personnellement trouvé que les autres personnages restaient un peu en retrait par rapport à Esclarmonde parce que justement, celle-ci a une voix extrêmement forte. Pour moi, l’intérêt se situe plutôt au niveau Histoire que personnages.
Une lecture en demi-teinte donc, sûrement car j’y cherchais ce qui ne s’y trouvait. Je l’aurais lu dans un autre contexte, peut être m’aurait-t-il plu. show less
J’ai adoré le début mais mon enthousiasme n’a fait que décroitre tout au long de ma lecture, dû au caractère de l’héroïne.
Je rappelle l’histoire pour ceux qui comme moi ne la connaissait pas. L’héroïne, Esclarmonde, unique fille d’un seigneur de Bourgogne, choyée par son père, vit une show more vie paisible mais un peu trop surprotégée. En âge de se marier (on est au XIIième siècle), son père la destine à un jeune homme qu’il a élevé comme son fils et qu’il porte en haute estime, et qui est reconnu pour ses talents guerriers mais aussi pour être brutal envers les femmes. Refusant de se plier au désir de son père le jour du mariage, elle se coupe une oreille et lui demande de faire construire un réclusoir, attenant à la chapelle du château, pour se dédier à Dieu. Le matin de l’enfermement se passe un évènement décisif qui changera complètement la donne de son engagement et surtout la tournure du roman. Personnellement, j’ai trouvé que cet évènement était un peu trop too much.
C’est à partir de ce moment là que le roman a commencé à moins me plaire. On voit que le point commun entre les deux livres est le fait que les deux héroïnes voient, dans la réclusion, un moyen de gagner une liberté que les femmes n’avaient pas à l’époque, en France ou en Angleterre. Dès le départ, Carole Martinez présente une héroïne avec beaucoup plus de caractères que celle de Robyn Cadwallader, avec une vraie voix et la volonté de reprendre une partie du langage du Moyen-âge (cela ne parle pas moyenâgeux non plus mais cela en donne l’impression). C’est un peu une femme moderne au Moyen-Âge. Cela m’a plu, au départ (cela correspond environ au cent premières pages).
Au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture, Esclarmonde a commencé par me taper sur le système car elle était devenu tout simplement trop sûre d’elle. Clairement, je n’ai pas compris ses motivations religieuses et elles ne sont pas particulièrement explicitées. Mais au fur et à mesure de sa réclusion, elle devient de plus en plus humaine, de plus en plus sûre d’elle et odieuse quand elle utilise le pouvoir qu’elle a, en tant que recluse, auprès des serfs de son père ou des pèlerins de passage. Alors qu’elle est censée se rapprocher de Dieu, elle semble plus impliquée dans la vie du village et du château que jamais. Là où Robyn Cadwallader tenait 400 pages, dans un réclusoir, avec comme toile de fonds un village anglais, Carole Martinez ne tient pas 220 pages sur le thème et privilégie la peinture d’une époque, certes très réussie mais ce n’est pas ce que je cherchais.
De plus, comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas quelqu’un de religieux et j’ai donc énormément de mal à comprendre les convictions religieuses qui rendent un peu hystérique ou qui ne sont pas dictées par une réflexion personnelle. Bien sûr, la Sarah de Robyn Cadwallader croyait dans un Dieu qui lui avait été imposé par son époque, son pays, sa famille. Elle n’ont plu voulait une liberté qu’elle ne pouvait avoir autrement et voulait devenir une sainte en se rapprochant de Dieu. Après la réclusion, on voyait tout le processus de raffermissement de sa foi, la difficulté d’adaptation à cette nouvelle vie, très dure. L’évènement too much de Carole Martinez fait qu’on ne voit pas tout cela ; il rend l’intrigue plus moderne mais détourne le livre de son sujet de base, qui était ce qui m’intéressait.
Si l’on dépasse cette déception initiale et que l’on s’intéresse au Moyen-âge, le livre est très intéressant et semble bien documenté. On peut en apprendre beaucoup sur les croyances de l’époque, la vie dans un château, les relations de servage entre les différents seigneurs et sur les croisades. J’ai personnellement trouvé que les autres personnages restaient un peu en retrait par rapport à Esclarmonde parce que justement, celle-ci a une voix extrêmement forte. Pour moi, l’intérêt se situe plutôt au niveau Histoire que personnages.
Une lecture en demi-teinte donc, sûrement car j’y cherchais ce qui ne s’y trouvait. Je l’aurais lu dans un autre contexte, peut être m’aurait-t-il plu. show less
Feb 26, 2016French
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Series
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Common Knowledge
- Canonical title
- The Castle of Whispers
- Original title
- Du domaine des murmures
- Original publication date
- 2011-08-18 (1e édition originale française ∙ Blanche ∙ Gallimard) (1e édition originale française ∙ Blanche ∙ Gallimard); 2013-02-28 (Réédition française, Folio, Gallimard) (Réédition française, Folio, Gallimard)
- Original language
- French
Classifications
- Genres
- Fiction and Literature, General Fiction, Historical Fiction
- DDC/MDS
- 843.92 — Literature & rhetoric French & related literatures French fiction 1900- 2000-
- LCC
- PQ2713 .A59 .D8 — Language and Literature French, Italian, Spanish and Portuguese literatures French literature Modern literature 2001-
- BISAC
Statistics
- Members
- 156
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- 206,246
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- 10
- Rating
- (3.69)
- Languages
- 5 — Dutch, English, French, Italian, Swedish
- Media
- Paper, Audiobook, Ebook
- ISBNs
- 14
- ASINs
- 3































































