Turkestan Solo: A Journey Through Central Asia (Equestrian Travel Classics)
by Ella Maillart
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Description
In 1932, long before traveling in Central Asia became fashionable, Ella Maillart travelled to Russian Turkestan, bordered by China, Tibet, Pakistan, and Afghanistan. Setting out from Moscow, she crossed Kyrgyzstan as far as the Tien Shan range (the Celestial Mountains). She climbed the 5,000 metre-high Sari Tor on makeshift skis, explored the legendary cities of Tashkent, Samarkand, Khiva and Bukhara, and crossed, solo, the freezing and hostile wastes of the Kizil Kum, the Desert of Red Sands.Tags
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In the 20th Century Central Asia also attracted adventure travelers. The Swiss Ella Maillart wrote “Turkestan Solo: A Journey Through Central Asia”, about her trip on horseback to the high peaks and glaciers of Kirgizstan in 1933, with a team of experienced climbers, and the continuation of her journey into Uzbekistan, visting Tahskent, Samarkand, Bhukara and Khiva, amongst other places, by plane and by train, even by boat on the Amu Darya. Whilst one can only have the utmost respect for the achievements of Ms Maillart, as single woman traveling through this then rather backward yet bureaucracy-ridden part of the Soviet Union, on a tight budget, and occasionally weathering quite a bit of hardship, her descriptions are perhaps less show more exciting, lots of observations, sometimes in a great amount of detail where this is not necessarily called for, and lacking sufficient context. At the same time, it is these observations that provide a unique glimpse in life in Soviet Turkestan in the 1930s. The second half, in Uzbekistan, is, as far as I am concerned, the more interesting part, although die-hard alpinists may disagree. And the real adventure travel is at the very end, Ms. Maillart heading home, after Khiva. show less
En 1932, Ella Maillart, jeune Suissesse assoiffée de grands espaces, parcourt l’Orient soviétique: Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan; elle écrit plus tard son récit de voyage, "Des Monts célestes aux sables rouges". Un voyage dans les « marches » d’un empire d’un nouveau genre, tourné vers le progrès et la raison (officiellement, tout au moins), mais aussi dans les marches du XXe siècle, vers des modes de vie nomades qui remontent à des temps immémoriaux
Autant vous prévenir une fois de plus: comme annoncé dans mon billet sur "L’échappée belle", du Ella Maillart, je vais en bouffer – et vous aussi, du coup! Si celui-ci est chronologiquement le deuxième, j’ai commencé par lui parce que le premier, Parmi show more la jeunesse russe, est épuisé. Mais à mon avis, pour se faire un idée de la vie d’exploratrice de la narratrice, il est probablement plus pertinent que ses activités sportives avec les jeunesses moscovites.
Et tant qu’on y est dans les avertissements, Ella Maillart n’est pas Nicolas Bouvier, même si elle a eu sans nul doute une grande influence sur ce dernier. Ses péripéties se déroulent, d’une part, vingt à vingt-cinq ans auparavant – autant dire un autre siècle, au vu de la cassure qu’a créé la Seconde Guerre mondiale.
Cela se ressent dans le style, mais aussi dans le contexte. L’administration soviétique est partout présente – Guépéou, Gosplan, tickets de rationnement et autres fermes d’État – et on sent poindre une légère admiration pour ce régime dans les descriptions d’Ella Maillart (même si elle s’en défend).
Le style, donc, est également très différent: plus sec, plus descriptif, parfois difficile à saisir car truffé de termes russes ou autochtones. L’écriture d’Ella Maillart est ici à mi-chemin entre celle d’une journaliste, d’une anthropologue et d’une voyageuse ingénue.
J’ai également l’impression que, plus que Bouvier qui s’intéresse surtout aux peuples, elle donne beaucoup la parole aux personnes. Ainsi qu’aux paysages: cols enneigés, déserts de sable, villes de légende (notamment Samarcande), tous ces lieux prennent vie.
Au final, si je suis moins enthousiaste qu’à la sortie de "L’usage du monde", la lecture de "Des Monts célestes aux sables rouges" m’a tout de même passionné. C’est du pur dépaysement et une plongée dans un univers humain encore plus étranger que pouvaient l’être les rencontres de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet sur la route de l’Afghanistan.
Bien évidemment, pour toute personne intéressée par la période de l’avant-guerre – au hasard, un rôliste qui veut jouer pulp avec une petite dose de vraisemblance, ou qui s’intéresse aux peuples nomades – il y a dans les pages de ce bouquin une mine d’anecdotes, de légendes et d’idées pour des aventures inoubliables entre Caucase et Himalaya. show less
Autant vous prévenir une fois de plus: comme annoncé dans mon billet sur "L’échappée belle", du Ella Maillart, je vais en bouffer – et vous aussi, du coup! Si celui-ci est chronologiquement le deuxième, j’ai commencé par lui parce que le premier, Parmi show more la jeunesse russe, est épuisé. Mais à mon avis, pour se faire un idée de la vie d’exploratrice de la narratrice, il est probablement plus pertinent que ses activités sportives avec les jeunesses moscovites.
Et tant qu’on y est dans les avertissements, Ella Maillart n’est pas Nicolas Bouvier, même si elle a eu sans nul doute une grande influence sur ce dernier. Ses péripéties se déroulent, d’une part, vingt à vingt-cinq ans auparavant – autant dire un autre siècle, au vu de la cassure qu’a créé la Seconde Guerre mondiale.
Cela se ressent dans le style, mais aussi dans le contexte. L’administration soviétique est partout présente – Guépéou, Gosplan, tickets de rationnement et autres fermes d’État – et on sent poindre une légère admiration pour ce régime dans les descriptions d’Ella Maillart (même si elle s’en défend).
Le style, donc, est également très différent: plus sec, plus descriptif, parfois difficile à saisir car truffé de termes russes ou autochtones. L’écriture d’Ella Maillart est ici à mi-chemin entre celle d’une journaliste, d’une anthropologue et d’une voyageuse ingénue.
J’ai également l’impression que, plus que Bouvier qui s’intéresse surtout aux peuples, elle donne beaucoup la parole aux personnes. Ainsi qu’aux paysages: cols enneigés, déserts de sable, villes de légende (notamment Samarcande), tous ces lieux prennent vie.
Au final, si je suis moins enthousiaste qu’à la sortie de "L’usage du monde", la lecture de "Des Monts célestes aux sables rouges" m’a tout de même passionné. C’est du pur dépaysement et une plongée dans un univers humain encore plus étranger que pouvaient l’être les rencontres de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet sur la route de l’Afghanistan.
Bien évidemment, pour toute personne intéressée par la période de l’avant-guerre – au hasard, un rôliste qui veut jouer pulp avec une petite dose de vraisemblance, ou qui s’intéresse aux peuples nomades – il y a dans les pages de ce bouquin une mine d’anecdotes, de légendes et d’idées pour des aventures inoubliables entre Caucase et Himalaya. show less
Apr 14, 2012French
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Common Knowledge
- Canonical title*
- Des monts célestes aux sables rouges
- Original title
- Des monts célestes aux sables rouges : Turkestan solo
- People/Characters
- Ella Maillart
- Important places
- Turkestan
- Original language
- French
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Classifications
- Genres
- Travel, Nonfiction
- DDC/MDS
- 958 — History & geography History of Asia Central Asia: Afghanistan, Pakistan, Uzebekistan
- LCC
- DK854 .M32 — History of Europe, Asia, Africa and Oceania Russia. Soviet Union. Former Soviet Republics – Poland History of Russia. Soviet Union. Former Soviet Republics Local history and description Soviet Central Asia. West Turkestan
- BISAC
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