To the Friend Who Did Not Save My Life
by Hervé Guibert
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Description
After being diagnosed with AIDS, Hervé Guibert wrote this devastating, darkly humorous and personal novel, chronicling three months in the penultimate year of the narrator's life. In the wake of his friend Muzil's death, he goes from one quack doctor to another, from holidays to test centres, and charts the highs and lows of trying to cheat death.Tags
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This book made a splash on appearance in France, won the Goncourt, was one of the first (or the first) AIDS memoirs there. Guibert died in 1991, had been diagnosed as seropositive in 1988, and since the diagnosis wrote frantically to record his life. The first half of the book is dominated by the story of Michel Foucault's last years (in the book he's called Muzil), who befriended Guibert, a gorgeous youth, in the late seventies, and whose neighbour he'd be until his death. After Foucault's death, Guibert turns to his own fate and that of his several lovers, primarily Jules, a married man, whose wife and then children were unwittingly infected as well. The focus of the second part is an American friend employed by a pharmaceutical show more company who offers tantalising hope for a cure (at the time people were madly scrambling for a vaccine), which is linked to the threshold number of T cells the patient still has (below a certain level the vaccine is withdrawn as futile). Guibert swings from hope to frustration until the very last pages, when it is clear that he's doomed. It's impossible to remain unperturbed in the face of such a story, which is like watching someone die in front of you. Guibert doesn't philosophise, his chapters are short, a page or two or even just a paragraph, and move fast, giving a sensation of days and hours melting away, of a flame flickering, flaring and then dying. At one point he expresses almost gratitude that it is AIDS he's dying of, which (paraphrasing) gives one TIME to die--and also time to live out whatever is left. Putting his affairs in order, giving away presents to friends himself, instead of bequeathing them in a testament. He reads--the only atypical piece of writing in the book is a lengthy discussion of Thomas Bernhard, whom he admires and envies, but feels that he has somehow reached and surpassed, in living if not in art. show less
Pourquoi ce livre?
J’ai découvert Hervé Guibert alors que j’étudiais au baccalauréat. Dans un cours portant sur la littérature et le sida, il fallait lire différentes romans, dont le sien : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. L’histoire de ce livre m’a profondément marquée, transportée, voire choquée, tant par son caractère autofictionnel, que pour la réalité qu’il dépeint : le sida, dans les années 1980, où les premiers traitements antiviraux n’étaient pas encore sur le marché et où la méconnaissance de cette maladie faisait qu’on associait le sida à « l’épidémie du cancer gay » (AIDES, 2007, p. 12). L’occasion de relire ce livre était idéale dans le cadre d’un cours portant sur show more l’acte et l’expérience de lecture, voilà pourquoi je l’ai choisi pour cette activité.
Un premier aspect qui m’a plu :
J’ai résolument aimé le caractère autofictionnel du récit où, à travers la narration au « je », le lecteur suit le quotidien d’Hervé Guibert, lui-même, après l’annonce de sa séropositivité. Cette incursion dans son intimité nous fait connaître de surcroît Muzil et Marine, qui sont respectivement Michel Foucault et Isabelle Adjani. L’intérêt ici, pour moi, a été de constater à quel point l’autofiction trempe dans la transgression, alors que le narrateur dévoile des informations délicates, que l’entendement commun aurait considéré privées, dont les révélations entourant le décès de Muzil-Michel Foucault.
Un second aspect qui m’a plu :
J’ai adoré l’écriture d’Hervé Guibert : une plume directe, franche, qui va droit dans le cœur par son caractère « visuel ». En effet, la description ou plutôt la transcription qu’il fait de son corps, de sa réalité et de sa souffrance grandissante, causée par la maladie, sont à ce point « racontées » par Guibert qu’elles se donnent à voir, tel une scène qui défile sous nos yeux. Il s’agit là d’un « règlement de compte » percutant envers son « ami ». Les thèmes abordés dans le roman n’étant pas légers, je suis ressortie de ma lecture secouée.
Aspect qui m’a moins plu :
À cette question, j’écrirai simplement que la franchise désarmante qui se dégage du récit est ce qui rend parfois difficile et dérangeante la lecture du roman. En effet, l’écriture de Guibert en est une de dénonciation et de trahison, si bien que par son abondance, elle donne beaucoup de détails sur des événements qui ne sont pas faciles à vivre – et à lire, tels que la mort de Muzil, la souffrance de son trépas et la réalité inhérente rattachée au quotidien d’un séropositif. C’est donc un roman que j’ai accueilli en petits fragments, quelques pages à la fois.
L’objet livre :
À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie est un roman, qui en format poche, contient 288 pages. Ses attributs sont plutôt standards par rapport à d’autres livres de la collection « Folio » de Gallimard : format de 18 cm, papier mince tirant entre le blanc et le jaune, encre noire bien marquée, etc. Il s’agit d’un format pratique pour la lecture, par sa petitesse.
Le livre contient exactement 100 chapitres, pour la plupart très courts, qui sont tous numérotés. Souvent, les titres de chapitres sont définis par des mots, pas par des numéros. L’auteur avait-il une visée particulière en procédant ainsi ? Voulait-il donner une symbolique précise à son livre ? Ces questions m’ont accompagnée durant ma lecture. Aussi, le caractère court des chapitres a maintenu mon attention, ma concentration.
Au plan paratextuel, c’est la page couverture qui m’a le plus interpelée. On y trouve là la seule image du roman, soit une photographie qui montre Hervé Guibert lui-même, capté en noir et blanc et cadré à partir des épaules. Il est couché, la tête sur le côté et son regard semble vide. Il n’arbore aucun sourire. Par l’angle de la photographie, on dirait qu’il s’est lui-même pris en photo, ce qui présuppose qu’il sera question d’un récit de soi, du moins, que l’auteur se mettra en scène. Le résumé apparaissant sur la quatrième de couverture tend à confirmer cette impression : on y lit là le tout premier paragraphe du roman, qui s’apparente à une déclaration. show less
J’ai découvert Hervé Guibert alors que j’étudiais au baccalauréat. Dans un cours portant sur la littérature et le sida, il fallait lire différentes romans, dont le sien : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. L’histoire de ce livre m’a profondément marquée, transportée, voire choquée, tant par son caractère autofictionnel, que pour la réalité qu’il dépeint : le sida, dans les années 1980, où les premiers traitements antiviraux n’étaient pas encore sur le marché et où la méconnaissance de cette maladie faisait qu’on associait le sida à « l’épidémie du cancer gay » (AIDES, 2007, p. 12). L’occasion de relire ce livre était idéale dans le cadre d’un cours portant sur show more l’acte et l’expérience de lecture, voilà pourquoi je l’ai choisi pour cette activité.
Un premier aspect qui m’a plu :
J’ai résolument aimé le caractère autofictionnel du récit où, à travers la narration au « je », le lecteur suit le quotidien d’Hervé Guibert, lui-même, après l’annonce de sa séropositivité. Cette incursion dans son intimité nous fait connaître de surcroît Muzil et Marine, qui sont respectivement Michel Foucault et Isabelle Adjani. L’intérêt ici, pour moi, a été de constater à quel point l’autofiction trempe dans la transgression, alors que le narrateur dévoile des informations délicates, que l’entendement commun aurait considéré privées, dont les révélations entourant le décès de Muzil-Michel Foucault.
Un second aspect qui m’a plu :
J’ai adoré l’écriture d’Hervé Guibert : une plume directe, franche, qui va droit dans le cœur par son caractère « visuel ». En effet, la description ou plutôt la transcription qu’il fait de son corps, de sa réalité et de sa souffrance grandissante, causée par la maladie, sont à ce point « racontées » par Guibert qu’elles se donnent à voir, tel une scène qui défile sous nos yeux. Il s’agit là d’un « règlement de compte » percutant envers son « ami ». Les thèmes abordés dans le roman n’étant pas légers, je suis ressortie de ma lecture secouée.
Aspect qui m’a moins plu :
À cette question, j’écrirai simplement que la franchise désarmante qui se dégage du récit est ce qui rend parfois difficile et dérangeante la lecture du roman. En effet, l’écriture de Guibert en est une de dénonciation et de trahison, si bien que par son abondance, elle donne beaucoup de détails sur des événements qui ne sont pas faciles à vivre – et à lire, tels que la mort de Muzil, la souffrance de son trépas et la réalité inhérente rattachée au quotidien d’un séropositif. C’est donc un roman que j’ai accueilli en petits fragments, quelques pages à la fois.
L’objet livre :
À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie est un roman, qui en format poche, contient 288 pages. Ses attributs sont plutôt standards par rapport à d’autres livres de la collection « Folio » de Gallimard : format de 18 cm, papier mince tirant entre le blanc et le jaune, encre noire bien marquée, etc. Il s’agit d’un format pratique pour la lecture, par sa petitesse.
Le livre contient exactement 100 chapitres, pour la plupart très courts, qui sont tous numérotés. Souvent, les titres de chapitres sont définis par des mots, pas par des numéros. L’auteur avait-il une visée particulière en procédant ainsi ? Voulait-il donner une symbolique précise à son livre ? Ces questions m’ont accompagnée durant ma lecture. Aussi, le caractère court des chapitres a maintenu mon attention, ma concentration.
Au plan paratextuel, c’est la page couverture qui m’a le plus interpelée. On y trouve là la seule image du roman, soit une photographie qui montre Hervé Guibert lui-même, capté en noir et blanc et cadré à partir des épaules. Il est couché, la tête sur le côté et son regard semble vide. Il n’arbore aucun sourire. Par l’angle de la photographie, on dirait qu’il s’est lui-même pris en photo, ce qui présuppose qu’il sera question d’un récit de soi, du moins, que l’auteur se mettra en scène. Le résumé apparaissant sur la quatrième de couverture tend à confirmer cette impression : on y lit là le tout premier paragraphe du roman, qui s’apparente à une déclaration. show less
Oct 6, 2015French
Livre que je voulais lire depuis un bon bout de temps... en fait, depuis la controverse à laquelle a donné ce lieu sa publication en 1990.
Intéressant mais c'est loin d'être un grand livre.
Intéressant mais c'est loin d'être un grand livre.
Jul 24, 2017French
Je me souviens d'Hervé Guibert sur le plateau du magazine littéraire télévisé "Apostrophe", émacié, le regard bleu, presque émerveillé d'être mis en lumière. Il parlait de lui, de son livre, de sa vie. Il était beau, jeune, combattant. C'était la première fois -je pense- qu'un livre parlait vraiment du SIDA.
French
1
Al amigo que no me salvó la vida forma parte, junto con su natural continuación, El protocolo compasivo , 1991 y la póstuma El hombre del sombrero rojo, 1992 de la denominada “Trilogía del SIDA”, las tres obras en las que Hervé Guibert relata su experiencia con la enfermedad. La acción de Al amigo que no me salvó la vida se sitúa a finales de los años 80 del pasado siglo; en enero de 1988 Guibert es diagnosticado como portador del VIH, y recoge los primeros meses de su vida con ese compañero letal, ese “mal del siglo” que acabará con su vida el 27 de diciembre de 1991.
Nov 8, 2012Spanish
> A L'AMI QUI NE M'A PAS SAUVÉ LA VIE, par Hervé Guibert. — "J'ai eu le sida pendant trois mois. Plus exactement, j'ai cru pendant trois mois que j'étais condamné par cette maladie mortelle qu'on appelle le sida. Or je ne me faisais pas d'idées, j'étais réellement atteint, le test qui s'était avéré positif en témoignait, ainsi que des analyses qui avaient démontré que mon sang amorçait un processus de faillite."
-- Une histoire d'horreur au temps des premiers traitements contre le sida, un regard et une auto-analyse d'un homme qui en est atteint.
--Alexis da Silva-Mathieu (ICI.Radio-Canada.ca)
-- Une histoire d'horreur au temps des premiers traitements contre le sida, un regard et une auto-analyse d'un homme qui en est atteint.
--Alexis da Silva-Mathieu (ICI.Radio-Canada.ca)
Dec 24, 2018 (Edited)French
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I am sick, I must die . . . .
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- To the Friend Who Did Not Save My Life
- Original title
- À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie
- Original publication date
- 1990
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