Jean-Louis Ferrier (1926–2002)
Author of Art of Our Century: The Chronicle of Western Art, 1900 to the Present
About the Author
Image credit: portail-collections.imec-archives.com
Works by Jean-Louis Ferrier
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Common Knowledge
- Birthdate
- 1926-06-27
- Date of death
- 2002-06-16
- Gender
- male
- Occupations
- art critic
- Nationality
- France
- Birthplace
- Neuchâtel, Switzerland
- Place of death
- Paris, France
- Associated Place (for map)
- France
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Art of the 20th Century: A Year by Year Chronicle of Painting, Architecture and Sculpture by Jean-Louis Ferrier
Huge doorstep of a book with year-by-year history of C20 art; history retold in newspaper style is a bit silly, but the illustrations and the breadth and depth more than make up for it.
> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Ferrier-Laventure-de-lart-au-xxe-siecle/99215
> BAnQ (Dumont J., Le devoir, 14 déc. 1991, p. 12) : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2761117
> BAnQ (Baillargeon S., Le devoir, 18 déc. 1999, p. 9) : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2807587
> L’AVENTURE DE L’ART AU XXE SIÈCLE, de J. L. Ferrier (dir). — Combien auront acheté ce livre en se disant : « je vais enfin comprendre de quoi il s’agit ». Les événements sont là, se show more chevauchant, soulignés par des titres claironnants, journalistiques : « Salvador Dali entre en scène »… « Picasso dit adieu au monde d’en haut »… Non seulement le néophyte n’a aucune chance de saisir la texture de cette aventure, mais il risque d’y perdre son latin, son grec et son hébreu ; de s’en aller disant, une fois de plus : « je ne comprends rien à l’art ».
Si l’on entre dans cet ouvrage en ayant déjà un fil d’ariane, on peut détecter trois étapes : jusqu’à environ 1925, l’explosion d’artistes authentiquement novateurs : futuristes, abstraits, dada, etc… De 1925 à 1965, le travail et la réflexion d’artistes tentant, à partir des novateurs, d’établir un nouvel académisme. De 1970 à nos jours, un émiettement qui va de « l’art pauvre » à « l’expressionnisme » retrouvé, du retour du réalisme pompier aux assiettes collées sur des toiles : le tout reposant, finalement sur le marché et le désir de nouveauté. La dernière phase de l’art paraît être la construction de musées pour abriter cette « aventure » : (un par semaine) et l’envol des prix : les tournesols de Van Gogh pour 320 millions (32 milliards A.F.) et puis ce titre qui n’est pas innocent : « les prix d’aujourd’hui paraîtront bon marché dans quelques années ».
Voilà un dictionnaire pour ceux qui savent déjà de quoi il est question, peut être utile, parfois intéressant, qui permet d’avoir une vue d’avion sur l’aventure artistique du vingtième siècle, mais ne montre pas ce qu’est l’art actuel. Comme l’histoire de l’art ne parle pas de l’art, mais de l’histoire de l’art, l’aventure de l’art ne parle que d’elle-même. Si on lit le texte intitulé « la lance de Scathach » on verra ce que j’entends par là. Édition Chêne-Hachette - 829 p.
*Georges Brunon est l’auteur de : « L’art et le vivant, éveil à la création » ; Éd. Dangles ; « Le geste créateur et l’Aïkido »; Éd. du Rocher ; « Les forges d’Héphaïstos, centre dynamique de la création » ; Éd. du Dauphin. (Georges BRUNON)
—3e millénaire, (12), Été 1989
> L’AVENTURE DE L’ART AU XXE SIÈCLE, de Jean-Louis Ferrier (dir). — AUCUN SIECLE ne connut l’éclatement des écoles et des mouvements esthétiques autant que le XXe. L’art de notre époque, c’est un art morcelé, foisonnant, qui part en tous sens, avec des années pauvres et confuses, des cuvées rayonnantes. En constituer l’inventaire est un défi énorme. Qui peut vraiment le relever ? Mais le survol donne le vertige.
L'Aventure de l’art se veut rien de moins que le panorama mondial des arts plastiques et de l’architecture au XXe siècle, et s’adresse aux néophytes comme aux connaisseurs. Le livre se consulte comme une chronique, se regarde comme un musée imaginaire, se dévore comme une suite d’histoires.
90 chapitres sur autant d’années et près de mille pages. Des articles courts, des portraits d’artistes, des manifestes, des nouvelles brèves atteignant des sujets qui furent brûlants d’actualité et qui se consument aujourd’hui dans leurs cendres.
On lira à quel point en 1906, à Paris, L’art nègre envoûtait les artistes ou comment dans la Munich hitlérienne de 1937, l’art allemand montait à l’assaut de l’art moderne.
L’ouvrage est composé d’illustrations superbes : plus de 800 oeuvres reproduites, la pipe de Magritte qui n’est pas une pipe, Le Semeur de l’Allemand Martin Amorbach, le modèle aryen auquel se référait Hitler, les clowns de Rouaut, le Christ de Dali, les emballages de Christo. Si bien qu’on se dit que l’aventure de l’art du siècle est celle de l’Occident. Les autres continents sont oubliés. Comme si la modernité n’appartenait qu’à nous. Paris, Hachette, 1992, 926 p. (Odile TREMBLAY)
—Le devoir, 19 décembre 1992 show less
> BAnQ (Dumont J., Le devoir, 14 déc. 1991, p. 12) : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2761117
> BAnQ (Baillargeon S., Le devoir, 18 déc. 1999, p. 9) : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2807587
> L’AVENTURE DE L’ART AU XXE SIÈCLE, de J. L. Ferrier (dir). — Combien auront acheté ce livre en se disant : « je vais enfin comprendre de quoi il s’agit ». Les événements sont là, se show more chevauchant, soulignés par des titres claironnants, journalistiques : « Salvador Dali entre en scène »… « Picasso dit adieu au monde d’en haut »… Non seulement le néophyte n’a aucune chance de saisir la texture de cette aventure, mais il risque d’y perdre son latin, son grec et son hébreu ; de s’en aller disant, une fois de plus : « je ne comprends rien à l’art ».
Si l’on entre dans cet ouvrage en ayant déjà un fil d’ariane, on peut détecter trois étapes : jusqu’à environ 1925, l’explosion d’artistes authentiquement novateurs : futuristes, abstraits, dada, etc… De 1925 à 1965, le travail et la réflexion d’artistes tentant, à partir des novateurs, d’établir un nouvel académisme. De 1970 à nos jours, un émiettement qui va de « l’art pauvre » à « l’expressionnisme » retrouvé, du retour du réalisme pompier aux assiettes collées sur des toiles : le tout reposant, finalement sur le marché et le désir de nouveauté. La dernière phase de l’art paraît être la construction de musées pour abriter cette « aventure » : (un par semaine) et l’envol des prix : les tournesols de Van Gogh pour 320 millions (32 milliards A.F.) et puis ce titre qui n’est pas innocent : « les prix d’aujourd’hui paraîtront bon marché dans quelques années ».
Voilà un dictionnaire pour ceux qui savent déjà de quoi il est question, peut être utile, parfois intéressant, qui permet d’avoir une vue d’avion sur l’aventure artistique du vingtième siècle, mais ne montre pas ce qu’est l’art actuel. Comme l’histoire de l’art ne parle pas de l’art, mais de l’histoire de l’art, l’aventure de l’art ne parle que d’elle-même. Si on lit le texte intitulé « la lance de Scathach » on verra ce que j’entends par là. Édition Chêne-Hachette - 829 p.
*Georges Brunon est l’auteur de : « L’art et le vivant, éveil à la création » ; Éd. Dangles ; « Le geste créateur et l’Aïkido »; Éd. du Rocher ; « Les forges d’Héphaïstos, centre dynamique de la création » ; Éd. du Dauphin. (Georges BRUNON)
—3e millénaire, (12), Été 1989
> L’AVENTURE DE L’ART AU XXE SIÈCLE, de Jean-Louis Ferrier (dir). — AUCUN SIECLE ne connut l’éclatement des écoles et des mouvements esthétiques autant que le XXe. L’art de notre époque, c’est un art morcelé, foisonnant, qui part en tous sens, avec des années pauvres et confuses, des cuvées rayonnantes. En constituer l’inventaire est un défi énorme. Qui peut vraiment le relever ? Mais le survol donne le vertige.
L'Aventure de l’art se veut rien de moins que le panorama mondial des arts plastiques et de l’architecture au XXe siècle, et s’adresse aux néophytes comme aux connaisseurs. Le livre se consulte comme une chronique, se regarde comme un musée imaginaire, se dévore comme une suite d’histoires.
90 chapitres sur autant d’années et près de mille pages. Des articles courts, des portraits d’artistes, des manifestes, des nouvelles brèves atteignant des sujets qui furent brûlants d’actualité et qui se consument aujourd’hui dans leurs cendres.
On lira à quel point en 1906, à Paris, L’art nègre envoûtait les artistes ou comment dans la Munich hitlérienne de 1937, l’art allemand montait à l’assaut de l’art moderne.
L’ouvrage est composé d’illustrations superbes : plus de 800 oeuvres reproduites, la pipe de Magritte qui n’est pas une pipe, Le Semeur de l’Allemand Martin Amorbach, le modèle aryen auquel se référait Hitler, les clowns de Rouaut, le Christ de Dali, les emballages de Christo. Si bien qu’on se dit que l’aventure de l’art du siècle est celle de l’Occident. Les autres continents sont oubliés. Comme si la modernité n’appartenait qu’à nous. Paris, Hachette, 1992, 926 p. (Odile TREMBLAY)
—Le devoir, 19 décembre 1992 show less
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