François Laruelle (1937–2024)
Author of Philosophies of Difference: A Critical Introduction to Non-philosophy
About the Author
Works by François Laruelle
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Common Knowledge
- Canonical name
- Laruelle, François
- Birthdate
- 1937-08-22
- Date of death
- 2024-10-28
- Gender
- male
- Education
- École Normale Supérieure
University of Paris X (Ph.D|1975) - Occupations
- philosopher
professor - Organizations
- Collège international de philosophie
University of Paris X: Nanterre - Nationality
- France
- Birthplace
- Chavelot, Vosges, France
- Places of residence
- Paris, France
- Place of death
- Paris, France
- Associated Place (for map)
- Paris, France
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Reviews
Est-ce qu'on peut faire de la musique avec des concepts? Le nouveau livre de François Laruelle "TETRALOGOS Un opéra de philosophies" essaie de répondre positivement à cette question et de faire de la musique spéculative sous le signe de Socrate musicien. Laruelle déclare avoir toujours voulu non pas écrire une philosophie de la musique, mais "faire de la musique avec des concepts".
Le livre est très intéressant, mais je ne peut parler que des grandes lignes de son projet show more spéculative. L'aspect musical est situé beaucoup plus au niveau implicite, dans le style et la structure du livre, que thématisé explicitement, contrairement à ce que le résumé laisse entendre.
Comme d'habitude dans ma lecture des œuvres de Laruelle, mes sentiments sont assez partagés. Tout est très intéressant dans ce livre, mais en même temps tout est rempli de déclarations d'intention, de rejet d'autres philosophies, et d'auto-suffisance. En effet, Laruelle passe beaucoup plus de temps en annonçant ou en décrivant ce que la non-philosophie et la philosophie non-standard savent faire, et beaucoup moins de temps à mettre en pratique ce beau programme. On y retrouve les excès de l'auto-clonage que Laruelle se sent obligé de pratiquer en permanence. Néanmoins, je trouve que c'est son livre le plus important, le plus clair, le plus achevé, et le plus humain.
Si je critique Laruelle pour sa pratique de l"auto-clonage", c'est qu'il s'identifie trop avec ses personnages conceptuels (le non-philosophe, le philosophe non-standard) et avec ses concepts (le "quantum", la "messianité", voire "l'algèbre"). Il est toujours très étrange de lire Laruelle en train de se plaindre de l'ennui monotone et du manque d'inventivité de la philosophie dans un texte extrêmement répétitive, remplie des mêmes abstractions que ses livres précédents, toujours aussi mal expliquées.
Malgré la confirmation de mon éloignement critique du projet théorique de Laruelle, ce livre m'a apporté un sentiment de rapprochement. Ce rapprochement conceptuel est devenu un rapprochement humain, puisque je vois en lisant le livre une parenté dans la tentative d'inventer, chacun à sa façon, un pluralisme réaliste. Nous partageons en grande partie les mêmes critères: immanence, démocratie noétique, testabilité, réalisme, pluralisme.
j'ai plus l'impression en lisant ce nouveau livre que si Laruelle pouvait seulement se dés-identifier de ses concepts et de ses personnages conceptuels, tout en les maintenant, on pourrait s'entendre.
Si Laruelle pouvait se contenter de présenter sa philosophie simplement comme sa biographie conceptuelle à travers son projet, ses recherches, ses concepts et ses personnages, sans prétention excessive, ce serait une entreprise passionnante. Cependant, cette biographie conceptuelle, malgré son intensité certaine, reste en même temps très étriquée. Je sens toujours le besoin de la supplémenter avec d'autres lectures, avec d'autres concepts et d'autres personnages conceptuels (par exemple ceux tiré des œuvres de Gilles Deleuze, Alain Badiou, Bruno Latour, Bernard Stiegler, Michel Serres).
Laruelle lui-même semble pratiquer cette supplémentation conceptuelle, et nous inviter à suivre son exemple plutôt que d'adhérer à ses thèses. Le livre est rempli d'emprunts du vocabulaire et des concepts de ses contemporains, surtout de Deleuze et de Badiou. Laruelle ne veut pas détruire la philosophie mais la rendre flexible, perméable, inventive. Il se bat contre l'ennui et la monotonie de la philosophie, de son autocratie, pour l'ouvrir à une démocratie des rencontres et des échanges. Je ne peux que l'approuver pour ses ambitions et tenter de l'aider pour améliorer son exécution. show less
Le livre est très intéressant, mais je ne peut parler que des grandes lignes de son projet show more spéculative. L'aspect musical est situé beaucoup plus au niveau implicite, dans le style et la structure du livre, que thématisé explicitement, contrairement à ce que le résumé laisse entendre.
Comme d'habitude dans ma lecture des œuvres de Laruelle, mes sentiments sont assez partagés. Tout est très intéressant dans ce livre, mais en même temps tout est rempli de déclarations d'intention, de rejet d'autres philosophies, et d'auto-suffisance. En effet, Laruelle passe beaucoup plus de temps en annonçant ou en décrivant ce que la non-philosophie et la philosophie non-standard savent faire, et beaucoup moins de temps à mettre en pratique ce beau programme. On y retrouve les excès de l'auto-clonage que Laruelle se sent obligé de pratiquer en permanence. Néanmoins, je trouve que c'est son livre le plus important, le plus clair, le plus achevé, et le plus humain.
Si je critique Laruelle pour sa pratique de l"auto-clonage", c'est qu'il s'identifie trop avec ses personnages conceptuels (le non-philosophe, le philosophe non-standard) et avec ses concepts (le "quantum", la "messianité", voire "l'algèbre"). Il est toujours très étrange de lire Laruelle en train de se plaindre de l'ennui monotone et du manque d'inventivité de la philosophie dans un texte extrêmement répétitive, remplie des mêmes abstractions que ses livres précédents, toujours aussi mal expliquées.
Malgré la confirmation de mon éloignement critique du projet théorique de Laruelle, ce livre m'a apporté un sentiment de rapprochement. Ce rapprochement conceptuel est devenu un rapprochement humain, puisque je vois en lisant le livre une parenté dans la tentative d'inventer, chacun à sa façon, un pluralisme réaliste. Nous partageons en grande partie les mêmes critères: immanence, démocratie noétique, testabilité, réalisme, pluralisme.
j'ai plus l'impression en lisant ce nouveau livre que si Laruelle pouvait seulement se dés-identifier de ses concepts et de ses personnages conceptuels, tout en les maintenant, on pourrait s'entendre.
Si Laruelle pouvait se contenter de présenter sa philosophie simplement comme sa biographie conceptuelle à travers son projet, ses recherches, ses concepts et ses personnages, sans prétention excessive, ce serait une entreprise passionnante. Cependant, cette biographie conceptuelle, malgré son intensité certaine, reste en même temps très étriquée. Je sens toujours le besoin de la supplémenter avec d'autres lectures, avec d'autres concepts et d'autres personnages conceptuels (par exemple ceux tiré des œuvres de Gilles Deleuze, Alain Badiou, Bruno Latour, Bernard Stiegler, Michel Serres).
Laruelle lui-même semble pratiquer cette supplémentation conceptuelle, et nous inviter à suivre son exemple plutôt que d'adhérer à ses thèses. Le livre est rempli d'emprunts du vocabulaire et des concepts de ses contemporains, surtout de Deleuze et de Badiou. Laruelle ne veut pas détruire la philosophie mais la rendre flexible, perméable, inventive. Il se bat contre l'ennui et la monotonie de la philosophie, de son autocratie, pour l'ouvrir à une démocratie des rencontres et des échanges. Je ne peux que l'approuver pour ses ambitions et tenter de l'aider pour améliorer son exécution. show less
So who the hell is this Laruelle guy? A deconstructive Plotinus? A French Sikh? A raving mad German Idealist? An ultra-Humean who's just obsessed with the history of philosophy? It's hard to tell exactly (although my money's on the last option if I have to choose).
This book probably could have gotten away with being a bit shorter, but I still really enjoyed my time with it. I plan on revisiting it in the future and am really excited to dig deeper into Laruelle and his fellow show more non-philosophers' works as well in due time.
(music note: goes very well with korean eai such as jin sangtae or ryu hankil) show less
This book probably could have gotten away with being a bit shorter, but I still really enjoyed my time with it. I plan on revisiting it in the future and am really excited to dig deeper into Laruelle and his fellow show more non-philosophers' works as well in due time.
(music note: goes very well with korean eai such as jin sangtae or ryu hankil) show less
S U starts off with a careful retreading of non-philosophy, reminiscent of Principles of Non-Philosophy. This is followed by a very nice implicit response to Badiou, small responses to Deleuze and Michel Henry, and an extended response to Laruelle's student, Gilles Grelet. I haven't read Grelet yet, but Lareuelle's critique is still very interesting, responding to an overly cutting and zealous reading of non-philosophy as anti-philosophy. This final section also does some very intriguing show more weaving of political and religious materials.
(This book is also notable for the founding of the Organisation Non-Philosophique Internationale. fun stuff) show less
(This book is also notable for the founding of the Organisation Non-Philosophique Internationale. fun stuff) show less
A dictionary is the perfect format for Laruelle's style in his Philosophy III phase, where he undertakes a repetitive, churning exploration of the structure of non-philosophy. This book gives dozens of short views of the system (which, I might add, is totally beautiful) from varied angles.
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