A Diary Of My Times
by Georges Bernanos
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Description
Celui des Dévoyants tient naturellement pour le riz. Dès lors, les querelles particulières s'apaisent, l'accord se fait entre les membres de chacun des groupes rivaux. On peut très bien imaginer, dans la coulisse, l'amateur ingénieux et pervers, sans doute marchand tic riz ou de pruneaux, suggérant à ces misérables une mystique appropriée à l'état de leurs intestins. Mais le personnage est inutile. La bêtise n'invente rien, elle fait admirablement servir à ses fins, à ses fins show more de bêtise, tout ce que le hasard lui apporte, et par un phénomène, hélas ! beaucoup plus mystérieux encore, vous la verrez se mettre d'elle-même à la mesure des hommes, des circonstances ou des doctrines, qui provoquent sa monstrueuse faculté d'abêtissement. Napoléon se vantait à Sainte-Hélène d'avoir tiré parti des imbéciles. Ce sont les imbéciles qui finalement ont tiré parti de Napoléon. Non pas seulement, comme vous pourriez le croire, parce qu'ils sont devenus bonapartistes. show lessTags
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Bernanos declared himself to be a writer who is a Catholic, instead of a Catholic writer as he was largely known in the reviews of his work.
The difference in meaning is clearly exposed in this book where his previous politic sympathies to Franco's insurrection was promptly replaced by the horrified rejection of the Phalanx actions.
His presence in Palma de Mallorca, Balearic Islands, during the Spanish war let him witness the cruel and unjust methods used to condemn poor innocent people to death under the regime. In his own words: «pauvres types simplement suspects de peu d'enthousiasme pour le mouvement» (...poor men simply suspected of little enthusiam for the movement...). All this under the blind eye of the local bishop.
This show more situation prompted him to write this essay where he pour all his pity and bitterness about the evil actions of human beings and his reverence for innocence and courage, in his words: «Et puis, je ne saurais dire quelle admiration m'ont inspirée le courage, la dignité avec laquelle j'ai vu ces malheureux mourir» (... «I would not know how to express the admiration that have inspired in me the courage, the dignity with which I have seen these unfortunantes die»...).
His work searches within the psychology of his characters, showing their souls as the place where the war between Good and Evil is carried on.
To understand the deep nuances depicted in this work we need to understand Bernanos as a man full of idealism, carrying the torch of liberty and self-determination, and conjugate his talent and his mistakes in the way he himseld does with his characters, knowing he was a man at the same time weak and strong trying to be honest in life working out the best as he understood the alloted time of his life and the events he had to face. show less
The difference in meaning is clearly exposed in this book where his previous politic sympathies to Franco's insurrection was promptly replaced by the horrified rejection of the Phalanx actions.
His presence in Palma de Mallorca, Balearic Islands, during the Spanish war let him witness the cruel and unjust methods used to condemn poor innocent people to death under the regime. In his own words: «pauvres types simplement suspects de peu d'enthousiasme pour le mouvement» (...poor men simply suspected of little enthusiam for the movement...). All this under the blind eye of the local bishop.
This show more situation prompted him to write this essay where he pour all his pity and bitterness about the evil actions of human beings and his reverence for innocence and courage, in his words: «Et puis, je ne saurais dire quelle admiration m'ont inspirée le courage, la dignité avec laquelle j'ai vu ces malheureux mourir» (... «I would not know how to express the admiration that have inspired in me the courage, the dignity with which I have seen these unfortunantes die»...).
His work searches within the psychology of his characters, showing their souls as the place where the war between Good and Evil is carried on.
To understand the deep nuances depicted in this work we need to understand Bernanos as a man full of idealism, carrying the torch of liberty and self-determination, and conjugate his talent and his mistakes in the way he himseld does with his characters, knowing he was a man at the same time weak and strong trying to be honest in life working out the best as he understood the alloted time of his life and the events he had to face. show less
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Elle fera plus de six cent mille morts. Bernanos, d'abord séduit par le franquisme, est très vite révolté par la violence de la répression anti-républicaine. De cette révolte naîtront Les Grands Cimetières sous la lune. Sous la plume de l'auteur du journal d'un curé de campagne, la tragédie du monde. D'un écrit de circonstance, son génie a fait oeuvre universelle.
Pamphlet publié en 1938 pour dénoncer les répressions franquistes de la guerre d'Espagne, ce texte est un OVNI halluciné. On imagine peu probable aujourd'hui de publier une oeuvre de cette force et de cette violence. Cela demandait d'autant plus de courage de la part de son auteur qu'il dénonçait l'horreur d'un régime qu'il avait initialement approuvé.
Tout y passe dans ce pamphlet acide, véhément, traversé de fulgurances inouïes : la toute-puissance des imbéciles, des "bien-pensants", "l'ignoble prestige de l'argent", la petite bourgeoisie résignée, et surtout le dégoût profond que lui inspire le clergé espagnol, complice et donc deux fois coupable.
La virulence et la constance des diatribes ont de quoi assommer et on show more ne comprend pas tout ce qu'il dénonce (nombreuses références à des situations et personnalités qui marquaient l'époque). Il est par ailleurs parfois difficile de saisir les propos d'un homme royaliste et catholique quand on n'est ni l'un ni l'autre. Pourtant, il est impossible de lâcher ce livre pour de bon car il résonne comme un formidable cri de colère, de révolte et de dégoût.
Comme une formidable gueulante à l'adresse des hommes qui n'en sont plus.
Extraits :
"Je répète une fois de plus qu'un polémiste est amusant jusqu'à la vingtième année, tolérable jusqu'à la trentaine, assommant vers la cinquantaine, et obscène au-delà".
"J'essaie de comprendre. Je crois que je m'efforce d'aimer. Il est vrai que je ne suis pas ce qu'on appelle un optimiste. L'optimisme m'est toujours apparu comme l'alibi sournois des égoïstes, soucieux de dissimuler leur chronique satisfaction d'eux-mêmes. Ils sont optimistes pour se dispenser d'avoir pitié des hommes, de leur malheur".
"Certaines contradictions de l'histoire moderne se sont éclairées à mes yeux dès que j'ai bien voulu tenir compte d'un fait qui d'ailleurs crève les yeux : l'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible."
"C'étaient des gens de l'ancienne France, c'étaient des gens qui savaient vivre, et s'ils sentaient un peu fort la pipe ou la prise, ils n'avaient pas ces têtes de boutiquiers, de sacristains, d'huissiers, des têtes qui ont l'air d'avoir poussé dans les caves".
"Il est vrai que le spectacle de l'injustice m'accable, mais c'est probablement parce qu'il éveille en moi la conscience de la part d'injustice dont je suis capable".
"le témoignage du chimiste le plus expert ne saurait prévaloir contre celui du malheureux qui prouve, en étouffant, la médiocre qualité de l'air qu'aspirent ses poumons".
"A mon sens, pour pratiquer librement ma foi, selon l'esprit de l'Evangile - excusez-moi - il n'est pas seulement nécesaire de me permettre de la pratiquer, il faut encore ne pas m'y contraindre. On ne saurait aimer Dieu sous la menace. Les gens d'Eglise l'ont parfois oublié". show less
Tout y passe dans ce pamphlet acide, véhément, traversé de fulgurances inouïes : la toute-puissance des imbéciles, des "bien-pensants", "l'ignoble prestige de l'argent", la petite bourgeoisie résignée, et surtout le dégoût profond que lui inspire le clergé espagnol, complice et donc deux fois coupable.
La virulence et la constance des diatribes ont de quoi assommer et on show more ne comprend pas tout ce qu'il dénonce (nombreuses références à des situations et personnalités qui marquaient l'époque). Il est par ailleurs parfois difficile de saisir les propos d'un homme royaliste et catholique quand on n'est ni l'un ni l'autre. Pourtant, il est impossible de lâcher ce livre pour de bon car il résonne comme un formidable cri de colère, de révolte et de dégoût.
Comme une formidable gueulante à l'adresse des hommes qui n'en sont plus.
Extraits :
"Je répète une fois de plus qu'un polémiste est amusant jusqu'à la vingtième année, tolérable jusqu'à la trentaine, assommant vers la cinquantaine, et obscène au-delà".
"J'essaie de comprendre. Je crois que je m'efforce d'aimer. Il est vrai que je ne suis pas ce qu'on appelle un optimiste. L'optimisme m'est toujours apparu comme l'alibi sournois des égoïstes, soucieux de dissimuler leur chronique satisfaction d'eux-mêmes. Ils sont optimistes pour se dispenser d'avoir pitié des hommes, de leur malheur".
"Certaines contradictions de l'histoire moderne se sont éclairées à mes yeux dès que j'ai bien voulu tenir compte d'un fait qui d'ailleurs crève les yeux : l'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible."
"C'étaient des gens de l'ancienne France, c'étaient des gens qui savaient vivre, et s'ils sentaient un peu fort la pipe ou la prise, ils n'avaient pas ces têtes de boutiquiers, de sacristains, d'huissiers, des têtes qui ont l'air d'avoir poussé dans les caves".
"Il est vrai que le spectacle de l'injustice m'accable, mais c'est probablement parce qu'il éveille en moi la conscience de la part d'injustice dont je suis capable".
"le témoignage du chimiste le plus expert ne saurait prévaloir contre celui du malheureux qui prouve, en étouffant, la médiocre qualité de l'air qu'aspirent ses poumons".
"A mon sens, pour pratiquer librement ma foi, selon l'esprit de l'Evangile - excusez-moi - il n'est pas seulement nécesaire de me permettre de la pratiquer, il faut encore ne pas m'y contraindre. On ne saurait aimer Dieu sous la menace. Les gens d'Eglise l'ont parfois oublié". show less
Jan 1, 2021French
"C'est vrai que la colère des imbéciles remplit le monde. Vous pouvez rire si vous voulez, elle n'épargnera rien, ni personne, elle est incapable de pardon. Evidemment les doctrinaires de droite ou de gauche, dont c'est le métier, continueront de classer les imbéciles, en dénombreront les espèces et les genres, définiront chaque groupe selon les passions, les intérêts des individus qui le composent, leur idéologie particulière. Pour de tels gens cela n'est qu'un jeu. Mais ces classifications répondent si peu à la réalité que l'usage en réduit impitoyablement le nombre. Il est clair que la multiplication des partis flatte d'abord la vanité des imbéciles. Elle leur donne l'illusion de choisir."
May 9, 2012 (Edited)French
Los grandes cementerios bajo la luna, un clásico del ensayo bélico, un libro de culto, prohibido durante muchos años en España y que, según una voz tan autorizada como la de Hannah Arendt, se trata del "panfleto más importante que jamás se ha escrito contra el fascismo". Y sí, se trata de un panfleto; de hecho, el libro reivindica de alguna manera la función panfletaria de denuncia e impugnación que debe preservar el pensamiento. El libro es el testimonio de un hombre de orden, católico y profundamente civilizado, que se atreve a denunciar el uso sacrílego que otros hacen de sus propias ideas para exterminar al contrario.
Jul 21, 2022Spanish
Aquest llibre me'l va regalar laJudit Pedemonte, després que fes un viatge a París amb el JMa i l'Anny
Apr 10, 2021Spanish
NBB-7
May 19, 2021Catalan
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107+ Works 4,011 Members
A novelist and essayist, Georges Bernanos was interested in the struggle between good and evil within saintly individuals. He was born in Paris in 1888. He studied at the Sorbonne where he received a degree in law and in literature in 1909. He served in the military from 1909 to 1910 and again during World War I. After the war, Bernanos worked as show more an inspector for an insurance company. Bernanos's first major success as a writer came in 1926 with the publication of the novel Under the Sun of Satan. His well-known work The Diary of a Country Priest followed in 1936. Both novels traced the unknowing submission of characters, after some early disappointing experience, to the forces of Satan and the subsequent destruction of their moral selves. From 1930 to 1932, Bernanos wrote for Le Figaro. In his articles and essays, Bernanos pleaded for a renewed spirituality in France and a renewed moral integrity. Mouchette, a short novel set in a bleak village untouched by the twentieth century was published in 1937. As was The Diary of a Country Priest, Mouchette was made into a film by Robert Bresson. The writings of Georges Bernanos are concerned with the struggle between pride and innocence that lies within every individual. They treat spiritual concerns and the mystery of Christianity. Bernanos is considered among the most original of Roman Catholic novelists. Bernanos died of cancer in Paris on July 5, 1948. (Bowker Author Biography) show less
Series
Belongs to Publisher Series
Work Relationships
Common Knowledge
- Canonical title
- A Diary Of My Times
- Original title
- Les grands cimitières sous la lune
- Original publication date
- 1938
- Important places*
- Mallorca, Illes Balears, Espanya
- Important events*
- Guerra Civil Espanyola (1936 | 1939)
- Original language*
- Frans
*Some information comes from Common Knowledge in other languages. Click "Edit" for more information.
Classifications
- Genres
- Nonfiction, History
- DDC/MDS
- 946.081 — History & geography History of Europe Spain & Portugal Spain Second Republic; Dictatorship; Juan Carlos I; Felipe VI 1931- Second Republic; Spanish Civil War
- LCC
- DP269 .B4 — History of Europe, Asia, Africa and Oceania Spain – Portugal History of Spain History By period Modern Spain, 1479/1516- 20th century. 1886- Second Republic, 1931-1939 Civil War, 1936-1939
- BISAC
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- 8 — Catalan, Czech, English, French, German, Italian, Portuguese, Spanish
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- Paper, Ebook
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